Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- לַאֲבִידַרְנָא בְּיוֹם אֵידָם, אָמַר: יָדַעְנָא בֵּיהּ דְּלָא פָּלַח לַעֲבוֹדָה זָרָה. אֲמַר לֵיהּ רַב יוֹסֵף: וְהָתַנְיָא: אֵיזֶהוּ גֵּר תּוֹשָׁב? כֹּל שֶׁקִּיבֵּל עָלָיו בִּפְנֵי שְׁלֹשָׁה חֲבֵרִים שֶׁלֹּא לַעֲבוֹד עֲבוֹדָה זָרָה! כִּי תַּנְיָא הָהִיא — לְהַחְיוֹתוֹ.à Avidarna, le jour de leur fête. Il dit : Je sais de lui qu'il n'adore pas les idoles. Rav Yossef lui dit : Mais il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Qui est un guer tochav (non-Juif résidant, qui a renoncé à l'idolâtrie) ? Quiconque a accepté sur lui devant trois 'haverim (hommes scrupuleux dans l'observance) de ne pas adorer d'idoles ! Or Avidarna n'a rien accepté de tel. Rav Yehouda répondit : Lorsque cela a été enseigné, c'est pour le faire vivre (pour la mitsva de le soutenir).
- וְהָאָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: גֵּר תּוֹשָׁב שֶׁעָבְרוּ עָלָיו שְׁנֵים עָשָׂר חֹדֶשׁ וְלֹא מָל, הֲרֵי הוּא כְּמִין שֶׁבָּאוּמּוֹת! הָתָם כְּגוֹן שֶׁקִּיבֵּל עָלָיו לָמוּל וְלֹא מָל.Rav Yossef objecta encore : Mais Rabba bar bar 'Hana n'a-t-il pas dit, au nom de Rabbi Yo'hanan : Un guer tochav pour qui douze mois se sont écoulés sans qu'il se soit circoncis est comme un hérétique parmi les nations ! Rav Yehouda répondit : Là-bas, c'est le cas où il a accepté sur lui de se circoncire et ne s'est pas circoncis.
- רָבָא אַמְטִי לֵיהּ קוּרְבָּנָא לְבַר שֵׁישַׁךְ בְּיוֹם אֵידָם. אֲמַר: יָדַעְנָא בֵּיהּ דְּלָא פָּלַח לַעֲבוֹדָה זָרָה. אֲזַל אַשְׁכְּחֵיהּ דְּיָתֵיב עַד צַוְּארֵיהּ בְּוַורְדָּא, וְקָיְימָן זוֹנוֹת עֲרוּמּוֹת קַמֵּיהּ. אֲמַר לֵיהּ: אִית לְכוּ כְּהַאי גַּוְונָא לְעָלְמָא דְּאָתֵי? אֲמַר לֵיהּ: דִּידַן עֲדִיפָא טְפֵי מֵהַאי. אֲמַר לֵיהּ: טְפֵי מֵהַאי מִי הָוֵה? אֲמַר לֵיהּ: אַתּוּן אִיכָּא עֲלַיְיכוּ אֵימְתָא דְּמַלְכוּתָא, אֲנַן לָא תֶּיהְוֵי עֲלַן אֵימְתָא דְמַלְכוּתָא. אֲמַר לֵיהּ: אֲנָא מִיהָא מַאי אֵימְתָא דְּמַלְכוּתָא אִיכָּא עֲלַי?Rava fit porter un présent à Bar Chichakh, le jour de leur fête. Il dit : Je sais de lui qu'il n'adore pas les idoles. Il alla et le trouva assis jusqu'au cou dans un bain de roses, et des prostituées nues se tenaient devant lui. Il lui dit : Avez-vous quelque chose de semblable dans le monde à venir ? Il lui dit : Le nôtre est bien meilleur que cela. Il lui dit : Meilleur que cela, est-ce possible ? Il lui dit : Vous, vous avez sur vous la crainte du pouvoir ; nous, nous n'aurons pas sur nous la crainte du pouvoir. Il lui dit : Moi, en tout cas, quelle crainte du pouvoir y a-t-il sur moi ?
- עַד דְּיָתְבִי, אֲתָא הָהוּא פְּרִיסְתָּקָא דְּמַלְכָּא, אֲמַר לֵיהּ: קוּם, דְּקָבָעֵי לָךְ מַלְכָּא. כִּי נָפֵיק וְאָזֵיל, אֲמַר לֵיהּ: עֵינָא דְּבָעֵי לְמִיחְזֵי לְכוּ בִּישׁוּתָא תִּיפְקַע. אֲמַר לֵיהּ רָבָא: אָמֵן. פְּקַע עֵינֵיהּ דְּבַר שֵׁישַׁךְ.Pendant qu'ils étaient assis, arriva un officier (péristaka) du roi, qui lui dit : Lève-toi, car le roi te demande. Comme il sortait et s'en allait, il dit à Rava : L'œil qui veut voir du mal vous arriver, qu'il éclate ! Rava lui dit : Amen. L'œil de Bar Chichakh éclata.
- אָמַר רַב פַּפִּי: אִיבְּעִי לֵיהּ לְמֵימְרָא לֵיהּ מֵהַאי קְרָא ״בְּנוֹת מְלָכִים בְּיִקְּרוֹתֶיךָ נִצְּבָה שֵׁגַל לִימִינְךָ בְּכֶתֶם אוֹפִיר״. אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: אִיבְּעִי לֵיהּ לְמֵימְרָא לֵיהּ מֵהָכָא ״עַיִן לֹא רָאָתָה אֱלֹהִים זוּלָתְךָ יַעֲשֶׂה לִמְחַכֵּה לוֹ״.Rav Pappi a dit : Il aurait dû lui répondre par ce verset : « Des filles de rois sont parmi tes bien-aimées ; la reine se tient à ta droite, parée de l'or d'Ophir » (Psaumes 45, 10). Rav Na'hman bar Yits'hak a dit : Il aurait dû lui répondre par ceci : « Aucun œil n'a vu, ô D.ieu, si ce n'est Toi, ce que Tu feras pour celui qui L'espère » (Isaïe 64, 3).
- שְׂכָרוֹ לַעֲשׂוֹת עִמּוֹ מְלָאכָה אַחֶרֶת. וְאַף עַל גַּב דְּלָא אֲמַר לֵיהּ לְעִיתּוֹתֵי עֶרֶב.La Michna enseigne : S'il l'a engagé pour faire avec lui un autre travail, son salaire est permis, même s'il ne le lui a pas dit vers le soir (à la fin de sa journée de travail).
- וּרְמִינְהִי: הַשּׂוֹכֵר אֶת הַפּוֹעֵל, וּלְעִיתּוֹתֵי עֶרֶב אָמַר לוֹ: ״הַעֲבֵר חָבִית שֶׁל יַיִן נֶסֶךְ מִמָּקוֹם לְמָקוֹם״ — שְׂכָרוֹ מוּתָּר. טַעְמָא דַּאֲמַר לֵיהּ לְעִיתּוֹתֵי עֶרֶב — אִין, כּוּלֵּי יוֹמָא — לָא!On oppose ceci : Celui qui engage un ouvrier et, vers le soir, lui dit : « Transporte un tonneau de vin de libation d'un endroit à un autre » : son salaire est permis. La raison est qu'il le lui a dit vers le soir : oui ; mais si c'était pendant toute la journée, non !
- אֲמַר אַבָּיֵי: כִּי תְּנַן נָמֵי מַתְנִיתִין, דְּאָמַר לְעִיתּוֹתֵי עֶרֶב תְּנַן. רָבָא אָמַר: לָא קַשְׁיָא, הָא דַּאֲמַר לֵיהּ: ״הַעֲבֵר לִי מֵאָה חָבִיּוֹת בְּמֵאָה פְּרוּטוֹת״, הָא דַּאֲמַר לֵיהּ: ״הַעֲבֵר לִי חָבִית חָבִית בִּפְרוּטָה״.Abayé a dit : Lorsque nous avons appris notre Michna aussi, c'est du cas où il a dit cela vers le soir que nous l'avons apprise. Rava a dit : Ce n'est pas difficile : ici, il lui a dit : « Transporte-moi cent tonneaux pour cent peroutot » (la plus petite pièce), l'ensemble formant un seul salaire, qui est interdit ; là, il lui a dit : « Transporte-moi chaque tonneau pour une perouta », et le salaire des autres tonneaux reste permis.
- וְהָתַנְיָא: הַשּׂוֹכֵר אֶת הַפּוֹעֵל, וְאָמַר לוֹ: ״הַעֲבֵר לִי מֵאָה חָבִיּוֹת בְּמֵאָה פְּרוּטוֹת״, וְנִמְצֵאת חָבִית שֶׁל יֵין נֶסֶךְ בֵּינֵיהֶן — שְׂכָרוֹ אָסוּר. חָבִית חָבִית בִּפְרוּטָה, וְנִמְצֵאת חָבִית שֶׁל יֵין נֶסֶךְ בֵּינֵיהֶן — שְׂכָרוֹ מוּתָּר.Et il a bien été enseigné : Celui qui engage un ouvrier et lui dit : « Transporte-moi cent tonneaux pour cent peroutot », et il se trouve parmi eux un tonneau de vin de libation : son salaire est interdit. « Chaque tonneau pour une perouta », et il se trouve parmi eux un tonneau de vin de libation : son salaire est permis.
- הַשּׂוֹכֵר אֶת הַחֲמוֹר לְהָבִיא עָלֶיהָ יֵין נֶסֶךְ — שְׂכָרוֹ אָסוּר. הָא תּוּ לְמָה לִי? הַיְינוּ רֵישָׁא! סֵיפָא אִיצְטְרִיכָא לֵיהּ: שְׂכָרָהּ לֵישֵׁב עָלֶיהָ, אַף עַל פִּי שֶׁהִנִּיחַ גּוֹי לְגִינוֹ עָלֶיהָ — שְׂכָרוֹ מוּתָּר.La Michna enseigne : Celui qui loue l'âne pour y transporter du vin de libation, son salaire est interdit. Pourquoi ai-je encore besoin de cela ? C'est identique au début ! C'est la fin dont il a eu besoin : s'il l'a loué pour s'y asseoir, bien que le non-Juif y ait posé sa cruche, son salaire est permis.
- לְמֵימְרָא, דְּלָגִין לָאו דִּינָא הוּא לְאוֹתוֹבֵיהּ?Est-ce à dire que la cruche, ce n'est pas son droit de l'y poser ?
- וּרְמִינְהִי: הַשּׂוֹכֵר אֶת הַחֲמוֹר — שׂוֹכֵר מַנִּיחַ עָלֶיהָ כְּסוּתוֹ וּלְגִינָתוֹ וּמְזוֹנוֹתָיו שֶׁל אוֹתוֹ הַדֶּרֶךְ, מִכָּאן וְאֵילָךְ חַמָּר מְעַכֵּב עָלָיו. חַמָּר מַנִּיחַ עָלֶיהָ שְׂעוֹרִים וְתֶבֶן וּמְזוֹנוֹתָיו שֶׁל אוֹתוֹ הַיּוֹם, מִכָּאן וְאֵילָךְ שׂוֹכֵר מְעַכֵּב עָלָיו.On oppose ceci : Celui qui loue l'âne : le loueur y pose son vêtement, sa cruche et ses provisions pour ce voyage ; au-delà, l'ânier peut l'en empêcher. L'ânier y pose de l'orge, de la paille et ses provisions pour cette journée ; au-delà, le loueur peut l'en empêcher.
- אָמַר אַבָּיֵי: נְהִי דְּלָגִין דִּינָא הוּא לְאוֹתוֹבֵי, מִיהָא אִי לָא מוֹתֵיב לֵיהּ, מִי אָמְרִינַן לֵיהּ: נַכִּי לֵיהּ אַגְרָא דִּלְגִינָתוֹ?Abayé a dit : Admettons que la cruche, ce soit son droit de l'y poser ; mais s'il ne la pose pas, lui dit-on : « Déduis-lui le prix de sa cruche » ? Puisque le salaire ne change pas, il n'est pas payé pour la cruche, et même si elle est posée, il n'est pas interdit.
- הֵיכִי דָמֵי? אִי דִּשְׁכִיחַ לְמִזְבַּן — חַמָּר נָמֵי לְעַכֵּב, וְאִי דְּלָא שְׁכִיחַ לְמִזְבַּן — שׂוֹכֵר נָמֵי לָא לְעַכֵּב.Revenons à la baraïta : De quel cas s'agit-il ? Si l'on trouve couramment à acheter, l'ânier aussi devrait empêcher ; et si l'on ne trouve pas couramment à acheter, le loueur non plus ne devrait pas empêcher.
- אָמַר רַב פָּפָּא: לָא צְרִיכָא דִּשְׁכִיחַ לְמִיטְרַח וּלְמִזְבַּן מֵאַוָּנָא לְאַוָּנָא, חַמָּר דַּרְכֵּיהּ לְמִיטְרַח וּלְמִזְבַּן, שׂוֹכֵר לָאו דַּרְכֵּיהּ לְמִיטְרַח וּלְמִזְבַּן.Rav Pappa a dit : Ce n'est nécessaire que si l'on trouve couramment à acheter en se donnant de la peine, d'étape en étape. L'ânier a coutume de se donner de la peine pour acheter ; le loueur n'a pas coutume de se donner de la peine pour acheter.
- אֲבוּהּ דְּרַב אַחָא בְּרֵיהּ דְּרַב אִיקָאLe père de Rav A'ha, fils de Rav Ika,
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