Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- כִּדְרַבִּי זֵירָא, תָּא שְׁמַע מִסֵּיפָא: הַיַּיִן שֶׁנָּפַל לְתוֹךְ עֲדָשִׁים, וְחוֹמֶץ שֶׁנָּפַל לְתוֹךְ גְּרִיסִין — אָסוּר, וְרַבִּי שִׁמְעוֹן מַתִּיר. וְהָא הָכִי נָמֵי דִּפְגַם מֵעִיקָּרָא, וּפְלִיגִי!que cela s'explique selon Rabbi Zeira (la pâte est différente, car elle est de toute façon améliorée), viens et entends une preuve de la dernière clause de la même baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : le vin interdit tombé dans des lentilles, et le vinaigre interdit tombé dans des fèves concassées : c'est interdit, et Rabbi Chimon permet. Or ici aussi, c'est un cas où l'interdit a détérioré dès l'origine, et ils sont en désaccord !
- וְכִי תֵּימָא, הָכָא נָמֵי כִּדְשַׁנִּי לֵיהּ עוּלָּא לְרַבִּי חַגָּא: כְּשֶׁהִשְׁבִּיחַ וּלְבַסּוֹף פָּגַם, וּמִי פְּלִיגִי כְּשֶׁהִשְׁבִּיחַ וּלְבַסּוֹף פָּגַם? וְהָא קָתָנֵי: נָפַל שֶׁל תְּרוּמָה תְּחִלָּה — דִּבְרֵי הַכֹּל אָסוּר!Et si tu dis : ici aussi, on peut expliquer comme Oulla a répondu à Rabbi 'Hagga : lorsqu'il a amélioré et a fini par détériorer (le vinaigre étant tombé dans des fèves froides, qu'on a ensuite fait bouillir), cela ne se peut pas : sont-ils donc en désaccord lorsqu'il a amélioré et a fini par détériorer ? Mais voici qu'il est enseigné : si le levain de terouma (prélèvement donné au Cohen) est tombé en premier, de l'avis de tous c'est interdit, puisqu'il a d'abord amélioré la pâte !
- אֶלָּא לָאו שְׁמַע מִינַּהּ, בִּפְגַם מֵעִיקָּרָא מַחְלוֹקֶת? שְׁמַע מִינַּהּ.Mais alors, n'en déduis-tu pas que c'est au sujet de ce qui détériore dès l'origine qu'il y a divergence ? La Guemara confirme : déduis-en qu'il en est bien ainsi.
- הָנֵי תְּלָתָא בָּבֵי דְּקָתָנֵי, לְמָה לִי? בִּשְׁלָמָא בָּבָא דְּסֵיפָא, קָא מַשְׁמַע לַן: בְּפוֹגֵם מֵעִיקָּרָא מַחְלוֹקֶת. מְצִיעֲתָא נָמֵי, הִשְׁבִּיחַ וּלְבַסּוֹף פָּגַם — דִּבְרֵי הַכֹּל אָסוּר.Ces trois clauses qui sont enseignées, pourquoi me sont-elles nécessaires ? Certes, la dernière clause (le vin tombé dans des lentilles) nous apprend que la divergence porte sur ce qui détériore dès l'origine. La clause médiane aussi nous apprend quelque chose : si l'interdit a amélioré et a fini par détériorer, de l'avis de tous c'est interdit.
- אֶלָּא רֵישָׁא לְמָה לִי? הַשְׁתָּא, וּמָה סֵיפָא דְּלָא קָא מַשְׁבַּח כְּלָל, אָסְרִי רַבָּנַן, רֵישָׁא דְּקָא מַשְׁבַּח מִיבַּעְיָא?Mais la première clause (les levains de terouma et de 'houlin, non consacré, tombés ensemble), pourquoi m'est-elle nécessaire ? Maintenant que, dans la dernière clause, où l'interdit n'améliore pas du tout, nos Maîtres interdisent, dans la première clause, où il améliore d'abord, est-il besoin de le dire ?
- אָמַר אַבָּיֵי: רֵישָׁא לְרַבִּי שִׁמְעוֹן אִצְטְרִיךְ, וְהָכִי קָאָמְרִי לֵיהּ רַבָּנַן לְרַבִּי שִׁמְעוֹן: עִיסָּה זוֹ רְאוּיָה לְהַחְמִיץ בִּשְׁתֵּי שָׁעוֹת, מִי גָּרַם לָהּ שֶׁתַּחֲמִיץ בְּשָׁעָה אַחַת? אִיסּוּר.Abayé a dit : la première clause est nécessaire pour Rabbi Chimon, pour nous apprendre qu'il permet. Et voici ce que nos Maîtres disent à Rabbi Chimon : cette pâte était apte à lever en deux heures si le levain permis y était tombé seul ; qui a fait qu'elle lève en une heure ? L'interdit ; elle est donc interdite.
- וְרַבִּי שִׁמְעוֹן? כְּשֶׁהִשְׁבִּיחוּ, שְׁנֵיהֶם הִשְׁבִּיחוּ; כְּשֶׁפָּגְמוּ, שְׁנֵיהֶם פָּגְמוּ.Et Rabbi Chimon, que répond-il ? Lorsqu'ils l'ont améliorée, tous deux l'ont améliorée, et non l'interdit seul ; lorsqu'ils l'ont détériorée, tous deux l'ont détériorée.
- לְרַבִּי שִׁמְעוֹן, לִיצְטָרֵף הֶיתֵּר וְאִיסּוּר בַּהֲדֵי הֲדָדֵי וְלִיתְּסַר!Selon Rabbi Chimon, que le permis et l'interdit se combinent ensemble, et que la pâte soit interdite ! Car il reconnaît que ce qui a d'abord amélioré et a fini par détériorer est interdit.
- רַבִּי שִׁמְעוֹן לְטַעְמֵיהּ, דְּאָמַר: אֲפִילּוּ אִיסּוּר וְאִיסּוּר נָמֵי לָא מִיצְטָרְפִי,Rabbi Chimon suit son raisonnement, car il dit : même un interdit et un autre interdit ne se combinent pas pour interdire le mélange ; à plus forte raison un interdit et du permis.
- דִּתְנַן: הָעׇרְלָה וְכִלְאֵי הַכֶּרֶם מִצְטָרְפִין, רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: אֵין מִצְטָרְפִין.Comme nous avons appris (dans la Michna, Méïla 18a) : la orla (fruits des trois premières années d'un arbre) et les kilé hakérèm (croisements interdits de la vigne) se combinent pour interdire le mélange où ils sont tombés. Rabbi Chimon dit : ils ne se combinent pas.
- הָהוּא עַכְבְּרָא דִּנְפַל לְחָבִיתָא דְּשִׁיכְרָא, אַסְרֵיהּ רַב לְהָהוּא שִׁיכְרָא. אַמְרוּהָ רַבָּנַן קַמֵּיהּ דְּרַב שֵׁשֶׁת: נֵימָא קָסָבַר נוֹתֵן טַעַם לִפְגָם אָסוּר?Une certaine souris tomba dans un tonneau de bière. Rav interdit cette bière. Nos Maîtres le rapportèrent devant Rav Chéchèt : dirons-nous que Rav estime que l'interdit qui donne un goût détériorant rend le mélange interdit ? Or la souris a sans doute donné à la bière un goût détériorant.
- אֲמַר לְהוּ רַב שֵׁשֶׁת: בְּעָלְמָא סָבַר רַב נוֹתֵן טַעַם לִפְגָם מוּתָּר, וְהָכָא חִידּוּשׁ הוּא, דְּהָא מִימְאָס מְאִיס וּבְדִילִי אִינָשֵׁי מִינֵּיהּ, וַאֲפִילּוּ הָכִי אַסְרֵיהּ רַחֲמָנָא. הִלְכָּךְ נוֹתֵן טַעַם לִפְגָם נָמֵי אָסוּר.Rav Chéchèt leur dit : en général, Rav estime que ce qui donne un goût détériorant est permis. Mais ici, c'est une nouveauté de la Torah, car la souris est répugnante et les gens s'en écartent, et malgré cela le Miséricordieux l'a interdite. Par conséquent, même ce qui donne un goût détériorant est interdit en ce qui la concerne.
- אֲמַרוּ לֵיהּ רַבָּנַן לְרַב שֵׁשֶׁת: אֶלָּא מֵעַתָּה, לִיטַמֵּא לַח וְיָבֵשׁ, אַלְּמָה תְּנַן: מְטַמְּאִין לַחִים וְאֵין מְטַמְּאִין יְבֵשִׁים?Nos Maîtres dirent à Rav Chéchèt : mais alors, à partir de maintenant (si c'est une nouveauté), la souris morte devrait rendre impur, humide ou sèche. Pourquoi avons-nous appris (dans la Michna, Nida 54b) que les reptiles rendent impurs humides, et ne rendent pas impurs secs ?
- וּלְטַעְמָיךְ, שִׁכְבַת זֶרַע תְּטַמֵּא לַח וְיָבֵשׁ, אַלְּמָה תְּנַן: מְטַמְּאִין לַחִין וְאֵין מְטַמְּאִין יְבֵשִׁין?Il répondit : et selon ton raisonnement, la semence, elle aussi répugnante, devrait rendre impur, humide ou sèche. Pourquoi avons-nous appris qu'elle et le reptile rendent impurs humides, et ne rendent pas impurs secs ?
- אֶלָּא מַאי אִית לָךְ לְמֵימַר? ״שִׁכְבַת זֶרַע״ אָמַר רַחֲמָנָא, בִּרְאוּיָה לְהַזְרִיעַ. הָכָא נָמֵי, ״בְּמֹתָם״ אָמַר רַחֲמָנָא, כְּעֵין מוֹתָם.Mais alors, que peux-tu dire ? Le Miséricordieux a dit « semence » (Lévitique 15, 16) : il s'agit de celle qui est apte à féconder. Ici aussi, le Miséricordieux a dit « quand ils sont morts » (Lévitique 11, 32) : comme au moment de leur mort, c'est-à-dire humides. L'impureté a donc sa propre règle, et cela ne contredit pas la nouveauté concernant l'interdit de consommation.
- מַתְקֵיף לַהּ רַב שִׁימִי מִנְּהַרְדְּעָא: וּמִי מְאִיס? וַהֲלֹא עוֹלֶה עַל שֻׁלְחָן שֶׁל מְלָכִים! אָמַר רַב שִׁימִי מִנְּהַרְדְּעָא: לָא קַשְׁיָא, הָא בִּדְדַבְרָא, הָא בִּדְמָתָא.Rav Chimi de Neharde'a s'y opposa : est-elle donc répugnante ? Elle est pourtant servie sur la table des rois ! Rav Chimi de Neharde'a dit lui-même : ce n'est pas difficile : ceci (servie aux rois) concerne celle des champs, cela (répugnante) concerne celle de la ville.
- אָמַר רָבָא: הִלְכְתָא נוֹתֵן טַעַם לִפְגָם מוּתָּר, וְעַכְבְּרָא בְּשִׁיכְרָא לָא יָדַעְנָא מַאי טַעְמָא דְּרַב, אִי מִשּׁוּם דְקָסָבַר נוֹתֵן טַעַם לִפְגָם אָסוּר, וְלֵית הִלְכְתָא כְּוָותֵיהּ, אִי מִשּׁוּם דְקָסָבַר נוֹתֵן טַעַם לִפְגָם מוּתָּר, וְעַכְבְּרָא בְּשִׁיכְרָא אַשְׁבּוֹחֵי מַשְׁבַּח.Rava a dit : la halakha (loi, règle pratique) est que ce qui donne un goût détériorant est permis. Et quant à la souris dans la bière, je ne sais pas quelle est la raison de Rav : si c'est parce qu'il estime que ce qui donne un goût détériorant est interdit, alors la halakha n'est pas conforme à son avis ; ou si c'est parce qu'il estime que ce qui donne un goût détériorant est permis, et que la souris dans la bière l'améliore.
- אִיבַּעְיָא לְהוּ:Ils ont posé la question :
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