Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אִם עֲתִידִין לַחְזוֹר כְּמִלְחֶמֶת יְהוֹשֻׁעַ — אֵינָהּ בְּטֵילָה.s'ils doivent revenir, comme lors de la guerre de Yehochoua, elle n'est pas annulée.
- וּצְרִיכָא, דְּאִי תְּנָא לָוָה עָלֶיהָ — מִדְּלָא זַבְּנַהּ, לָא בַּטְּלַהּ; אֲבָל נָפְלָה עָלֶיהָ מַפּוֹלֶת — מִדְּלָא קָא מְפַנֵּי לַהּ, אֵימָא בַּטּוֹלֵי בַּטְּלַהּ, צְרִיכָא.Et il était nécessaire d'enseigner tous ces cas : car s'il n'avait enseigné que « s'il a emprunté sur elle », on aurait dit : du fait qu'il ne l'a pas vendue, il ne l'a pas annulée ; mais si un éboulement est tombé sur elle, du fait qu'il ne la dégage pas, dis qu'il l'a bel et bien annulée. Il était donc nécessaire de l'enseigner.
- וְאִי תְּנָא נָפְלָה עָלֶיהָ מַפּוֹלֶת, מִשּׁוּם דְּסָבַר: הָא מַנְּחָה, כֹּל אֵימַת דְּבָעֵינָא לַהּ שָׁקֵילְנָא לַהּ, אֲבָל גְּנָבוּהָ לִסְטִים, מִדְּלָא קָא מַהְדַּר אַבָּתְרַהּ — בַּטּוֹלֵי בַּטְּלַהּ, צְרִיכָא.Et s'il n'avait enseigné que « si un éboulement est tombé sur elle », on aurait dit que c'est parce qu'il pense : la voici posée là ; quand je la voudrai, je la prendrai ; mais si des brigands l'ont volée, du fait qu'il ne la recherche pas, il l'a bel et bien annulée. Il était donc nécessaire de l'enseigner.
- וְאִי תְּנָא גְּנָבוּהָ לִסְטִין, מִשּׁוּם דְּסָבַר: אִי גּוֹי שָׁקֵיל לַהּ — מִפְלָח פָּלַח לַהּ, אִי יִשְׂרָאֵל שָׁקְלָה — אַיְּידֵי דְּדָמֶיהָ יְקָרִין מְזַבֵּין לַהּ לְגוֹי וּפָלַח לַהּ, אֲבָל הִנִּיחוּהָ הַבְּעָלִים וְהָלְכוּ לִמְדִינַת הַיָּם, מִדְּלָא שָׁקְלוּ בַּהֲדַיְיהוּ — בַּטּוֹלֵי בַּטְּלוּהָ, צְרִיכָא.Et s'il n'avait enseigné que « si des brigands l'ont volée », on aurait dit que c'est parce qu'il pense : si un non-Juif l'a prise, il l'adorera ; si un Juif l'a prise, comme son prix est élevé, il la vendra à un non-Juif, qui l'adorera ; mais si ses propriétaires l'ont laissée et sont partis outre-mer, du fait qu'ils ne l'ont pas emportée avec eux, ils l'ont bel et bien annulée. Il était donc nécessaire de l'enseigner.
- אִם עֲתִידִין לַחְזוֹר כְּמִלְחֶמֶת יְהוֹשֻׁעַ — אֵינָהּ בְּטֵילָה. מִידֵּי מִלְחֶמֶת יְהוֹשֻׁעַ מִיהְדָּר הֲדוּר? הָכִי קָאָמַר: אִם עֲתִידִין לַחְזוֹר — הֲרֵי הוּא כְּמִלְחֶמֶת יְהוֹשֻׁעַ, וְאֵין לָהּ בְּטִילָה.« S'ils doivent revenir, comme lors de la guerre de Yehochoua, elle n'est pas annulée. » La Guemara s'étonne : ceux de la guerre de Yehochoua sont-ils donc revenus ? Voici ce qu'il veut dire : s'ils doivent revenir, il en est comme lors de la guerre de Yehochoua, et elle ne s'annule pas.
- וּלְמָה לִי לְמִיתְלְיַיהּ בְּמִלְחֶמֶת יְהוֹשֻׁעַ? מִלְּתָא אַגַּב אוֹרְחֵאּ קָא מַשְׁמַע לַן, כִּי הָא דְּאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: יִשְׂרָאֵל שֶׁזָּקַף לְבֵינָה לְהִשְׁתַּחֲוֹת לָהּ, וּבָא גּוֹי וְהִשְׁתַּחֲוָה לָהּ — אֲסָרָהּ.Et pourquoi la rattacher à la guerre de Yehochoua ? La Guemara répond : il nous enseigne une chose au passage, comme ce qu'a dit Rav Yehouda au nom de Rav : un Juif qui a dressé une brique pour se prosterner devant elle, sans le faire, et un non-Juif est venu se prosterner devant elle : il l'a interdite.
- מְנָלַן דַּאֲסָרָהּ? אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: כַּתְּחִילָּה שֶׁל אֶרֶץ יִשְׂרָאֵל, דְּאָמַר רַחֲמָנָא ״וַאֲשֵׁרֵיהֶם תִּשְׂרְפוּן בָּאֵשׁ״, מִכְּדֵי יְרוּשָּׁה הִיא לָהֶם מֵאֲבוֹתֵיהֶם, וְאֵין אָדָם אוֹסֵר דָּבָר שֶׁאֵינוֹ שֶׁלּוֹ!D'où savons-nous qu'il l'a interdite ? Rabbi Eléazar a dit : comme au début de la conquête de la terre d'Israël, où le Miséricordieux a dit : « et leurs achérim (arbres consacrés au culte idolâtre), vous les brûlerez au feu » (Deutéronome 12, 3). Or, c'est un héritage qu'ils tiennent de leurs ancêtres, et l'homme n'interdit pas ce qui n'est pas à lui !
- וְאִי מִשּׁוּם הָנָךְ דְּמֵעִיקָּרָא, בְּבִיטּוּלָא בְּעָלְמָא סַגִּי לְהוּ!Et si c'est à cause de ceux qui existaient dès l'origine, avant que la terre ne soit donnée à Avraham, une simple annulation leur suffirait !
- אֶלָּא, מִדִּפְלַחוּ יִשְׂרָאֵל לְעֵגֶל, גַּלּוֹ אַדַּעְתַּיְיהוּ דְּנִיחָא לְהוּ בַּעֲבוֹדָה זָרָה, וְכִי אֲתוֹ גּוֹיִם, שְׁלִיחוּתָא דִּידְהוּ עָבְדִי. הָכִי נָמֵי, יִשְׂרָאֵל שֶׁזָּקַף לְבֵינָה, גַּלִּיא דַּעְתֵּיהּ דְּנִיחָא לֵיהּ בַּעֲבוֹדָה זָרָה, וְכִי אֲתָא גּוֹי וּפְלַח לַהּ, שְׁלִיחוּתָא דִּידֵיהּ קָעָבֵיד.Mais c'est que, du fait qu'Israël a adoré le veau, ils ont révélé leur pensée, à savoir que l'idolâtrie leur convenait ; et lorsque les non-Juifs sont venus la pratiquer, ils ont accompli leur mandat. Ces achérim sont donc des idoles d'Israël, qui ne s'annulent pas. De même ici, un Juif qui a dressé une brique a révélé sa pensée, à savoir que l'idolâtrie lui convient ; et lorsqu'un non-Juif est venu l'adorer, il a accompli son mandat.
- וְדִלְמָא בְּעֵגֶל הוּא דְּנִיחָא לְהוּ, בְּמִידֵּי אַחֲרִינָא לָא? אָמַר קְרָא: ״אֵלֶּה אֱלֹהֶיךָ יִשְׂרָאֵל״, מְלַמֵּד שֶׁאִיוּוּ לֶאֱלוֹהוֹת הַרְבֵּה.Mais peut-être est-ce le veau qui leur convenait, et rien d'autre ? La Guemara répond : le verset dit : « Voici tes dieux, Israël » (Exode 32, 4) : cela enseigne qu'ils ont désiré de nombreuses divinités.
- אֵימָא: כֹּל דְּבַהֲדֵי עֵגֶל נִיתַּסְרוּ, מִכָּאן וְאֵילָךְ נִישְׁתְּרֵי? מַאן מוֹכַח?Dis alors : tout ce qui a été adoré en même temps que le veau sera interdit, et à partir de là ce sera permis ? La Guemara répond : qui le prouvera ? On ne peut savoir lesquels ont été adorés à ce moment-là.
- מַתְנִי׳ עֲבוֹדָה זָרָה שֶׁהִנִּיחוּהָ עוֹבְדֶיהָ — בִּשְׁעַת שָׁלוֹם מוּתֶּרֶת, בִּשְׁעַת מִלְחָמָה אֲסוּרָה. בִּימוֹסְיָאוֹת שֶׁל מְלָכִים — הֲרֵי אֵלּוּ מוּתָּרוֹת, מִפְּנֵי שֶׁמַּעֲמִידִין אוֹתָהּ בְּשָׁעָה שֶׁהַמְּלָכִים עוֹבְרִים.MICHNA : Une idole que ses adorateurs ont laissée : en temps de paix, elle est permise ; en temps de guerre, elle est interdite. Les bimossiot (socles de pierre) des rois sont permis, parce qu'on les y dresse au moment où les rois passent.
- גְּמָ׳ אָמַר רַבִּי יִרְמְיָה בַּר אַבָּא אָמַר רַב: בֵּית נִמְרוֹד הֲרֵי הִיא כַּעֲבוֹדָה זָרָה שֶׁהִנִּיחוּהָ עוֹבְדֶיהָ בִּשְׁעַת שָׁלוֹם, וּמוּתָּר. אַף עַל גַּב דְּכִי בַּדְּרִינְהוּ רַחֲמָנָא כִּשְׁעַת מִלְחָמָה דָּמֵי, אִי (בָּעֲיָא) [בְּעוֹ] לְמִיהְדָּר הֲדוּר, מִדְּלָא הֲדוּר בַּטּוֹלֵי בַּטְּלֻהָ.GUEMARA : Rabbi Yirmeya bar Abba a dit au nom de Rav : le temple de Nimrod, c'est-à-dire la tour de Babel, est comme une idole que ses adorateurs ont laissée en temps de paix, et il est permis. Bien que, lorsque le Miséricordieux les a dispersés, cela ressemble au temps de guerre, s'ils avaient voulu revenir, ils seraient revenus ; du fait qu'ils ne sont pas revenus, ils l'ont bel et bien annulé.
- בִּימוֹסְיָאוֹת שֶׁל מְלָכִים — הֲרֵי אֵלּוּ מוּתָּרוֹת. וְכִי מִפְּנֵי שֶׁמַּעֲמִידִין אוֹתָהּ בְּשָׁעָה שֶׁהַמְּלָכִים עוֹבְרִין מוּתָּרִין?« Les bimossiot des rois sont permis. » La Guemara s'étonne : et parce qu'on les y dresse au moment où les rois passent, seraient-ils permis ?
- אָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן, הָכִי קָאָמַר: מִפְּנֵי שֶׁמַּעֲמִידִין אוֹתָן בְּשָׁעָה שֶׁהַמְּלָכִים עוֹבְרִין, וּמְלָכִים מַנִּיחִין דֶּרֶךְ זוֹ וְהוֹלְכִין בְּדֶרֶךְ אַחֶרֶת.Rabba bar bar 'Hana a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : voici ce qu'il veut dire : parce qu'on les dresse au moment où les rois passent, et les rois délaissent cette route et passent par une autre ; ils n'y attachent donc pas d'importance, et ce ne sont pas des accessoires d'idole.
- כִּי אֲתָא עוּלָּא, יָתֵיב אַבִּימְסָא פְּגִימָא. אֲמַר לֵיהּ רַב יְהוּדָה לְעוּלָּא: וְהָא רַב וּשְׁמוּאֵל דְּאָמְרִי תַּרְוַיְיהוּ: בִּימוֹס שֶׁנִּפְגַּם אָסוּר! וַאֲפִילּוּ לְמַאן דְּאָמַר: אֵין עוֹבְדִים לִשְׁבָרִים — הָנֵי מִילֵּי עֲבוֹדָה זָרָה, דְּזִילָא בֵּיהּ מִלְּתָא לְמִפְלַח לִשְׁבָרִים, אֲבָל הַאי לָא אִיכְפַּת לֵיהּ!Lorsqu'Oulla est venu d'Israël en Babylonie, il s'est assis sur un bimos (socle) ébréché. Rav Yehouda a dit à Oulla : mais Rav et Chmouel disent tous deux : un bimos ébréché est interdit ! Et même selon celui qui dit qu'on n'adore pas des fragments, cela ne vaut que pour une idole, car il est dégradant d'adorer des fragments ; mais pour ce socle, cela lui est égal !
- אֲמַר לֵיהּ: מַאן יָהֵיב לַן מֵעַפְרָא דְּרַב וּשְׁמוּאֵל וּמָלִינַן עַיְינִין? הָא רַבִּי יוֹחָנָן וְרֵישׁ לָקִישׁ דְּאָמְרִי תַּרְוַיְיהוּ: בִּימוֹס שֶׁנִּפְגַּם — מוּתָּר, וַאֲפִילּוּ לְמַאן דְּאָמַר עוֹבְדִין לִשְׁבָרִים, הָנֵי מִילֵּי עֲבוֹדָה זָרָה, דְּכֵיוָן דְּפַלְחַהּ — זִילָא בֵּיהּ מִילְּתָא לְבַטּוֹלַהּ, אֲבָל הָנֵי שָׁקְלִי לְהַאי וּמַיְיתוּ בִּימוֹס אַחֲרִינָא.Oulla lui a dit : qui nous donnera de la poussière de Rav et de Chmouel, pour en remplir nos yeux ? Néanmoins, Rabbi Yo'hanan et Rech Lakich ne disent-ils pas tous deux : un bimos ébréché est permis ? Et même selon celui qui dit qu'on adore des fragments, cela ne vaut que pour une idole, car, puisqu'il l'a adorée, il lui est dégradant de l'annuler ; mais ceux-ci enlèvent ce socle et en apportent un autre.
- תַּנְיָא כְּוָותֵיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן וְרֵישׁ לָקִישׁ: בִּימוֹס שֶׁנִּפְגַּם — מוּתָּר, מִזְבֵּחַ שֶׁנִּפְגַּם — אָסוּר עַד שֶׁיִּנָּתֵץ רוּבּוֹ. הֵיכִי דָּמֵי בִּימוֹס, הֵיכִי דָּמֵי מִזְבֵּחַ? אָמַר רַבִּי יַעֲקֹב בַּר אִידֵּי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: בִּימוֹס — אֶבֶן אַחַת, מִזְבֵּחַ — אֲבָנִים הַרְבֵּה.Il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) conformément à Rabbi Yo'hanan et Rech Lakich : un bimos ébréché est permis ; un autel ébréché est interdit, tant que sa majeure partie n'a pas été démolie. Comment est un bimos, comment est un autel ? Rabbi Yaakov bar Idi a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : un bimos, c'est une seule pierre ; un autel, plusieurs pierres.
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.