Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- נְפַל לְגוֹ חַלָּא, מַאי? אֲמַר לֵיהּ רַב הִילֵּל לְרַב אָשֵׁי: הֲוָה עוֹבָדָא בֵּי רַב כָּהֲנָא, וַאֲסַר רַב כָּהֲנָא. אֲמַר לֵיהּ: הָהוּא אִימַּרְטוּטֵי אִימַּרְטַט.Si une souris est tombée dans du vinaigre, qu'en est-il ? Lui donne-t-elle ou non un goût qui l'améliore ? Rav Hillel a dit à Rav Achi : il y a eu un tel cas dans la maison d'étude de Rav Kahana, et Rav Kahana a interdit le vinaigre. Rav Achi lui a dit : ce n'est pas une preuve, car celle-là, cette souris, s'était désagrégée, et Rav Kahana a interdit de crainte que l'on n'avale un morceau de la souris avec le vinaigre, ce qui est défendu indépendamment du goût.
- רָבִינָא סְבַר לְשַׁעוֹרֵי בִּמְאָה וְחַד, אָמַר: לָא גָּרַע מִתְּרוּמָה, דִּתְנַן: תְּרוּמָה עוֹלָה בְּאֶחָד וּמֵאָה. אֲמַר לֵיהּ רַב תַּחְלִיפָא בַּר גִּיזָּא לְרָבִינָא: דִּלְמָא כְּתַבְלִין שֶׁל תְּרוּמָה בִּקְדֵירָה דָּמֵי, דְּלָא בָּטֵיל טַעְמַיְיהוּ!Ravina pensait évaluer la quantité de vinaigre nécessaire pour annuler le goût de la souris à cent un fois son volume. Il a dit : ce cas n'est pas pire que la terouma (prélèvement donné au Cohen), comme nous avons appris dans la Michna (Teroumot 4, 7) : la terouma s'annule dans cent un fois son volume d'aliment permis. Rav Ta'hlifa bar Guiza a dit à Ravina : peut-être ce cas est-il comparable à des épices de terouma dans une marmite, dont le goût ne s'annule pas même dans cent un fois leur volume, tant leur saveur est forte !
- רַב אַחַאי שַׁיעַר בְּחַלָּא בְּחַמְשִׁין, רַב שְׁמוּאֵל בְּרֵיהּ דְּרַב אִיקָא שַׁיעַר בְּשִׁיכְרָא בְּשִׁיתִּין.Rav A'haï a évalué la quantité de vinaigre nécessaire pour annuler la souris à cinquante fois son volume : le vinaigre ayant une saveur âcre, moins que soixante fois suffit. Rav Chmouel, fils de Rav Ika, a évalué la quantité de bière nécessaire à soixante fois son volume.
- וְהִלְכְתָא: אִידֵּי וְאִידֵּי בְּשִׁיתִּין, וְכֵן כׇּל אִיסּוּרִין שֶׁבַּתּוֹרָה.Et la halakha (loi, règle pratique) est que dans l'un et l'autre cas, le vinaigre comme la bière, la souris s'annule dans soixante fois son volume, et de même pour tous les interdits de la Torah.
- מַתְנִי׳ נׇכְרִי שֶׁהָיָה מַעֲבִיר עִם יִשְׂרָאֵל כַּדֵּי יַיִן מִמָּקוֹם לְמָקוֹם, אִם הָיָה בְּחֶזְקַת הַמִּשְׁתַּמֵּר — מוּתָּר. אִם הוֹדִיעוֹ שֶׁהוּא מַפְלִיג כְּדֵי שֶׁיִּשְׁתּוֹם וְיִסְתּוֹם וְיִגּוֹב. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: כְּדֵי שֶׁיִּפְתַּח אֶת הֶחָבִית וְיִגּוֹף וְתִיגּוֹב.MICHNA : Un non-Juif qui transportait avec un Juif des jarres de vin d'un endroit à un autre endroit : si le vin était sous présomption de surveillance, il est permis. Si le Juif l'a informé qu'il s'éloignait, le vin est interdit s'il s'est absenté le temps nécessaire pour qu'il perce un trou dans la jarre, qu'il le rebouche et que le bouchage sèche. Rabban Chimon ben Gamliel dit : il n'est interdit que s'il s'est absenté le temps nécessaire pour qu'il ouvre la jarre, en retirant tout le bouchon, qu'il la rebouche d'un bouchon neuf et que celui-ci sèche.
- הַמַּנִּיחַ יֵינוֹ בְּקָרוֹן אוֹ בִּסְפִינָה, וְהָלַךְ לוֹ בְּקָפֶנְדַּרְיָא, נִכְנַס לִמְדִינָה וְרָחַץ — מוּתָּר.Celui qui laisse son vin dans un chariot ou sur un bateau avec un non-Juif, et s'en va par un raccourci, de sorte que le non-Juif ignore à quel moment il le rejoindra : même s'il est entré dans la ville et s'est baigné, le vin est permis, car le non-Juif, craignant son retour, ne le touchera pas.
- אִם הוֹדִיעוֹ שֶׁהוּא מַפְלִיג — כְּדֵי שֶׁיִּשְׁתּוֹם, וְיִסְתּוֹם, וְיִגּוֹב. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: כְּדֵי שֶׁיִּפְתַּח אֶת הֶחָבִית, וְיִגּוֹף, וְתִיגּוֹב.S'il l'a informé qu'il s'éloignait, le vin est interdit s'il s'est absenté le temps nécessaire pour qu'il perce un trou dans la jarre, qu'il le rebouche et que le bouchage sèche. Rabban Chimon ben Gamliel dit : il n'est interdit que s'il s'est absenté le temps nécessaire pour qu'il ouvre la jarre, qu'il la rebouche et que le bouchon sèche.
- הַמַּנִּיחַ נׇכְרִי בַּחֲנוּת, אַף עַל פִּי שֶׁיֹּצֵא וְנִכְנָס — מוּתָּר, וְאִם הוֹדִיעוֹ שֶׁהוּא מַפְלִיג — כְּדֵי שֶׁיִּשְׁתּוֹם וְיִסְתּוֹם וְיִגּוֹב. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: כְּדֵי שֶׁיִּפְתַּח אֶת הֶחָבִית וְיִגּוֹף וְתִיגּוֹב.Celui qui laisse un non-Juif dans sa boutique : même s'il sort et entre, de sorte qu'il n'y est pas en permanence, le vin est permis. Mais s'il l'a informé qu'il s'éloignait, le vin est interdit s'il s'est absenté le temps nécessaire pour qu'il perce un trou dans la jarre, qu'il le rebouche et que le bouchage sèche. Rabban Chimon ben Gamliel dit : il n'est interdit que s'il s'est absenté le temps nécessaire pour qu'il ouvre la jarre, qu'il la rebouche et que le bouchon sèche.
- הָיָה אוֹכֵל עִמּוֹ עַל הַשּׁוּלְחָן, וְהִנִּיחַ לְגִינִין עַל הַשּׁוּלְחָן וְלָגִין עַל הַדּוּלְבְּקִי, וְהִנִּיחוֹ וְיָצָא — מַה שֶּׁעַל הַשּׁוּלְחָן אָסוּר, שֶׁעַל הַדּוּלְבְּקִי מוּתָּר. וְאִם אָמַר לוֹ: הֱוֵי מוֹזֵג וְשׁוֹתֶה — אַף שֶׁעַל הַדּוּלְבְּקִי אָסוּר. חָבִיּוֹת פְּתוּחוֹת אֲסוּרוֹת, סְתוּמוֹת מוּתָּרוֹת, כְּדֵי שֶׁיִּפְתַּח וְיִגּוֹף וְתִיגּוֹב.Si un Juif mangeait avec lui, un non-Juif, à table, et a laissé des cruches de vin sur la table et une cruche sur la desserte, puis l'a laissé et est sorti : ce qui est sur la table est interdit, car il est probable que le non-Juif l'a touché, et ce qui est sur la desserte est permis. Mais s'il lui a dit : « Coupe le vin d'eau et bois », même ce qui est sur la desserte est interdit. De même, les jarres ouvertes sont interdites, et les jarres bouchées sont permises, à moins qu'il ne se soit absenté le temps nécessaire pour qu'il ouvre, qu'il rebouche et que le bouchon sèche.
- גְּמָ׳ הֵיכִי דָמֵי ״בְּחֶזְקַת הַמִּשְׁתַּמֵּר״? כִּדְתַנְיָא: הֲרֵי שֶׁהָיוּ חֲמָרָיו וּפוֹעֲלָיו טְעוּנִין טְהָרוֹת, אֲפִילּוּ הִפְלִיג מֵהֶן יוֹתֵר מִמִּיל — טׇהֳרוֹתָיו טְהוֹרוֹת, וְאִם אָמַר לָהֶן: ״לְכוּ וַאֲנִי בָּא אַחֲרֵיכֶם״, כֵּיוָן שֶׁנִּתְעַלְּמָה עֵינוֹ מֵהֶם — טׇהֳרוֹתָיו טְמֵאוֹת.GUEMARA : À quoi correspond l'expression « sous présomption de surveillance » ? Comme il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Si ses âniers et ses ouvriers, des amei haarets (gens non scrupuleux en matière de pureté), étaient chargés de produits purs, et qu'il leur avait enjoint de ne pas y toucher, même s'il s'est éloigné d'eux de plus d'un mil (environ un kilomètre), ses produits purs restent purs, car on présume qu'ils lui ont obéi. Mais s'il leur a dit : « Allez, et je viendrai derrière vous », dès qu'ils ont échappé à son regard, ses produits purs sont temé'im (impurs).
- מַאי שְׁנָא רֵישָׁא, וּמַאי שְׁנָא סֵיפָא? אָמַר רַב יִצְחָק: רֵישָׁא בִּמְטַהֵר חֲמָרָיו וּפוֹעֲלָיו לְכָךְ.En quoi le début diffère-t-il de la fin ? Pourquoi les produits sont-ils purs dans le premier cas et impurs dans le second ? Rav Its'hak a dit : le début traite du cas de celui qui purifie ses âniers et ses ouvriers pour cela, en les faisant s'immerger, de sorte qu'ils ne transmettent pas d'impureté.
- אִי הָכִי, סֵיפָא נָמֵי? אֵין עַם הָאָרֶץ מַקְפִּיד עַל מַגַּע חֲבֵירוֹ. אִי הָכִי, אֲפִילּוּ רֵישָׁא נָמֵי נֵימָא הָכִי!S'il en est ainsi, à la fin aussi il devrait en être de même ! Un am haarets ne prend pas garde au contact de son compagnon : bien qu'eux-mêmes aient été purifiés, ils ont pu en rencontrer un autre en chemin, qui aura rendu les produits impurs. S'il en est ainsi, disons la même chose même pour le début !
- אָמַר רָבָא:Rava a dit :
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