Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אִיקְּלַע רַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב נַחְמָן לְמָחוֹזָא, אֲמַר לֵיהּ רָבָא לְרַב אֶלְיָקִים שַׁמָּעֵיהּ: טְרוֹק גַּלֵּי, דְּלָא נֵיתוֹ אִינָשֵׁי דְּנִיטְרֹיד.Rav Houna, fils de Rav Na'hman, se trouva de passage à Me'hoza. Rava dit à Rav Elyakim, son serviteur : Ferme les portes, afin que ne viennent pas des gens qui nous dérangeraient, et que nous puissions tirer la question au clair.
- עָל לְגַבֵּיהּ, אֲמַר לֵיהּ: כִּי הַאי גַּוְונָא מַאי? אֲמַר לֵיהּ: אָסוּר אֲפִילּוּ בַּהֲנָאָה. וְהָא מָר הוּא דְּאָמַר: שִׁיכְשֵׁךְ אֵין עוֹשֶׂה יֵין נֶסֶךְ! אֵימַר דַּאֲמַרִי אֲנָא – לְבַר מִדְּמֵיהּ דְּהָהוּא חַמְרָא, דְּמֵי דְּהָהוּא חַמְרָא מִי אֲמַרִי?Rav Houna, fils de Rav Na'hman, entra auprès de lui, Rava, et lui dit : Dans un cas comme celui-ci, où un non-Juif a remué le vin sans intention d'en faire une libation idolâtre, qu'en est-il ? Il lui dit : Ce vin est interdit, même au profit. Rav Houna lui demanda : Mais n'est-ce pas le Maître qui a dit : Remuer le vin n'en fait pas du yèn nessekh (vin de libation idolâtre) ? Rava répondit : Dis que j'ai parlé ainsi à l'exception de la valeur de ce vin-là, le vin interdit qui s'est mêlé au tonneau ; la valeur de ce vin-là, l'ai-je dite permise ?
- אָמַר רָבָא: כִּי אֲתַאי לְפוּמְבְּדִיתָא, אַקְּפַן נַחְמָנִי שְׁמַעְתָּתָא וּמַתְנְיָתָא דַּאֲסִיר.Rava a dit : Quand je suis arrivé à Poumbedita, Na'hmani, c'est-à-dire Abayé, m'a entouré de traditions des Amoraïm (Sages de l'époque de la Guemara) et de baraïtot (enseignements tannaïtiques non retenus dans la Michna) établissant que ce vin remué par un non-Juif est interdit, même au profit.
- שְׁמַעְתָּתָא: דְּהָהוּא עוֹבָדָא דַּהֲוָה בִּנְהַרְדְּעָא, וַאֲסַר שְׁמוּאֵל, בִּטְבֶרְיָא וַאֲסַר רַבִּי יוֹחָנָן, וַאֲמַרִי לֵיהּ: לְפִי שֶׁאֵינָן בְּנֵי תוֹרָה, וַאֲמַר לִי: טְבֶרְיָא וּנְהַרְדְּעָא אֵינָן בְּנֵי תוֹרָה, דְּמָחוֹזָא בְּנֵי תוֹרָה?!Rava explique : Abayé cita des traditions : le cas qui s'est produit à Neharde'a, et où Chmouel a interdit le vin, et à Tibériade, où Rabbi Yo'hanan a interdit le vin. Je lui ai dit : Ils n'ont interdit que parce que les habitants de ces villes ne sont pas des gens de Torah, et qu'il fallait les éloigner de la faute. Et il m'a dit : Tibériade et Neharde'a ne seraient pas des gens de Torah, et ceux de Me'hoza seraient des gens de Torah ?! Ce n'est évidemment pas le cas.
- מַתְנְיָתָא: דַּאֲגַרְדְּמִים גּוֹי שֶׁקָּדַח בְּמֵינֶקֶת וְהֶעֱלָה, אוֹ שֶׁטָּעַם מִן הַכּוֹס וְהֶחְזִירוֹ לְחָבִית — זֶה הָיָה מַעֲשֶׂה וַאֲסָרוּהוּ. מַאי לָאו בַּהֲנָאָה? לֹא, בִּשְׁתִיָּיה.Abayé cita aussi une baraïta : Un agardamim (inspecteur des marchés) non-Juif qui a percé un tonneau avec un tube et a fait monter le vin pour le goûter, ou qui a goûté à la coupe et l'a reversée dans le tonneau – ce fut un cas réel, et les Sages l'ont interdit. N'est-ce pas une interdiction même au profit ? Rava répondit : Non, seulement de boire ce vin.
- אִי הָכִי, לִיתְנֵי ״יִמָּכֵר״, כִּדְקָתָנֵי סֵיפָא: חָרָם גּוֹי שֶׁהוֹשִׁיט יָדוֹ לֶחָבִית, וּכְסָבוּר שֶׁל שֶׁמֶן הִיא וְנִמְצֵאת שֶׁל יַיִן — זֶה הָיָה מַעֲשֶׂה, וְאָמְרוּ: ״יִמָּכֵר״. תְּיוּבְתָּא דְרָבָא, תְּיוּבְתָּא.Abayé objecta : S'il en est ainsi, que la baraïta enseigne : « Qu'il soit vendu », comme l'enseigne la fin : Un 'haram (confiscateur) non-Juif qui a tendu la main vers un tonneau, croyant qu'il était d'huile, et il s'est trouvé qu'il était de vin – ce fut un cas réel, et les Sages ont dit : « Qu'il soit vendu ». Conclusion : c'est une teyouvta (réfutation définitive) contre Rava : c'est bien une réfutation.
- רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן אַרְזָא וְרַבִּי יוֹסֵי בֶּן נְהוֹרַאי הֲווֹ יָתְבִי וְקָא שָׁתוּ חַמְרָא, אֲתָא הָהוּא גַּבְרָא, אֲמַרוּ לֵיהּ: תָּא אַשְׁקֵינַן. לְבָתַר דִּרְמָא לְכָסָא אִיגַּלַּאי מִילְּתָא דְּגוֹי הוּא. חַד אָסַר אֲפִילּוּ בַּהֲנָאָה, וְחַד שָׁרֵי אֲפִילּוּ בִּשְׁתִיָּיה. אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: מַאן דְּאָסַר שַׁפִּיר אָסַר, וּמַאן דְּשָׁרֵי שַׁפִּיר שָׁרֵי. מַאן דְּאָסַר,Rabbi Yo'hanan ben Arza et Rabbi Yossé ben Nehoraï étaient assis et buvaient du vin. Vint un certain homme, et ils lui dirent : Viens nous servir à boire. Après qu'il eut versé dans la coupe, la chose fut révélée : c'était un non-Juif. L'un des deux Sages interdit ce vin même au profit, et l'autre le permit même à boire. Rabbi Yehochoua ben Lévi a dit : Celui qui a interdit a bien interdit, et celui qui a permis a bien permis, car les deux avis se défendent. Celui qui a interdit estime que
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