Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים? שֶׁיָּרְשׁוּ, אֲבָל נִשְׁתַּתְּפוּ — אָסוּר.Il a été enseigné de même dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : À propos de quoi ces paroles ont-elles été dites ? Lorsqu'ils ont hérité ; mais s'ils se sont associés, c'est interdit.
- הֲדוּר יְתַבוּ וְקָמִיבַּעְיָא לְהוּ: גֵּר תּוֹשָׁב מַהוּ שֶׁיְּבַטֵּל עֲבוֹדָה זָרָה? דְּפָלַח — מְבַטֵּיל, דְּלָא פָּלַח — לָא מְבַטֵּיל, אוֹ דִלְמָא כֹּל דְּבַר מִינֵּיהּ מְבַטֵּיל, וְהַאי בַּר מִינֵיהּ הוּא?Ils s'assirent de nouveau, et la question leur fut posée : un guer tochav (non-Juif résidant en terre d'Israël, qui observe les sept lois des descendants de Noa'h), peut-il annuler une idole ? Dit-on que celui qui adore les idoles annule, et que celui qui n'adore pas n'annule pas ? Ou peut-être : quiconque est de son espèce annule, et celui-ci est de son espèce, puisqu'il reste un non-Juif ?
- אֲמַר לְהוּ רַב נַחְמָן: מִסְתַּבְּרָא, דְּפָלַח — מְבַטֵּיל, דְּלָא פָּלַח — לָא מְבַטֵּיל.Rav Na'hman leur dit : Il est logique que celui qui adore annule, et que celui qui n'adore pas n'annule pas.
- מֵיתִיבִי: יִשְׂרָאֵל שֶׁמָּצָא עֲבוֹדָה זָרָה בַּשּׁוּק, עַד שֶׁלֹּא בָּאתָה לְיָדוֹ — אוֹמֵר לְגוֹי וּמְבַטְּלָהּ, מִשֶּׁבָּאתָה לְיָדוֹ — אֵינוֹ אוֹמֵר לְגוֹי וּמְבַטְּלָהּ; מִפְּנֵי שֶׁאָמְרוּ: גּוֹי מְבַטֵּל עֲבוֹדָה זָרָה שֶׁלּוֹ וְשֶׁל חֲבֵירוֹ, בֵּין עוֹבְדָהּ וּבֵין שֶׁאֵין עוֹבְדָהּ.On a objecté : Un Juif qui a trouvé une idole au marché : tant qu'elle n'est pas arrivée dans sa main, il le dit à un non-Juif et celui-ci l'annule ; dès qu'elle est arrivée dans sa main, il ne le dit pas à un non-Juif pour qu'il l'annule ; car ils ont dit : un non-Juif annule son idole et celle de son prochain, qu'il l'adore ou qu'il ne l'adore pas.
- מַאי ״עוֹבְדָהּ״, וּמַאי ״שֶׁאֵינוֹ עוֹבְדָהּ״? אִילֵּימָא אִידֵּי וְאִידֵּי גּוֹי, הַיְינוּ שֶׁלּוֹ וְשֶׁל חֲבֵירוֹ! אֶלָּא לָאו ״עוֹבְדָהּ״ — גּוֹי, וּמַאי ״שֶׁאֵינוֹ עוֹבְדָהּ״ — גֵּר תּוֹשָׁב, וּשְׁמַע מִינַּהּ גֵּר תּוֹשָׁב נָמֵי מְבַטֵּל!Que signifie « qui l'adore », et que signifie « qui ne l'adore pas » ? Si l'on dit que l'un et l'autre désignent un non-Juif, c'est identique à « la sienne et celle de son prochain » ! Plutôt, n'est-ce pas : « qui l'adore », un non-Juif, et que signifie « qui ne l'adore pas » ? Un guer tochav. Déduis-en qu'un guer tochav aussi annule !
- לָא, לְעוֹלָם אֵימָא לָךְ: אִידֵּי וְאִידֵּי גּוֹי, וּדְקָאָמְרַתְּ הַיְינוּ ״שֶׁלּוֹ וְשֶׁל חֲבֵירוֹ״: רֵישָׁא — זֶה וָזֶה לִפְעוֹר, וְזֶה וָזֶה לְמַרְקוּלִיס; סֵיפָא — זֶה לִפְעוֹר וְזֶה לְמַרְקוּלִיס.Non. En réalité, je te dirai : l'un et l'autre désignent un non-Juif. Et quant à ce que tu as dit, que c'est identique à « la sienne et celle de son prochain » : le début parle du cas où l'un et l'autre adorent Péor, ou l'un et l'autre Mercure ; la fin, du cas où l'un adore Péor et l'autre Mercure.
- מֵיתִיבִי: אֵיזֶהוּ גֵּר תּוֹשָׁב? כֹּל שֶׁקִּיבֵּל עָלָיו בִּפְנֵי שְׁלֹשָׁה חֲבֵרִים שֶׁלֹּא לַעֲבוֹד עֲבוֹדָה זָרָה, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר.On a objecté : Qui est un guer tochav ? Quiconque a accepté sur lui devant trois 'haverim (hommes scrupuleux dans l'observance) de ne pas adorer d'idoles ; ce sont les paroles de Rabbi Méïr.
- וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: כֹּל שֶׁקִּיבֵּל עָלָיו שֶׁבַע מִצְוֹת שֶׁקִּבְּלוּ עֲלֵיהֶם בְּנֵי נֹחַ.Et les Sages disent : Quiconque a accepté sur lui les sept mitsvot qu'ont acceptées sur eux les descendants de Noa'h.
- אֲחֵרִים אוֹמְרִים: אֵלּוּ לֹא בָּאוּ לִכְלַל גֵּר תּוֹשָׁב, אֶלָּא אֵיזֶהוּ גֵּר תּוֹשָׁב? זֶה גֵּר אוֹכֵל נְבֵילוֹת, שֶׁקִּבֵּל עָלָיו לְקַיֵּים כׇּל מִצְוֹת הָאֲמוּרוֹת בַּתּוֹרָה חוּץ מֵאִיסּוּר נְבֵילוֹת.D'autres disent : Ceux-là ne sont pas entrés dans la catégorie du guer tochav. Mais qui est un guer tochav ? C'est le converti qui mange des bêtes mortes (non abattues rituellement), qui a accepté sur lui d'observer toutes les mitsvot énoncées dans la Torah, à l'exception de l'interdit des bêtes mortes.
- מְיַיחֲדִין אֶצְלוֹ יַיִן, וְאֵין מַפְקִידִין אֶצְלוֹ יַיִן, וַאֲפִילּוּ בְּעִיר שֶׁרוּבָּהּ יִשְׂרָאֵל, אֲבָל מְיַיחֲדִין אֶצְלוֹ יַיִן וַאֲפִילּוּ בְּעִיר שֶׁרוּבָּהּ גּוֹיִם, שַׁמְנוֹ כְּיֵינוֹ.La baraïta poursuit : On laisse seul du vin chez lui pour un court moment, mais on ne dépose pas de vin chez lui pour longtemps, et ce même dans une ville à majorité juive. Mais on laisse seul du vin chez lui, même dans une ville à majorité non juive. Son huile est comme son vin.
- שַׁמְנוֹ כְּיֵינוֹ סָלְקָא דַּעְתָּךְ? שֶׁמֶן מִי קָא הָוֵי יֵין נֶסֶךְ? אֶלָּא, יֵינוֹ כְּשַׁמְנוֹ.« Son huile est comme son vin », cela te vient-il à l'esprit ? L'huile devient-elle du vin de libation ? Plutôt, il faut lire : son vin est comme son huile : il est permis d'en tirer profit, mais non de le boire.
- וְלִשְׁאָר כׇּל דָּבָר הֲרֵי הוּא כְּגוֹי. רַבָּן שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: יֵינוֹ יֵין נֶסֶךְ, וְאָמְרִי לַהּ מוּתָּר בִּשְׁתִיָּה.Et pour tout le reste, il est comme un non-Juif. Rabban Chimon dit : Son vin est du vin de libation ; et certains disent : il est permis à boire.
- קָתָנֵי מִיהָא: וְלִשְׁאָר כׇּל דְּבָרָיו הֲרֵי הוּא כְּגוֹי. לְמַאי הִלְכְתָא? לָאו דִּמְבַטֵּל עֲבוֹדָה זָרָה כְּגוֹי? אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: לֹא, לִיתֵּן רְשׁוּת וּלְבַטֵּל רְשׁוּת.Il enseigne en tout cas : et pour tout le reste, il est comme un non-Juif. Pour quelle halakha ? N'est-ce pas pour dire qu'il annule une idole comme un non-Juif ? Rav Na'hman bar Yits'hak a dit : Non, c'est pour céder un droit et renoncer à un droit sur une cour commune, pour les lois de l'érouv du Chabbat.
- וְכִדְתַנְיָא: יִשְׂרָאֵל מְשׁוּמָּד מְשַׁמֵּר שַׁבַּתּוֹ בַּשּׁוּק — מְבַטֵּל רְשׁוּת, שֶׁאֵין מְשַׁמֵּר שַׁבַּתּוֹ בַּשּׁוּק — אֵין מְבַטֵּל רְשׁוּת, מִפְּנֵי שֶׁאָמְרוּ: יִשְׂרָאֵל נוֹתֵן רְשׁוּת וּמְבַטֵּל רְשׁוּת.Comme il a été enseigné : Un Juif apostat qui observe son Chabbat au marché (en public) renonce à son droit ; celui qui n'observe pas son Chabbat au marché ne renonce pas à son droit ; car ils ont dit : un Juif cède son droit et renonce à son droit.
- וּבְגוֹי — עַד שֶׁיִּשְׂכּוֹר. כֵּיצַד? אוֹמֵר לוֹ: ״רְשׁוּתִי קְנוּיָה לָךְ״, ״רְשׁוּתִי מְבוּטֶּלֶת לָךְ״ — קָנָה, וְאֵין צָרִיךְ לִזְכּוֹת.Mais pour un non-Juif, il faut qu'il loue son droit. Comment ? Il lui dit : « Mon droit t'est acquis », « Mon droit t'est abandonné » : il a acquis, et il n'est pas nécessaire de prendre possession par un acte formel.
- רַב יְהוּדָה שַׁדַּר לֵיהּ קוּרְבָּנָאRav Yehouda lui envoya un présent
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