Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- חַמְרָא עַתִּיקָא בְּעִנְבֵי, דִּבְרֵי הַכֹּל בְּנוֹתֵן טַעַם. חַמְרָא חַדְתָּא בְּעִנְבֵי, אַבָּיֵי אָמַר: בְּמַשֶּׁהוּ, וְרָבָא אָמַר: בְּנוֹתֵן טַעַם.Le vin vieux de libation tombé sur des raisins : de l'avis de tous, ceux-ci ne sont interdits que s'il leur donne du goût. Le vin nouveau de libation, à peine pressé et non encore fermenté, tombé sur des raisins : Abayé dit : ceux-ci sont interdits par la moindre quantité ; et Rava dit : ils ne le sont que s'il leur donne du goût.
- אַבָּיֵי אָמַר: בְּמַשֶּׁהוּ, בָּתַר טַעְמָא אָזְלִינַן, אִידֵּי וְאִידֵּי חַד טַעְמָא הוּא, דְּהָוֵה לֵיהּ מִין בְּמִינוֹ, וּמִין בְּמִינוֹ בְּמַשֶּׁהוּ.Abayé dit : ils sont interdits par la moindre quantité, car pour classer les substances d'un mélange, nous suivons le goût ; or, l'un et l'autre, le vin et les raisins, sont d'un seul goût, de sorte que c'est le cas d'une espèce mêlée à sa propre espèce ; et dans le cas d'une espèce mêlée à sa propre espèce, le mélange est interdit par la moindre quantité.
- וְרָבָא אָמַר: בְּנוֹתֵן טַעַם, בָּתַר שְׁמָא אָזְלִינַן, וְהַאי שְׁמָא לְחוּד וְהַאי שְׁמָא לְחוּד, וְהָוֵה לֵיהּ מִין בְּשֶׁאֵינוֹ מִינוֹ, וּמִין בְּשֶׁאֵינוֹ מִינוֹ בְּנוֹתֵן טַעַם.Et Rava dit : ils ne sont interdits que s'il donne du goût, car nous suivons le nom ; or celui-ci a un nom à part et ceux-là ont un nom à part, de sorte que c'est le cas d'une espèce mêlée à une autre espèce ; et dans le cas d'une espèce mêlée à une autre espèce, le mélange n'est interdit que s'il y donne du goût.
- תְּנַן: יֵין נֶסֶךְ שֶׁנָּפַל עַל גַּבֵּי עֲנָבִים כּוּ׳. קָא סָלְקָא דַּעְתִּין: חַמְרָא חַדְתָּא בְּעִנְבֵי, מַאי לָאו בְּנוֹתֵן טַעַם? לָא, בְּמַשֶּׁהוּ.Nous avons appris dans la Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) : du vin de libation qui est tombé sur des raisins, etc. Ceux-ci sont interdits. Il nous vient à l'esprit qu'il s'agit de vin nouveau tombé sur des raisins. N'est-ce pas que la Michna veut dire qu'ils ne sont interdits que s'il donne du goût ? Cela prouverait que l'on suit le nom, contre Abayé. La Guemara rejette cette lecture : Non, ils sont interdits par la moindre quantité.
- הָא מִדְּקָתָנֵי סֵיפָא, זֶה הַכְּלָל: כֹּל שֶׁבַּהֲנָאָתוֹ בְּנוֹתֵן טַעַם — אָסוּר, כֹּל שֶׁאֵין בַּהֲנָאָתוֹ בְּנוֹתֵן טַעַם — מוּתָּר, מִכְּלָל דִּבְנוֹתֵן טַעַם עָסְקִינַן!Objection : mais puisque la Michna enseigne dans sa dernière partie : voici la règle : tout ce dont on tire profit du fait que l'interdit y donne du goût est interdit ; tout ce dont on ne tire pas profit du fait qu'il y donne du goût est permis, on en déduit que nous traitons du cas où l'interdit donne du goût !
- וְאַבָּיֵי, מַתְנִיתִין בְּחַמְרָא עַתִּיקָא בְּעִנְבֵי.Et Abayé ? Selon lui, la Michna parle du vin vieux tombé sur des raisins, qui n'ont pas le même goût.
- חַלָּא דְּחַמְרָא וְחַלָּא דְּשִׁיכְרָא, וַחֲמִירָא דְּחִיטֵּי וַחֲמִירָא דִּשְׂעָרֵי, אַבָּיֵי אָמַר: בְּנוֹתֵן טַעַם, בָּתַר טַעְמָא אָזְלִינַן, וְהַאי טַעְמָא לְחוּד וְהַאי טַעְמָא לְחוּד, וְהָוֵה לֵיהּ מִין בְּשֶׁאֵינוֹ מִינוֹ, וּמִין בְּשֶׁאֵינוֹ מִינוֹ בְּנוֹתֵן טַעַם.Le vinaigre de vin et le vinaigre de bière, mélangés alors que l'un est interdit et l'autre permis, ainsi que le levain de blé et le levain d'orge, dans le même cas : Abayé dit : le mélange n'est interdit que si l'interdit y donne du goût, car nous suivons le goût ; or celui-ci a un goût à part et celui-là a un goût à part, de sorte que c'est le cas d'une espèce mêlée à une autre espèce ; et dans le cas d'une espèce mêlée à une autre espèce, le mélange n'est interdit que s'il y donne du goût.
- וְרָבָא אָמַר: בְּמַשֶּׁהוּ, בָּתַר שְׁמָא אָזְלִינַן, וְהַאי חַלָּא מִיקְּרֵי וְהַאי חַלָּא מִיקְּרֵי, וְהַאי חֲמִירָא מִיקְּרֵי וְהַאי חֲמִירָא מִיקְּרֵי, וַהֲוָה לֵיהּ מִין בְּמִינוֹ, וְכׇל מִין בְּמִינוֹ בְּמַשֶּׁהוּ.Et Rava dit : le mélange est interdit par la moindre quantité, car nous suivons le nom ; or celui-ci s'appelle vinaigre et celui-là s'appelle vinaigre, celui-ci s'appelle levain et celui-là s'appelle levain, de sorte que c'est le cas d'une espèce mêlée à sa propre espèce ; et dans tout cas d'une espèce mêlée à sa propre espèce, le mélange est interdit par la moindre quantité.
- אָמַר אַבָּיֵי: מְנָא אָמֵינָא לַהּ דְּבָתַר טַעְמָא אָזְלִינַן? דְּתַנְיָא: תַּבְלִין שְׁנַיִם וּשְׁלֹשָׁה שֵׁמוֹת, וְהֵן מִין אֶחָד, אוֹ מִין שְׁלֹשָׁה — אֲסוּרִין וּמִצְטָרְפִין. וְאָמַר חִזְקִיָּה: הָכָא בְּמִינֵי מְתִיקָה עָסְקִינַן, הוֹאִיל וּרְאוּיִן לְמַתֵּק בָּהֶן אֶת הַקְּדֵירָה. אִי אָמְרַתְּ בִּשְׁלָמָא בָּתַר טַעְמָא אָזְלִינַן — כּוּלֵּי חַד טַעְמָא הוּא, אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ בָּתַר שְׁמָא אָזְלִינַן — הַאי שְׁמָא לְחוּד וְהַאי שְׁמָא לְחוּד!Abayé a dit : d'où est-ce que je le dis, que nous suivons le goût ? Car il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : des épices interdites de deux ou trois noms, qu'elles soient d'une seule espèce ou de trois espèces, sont interdites et se combinent pour interdire le plat. Et 'Hizkiya a dit : ici, nous traitons d'espèces servant à adoucir, puisqu'elles sont aptes à adoucir le plat de la marmite ; c'est pourquoi elles se combinent. Abayé explique : certes, si tu dis que nous suivons le goût, c'est bien, car toutes sont d'un seul goût. Mais si tu dis que nous suivons le nom, pourquoi se combineraient-elles ? Celle-ci a un nom à part et celle-là a un nom à part !
- וְרָבָא אָמַר לָךְ: הָא מַנִּי? רַבִּי מֵאִיר הִיא, דְּתַנְיָא: רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר מִשּׁוּם רַבִּי מֵאִיר: מִנַּיִן לְכׇל אִיסּוּרִין שֶׁבַּתּוֹרָה שֶׁמִּצְטָרְפִין זֶה עִם זֶה? שֶׁנֶּאֱמַר: ״לֹא תֹאכַל כׇּל תּוֹעֵבָה״, כֹּל שֶׁתִּיעַבְתִּי לָךְ — הֲרֵי הוּא בְּבַל תֹּאכַל.Et Rava te dira : de qui cet enseignement est-il ? C'est de Rabbi Méïr, pour qui tous les interdits se combinent, car il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Yehouda dit au nom de Rabbi Méïr : d'où savons-nous que tous les interdits de la Torah se combinent l'un avec l'autre ? Car il est dit : « Tu ne mangeras aucune abomination » (Deutéronome 14, 3) : tout ce que j'ai rendu abominable pour toi est sous le coup de « tu ne mangeras pas ».
- חַלָּא לְגוֹ חַמְרָא — דִּבְרֵי הַכֹּל בְּנוֹתֵן טַעַם. חַמְרָא לְגוֹ חַלָּא — אַבָּיֵי אָמַר: בְּמַשֶּׁהוּ, וְרָבָא אָמַר: בְּנוֹתֵן טַעַם.Du vinaigre interdit tombé dans du vin permis : de l'avis de tous, le mélange n'est interdit que s'il y donne du goût. Du vin interdit tombé dans du vinaigre : Abayé dit : le mélange est interdit par la moindre quantité ; et Rava dit : il ne l'est que s'il y donne du goût.
- אַבָּיֵי אָמַר: בְּמַשֶּׁהוּ,Abayé dit : le mélange est interdit par la moindre quantité,
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