Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- רֵיחֵיהּ חַלָּא וְטַעְמָא חַמְרָא — חַלָּא, וְהָוֵה לֵיהּ מִין בְּמִינוֹ, וְכׇל מִין בְּמִינוֹ — בְּמַשֶּׁהוּ.car un liquide dont l'odeur est de vinaigre et le goût de vin est considéré comme du vinaigre, le vin ayant pris l'odeur du vinaigre dès qu'il a atteint l'air du tonneau ; de sorte que c'est le cas d'une espèce mêlée à sa propre espèce ; et toute espèce mêlée à sa propre espèce interdit par la moindre quantité.
- רָבָא אָמַר: בְּנוֹתֵן טַעַם, רֵיחֵיהּ חַלָּא וְטַעְמָא חַמְרָא — חַמְרָא, וְהָוֵה לֵיהּ מִין בְּשֶׁאֵינוֹ מִינוֹ, וְכׇל מִין בְּשֶׁאֵינוֹ מִינוֹ בְּנוֹתֵן טַעַם.Rava dit : le mélange n'est interdit que s'il y donne du goût, car un liquide dont l'odeur est de vinaigre et le goût de vin est considéré comme du vin ; de sorte que c'est le cas d'une espèce mêlée à une autre espèce ; et toute espèce mêlée à une autre espèce n'interdit que si elle y donne du goût.
- הַאי בַּת תִּיהָא, גּוֹי בִּדְיִשְׂרָאֵל — שַׁפִּיר דָּמֵי, יִשְׂרָאֵל בִּדְגוֹי — אַבָּיֵי אָמַר: אָסוּר, רָבָא אָמַר: מוּתָּר. אַבָּיֵי אָמַר: אָסוּר, רֵיחָא מִילְּתָא הִיא. רָבָא אָמַר: מוּתָּר, רֵיחָא לָאו מִילְּתָא הִיא.Ce bat tiha (orifice du tonneau par lequel on sent le vin) : un non-Juif qui sent par là le vin d'un Juif, c'est bien permis. Un Juif qui sent par là le vin d'un non-Juif : Abayé dit : c'est interdit ; Rava dit : c'est permis. Abayé dit : c'est interdit, car l'odeur est quelque chose de significatif. Rava dit : c'est permis, car l'odeur n'est pas quelque chose de significatif.
- אָמַר רָבָא: מְנָא אָמֵינָא לַהּ, דְּרֵיחָא וְלָא כְּלוּם הוּא? דִּתְנַן: תַּנּוּר שֶׁהִסִּיקוֹ בְּכַמּוֹן שֶׁל תְּרוּמָה וְאָפָה בּוֹ אֶת הַפַּת — הַפַּת מוּתֶּרֶת, לְפִי שֶׁאֵין טַעַם כַּמּוֹן אֶלָּא רֵיחָא כַּמּוֹן. וְאַבַּיֵּי? שָׁאנֵי הָתָם, דְּמִיקְלָא אִיסּוּרֵיהּ.Rava a dit : d'où est-ce que je le dis, que l'odeur n'est rien du tout ? Car nous avons appris dans une Michna (Teroumot 10, 4) : un four que l'on a chauffé avec du cumin de terouma (prélèvement donné au Cohen) et dans lequel on a cuit du pain : le pain est permis, même à un non-Cohen, car il n'a pas le goût du cumin, mais seulement l'odeur du cumin. Et Abayé ? Il répond : c'est différent là-bas, car l'interdit a été brûlé.
- אָמַר רַב מָרִי: כְּתַנָּאֵי, הָרוֹדֶה פַּת חַמָּה וּנְתָנָהּ עַל פִּי חָבִית שֶׁל יַיִן שֶׁל תְּרוּמָה — רַבִּי מֵאִיר אוֹסֵר, וְרַבִּי יְהוּדָה מַתִּיר. רַבִּי יוֹסֵי מַתִּיר בְּשֶׁל חִיטִּין, וְאוֹסֵר בְּשֶׁל שְׂעוֹרִים, מִפְּנֵי שֶׁהַשְּׂעוֹרִים שׁוֹאֲבוֹת. מַאי לָאו בְּהָא קָמִיפַּלְגִי, דְּמָר סָבַר: רֵיחָא מִילְּתָא הִיא, וּמָר סָבַר: רֵיחָא וְלָא כְּלוּם הוּא?Rav Mari a dit : leur discussion correspond à celle des Tannaïm (Sages de l'époque de la Michna) : celui qui retire du four un pain chaud et le pose sur l'ouverture d'un tonneau de vin de terouma : Rabbi Méïr l'interdit, aux non-Cohanim, et Rabbi Yehouda le permet. Rabbi Yossé le permet pour un pain de blé et l'interdit pour un pain d'orge, parce que l'orge aspire les vapeurs du vin. N'est-ce pas sur ce point qu'ils divergent : l'un, le Maître, Rabbi Méïr, pense que l'odeur est quelque chose, et l'autre, le Maître, Rabbi Yehouda, pense que l'odeur n'est rien du tout ?
- לְרָבָא וַדַּאי תַּנָּאֵי הִיא, לְאַבָּיֵי מִי לֵימָא תַּנָּאֵי הִיא?Selon Rava, c'est certainement une discussion de Tannaïm : il doit concéder que Rabbi Méïr n'est pas de son avis. Selon Abayé, faut-il dire que c'est une discussion de Tannaïm ?
- אָמַר לָךְ אַבָּיֵי: לָאו מִי אִיתְּמַר עֲלַהּ, אָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: בְּפַת חַמָּה וְחָבִית פְּתוּחָה —Abayé te dira : même Rabbi Yehouda pense que l'odeur est quelque chose. N'a-t-il pas été dit à ce sujet : Rabba bar bar 'Hana a dit au nom de Rech Lakich : pour un pain chaud et un tonneau ouvert,
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