Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הֲוָה שָׁפֵיךְ לְהוּ חַמְרָא לְגוֹיִם, וְאָזֵיל מְעַבַּר לְהוּ מַעְבָּרָא, וְיָהֲבוּ לֵיהּ גּוּלְפֵי בְּאַגְרָא. אֲתוֹ אֲמַרוּ לֵיהּ לְאַבָּיֵי, אֲמַר לְהוּ: כִּי קָא טָרַח — בְּהֶתֵּירָא קָא טָרַח.versait du vin aux non-Juifs de ses jarres dans leurs outres, puis allait leur faire traverser le passage, et ils lui donnaient les jarres en salaire. On vint le dire à Abayé, qui leur dit : Quand il s'est donné de la peine, c'est dans le permis qu'il s'est donné de la peine, car le vin n'était pas encore interdit.
- וְהָא רוֹצֶה בְּקִיּוּמוֹ, דְּלָא נִצְטְרוֹ זִיקֵי! דְּמַתְנֵי בַּהֲדַיְיהוּ? אִי נָמֵי, דְּמַיְיתוּ (פְּרִיסְדְּקֵי) [פַּרְדִּיסְקֵי] בַּהֲדַיְיהוּ.Mais il désire sa conservation, pour que les outres ne se déchirent pas ! S'il s'agit du cas où il a stipulé avec eux que les jarres lui resteraient en tout cas ? Ou bien : ils apportaient avec eux des paradiskei (récipients vides pour recueillir le vin).
- וְהָא קָא מְעַבַּר לְהוּ מַעְבָּרָא, דְּקָא טָרַח בְּאִיסּוּרָא! דַּאֲמַר לֵיהּ לְמַבָּרוֹיָא מֵעִיקָּרָא, אִי נָמֵי, דִּנְקִיטִי בֵּיהּ קִיטְרֵי.Mais il leur fait traverser le passage, et il se donne donc de la peine dans l'interdit ! On répond : il l'avait dit au passeur dès le début ; ou bien : ils tenaient de lui des nœuds servant de signe au passeur, et lui-même ne se donnait aucune peine.
- מַתְנִי׳ יֵין נֶסֶךְ שֶׁנָּפַל עַל גַּבֵּי עֲנָבִים — יַדִּיחֵן וְהֵן מוּתָּרוֹת, וְאִם הָיוּ מְבוּקָּעוֹת — אֲסוּרוֹת. נָפַל עַל גַּבֵּי תְּאֵנִים אוֹ עַל גַּבֵּי תְּמָרִים, אִם יֵשׁ בָּהֶן בְּנוֹתֵן טַעַם — אָסוּר. וּמַעֲשֶׂה בְּבַיְתוֹס בֶּן זוּנֵן שֶׁהֵבִיא גְּרוֹגְרוֹת בִּסְפִינָה, וְנִשְׁתַּבְּרָה חָבִית שֶׁל יֵין נֶסֶךְ וְנָפַל עַל גַּבֵּיהֶן, וְשָׁאַל לַחֲכָמִים וְהִתִּירוּם.MICHNA : Du vin de libation tombé sur des raisins : on les rince et ils sont permis ; et s'ils étaient fendus, ils sont interdits. S'il est tombé sur des figues ou sur des dattes, s'il y a de quoi donner du goût, c'est interdit. Et il arriva à Baïtos ben Zounen qu'il transportait des figues sèches en bateau ; un tonneau de vin de libation se brisa et tomba sur elles ; il interrogea les Sages, et ils les permirent.
- זֶה הַכְּלָל: כֹּל שֶׁבַּהֲנָאָתוֹ בְּנוֹתֵן טַעַם — אָסוּר, כֹּל שֶׁאֵין בַּהֲנָאָתוֹ בְּנוֹתֵן טַעַם — מוּתָּר, כְּגוֹן חוֹמֶץ שֶׁנָּפַל עַל גַּבֵּי גְּרִיסִין.Voici la règle : tout ce dont on profite du goût qu'il donne est interdit ; tout ce dont on ne profite pas du goût qu'il donne est permis, comme du vinaigre tombé sur des gruaux.
- גְּמָ׳ מַעֲשֶׂה לִסְתּוֹר? חַסּוֹרֵי מִיחַסְּרָא, וְהָכִי קָתָנֵי: אִם נוֹתֵן טַעַם לִפְגָם הוּא — מוּתָּר, וּמַעֲשֶׂה נָמֵי בְּבַיְתוֹס בֶּן זוּנֵן שֶׁהָיָה מֵבִיא גְּרוֹגְרוֹת בִּסְפִינָה, וְנִשְׁתַּבְּרָה חָבִית שֶׁל יֵין נֶסֶךְ וְנָפַל עַל גַּבֵּיהֶן, וּבָא מַעֲשֶׂה לִפְנֵי חֲכָמִים וְהִתִּירוּם.GUEMARA : Un fait pour contredire la règle ? Il manque quelque chose, et voici ce qu'il enseigne : si cela donne un goût nuisible, c'est permis. Et il arriva aussi à Baïtos ben Zounen, qui transportait des figues sèches en bateau, qu'un tonneau de vin de libation se brisa et tomba sur elles ; le fait vint devant les Sages, et ils les permirent.
- הָהוּא (כרי) [כַּרְיָא] דְּחִיטֵּי דִּנְפַל עֲלֵיהּ חָבִיתָא דְּיֵין נֶסֶךְ, שַׁרְיֵיהּ רָבָא לְזַבּוֹנֵיהּ לְגוֹיִם.Il y eut un tas de blé sur lequel tomba un tonneau de vin de libation. Rava permit de le vendre aux non-Juifs.
- אֵיתִיבֵיהּ רַבָּה בַּר לֵיוַאי לְרָבָא: בֶּגֶד שֶׁאָבַד בּוֹ כִּלְאַיִם, הֲרֵי זֶה לֹא יִמְכְּרֶנָּה לְגוֹי, וְלֹא יַעֲשֶׂנָּה מַרְדַּעַת לַחֲמוֹר, אֲבָל עוֹשֶׂה אוֹתוֹ תַּכְרִיכִין לְמֵת מִצְוָה.Rabba bar Livaï objecta à Rava : Un vêtement dans lequel s'est perdu du kilayim (fil de lin dans la laine, ou inversement) : on ne le vendra pas à un non-Juif, et on n'en fera pas une couverture pour l'âne, mais on en fera des linceuls pour un met mitsva (un mort que nul ne peut enterrer).
- לְגוֹי מַאי טַעְמָא לָא? דִּלְמָא אָתֵי לְזַבּוֹנֵיהּ לְיִשְׂרָאֵל, הָכָא נָמֵי אָתֵי לְזַבּוֹנֵיהּ לְיִשְׂרָאֵל!À un non-Juif, quelle est la raison pour laquelle non ? De peur qu'il n'en vienne à le vendre à un Juif. Ici aussi, il pourrait en venir à le vendre à un Juif !
- הֲדַר שְׁרָא לְמִיטְּחִינְהוּ וְלִמְפִינְהוּ וּלְזַבּוֹנִינְהוּ לְגוֹיִם, שֶׁלֹּא בִּפְנֵי יִשְׂרָאֵל.Il revint et permit de le moudre, d'en faire du pain et de le vendre aux non-Juifs, hors de la présence d'un Juif.
- תְּנַן: יֵין נֶסֶךְ שֶׁנָּפַל עַל גַּבֵּי עֲנָבִים — יַדִּיחֵן וְהֵן מוּתָּרוֹת, וְאִם הָיוּ מְבוּקָּעוֹת — אֲסוּרוֹת. מְבוּקָּעוֹת — אִין, שֶׁאֵין מְבוּקָּעוֹת — לָא. אָמַר רַב פָּפָּא: שָׁאנֵי חִיטֵּי, הוֹאִיל וְאַגַּב צִירַיְיהוּ כִּמְבוּקָּעוֹת דָּמְיָין.Nous avons appris : Du vin de libation tombé sur des raisins : on les rince et ils sont permis ; et s'ils étaient fendus, ils sont interdits. Fendus, oui ; non fendus, non : pourquoi donc ne pas rincer le blé ? Rav Pappa a dit : Le blé est différent : à cause de ses fentes, il est semblable à des raisins fendus.
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