Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מַתְנִי׳ הַשּׂוֹכֵר אֶת הַפּוֹעֵל לַעֲשׂוֹת עִמּוֹ בְּיֵין נֶסֶךְ — שְׂכָרוֹ אָסוּר. שְׂכָרוֹ לַעֲשׂוֹת עִמּוֹ מְלָאכָה אַחֶרֶת, אַף עַל פִּי שֶׁאָמַר לוֹ ״הַעֲבֵר לִי חָבִית שֶׁל יַיִן נֶסֶךְ מִמָּקוֹם לְמָקוֹם״ — שְׂכָרוֹ מוּתָּר. הַשּׂוֹכֵר אֶת הַחֲמוֹר לְהָבִיא עָלֶיהָ יֵין נֶסֶךְ — שְׂכָרָהּ אָסוּר. שְׂכָרָהּ לֵישֵׁב עָלֶיהָ, אַף עַל פִּי שֶׁהִנִּיחַ גּוֹי לְגִינוֹ עָלֶיהָ — שְׂכָרָהּ מוּתָּר.Michna. Celui qui engage l'ouvrier – il s'agit d'un non-Juif qui engage un ouvrier juif – pour travailler avec lui au vin de libation (vin offert à l'idolâtrie) : son salaire est interdit ; il est défendu à l'ouvrier d'en tirer profit. S'il l'a engagé pour faire avec lui un autre travail, même s'il lui a dit pendant ce travail : « Transporte-moi le tonneau de vin de libation d'un endroit à l'autre », son salaire est permis. Celui qui loue l'ânesse d'un Juif pour transporter sur elle du vin de libation : son prix de location est interdit. S'il l'a louée pour s'asseoir sur elle, même si le non-Juif a posé sa cruche de vin de libation sur elle, son prix de location est permis.
- גְּמָ׳ מַאי טַעְמָא שְׂכָרוֹ אָסוּר? אִילֵּימָא, הוֹאִיל וְיֵין נֶסֶךְ אָסוּר בַּהֲנָאָה, שְׂכָרוֹ נָמֵי אָסוּר — הֲרֵי עׇרְלָה וְכִלְאֵי הַכֶּרֶם דַּאֲסוּרִין בַּהֲנָאָה, וּתְנַן: מְכָרָן וְקִידֵּשׁ בִּדְמֵיהֶן — מְקוּדֶּשֶׁת!Guemara. Quelle est la raison pour laquelle son salaire est interdit ? Si l'on dit : puisque le vin de libation est interdit de profit, son salaire aussi est interdit – c'est difficile : voici la orla (fruits des trois premières années d'un arbre) et les kilayim de la vigne (mélange de semences dans un vignoble), qui sont interdits de profit, et nous avons appris dans une Michna (Kiddouchin 56b) : s'il les a vendus et a consacré une femme en mariage avec leur prix, elle est consacrée ! Le prix d'une chose interdite n'est donc pas lui-même interdit.
- אֶלָּא, הוֹאִיל וְתוֹפֵס אֶת דָּמָיו כַּעֲבוֹדָה זָרָה. וַהֲרֵי שְׁבִיעִית דְּתוֹפֶסֶת אֶת דָּמֶיהָ, וּתְנַן: הָאוֹמֵר לְפוֹעֵל ״הֵילָךְ דִּינָר זֶה, לְקוֹט לִי בּוֹ יָרָק הַיּוֹם״ — שְׂכָרוֹ אָסוּר, ״לְקוֹט לִי יָרָק הַיּוֹם״ — שְׂכָרוֹ מוּתָּר!Plutôt, la raison serait : puisque le vin de libation transfère son statut à son prix comme l'idolâtrie. Mais cela aussi est difficile : voici les fruits de la septième année, qui transfèrent leur sainteté à leur prix, et nous avons appris dans une Michna (Chevi'it 8, 4) : celui qui dit à un ouvrier : « Voici pour toi ce dinar, cueille-moi pour sa valeur des légumes aujourd'hui », son salaire est interdit (il prend la sainteté de la septième année), mais s'il lui dit : « Cueille-moi des légumes aujourd'hui », son salaire est permis ! Il devrait en être de même ici.
- אָמַר רַבִּי אֲבָהוּ אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: קְנָס הוּא שֶׁקָּנְסוּ חֲכָמִים בַּחֲמָרִין וּבְיֵין נֶסֶךְ. יֵין נֶסֶךְ — הָא דַּאֲמַרַן, חַמָּרִין מַאי הִיא? דְּתַנְיָא: הַחַמָּרִין שֶׁהָיוּ עוֹשִׂין מְלָאכָה בְּפֵירוֹת שְׁבִיעִית — שְׂכָרָן שְׁבִיעִית.Rabbi Abahou a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : c'est une amende que les Sages ont infligée aux âniers et pour le vin de libation. Pour le vin de libation, c'est ce que nous avons dit dans la Michna. Les âniers, de quoi s'agit-il ? Comme il a été enseigné dans une baraïta : les âniers qui faisaient un travail avec des fruits de la septième année, leur salaire est de la septième année.
- מַאי ״שְׂכָרָן שְׁבִיעִית״? אִילֵּימָא דְּיָהֲבִינַן לְהוּ שָׂכָר מִפֵּירוֹת שְׁבִיעִית, נִמְצָא זֶה פּוֹרֵעַ חוֹבוֹ מִפֵּירוֹת שְׁבִיעִית, וְהַתּוֹרָה אָמְרָה: ״לְאׇכְלָה״ וְלֹא לִסְחוֹרָה!Que signifie « leur salaire est de la septième année » ? Si l'on dit que nous leur donnons leur salaire en fruits de la septième année, il se trouve que celui-ci paie sa dette avec des fruits de la septième année, alors que la Torah a dit : « pour nourriture » (Lévitique 25, 6), et non pour le commerce !
- וְאֶלָּא דְּקָדוֹשׁ שְׂכָרָן בִּקְדוּשַּׁת שְׁבִיעִית. וּמִי קָדוֹשׁ? וְהָתַנְיָא: הָאוֹמֵר לְפוֹעֵל: ״הֵילָךְ דִּינָר זֶה וּלְקוֹט לִי יָרָק הַיּוֹם״ — שְׂכָרוֹ מוּתָּר, ״לְקוֹט לִי יָרָק בּוֹ הַיּוֹם״ — שְׂכָרוֹ אָסוּר!Mais alors, cela signifierait que leur salaire devient saint de la sainteté de la septième année. Or devient-il saint ? Mais il a été enseigné : celui qui dit à un ouvrier : « Voici pour toi ce dinar et cueille-moi des légumes aujourd'hui », son salaire est permis ; « Cueille-moi pour sa valeur des légumes aujourd'hui », son salaire est interdit ! Le cas des âniers ressemble au premier, où la valeur du dinar n'est pas mentionnée.
- אָמַר אַבָּיֵי: לְעוֹלָם יָהֲבִינַן לֵיהּ שָׂכָר מִפֵּירוֹת שְׁבִיעִית, וּדְקָא קַשְׁיָא לָךְ ״לְאׇכְלָה״ וְלֹא לִסְחוֹרָה, דְּיַהֲבֵיהּ נִיהֲלֵיהּ בְּצַד הֶיתֵּר, כְּדִתְנַן: לֹא יֹאמַר אָדָם לַחֲבֵירוֹ:Abayé a dit : en réalité nous lui donnons son salaire en fruits de la septième année, et quant à ce qui te fait difficulté, « pour nourriture » et non pour le commerce, c'est qu'on le lui donne d'une manière permise, comme un don et non comme un salaire, comme nous avons appris dans une Michna (Maasser Chéni 3, 1) : qu'un homme ne dise pas à son prochain :
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