Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מִנַּיִן שֶׁלֹּא יוֹשִׁיט אָדָם כּוֹס שֶׁל יַיִן לְנָזִיר, וְאֵבֶר מִן הַחַי לִבְנֵי נֹחַ? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְלִפְנֵי עִוֵּר לֹא תִתֵּן מִכְשֹׁל״; וְהָא הָכָא, דְּכִי לָא יָהֲבִינַן לֵיהּ, שָׁקְלִי אִיהוּ, וְקָעָבַר מִשּׁוּם ״לִפְנֵי עִוֵּר לֹא תִתֵּן מִכְשֹׁל״!D'où savons-nous qu'on ne tendra pas une coupe de vin à un nazir (celui qui a fait vœu de s'abstenir de vin), ni un membre prélevé sur un animal vivant aux descendants de Noa'h ? Le verset enseigne : « Et devant un aveugle tu ne mettras pas d'obstacle » (Lévitique 19, 14). Or voici qu'ici, si on ne le lui donne pas, il peut le prendre lui-même, et pourtant celui qui le lui tend transgresse « devant un aveugle tu ne mettras pas d'obstacle » !
- הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן? דְּקָאֵי בִּתְרֵי עֶבְרֵי נַהֲרָא. דַּיְקָא נָמֵי, דְּקָתָנֵי ״לֹא יוֹשִׁיט״ וְלָא קָתָנֵי ״לֹא יִתֵּן״, שְׁמַע מִינַּהּ.De quoi s'agit-il ici ? D'un cas où ils se tiennent sur les deux rives d'un fleuve, de sorte que l'autre n'aurait pas pu le prendre seul. C'est aussi précis dans la formulation, car elle enseigne « on ne tendra pas » et n'enseigne pas « on ne donnera pas ». Déduis-en qu'il s'agit bien de ce cas.
- אִיבַּעְיָא לְהוּ: נָשָׂא וְנָתַן — מַאי? רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: נָשָׂא וְנָתַן — אָסוּר. רֵישׁ לָקִישׁ אָמַר: נָשָׂא וְנָתַן — מוּתָּר. אֵיתִיבֵיהּ רַבִּי יוֹחָנָן לְרֵישׁ לָקִישׁ: אֵידֵיהֶן שֶׁל גּוֹיִם נָשָׂא וְנָתַן — אֲסוּרִין, מַאי לָאו לִפְנֵי אֵידֵיהֶן? לָא, אֵידֵיהֶן דַּוְקָא.Ils ont posé la question : celui qui a commercé avec des non-Juifs avant leur fête, qu'en est-il de son gain ? Rabbi Yo'hanan a dit : s'il a commercé, ce gain est interdit. Rech Lakich a dit : s'il a commercé, ce gain est permis. Rabbi Yo'hanan a objecté à Rech Lakich à partir d'une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : « Les fêtes des non-Juifs : s'il a commercé, ces gains sont interdits. » N'est-ce pas qu'il s'agit des jours avant leurs fêtes ? Rech Lakich répond : non, leurs fêtes précisément.
- אִיכָּא דְּאָמְרִי, אֵיתִיבֵיהּ רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ לְרַבִּי יוֹחָנָן: אֵידֵיהֶן שֶׁל גּוֹיִם — נָשָׂא וְנָתַן אָסוּר. אֵידֵיהֶן — אִין, לִפְנֵי אֵידֵיהֶן — לָא! תַּנָּא, אִידֵּי וְאִידֵּי, ״אֵידֵיהֶן״ קָרֵי לֵיהּ.Certains disent que l'échange s'est déroulé en sens inverse : Rabbi Chimon ben Lakich a objecté à Rabbi Yo'hanan : « Les fêtes des non-Juifs : s'il a commercé, c'est interdit. » Pendant leurs fêtes, oui ; avant leurs fêtes, non ! Rabbi Yo'hanan répond : le Tanna (Sage de la Michna) appelle l'un comme l'autre « leurs fêtes ».
- תַּנְיָא כְּוָותֵיהּ דְּרֵישׁ לָקִישׁ: כְּשֶׁאָמְרוּ ״אָסוּר לָשֵׂאת וְלָתֵת עִמָּהֶם״ — לֹא אָסְרוּ אֶלָּא בְּדָבָר הַמִּתְקַיֵּים, אֲבָל בְּדָבָר שֶׁאֵינוֹ מִתְקַיֵּים — לֹא, וַאֲפִילּוּ בְּדָבָר הַמִּתְקַיֵּים נָשָׂא וְנָתַן — מוּתָּר. תָּנֵי רַב זְבִיד בִּדְבֵי רַבִּי אוֹשַׁעְיָא: דָּבָר שֶׁאֵין מִתְקַיֵּים מוֹכְרִין לָהֶם, אֲבָל אֵין לוֹקְחִין מֵהֶם.Il a été enseigné conformément à Rech Lakich : « Lorsqu'ils ont dit qu'il est interdit de commercer avec eux, ils n'ont interdit que pour une chose qui se conserve, mais pour une chose qui ne se conserve pas, non. Et même pour une chose qui se conserve, s'il a commercé, son gain est permis. » Rav Zevid a enseigné dans la baraïta de l'école de Rabbi Ochaya : « Une chose qui ne se conserve pas, on la leur vend, mais on ne la leur achète pas. »
- הָהוּא מִינָאָה דְּשַׁדַּר לֵיהּ דִּינָרָא קֵיסָרְנָאָה לְרַבִּי יְהוּדָה נְשִׂיאָה בְּיוֹם אֵידוֹ, הֲוָה יָתֵיב רֵישׁ לָקִישׁ קַמֵּיהּ. אֲמַר: הֵיכִי אֶעֱבֵיד? אֶשְׁקְלֵיהּ — אָזֵיל וּמוֹדֶה, לָא אֶשְׁקְלֵיהּ — הָוְיָא לֵיהּ אֵיבָה. אֲמַר לֵיהּ רֵישׁ לָקִישׁ: טוֹל וּזְרוֹק אוֹתוֹ לְבוֹר בְּפָנָיו. אָמַר: כׇּל שֶׁכֵּן דְּהָוְיָא לֵיהּ אֵיבָה! כִּלְאַחַר יָד הוּא דְּקָאָמֵינָא.Un certain hérétique envoya un dinar de César à Rabbi Yehouda Nessia le jour de sa fête, alors que Rech Lakich était assis devant lui. Rabbi Yehouda Nessia dit : « Comment dois-je agir ? Si je le prends, il ira rendre grâce à son idole ; si je ne le prends pas, il en concevra de l'inimitié. » Rech Lakich lui dit : « Prends-le et jette-le dans un puits sous ses yeux. » Il dit : « À plus forte raison il en concevra de l'inimitié ! » — « C'est d'un geste détourné que je parle », comme si le dinar t'échappait par mégarde.
- לְהַשְׁאִילָן וְלִשְׁאוֹל מֵהֶן כּוּ׳. בִּשְׁלָמָא לְהַשְׁאִילָן — דְּקָא מַרְוַוח לְהוּ, אֲבָל לִשְׁאוֹל מֵהֶן — מַעוֹטֵי קָא מְמַעֵט לְהוּ? אָמַר אַבָּיֵי: גְּזֵרָה לִשְׁאוֹל מֵהֶן אַטּוּ לְהַשְׁאִילָן. רָבָא אָמַר: כּוּלָּהּ מִשּׁוּם דְּאָזֵיל וּמוֹדֶה הוּא.« Leur prêter et emprunter d'eux, etc. » : il s'agit ici d'objets. Cela se comprend pour le fait de leur prêter, car on les fait profiter ; mais leur emprunter, c'est réduire ce qu'ils ont ! Abayé a dit : c'est un décret interdisant de leur emprunter à cause de la possibilité d'en venir à leur prêter. Rava a dit : tout cela est dû au fait qu'il ira rendre grâce à son idole, heureux qu'un Juif ait besoin de lui.
- לְהַלְווֹתָם וְלִלְווֹת מֵהֶן. בִּשְׁלָמָא לְהַלְווֹתָם — מִשּׁוּם דְּקָא מַרְוַוח לְהוּ, אֶלָּא לִלְווֹת מֵהֶן — אַמַּאי? אָמַר אַבָּיֵי: גְּזֵרָה לִלְווֹת מֵהֶן אַטּוּ לְהַלְווֹתָם. רָבָא אָמַר: כּוּלָּהּ מִשּׁוּם דְּאָזֵיל וּמוֹדֶה הוּא.« Leur prêter de l'argent et leur en emprunter. » Cela se comprend pour le fait de leur prêter, car on les fait profiter ; mais leur emprunter, pourquoi serait-ce interdit ? Abayé a dit : c'est un décret interdisant de leur emprunter à cause de la possibilité d'en venir à leur prêter. Rava a dit : tout cela est dû au fait qu'il ira rendre grâce à son idole.
- לְפוֹרְעָן וְלִפְרוֹעַ מֵהֶן כּוּ׳. בִּשְׁלָמָא לְפוֹרְעָן — מִשּׁוּם דְּקָא מַרְוַוח לְהוּ, אֶלָּא לִפְרוֹעַ מֵהֶן — מַעוֹטֵי מְמַעֵט לְהוּ? אָמַר אַבָּיֵי: גְּזֵירָה לִפְרוֹעַ מֵהֶן אַטּוּ לְפוֹרְעָן. רָבָא אָמַר: כּוּלָּהּ מִשּׁוּם דְּאָזֵיל וּמוֹדֶה הוּא.« Les rembourser et se faire rembourser par eux, etc. » Cela se comprend pour le fait de les rembourser, car on les fait profiter ; mais se faire rembourser par eux, c'est réduire ce qu'ils ont ! Abayé a dit : c'est un décret interdisant de se faire rembourser par eux à cause de la possibilité d'en venir à les rembourser. Rava a dit : tout cela est dû au fait qu'il ira rendre grâce à son idole.
- וּצְרִיכִי, דְּאִי תְּנָא לָשֵׂאת וְלָתֵת עִמָּהֶן, מִשּׁוּם דְּקָא מַרְוַוח לְהוּ וְאָזֵיל וּמוֹדֶה, אֲבָל לִשְׁאוֹל מֵהֶן, דְּמַעוֹטֵי קָא מְמַעֵט לְהוּ — שַׁפִּיר דָּמֵי.Et tous ces interdits sont nécessaires. Car si la Michna avait enseigné seulement l'interdit de commercer avec eux, on aurait pu l'attribuer au fait que cela les fait profiter et qu'il ira rendre grâce ; mais leur emprunter des objets, ce qui réduit ce qu'ils ont, serait permis.
- וְאִי תְּנָא לִשְׁאוֹל מֵהֶן, מִשּׁוּם דַּחֲשִׁיבָא לֵיהּ מִילְּתָא, וְאָזֵיל וּמוֹדֶה. אֲבָל לִלְווֹת מֵהֶן, צַעֲרָא בְּעָלְמָא אִית לֵיהּ, אָמַר: ״תּוּב לָא הָדְרִי זוּזֵי״.Et si elle avait enseigné seulement leur emprunter des objets, on aurait pu l'attribuer au fait que la chose est importante à ses yeux de voir un Juif avoir besoin de lui, et qu'il ira rendre grâce. Mais leur emprunter de l'argent, il n'en a que du chagrin, car il se dit : « Mes pièces ne reviendront plus jamais. »
- וְאִי תְּנָא לִלְווֹת מֵהֶן, מִשּׁוּם דְּקָאָמַר: ״בְּעַל כָּרְחֵיהּ מִיפְּרַעְנָא״, וְהַשְׁתָּא מִיהָא אָזֵיל וּמוֹדֶה, אֲבָל לִיפָּרַע מֵהֶן, דְּתוּ לָא הָדְרִי זוּזֵי, אֵימָא צַעֲרָא אִית לֵיהּ, וְלָא אָזֵיל וּמוֹדֶה — צְרִיכָא.Et si elle avait enseigné seulement leur emprunter de l'argent, on aurait pu l'attribuer au fait qu'il se dit : « Je me ferai rembourser malgré lui » grâce à sa reconnaissance de dette, et que maintenant, en tout cas, il ira rendre grâce. Mais se faire rembourser par eux, alors que les pièces ne lui reviendront plus, j'aurais dit qu'il en a du chagrin et qu'il n'ira pas rendre grâce. C'est donc nécessaire.
- רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: נִפְרָעִין מֵהֶן כּוּ׳. וְלֵית לֵיהּ לְרַבִּי יְהוּדָה ״אַף עַל פִּי שֶׁמֵּיצֵר עַכְשָׁיו שָׂמֵחַ הוּא לְאַחַר זְמַן״?« Rabbi Yehouda dit : on se fait rembourser par eux, etc. » Rabbi Yehouda n'admet-il donc pas le principe : « Bien qu'il soit affligé maintenant, il se réjouit par la suite » ?
- וְהָתַנְיָא: רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אִשָּׁה לֹא תָּסוּד בַּמּוֹעֵד, מִפְּנֵי שֶׁנִּיוּוּל הוּא לָהּ. וּמוֹדֶה רַבִּי יְהוּדָה בְּסִיד שֶׁיְּכוֹלָה לְקַפְּלוֹ בַּמּוֹעֵד, שֶׁטּוֹפַלְתּוֹ בַּמּוֹעֵד, אַף עַל פִּי שֶׁמְּצֵירָה עַכְשָׁיו, שְׂמֵחָה הִיא לְאַחַר זְמַן!Or il a été enseigné : « Rabbi Yehouda dit : une femme n'appliquera pas de chaux sur sa peau pendant les demi-fêtes, car cela l'enlaidit. Et Rabbi Yehouda reconnaît que pour une chaux qu'elle peut retirer pendant la demi-fête, elle l'applique pendant la demi-fête, car bien qu'elle soit affligée maintenant, elle se réjouit par la suite ! »
- אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: הַנַּח לְהִלְכוֹת מוֹעֵד, דְּכוּלְּהוּ מֵיצֵר עַכְשָׁיו, (שְׂמֵחָה) [שָׂמֵחַ] לְאַחַר זְמַן. רָבִינָא אָמַר: גּוֹי לְעִנְיַן פֵּרָעוֹן לְעוֹלָם מֵיצֵר.Rav Na'hman bar Its'hak a dit : laisse les lois des demi-fêtes, car pour toutes, on est affligé maintenant et on se réjouit par la suite, le jour même de la fête, de ce qu'on a accompli. Ravina a dit : un non-Juif, pour ce qui est d'un remboursement, est toujours affligé.
- מַתְנִיתִין דְּלָא כְּרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן קׇרְחָה, דְּתַנְיָא: רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן קׇרְחָה אוֹמֵר: מִלְוֶה בִּשְׁטָר אֵין נִפְרָעִין מֵהֶן, מִלְוֶה עַל פֶּה נִפְרָעִין מֵהֶן, מִפְּנֵי שֶׁהוּא כְּמַצִּיל מִיָּדָם.La Michna n'est pas conforme à Rabbi Yehochoua ben Kor'ha, car il a été enseigné : « Rabbi Yehochoua ben Kor'ha dit : pour un prêt par acte, on ne se fait pas rembourser par eux avant leur fête, puisqu'on pourra réclamer plus tard avec l'acte ; pour un prêt oral, on se fait rembourser par eux, car c'est comme si l'on sauvait son argent de leurs mains. »
- יָתֵיב רַב יוֹסֵף אֲחוֹרֵיהּ דְּרַבִּי אַבָּא, וְיָתֵיב רַבִּי אַבָּא קַמֵּיהּ דְּרַב הוּנָא, וְיָתֵיב וְקָאָמַר: הִלְכְתָא כְּרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן קׇרְחָה, וְהִלְכְתָא כְּרַבִּי יְהוּדָה.Rav Yossef était assis derrière Rabbi Abba, et Rabbi Abba était assis devant Rav Houna. Et Rav Houna était assis et disait : « La halakha (règle pratique) est conforme à Rabbi Yehochoua ben Kor'ha, et la halakha est conforme à Rabbi Yehouda. »
- הִלְכְתָא כְּרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ — הָא דַּאֲמַרַן, כְּרַבִּי יְהוּדָה — דְּתַנְיָא: הַנּוֹתֵן צֶמֶר לַצַבָּע לִצְבּוֹעַ לוֹ אָדוֹם וּצְבָעוֹ שָׁחוֹר, שָׁחוֹר וּצְבָעוֹ אָדוֹם.« La halakha est conforme à Rabbi Yehochoua » se rapporte à ce que nous venons de dire au sujet du prêt oral. « Conforme à Rabbi Yehouda » se rapporte à ce qui a été enseigné dans une Michna (Bava Kama 100b) : « Celui qui donne de la laine au teinturier pour qu'il la lui teigne en rouge et qu'il l'a teinte en noir, ou en noir et qu'il l'a teinte en rouge,
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