Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- ״הַעֲלֵה לִי פֵּירוֹת הַלָּלוּ לִירוּשָׁלַיִם לְחַלֵּק״, אֲבָל אוֹמֵר לוֹ: ״הַעֲלֵם לְאוֹכְלָם וְלִשְׁתּוֹתָם בִּירוּשָׁלַיִם״, וְנוֹתְנִין זֶה לָזֶה מַתָּנָה שֶׁל חִנָּם.« Fais-moi monter ces fruits à Jérusalem – il s'agit de fruits de maasser chéni (second prélèvement, consommé à Jérusalem) – pour partager », c'est-à-dire en échange d'une part de ces fruits, car ce serait un paiement et donc du commerce ; mais il peut lui dire : « Fais-les monter pour les manger et les boire à Jérusalem », et ils se donnent là-bas l'un à l'autre un don gratuit. Ce qui ne peut être donné en paiement peut donc être donné en cadeau, et il en va de même pour les âniers.
- וְרָבָא אָמַר: לְעוֹלָם דְּקָדוֹשׁ בִּקְדוּשַּׁת שְׁבִיעִית, וּדְקָא קַשְׁיָא לָךְ פּוֹעֵל — פּוֹעֵל דְּלָא נְפִישׁ אַגְרֵיהּ לָא קַנְסוּהּ רַבָּנַן, חַמָּרִין דִּנְפִישׁ אַגְרַיְיהוּ — קְנַסוּ רַבָּנַן בְּהוּ. וּמַתְנִיתִין — חוּמְרָא דְּיֵין נֶסֶךְ שָׁאנֵי.Et Rava a dit : en réalité leur salaire devient saint de la sainteté de la septième année, et quant à ce qui te fait difficulté, le cas de l'ouvrier de la Michna, dont le salaire n'est pas saint : l'ouvrier, dont le salaire n'est pas important, les Sages ne l'ont pas sanctionné ; les âniers, dont le salaire est important, les Sages les ont sanctionnés. Et notre Michna, qui interdit même le salaire de l'ouvrier : la rigueur du vin de libation est différente.
- אִיבַּעְיָא לְהוּ: שְׂכָרוֹ לִסְתָם יֵינָן, מַהוּ? מִי אָמְרִינַן: כֵּיוָן דְּאִיסּוּרָא חָמוּר כִּדְיֵין נֶסֶךְ — שְׂכָרוֹ נָמֵי אָסוּר, אוֹ דִלְמָא: הוֹאִיל וְטוּמְאָתוֹ (קיל) [קִילָא] — אַף שְׂכָרוֹ נָמֵי קִיל?Ils ont posé la question : s'il l'a engagé pour travailler au vin ordinaire des idolâtres (stam yeinan, vin non offert à l'idolâtrie), qu'en est-il ? Disons-nous : puisque son interdit est aussi grave que celui du vin de libation, son salaire aussi est interdit ; ou peut-être : puisque son impureté est légère, son salaire aussi est léger ?
- תָּא שְׁמַע: דְּהָהוּא גַּבְרָא דְּאֹגַר אַרְבֵּיהּ לִסְתָם יֵינָן, יְהַבוּ לֵיהּ חִיטֵּי בְּאַגְרָא, אֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרַב חִסְדָּא, אֲמַר לֵיהּ: זִיל קְלִינְהוּ וְקִבְרִינְהוּ (בקברי) [בֵּי קִבְרֵי].Viens et entends une preuve : un homme avait loué son bateau pour du vin ordinaire des idolâtres, et on lui donna du blé en paiement. Il vint devant Rav 'Hisda, qui lui dit : « Va le brûler et enterre-le au cimetière. » On voit que le salaire pour ce vin est interdit.
- וְלֵימָא לֵיהּ: בַּדְּרִינְהוּ! אָתוּ בְּהוּ לִידֵי תַּקָּלָה. וְלִיקְלִינְהוּ וְלִיבַדְּרִינְהוּ! דִּלְמָא מְזַבְּלִי בְּהוּ.Mais qu'il lui dise : « Disperse-le » ! Ils en viendraient à un incident fâcheux : on en ramasserait les grains pour les manger. Alors qu'il le brûle et le disperse ! Peut-être s'en serviraient-ils comme engrais.
- וְלִקְבְּרִינְהוּ בְּעֵינַיְיהוּ! מִי לָא תְּנַן: אֶחָד אֶבֶן שֶׁנִּסְקַל בָּהּ, וְאֶחָד עֵץ שֶׁנִּתְלָה עָלָיו, וְאֶחָד סַיִיף שֶׁנֶּהֱרַג בּוֹ, וְאֶחָד סוּדָר שֶׁנֶּחְנַק בּוֹ — כּוּלָּם נִקְבָּרִים עִמּוֹ?Mais qu'il l'enterre tel quel ! N'avons-nous pas appris dans une Michna : tant la pierre avec laquelle le condamné a été lapidé, que le bois sur lequel il a été pendu, que l'épée avec laquelle il a été tué, que le foulard avec lequel il a été étranglé, tous sont enterrés avec lui ? Ils sont pourtant interdits de profit, et on ne les brûle pas.
- הָתָם דְּקָא קָבְרִי בְּבֵי דִינָא, מוֹכְחָא מִילְּתָא דַּהֲרוּגֵי בֵּית דִּין נִינְהוּ. הָכָא לָא מוֹכְחָא מִילְּתָא, אֵימַר: אִינָשׁ גְּנַב וְאַיְיתִי קְבַר הָכָא.Là-bas, puisqu'on les enterre au cimetière du tribunal, la chose est évidente : ce sont des condamnés à mort du tribunal, et tous savent que ces objets sont interdits. Ici la chose n'est pas évidente : on dira qu'un homme a volé ce blé, l'a apporté et l'a enterré ici, et on viendrait à s'en servir.
- דְּבֵי רַבִּי יַנַּאי יָזְפִי פֵּירֵי שְׁבִיעִית מֵעֲנִיִּים, וּפָרְעוּ לְהוּ בִּשְׁמִינִית. אֲתוֹ אֲמַרוּ לֵיהּ לְרַבִּי יוֹחָנָן, אֲמַר לְהוּ: יָאוּת הֵן עָבְדִין.Ceux de l'école de Rabbi Yannaï empruntaient des fruits de la septième année aux pauvres et les leur remboursaient durant la huitième. On vint le dire à Rabbi Yo'hanan, qui leur dit : « Ils agissent bien », car ce n'est pas du commerce.
- וּכְנֶגְדָּן בְּאֶתְנַן — מוּתָּר, דְּתַנְיָא: נָתַן לָהּ וְלֹא בָּא עָלֶיהָ, בָּא עָלֶיהָ וְלֹא נָתַן לָהּ — אֶתְנַנָּה מוּתָּר.Et le cas correspondant, pour l'etnan (salaire d'une prostituée, inapte à servir d'offrande, Deutéronome 23, 19), est permis, comme il a été enseigné dans une baraïta : s'il lui a donné et n'est pas venu vers elle, s'il est venu vers elle et ne lui a pas donné, son etnan est permis.
- נָתַן לָהּ וְלֹא בָּא עָלֶיהָ — פְּשִׁיטָא, כֵּיוָן דְּלָא בָּא עָלֶיהָ מַתָּנָה בְּעָלְמָא הוּא דְּיָהֵיב לַהּ! וְתוּ, בָּא עָלֶיהָ וְלֹא נָתַן לָהּ — הָא לָא יָהֵיב לָהּ וְלָא מִידֵּי, וְכֵיוָן דְּלָא נָתַן לָהּ מַאי ״אֶתְנַנָּה מוּתָּר״?« S'il lui a donné et n'est pas venu vers elle » – c'est évident : puisqu'il n'est pas venu vers elle, c'est un simple cadeau qu'il lui a donné ! Et encore : « s'il est venu vers elle et ne lui a pas donné » – il ne lui a rien donné du tout ; et puisqu'il ne lui a pas donné, que signifie « son etnan est permis » ?
- אֶלָּא הָכִי קָאָמַר: נָתַן לָהּ וְאַחַר כָּךְ בָּא עָלֶיהָ, אוֹ בָּא עָלֶיהָ וְאַחַר כָּךְ נָתַן לָהּ — אֶתְנַנָּה מוּתָּר.Plutôt, voici ce qu'il veut dire : s'il lui a donné et ensuite est venu vers elle, ou s'il est venu vers elle et ensuite lui a donné, son etnan est permis, car le don n'a pas été fait au moment de l'union.
- נָתַן לָהּ וְאַחַר כָּךְ בָּא עָלֶיהָ, לְכִי בָּא עָלֶיהָS'il lui a donné et ensuite est venu vers elle, lorsqu'il vient vers elle,
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