Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- בְּבָא לָהֶם דֶּרֶךְ עֲקַלָּתוֹן. אִי הָכִי, סֵיפָא נָמֵי? כֵּיוָן דְּאָמַר לָהֶם ״לְכוּ וַאֲנִי בָּא אַחֲרֵיכֶם״, סָמְכָא דַּעְתַּיְיהוּ.Il s'agit du cas où il leur arrive par un chemin détourné : ne sachant d'où il peut surgir, ils craignent d'y toucher. S'il en est ainsi, dans la dernière clause aussi ! Réponse : puisqu'il leur a dit : « Allez, et je viens après vous », ils ont l'esprit tranquille.
- הַמַּנִּיחַ נׇכְרִי בַּחֲנוּתוֹ כּוּ׳. הַמַּנִּיחַ יֵינוֹ בְּקָרוֹן אוֹ בִּסְפִינָה כּוּ׳. וּצְרִיכָא, דְּאִי תְּנָא נׇכְרִי — דְּסָבַר: דִּלְמָא אָתֵי וְחָזֵי לֵיהּ, אֲבָל בְּקָרוֹן אוֹ בִּסְפִינָה — אֵימָא דְּמַפְלֵיג לַהּ לִסְפִינְתֵּיהּ וְעָבֵיד מַאי דְּבָעֵי.« Celui qui laisse un non-Juif dans sa boutique, etc. » ; « Celui qui laisse son vin dans un chariot ou sur un bateau, etc. » Et c'est nécessaire d'enseigner tous ces cas. Car si la Michna avait enseigné seulement le cas du non-Juif qui transporte les jarres, on aurait dit qu'il s'abstient parce qu'il pense : « Peut-être le propriétaire viendra-t-il et me verra-t-il » ; mais dans un chariot ou sur un bateau, dis qu'il éloigne son bateau et fait ce qu'il veut.
- וְאִי תְּנָא בְּקָרוֹן אוֹ בִּסְפִינָה, מִשּׁוּם דְּסָבַר: דִּלְמָא אָתֵי בְּאוֹרְחָא אַחֲרִיתִי וְקָאֵי אַגּוּדָּא וְחָזֵי לִי, אֲבָל נׇכְרִי בַּחֲנוּתוֹ אֵימָא: אָחֵיד לֵהּ לְבָבָא וְעָבֵיד כֹּל דְּבָעֵי, קָא מַשְׁמַע לַן.Et si elle avait enseigné seulement le cas du chariot ou du bateau, on aurait dit que c'est parce qu'il pense : « Peut-être viendra-t-il par un autre chemin, se tiendra-t-il sur la rive et me verra-t-il » ; mais un non-Juif dans sa boutique, dis qu'il ferme la porte et fait tout ce qu'il veut. Elle nous apprend donc que dans tous ces cas la règle est la même.
- אָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: מַחְלוֹקֶת בְּשֶׁל סִיד, אֲבָל בְּשֶׁל טִיט — דִּבְרֵי הַכֹּל כְּדֵי שֶׁיִּפְתַּח וְיִגּוֹף וְיִגּוֹב.Rabba bar bar 'Hana a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : la divergence de la Michna porte sur un bouchon de chaux, où un trou rebouché ne se remarque pas ; mais pour un bouchon d'argile, de l'avis de tous il faut le temps qu'il ouvre, rebouche et que cela sèche.
- מֵיתִיבִי: אָמַר רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל לַחֲכָמִים: וַהֲלֹא סִתּוּמוֹ נִיכָּר בֵּין מִלְּמַעְלָה וּבֵין מִלְּמַטָּה.On a objecté à partir d'une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Rabban Chimon ben Gamliel a dit aux Sages : son bouchage n'est-il pas visible, aussi bien par le haut que par le bas ?
- אִי אָמְרַתְּ בִּשְׁלָמָא בְּשֶׁל טִיט מַחְלוֹקֶת, הַיְינוּ דְּקָתָנֵי: סִתּוּמוֹ נִיכָּר בֵּין מִלְּמַעְלָה וּבֵין מִלְּמַטָּה, אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ בְּשֶׁל סִיד מַחְלוֹקֶת, בִּשְׁלָמָא לְמַטָּה יְדִיעַ, אֶלָּא לְמַעְלָה הָא לָא יְדִיעַ.Certes, si tu dis que la divergence porte sur un bouchon d'argile, c'est ce qui est enseigné : son bouchage est visible aussi bien par le haut que par le bas. Mais si tu dis que la divergence porte sur un bouchon de chaux, certes par le bas on le voit, mais par le haut on ne le voit pas !
- רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל הוּא דְּלָא יָדַע מַאי קָאָמְרִי רַבָּנַן, וְהָכִי קָאָמַר לְהוּ: אִי בְּשֶׁל טִיט קָאָמְרִיתוּ — סִתּוּמוֹ נִיכָּר בֵּין מִלְּמַעְלָה וּבֵין מִלְּמַטָּה, וְאִי בְּשֶׁל סִיד קָאָמְרִיתוּ — נְהִי דִּלְמַעְלָה לָא יְדִיעַ, לְמַטָּה מִיהָא יְדִיעַ. וְרַבָּנַן, כֵּיוָן דְּמִלְּמַעְלָה לָא יְדִיעַ, לָא מַסִּיק אַדַּעְתֵּיהּ דְּאָפֵיךְ וַחֲזֵי לֵיהּ. אִי נָמֵי, זִימְנִין דְּחָלֵים.Réponse : c'est Rabban Chimon ben Gamliel qui ne savait pas ce que disaient nos Maîtres, et voici ce qu'il leur dit : si vous parlez de bouchon d'argile, son bouchage est visible aussi bien par le haut que par le bas ; et si vous parlez de bouchon de chaux, même si par le haut on ne le voit pas, par le bas du moins on le voit. Et nos Maîtres, que répondent-ils ? Puisque par le haut on ne le voit pas, il ne lui vient pas à l'esprit qu'on va retourner le bouchon et le voir. Autre réponse : parfois, cela se soude complètement.
- אָמַר רָבָא: הֲלָכָה כְּרַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל, הוֹאִיל וּתְנַן סְתָמָא כְּוָותֵיהּ.Rava a dit : la halakha (loi, règle pratique) est conforme à Rabban Chimon ben Gamliel, puisque nous avons appris une Michna anonyme conforme à son avis.
- דִּתְנַן: הָיָה אוֹכֵל עַל הַשּׁוּלְחָן עִמּוֹ, וְהִנִּיחַ לָגִין עַל הַשּׁוּלְחָן, לָגִין עַל הַדּוּלְבְּקִי וְהִנִּיחַ וְיָצָא — מָה שֶׁעַל הַשּׁוּלְחָן אָסוּר, מָה שֶׁעַל הַדּוּלְבְּקִי מוּתָּר, וְאִם אָמַר לוֹ: הֱוֵי מוֹזֵג וְשׁוֹתֶה — אַף שֶׁעַל הַדּוּלְבְּקִי אָסוּר. חָבִיּוֹת פְּתוּחוֹת אֲסוּרוֹת, סְתוּמוֹת מוּתָּרוֹת, כְּדֵי שֶׁיִּפְתַּח וְיִגּוֹף וְתִיגּוֹב.Comme nous avons appris : s'il mangeait à table avec lui, et a laissé une cruche sur la table et une cruche sur la desserte, l'a laissé seul et est sorti : ce qui est sur la table est interdit, ce qui est sur la desserte est permis. Et s'il lui a dit : « Mélange de l'eau au vin et bois », même ce qui est sur la desserte est interdit. Les tonneaux ouverts sont interdits, les fermés sont permis, à moins qu'il ne se soit absenté le temps qu'il ouvre, rebouche et que le bouchon sèche.
- פְּשִׁיטָא! מַהוּ דְּתֵימָא: כּוּלָּהּ רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל קָתָנֵי לַהּ? קָא מַשְׁמַע לַן.C'est évident ! Pourquoi Rava le dit-il, puisque la Michna est explicite ? On aurait pu dire que c'est Rabban Chimon ben Gamliel qui enseigne toute cette clause, à la suite de ses propos. Il nous apprend donc qu'elle est anonyme.
- וְכִי מֵאַחַר דְּקַיְימָא לַן כְּוָותֵיהּ דְּרַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל דְּלָא חָיֵישׁ לְשִׁתּוּמָא, וְהִלְכְתָא כְּוָותֵיהּ דְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר דְּלָא חָיֵישׁ לְזִיּוּפָא, הָאִידָּנָא מַאי טַעְמָא לָא מוֹתְבִינַן חַמְרָא בְּיַד גּוֹיִם? מִשּׁוּם שַׁיְיכָּא.Et puisque nous avons établi la halakha selon Rabban Chimon ben Gamliel, qui ne se soucie pas du perçage, et que la halakha est conforme à Rabbi Eliézer, qui ne se soucie pas de la falsification du sceau (voir 31a), aujourd'hui, pour quelle raison ne plaçons-nous pas le vin aux mains de non-Juifs ? À cause du chayekha (fin orifice du tonneau par lequel on sent le vin), que le non-Juif pourrait élargir un peu pour en boire.
- אָמַר רָבָא: זוֹנָה גּוֹיָה, וְיִשְׂרָאֵל מְסוּבִּין אֶצְלָהּ — חַמְרָא שְׁרֵי, נְהִי דְּתָקֵיף לְהוּ יִצְרָא דַעֲבֵירָה,Rava a dit : une prostituée non-juive, chez qui des Juifs sont attablés : le vin est permis. Certes, le penchant au péché les domine,
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