Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- דְּאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן מִשּׁוּם רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יְהוֹצָדָק: מַיִם שֶׁל רַבִּים אֵין נֶאֱסָרִין. הָא דְּיָחִיד נֶאֱסָרִין.car Rabbi Yo'hanan a dit au nom de Rabbi Chimon ben Yehotsadak : Les eaux publiques ne sont pas rendues interdites. On en déduit : celles d'un particulier sont rendues interdites si des idolâtres se prosternent devant elles.
- וְתִיפּוֹק לֵיהּ, דְּהָא מְחוּבָּרִין נִינְהוּ! לָא צְרִיכָא, דְּתַלְשִׁינְהוּ גַּלָּא.Mais qu'il le déduise plutôt du fait qu'elles sont attachées au sol, or ce qui est attaché au sol n'est pas interdit par l'adoration ! Ce n'est nécessaire que dans le cas où une vague les a arrachées au sol.
- סוֹף סוֹף, אַבְנֵי הַר שֶׁנִּדַּלְדְּלוּ נִינְהוּ, תִּסְתַּיֵּים דְּרַבִּי יוֹחָנָן דְּאָמַר אֲסוּרוֹת?Finalement, ce sont comme des pierres de montagne qui se sont détachées d'elles-mêmes, sujet d'une divergence (46a) où l'on ignore qui interdit et qui permet. Conclura-t-on que c'est Rabbi Yo'hanan qui dit qu'elles sont interdites ?
- לָא צְרִיכָא, דְּטַפְחִינְהוּ בִּידֵיהּ.Ce n'est nécessaire que dans le cas où il les a frappées de sa main, et les a ainsi détachées par une action humaine.
- רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא אִיקְּלַע לְגַבְלָא, חֲזָא בְּנוֹת יִשְׂרָאֵל דְּמִיעַבְּרָן מִגּוֹיִם שֶׁמָּלוּ וְלֹא טָבְלוּ, חֲזָא חַמְרָא דִּמְזַגוּ גּוֹיִם וְשָׁתוּ יִשְׂרָאֵל, חֲזָא תּוֹרְמוֹסָא דְּשָׁלְקִי לְהוּ גּוֹיִם וְאָכְלִי יִשְׂרָאֵל, וְלָא אֲמַר לְהוּ וְלָא מִידֵּי.Rabbi 'Hiya bar Abba se trouva de passage à Gavla. Il vit des femmes juives enceintes de non-Juifs qui s'étaient circoncis, mais qui ne s'étaient pas immergés ; il vit du vin que des non-Juifs avaient coupé d'eau, et que des Juifs buvaient ; il vit des lupins que des non-Juifs faisaient cuire, et que des Juifs mangeaient ; et il ne leur dit rien du tout.
- אֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן, אֲמַר לֵיהּ: צֵא וְהַכְרֵז עַל בְּנֵיהֶם שֶׁהֵן מַמְזֵרִים, וְעַל יֵינָן מִשּׁוּם יֵין נֶסֶךְ, וְעַל תּוֹרְמוֹסָן מִשּׁוּם בִּישּׁוּלֵי גוֹיִם, מִשּׁוּם שֶׁאֵינָן בְּנֵי תוֹרָה.Il vint devant Rabbi Yo'hanan et lui raconta ce qu'il avait vu. Il lui dit : Va et proclame au sujet de leurs enfants qu'ils sont mamzerim (nés d'une union interdite), au sujet de leur vin qu'il est interdit à cause du yèn nessekh (vin de libation idolâtre), et au sujet de leurs lupins qu'ils sont interdits à cause de la cuisine des non-Juifs, parce qu'ils ne sont pas des gens de Torah.
- עַל בְּנֵיהֶם שֶׁהֵם מַמְזֵרִים — רַבִּי יוֹחָנָן לְטַעְמֵיהּ, דְּאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: לְעוֹלָם אֵינוֹ גֵּר עַד שֶׁיָּמוּל וְיִטְבּוֹל, וְכֵיוָן דְּלָא טְבֵיל — גּוֹי הוּא. וְאָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: גּוֹי וְעֶבֶד הַבָּא עַל בַּת יִשְׂרָאֵל — הַוָּלָד מַמְזֵר.« Au sujet de leurs enfants qu'ils sont mamzerim » : Rabbi Yo'hanan suit ici son raisonnement, car Rabbi Yo'hanan a dit : Il n'est jamais converti tant qu'il ne s'est pas circoncis et immergé ; et puisqu'il ne s'est pas immergé, il est encore non-Juif. Et Rabba bar bar 'Hana a dit que Rabbi Yo'hanan a dit : Un non-Juif ou un esclave qui a eu une relation avec une fille d'Israël, l'enfant est mamzer.
- וּגְזוּר עַל יֵינָם מִשּׁוּם יֵין נֶסֶךְ — מִשּׁוּם ״לָךְ לָךְ, אָמְרִין נְזִירָא; סְחוֹר סְחוֹר, לְכַרְמָא לָא תִּקְרַב״.« Et décrète au sujet de leur vin qu'il est interdit à cause du yèn nessekh » : bien que le non-Juif ne l'ait pas touché, c'est à cause de la maxime : « Va, va, dit-on au nazir (celui qui a fait vœu de s'abstenir de vin) ; fais le tour, fais le tour, ne t'approche pas de la vigne ».
- וְעַל תּוֹרְמוֹסָן מִשּׁוּם בִּישּׁוּלֵי גוֹיִם — לְפִי שֶׁאֵינָן בְּנֵי תוֹרָה. טַעְמָא דְּאֵינָן בְּנֵי תוֹרָה, הָא בְּנֵי תוֹרָה שְׁרֵי? וְהָאָמַר רַב שְׁמוּאֵל בַּר רַב יִצְחָק אָמַר רַב: כֹּל שֶׁנֶּאֱכָל כְּמוֹת שֶׁהוּא חַי אֵין בּוֹ מִשּׁוּם בִּישּׁוּלֵי גוֹיִם!« Et au sujet de leurs lupins, à cause de la cuisine des non-Juifs, parce qu'ils ne sont pas des gens de Torah » : La raison est qu'ils ne sont pas des gens de Torah ; mais à des gens de Torah, ce serait permis ? Or Rav Chmouel bar Rav Yits'hak n'a-t-il pas dit que Rav a dit : Tout ce qui se mange tel quel, cru, n'est pas soumis à l'interdit de la cuisine des non-Juifs ! Or les lupins, amers, ne se mangent pas crus ; ils devraient donc être interdits à tous.
- רַבִּי יוֹחָנָן כִּי הָךְ לִישָּׁנָא סְבִירָא לֵיהּ, דְּאָמַר רַב שְׁמוּאֵל בַּר רַב יִצְחָק אָמַר רַב: כֹּל שֶׁאֵינוֹ עוֹלֶה לְשׁוּלְחָן שֶׁל מְלָכִים לְלֶפֶת בּוֹ אֶת הַפַּת — אֵין בּוֹ מִשּׁוּם בִּישּׁוּלֵי גוֹיִם. טַעְמָא דְּאֵינָן בְּנֵי תוֹרָה, הָא בְּנֵי תוֹרָה שְׁרֵי.Rabbi Yo'hanan tient selon cette autre version, car Rav Chmouel bar Rav Yits'hak a dit que Rav a dit : Tout ce qui ne monte pas à la table des rois pour accompagner le pain n'est pas soumis à l'interdit de la cuisine des non-Juifs. Or les lupins n'y montent pas. La raison de l'interdiction à Gavla est donc qu'ils ne sont pas des gens de Torah ; mais à des gens de Torah, c'est permis.
- בְּעוֹ מִינֵּיהּ מֵרַב כָּהֲנָא: גּוֹי מַהוּ שֶׁיּוֹלִיךְ עֲנָבִים לַגַּת? אֲמַר לְהוּ: אָסוּר, מִשּׁוּם ״לָךְ לָךְ, אָמְרִין נְזִירָא; סְחוֹר סְחוֹר, לְכַרְמָא לָא תִּקְרַב״. אֵיתִיבֵיהּ רַב יֵימַר לְרַב כָּהֲנָא: גּוֹי שֶׁהֵבִיא עֲנָבִים לַגַּת בְּסַלִּין.Ils ont demandé à Rav Kahana : Un non-Juif peut-il porter des raisins au pressoir ? Il leur dit : C'est interdit, à cause de la maxime : « Va, va, dit-on au nazir ; fais le tour, fais le tour, ne t'approche pas de la vigne ». Rav Yemar objecta à Rav Kahana, d'après une baraïta : Un non-Juif qui a apporté des raisins au pressoir dans des paniers
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