Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- כֵּיוָן דְּאִיסּוּרַהּ בָּטֵיל, טוּמְאָה נָמֵי בָּטְלָה. כִּי קָא מִיבַּעְיָא לֵיהּ תִּקְרוֹבֶת לַעֲבוֹדָה זָרָה שֶׁל אוֹכְלִין, מַאי? כֵּיוָן דְּאִיסּוּרֵיהּ לָא בָּטֵיל, כִּדְרַב גִּידֵּל, טוּמְאָה נָמֵי לָא בָּטְלָה, אוֹ דִלְמָא אִיסּוּר דְּאוֹרָיְיתָא לָא בָּטֵיל, טוּמְאָה דְּרַבָּנַן בָּטֵיל? תֵּיקוּ.car, puisque son interdit s'annule, l'impureté aussi s'annule. Là où il se pose la question, c'est pour une offrande d'idole consistant en aliments : qu'en est-il ? Puisque son interdit ne s'annule pas, conformément à l'enseignement de Rav Guidel, l'impureté non plus ne s'annule-t-elle pas ? Ou peut-être l'interdit, qui est de la Torah, ne s'annule pas, mais l'impureté, qui est rabbinique, s'annule ? Conclusion : tékou : la question reste en suspens.
- בְּעָא מִינֵּיהּ רַבִּי יוֹסֵי בֶּן שָׁאוּל מֵרַבִּי: כֵּלִים שֶׁשִּׁימְּשׁוּ בָּהֶן בְּבֵית חוֹנְיוֹ, מַהוּ שֶׁיִּשְׁתַּמְּשׁוּ בָּהֶן בְּבֵית הַמִּקְדָּשׁ?Rabbi Yossé ben Chaoul a demandé à Rabbi Yehouda HaNassi : les ustensiles dont on s'est servi au temple de 'Honio, peut-on s'en servir au Temple ?
- וְקָא מִיבַּעְיָא לֵיהּ, אַלִּיבָּא דְּמַאן דְּאָמַר בֵּית חוֹנְיוֹ לָאו בֵּית עֲבוֹדָה זָרָה הִיא, דִּתְנַן: כֹּהֲנִים שֶׁשִּׁימְּשׁוּ בְּבֵית חוֹנְיוֹ לֹא יְשַׁמְּשׁוּ בַּמִּקְדָּשׁ שֶׁבִּירוּשָׁלַיִם, וְאֵינוֹ צָרִיךְ לוֹמַר לְדָבָר אַחֵר.Et il pose la question selon celui qui dit que le temple de 'Honio n'était pas un temple d'idolâtrie, car nous avons appris dans une Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi ; Mena'hot 109a) : des Cohanim (prêtres) qui ont officié au temple de 'Honio n'officieront pas au Temple de Jérusalem, et il va sans dire pour ceux qui ont officié pour « autre chose », c'est-à-dire pour l'idolâtrie. Le temple de 'Honio n'était donc pas idolâtre, mais il enfreignait l'interdit de sacrifier hors de Jérusalem.
- כֹּהֲנִים הוּא דְּקַנְסִינְהוּ רַבָּנַן, מִשּׁוּם דִּבְנֵי דֵעָה נִינְהוּ, אֲבָל כֵּלִים — לָא, אוֹ דִלְמָא לָא שְׁנָא?Dit-on que ce sont les Cohanim que les Sages ont sanctionnés, parce qu'ils sont doués de discernement, mais pas les ustensiles, ou peut-être n'y a-t-il pas de différence ?
- אָמַר לוֹ: אֲסוּרִים הֵן, וּמִקְרָא הָיָה בְּיָדֵינוּ וּשְׁכַחְנוּהוּ.Il lui a dit : ils sont interdits, et nous avions un verset en main, mais nous l'avons oublié.
- אֵיתִיבֵיהּ: ״כׇּל הַכֵּלִים אֲשֶׁר הִזְנִיחַ הַמֶּלֶךְ אָחָז בְּמַלְכוּתוֹ בְּמַעֲלוֹ הֵכַנּוּ וְהִקְדָּשְׁנוּ״, מַאי לָאו ״הֵכַנּוּ״ — דְּאַטְבֵּלִינַּנְהוּ, ״הִקְדָּשְׁנוּ״ — דְּאַקְדֵּישִׁנַּנְהוּ?Il lui a objecté : il est écrit au sujet des ustensiles du Temple employés pour l'idolâtrie : « Tous les ustensiles que le roi A'haz avait rejetés durant son règne, dans son infidélité, nous les avons préparés et consacrés » (II Chroniques 29, 19). « Nous avons préparés » ne signifie-t-il pas que nous les avons immergés, et « consacrés », que nous les avons de nouveau sanctifiés ?
- אָמַר לוֹ: בָּרוּךְ אַתָּה לַשָּׁמַיִם שֶׁהֶחְזַרְתָּ לִי אֲבֵדָתִי. ״הֵכַנּוּ״ — שֶׁגְּנַזְנוּם, וְ״הִקְדָּשְׁנוּ״ — שֶׁהִקְדַּשְׁנוּ אֲחֵרִים תַּחְתֵּיהֶם.Il lui a dit : sois béni du Ciel, car tu m'as rendu ce que j'avais perdu ! Le voici, le verset oublié. « Nous avons préparés » signifie que nous les avons enfouis, et « consacrés », que nous en avons consacré d'autres à leur place.
- לֵימָא מְסַיַּיע לֵיהּ: מִזְרָחִית צְפוֹנִית — בָּהּ גָּנְזוּ בֵּית חַשְׁמוֹנַאי אֶת אַבְנֵי הַמִּזְבֵּחַ שֶׁשִּׁקְּצוּ אַנְשֵׁי יָוָן, וְאָמַר רַב שֵׁשֶׁת: שֶׁשִּׁקְּצוּ לַעֲבוֹדָה זָרָה.Dirons-nous que cette Michna (Middot 1, 6) l'appuie : la chambre nord-est est celle où les Hasmonéens ont enfoui les pierres de l'autel qu'avaient souillées les gens de Grèce. Et Rav Chéchèt a dit : cela signifie qu'ils les avaient souillées pour l'idolâtrie. Des objets du Temple employés pour l'idolâtrie seraient donc définitivement écartés.
- אָמַר רַב פָּפָּא: הָתָם קְרָא אַשְׁכַּח וּדְרַשׁ, דִּכְתִיב: ״וּבָאוּ בָהּ פָּרִיצִים וְחִלְּלוּהָ״.Rav Pappa a dit : ce cas n'est pas une preuve, car là, on a trouvé un verset et on l'a interprété, comme il est écrit : « Des violents y entreront et la profaneront » (Ézéchiel 7, 22) : dès l'entrée des Grecs, le Temple a perdu sa sainteté, et les pierres, devenues profanes, ont été interdites par leur usage idolâtre, même pour un usage ordinaire.
- אָמְרִי: הֵיכִי נַעֲבֵיד? נִיתְבְּרִינְהוּ? ״אֲבָנִים שְׁלֵמוֹת״ אָמַר רַחֲמָנָא! נְנַסְּרִינְהוּ? ״לֹא תָנִיף עֲלֵיהֶם בַּרְזֶל״ אָמַר רַחֲמָנָא.Les Hasmonéens ont dit : que ferons-nous ? Les briserons-nous ? « Des pierres entières », a dit le Miséricordieux (Deutéronome 27, 6) ! Les scierons-nous ? « Tu ne lèveras pas sur elles de fer », a dit le Miséricordieux (Deutéronome 27, 5). Il ne restait qu'à les enfouir.
- וְאַמַּאי? לִיתְבְּרִינְהוּ וְלִישְׁקְלִינְהוּ לְנַפְשַׁיְיהוּ! מִי לָא אָמַר רַב אוֹשַׁעְיָא: ״בִּקְּשׁוּ לִגְנוֹז כׇּל כֶּסֶף וְזָהָב שֶׁבָּעוֹלָם מִשּׁוּם כַּסְפָּא וְדַהֲבָא שֶׁל יְרוּשָׁלַיִם״, וְהָוֵינַן בַּהּ: יְרוּשָׁלַיִם הָוְיָא רוּבָּא דְּעָלְמָא?La Guemara demande : et pourquoi ? Qu'ils les brisent et qu'ils les prennent pour eux-mêmes ! Rav Ochaya n'a-t-il pas dit : « Ils ont voulu enfouir tout l'argent et l'or du monde à cause de l'argent et de l'or de Jérusalem » ? Et nous en avons discuté : Jérusalem est-elle la majorité du monde ?
- אֶלָּא אָמַר אַבָּיֵי: בִּקְּשׁוּ לִגְנוֹז דִּינָרָא הַדְרְיָיאנָא טוּרְיָינָא שִׁיפָא, מִפְּנֵי טִבְעָהּ שֶׁל יְרוּשָׁלַיִם, עַד שֶׁמָּצְאוּ לָהּ מִקְרָא מִן הַתּוֹרָה שֶׁהוּא מוּתָּר, ״וּבָאוּ בָהּ פָּרִיצִים וְחִלְּלוּהָ״!Mais Abayé a dit : ils ont voulu enfouir les dinars d'Hadrien et de Trajan usés, à cause de la frappe de Jérusalem, jusqu'à ce qu'ils lui trouvent un verset de la Torah indiquant qu'elle est permise : « Des violents y entreront et la profaneront » (Ézéchiel 7, 22) ! Ces pièces, une fois profanées, sont permises : pourquoi pas les pierres ?
- הָתָם, לָא אִשְׁתַּמַּשׁוּ בְּהוּ לְגָבוֹהַּ; הָכָא, כֵּיוָן דְּאִשְׁתַּמַּשׁ בְּהוּ לְגָבוֹהַּ — לָאו אוֹרַח אַרְעָא לְאִשְׁתַּמּוֹשֵׁי בְּהוּ הֶדְיוֹטָא.La Guemara répond : là, on ne s'en était pas servi pour le Très-Haut ; ici, puisqu'on s'en était servi pour le Très-Haut, il n'est pas convenable qu'un homme ordinaire s'en serve.
- מַתְנִי׳ נׇכְרִי מְבַטֵּל עֲבוֹדָה זָרָה שֶׁלּוֹ, וְשֶׁל חֲבֵירוֹ, וְיִשְׂרָאֵל אֵין מְבַטֵּל עֲבוֹדָה זָרָה שֶׁל נׇכְרִי. הַמְבַטֵּל עֲבוֹדָה זָרָה — מְבַטֵּל מְשַׁמְּשֶׁיהָ, בִּיטֵּל מְשַׁמְּשֶׁיהָ — מְשַׁמְּשִׁין מוּתָּרִין, וְהִיא אֲסוּרָה.MICHNA : Un non-Juif annule son idole et celle de son semblable, mais un Juif n'annule pas l'idole d'un non-Juif. Celui qui annule une idole annule ses accessoires ; s'il a annulé ses accessoires, les accessoires sont permis, mais elle reste interdite.
- גְּמָ׳ מַתְנֵי לֵיהּ רַבִּי לְרַבִּי שִׁמְעוֹן בְּרַבִּי: נׇכְרִי מְבַטֵּל עֲבוֹדָה זָרָה שֶׁלּוֹ וְשֶׁל חֲבֵירוֹ. אָמַר לוֹ: רַבִּי, שָׁנִיתָ לָנוּ בְּיַלְדוּתֶךָ נׇכְרִי מְבַטֵּל עֲבוֹדָה זָרָה שֶׁלּוֹ וְשֶׁל יִשְׂרָאֵל. דְּיִשְׂרָאֵל מִי קָא מְבַטְּלָהּ? וְהָא ״וְשָׂם בַּסָּתֶר״ כְּתִיב! אָמַר רַבִּי הִילֵּל בְּרֵיהּ דְּרַבִּי וָולֶס: לֹא נִצְרְכָה שֶׁיֵּשׁ לוֹ בָּהּ שׁוּתָּפוּת.GUEMARA : Rabbi enseignait à Rabbi Chimon, fils de Rabbi : « Un non-Juif annule son idole et celle de son semblable. » Il lui a dit : Rabbi, tu nous as enseigné dans ta jeunesse : « Un non-Juif annule son idole et celle d'un Juif. » La Guemara demande : celle d'un Juif peut-elle être annulée ? Mais il est écrit : « et qu'il placera dans le secret » (Deutéronome 27, 15), d'où l'on tire qu'elle doit être enfouie ! Rabbi Hillel, fils de Rabbi Volas, a dit : ce n'est nécessaire que lorsqu'il a, lui le non-Juif, une part d'association dans celle-ci.
- בְּיַלְדוּתוֹ מַאי קָסָבַר, וּבְזִקְנוּתוֹ מַאי קָסָבַר? בְּיַלְדוּתוֹ סָבַר: יִשְׂרָאֵל אַדַּעְתָּא דְּנׇכְרִי פָּלַח, כֵּיוָן דְּנׇכְרִי מְבַטֵּל דְּנַפְשֵׁיהּ, דְּיִשְׂרָאֵל נָמֵי מְבַטְּלָהּ. וּבְזִקְנוּתוֹ סָבַר: יִשְׂרָאֵל אַדַּעְתָּא דְּנַפְשֵׁיהּ פָּלַח, כִּי מְבַטֵּל נׇכְרִי דְּנַפְשֵׁיהּ, דְּיִשְׂרָאֵל לָא בָּטֵיל.Dans sa jeunesse, que pensait-il, et dans sa vieillesse, que pensait-il ? Dans sa jeunesse, il pensait : le Juif adore en se rattachant à l'intention du non-Juif ; donc, puisque le non-Juif annule sa part, celle du Juif aussi s'annule. Et dans sa vieillesse, il pensait : le Juif adore selon sa propre intention ; lorsque le non-Juif annule, c'est sa propre part, et celle du Juif ne s'annule pas.
- אִיכָּא דְּמַתְנֵי לַהּ אַסֵּיפָא: יִשְׂרָאֵל אֵינוֹ מְבַטֵּל עֲבוֹדָה זָרָה שֶׁל נׇכְרִי. פְּשִׁיטָא! אָמַר רַבִּי הִילֵּל בְּרֵיהּCertains enseignent cette parole de Rabbi Hillel sur la fin de la Michna : un Juif n'annule pas l'idole d'un non-Juif. La Guemara demande : c'est évident ! Rabbi Hillel, fils
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