Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- תְּנֵהוּ עִנְיָן לְכֵלִים, מִכָּאן אָמְרוּ: עֲבוֹדָה זָרָה שֶׁל נׇכְרִי אֵינָהּ אֲסוּרָה אֶלָּא עַד שֶׁתֵּעָבֵד, וְשֶׁל יִשְׂרָאֵל מִיָּד.Puisque le verset ne peut viser les lieux eux-mêmes, applique-le au sujet des ustensiles ayant servi au culte idolâtre. C'est d'ici qu'ils ont dit : l'idole d'un non-Juif n'est interdite que lorsqu'elle aura été adorée, tandis que celle d'un Juif l'est aussitôt.
- וְהָא בְּכֵלִים אוֹקֵימְנָא לַהּ! אָמַר קְרָא: ״אֲשֶׁר אַתֶּם יֹרְשִׁים אֹתָם אֶת אֱלֹהֵיהֶם״, מַקִּישׁ אֱלֹהֵיהֶם לְכֵלִים, מָה כֵּלִים עַד שֶׁיֵּעָבֵדוּ, אַף אֱלֹהֵיהֶם נָמֵי עַד שֶׁיֵּעָבֵדוּ. וְרַבִּי עֲקִיבָא דְּלָא מַקֵּישׁ, אָמַר לָךְ: ״אֶת״ הִפְסִיק הָעִנְיָן.La Guemara demande comment la règle de l'idole se déduit de ce verset : mais voici que nous l'avons établi au sujet des ustensiles, et non de l'idole elle-même ! Elle répond : le verset dit : « que vous allez déposséder, leurs dieux » (Deutéronome 12, 2) : il rapproche par un hékech (rapprochement de deux sujets dans un même verset) « leurs dieux » des ustensiles : de même que les ustensiles ne sont interdits que lorsqu'ils auront été utilisés pour le culte, de même leurs dieux aussi ne le sont que lorsqu'ils auront été adorés. Et Rabbi Akiva, qui ne fait pas ce rapprochement, te dira : « et », le mot écrit devant « leurs dieux », a interrompu le sujet et sépare les dieux des ustensiles.
- וְרַבִּי יִשְׁמָעֵאל, אַשְׁכְּחַן עֲבוֹדָה זָרָה שֶׁל נׇכְרִי דְּאֵין אֲסוּרָה עַד שֶׁתֵּעָבֵד, דְּיִשְׂרָאֵל דַּאֲסוּרָה מִיָּד מְנָא לֵיהּ? סְבָרָא הוּא, מִדְּנׇכְרִי עַד שֶׁתֵּעָבֵד, דְּיִשְׂרָאֵל אֲסוּרָה מִיָּד. אֵימָא: דְּיִשְׂרָאֵל כְּלָל וּכְלָל לָא! הַשְׁתָּא גְּנִיזָה בָּעֲיָא, אִיתְּסוֹרֵי לָא מִיתַּסְרָא?Et Rabbi Ichmaël : nous avons trouvé la source établissant que l'idole d'un non-Juif n'est interdite que lorsqu'elle aura été adorée ; que celle d'un Juif soit interdite aussitôt, d'où le sait-il ? La Guemara répond : c'est une déduction logique : du fait que celle du non-Juif ne l'est que lorsqu'elle aura été adorée, on comprend que celle du Juif soit interdite aussitôt. On objecte : dis plutôt que celle du Juif n'est pas interdite du tout ! On répond : maintenant qu'elle requiert d'être enfouie (guenouza), ne serait-elle pas interdite ?
- וְאֵימָא כִּדְנׇכְרִי! אָמַר קְרָא: ״וְאֶת חַטַּאתְכֶם אֲשֶׁר עֲשִׂיתֶם אֶת הָעֵגֶל״, מִשְּׁעַת עֲשִׂיָּיה קָם לֵיהּ בְּחֵטְא.On objecte : et dis que celle du Juif serait interdite comme celle du non-Juif, seulement une fois adorée ! On répond : le verset dit : « Et votre péché, que vous aviez fait, le veau » (Deutéronome 9, 21), ce qui enseigne que dès le moment de sa fabrication, il se trouve déjà en état de péché.
- אֵימָא: הָנֵי מִילֵּי לְמֵיקַם גַּבְרָא בְּחֵטְא, אִיתְּסוֹרֵי לָא מִיתַּסְרָא! אָמַר קְרָא: ״אָרוּר הָאִישׁ אֲשֶׁר יַעֲשֶׂה פֶסֶל וּמַסֵּכָה״, מִשְּׁעַת עֲשִׂיָּיה קָם לֵיהּ בְּאָרוּר.On objecte : dis que cela vaut seulement pour que l'homme se trouve en état de péché, mais l'objet lui-même n'est pas interdit ! On répond : le verset dit : « Maudit soit l'homme qui fera une statue ou une image de fonte » (Deutéronome 27, 15), ce qui enseigne que dès le moment de sa fabrication, il se trouve être maudit.
- אֵימָא הָנֵי מִילֵּי לְמֵיקַם גַּבְרָא בְּ״אָרוּר״, אִיתְּסוֹרֵי לָא מִיתַּסְרָא! ״תּוֹעֲבַת ה׳״ כְּתִיב.On objecte : dis que cela vaut seulement pour que l'homme se trouve être « maudit », mais l'objet lui-même n'est pas interdit ! On répond : il est écrit : « abomination de Hachem » (Deutéronome 27, 15) : c'est l'objet lui-même qui est une abomination, dès sa fabrication.
- וְרַבִּי עֲקִיבָא? דָּבָר הַמֵּבִיא לִידֵי תּוֹעֵבָה.Et Rabbi Akiva, selon qui l'idole du Juif n'est pas interdite dès sa fabrication, comment comprend-il ce verset ? Il l'explique ainsi : une chose qui amène à l'abomination, sans être encore elle-même abomination avant d'avoir été adorée.
- וְרַבִּי עֲקִיבָא, עֲבוֹדָה זָרָה שֶׁל נׇכְרִי דַּאֲסוּרָה מִיָּד מְנָא לֵיהּ? אָמַר עוּלָּא, אָמַר קְרָא: ״פְּסִילֵי אֱלֹהֵיהֶם תִּשְׂרְפוּן בָּאֵשׁ״, מִשֶּׁפִּסְּלוֹ נַעֲשֶׂה אֱלוֹהַּ.Et Rabbi Akiva, que l'idole d'un non-Juif soit interdite aussitôt, d'où le sait-il ? Oulla a dit : le verset dit : « Les statues de leurs dieux, vous les brûlerez au feu » (Deutéronome 7, 25) : dès qu'il l'a sculptée, elle devient un dieu et elle est interdite.
- וְאִידַּךְ, הַהוּא מִיבְּעֵי לֵיהּ לְכִדְתָנֵי רַב יוֹסֵף, דְּתָנֵי רַב יוֹסֵף: מִנַּיִן לְגוֹי שֶׁפּוֹסֵל אֱלוֹהוֹ? שֶׁנֶּאֱמַר: ״פְּסִילֵי אֱלֹהֵיהֶם תִּשְׂרְפוּן בָּאֵשׁ״.Et l'autre Tanna (Sage de l'époque de la Michna), Rabbi Ichmaël, comment comprend-il ce verset ? Il en a besoin pour ce qu'a enseigné Rav Yossef, car Rav Yossef a enseigné : d'où savons-nous qu'un non-Juif peut invalider son dieu ? C'est-à-dire en annuler le statut. Comme il est dit : « Les statues (pessilei, à rapprocher de possèl, invalider) de leurs dieux, vous les brûlerez au feu » (Deutéronome 7, 25).
- וְאִידַּךְ, נָפְקָא לֵיהּ מִדִּשְׁמוּאֵל, דִּשְׁמוּאֵל רָמֵי: כְּתִיב ״לֹא תַחְמֹד כֶּסֶף וְזָהָב עֲלֵיהֶם״, וּכְתִיב ״וְלָקַחְתָּ לָךְ״. הָא כֵּיצַד? פִּסְּלוֹ לֶאֱלוֹהַּ — ״לֹא תַחְמֹד״, פְּסָלוֹ מֵאֱלוֹהַּ — ״וְלָקַחְתָּ לָךְ״.Et l'autre Tanna, Rabbi Akiva, d'où tire-t-il cette règle ? Il la tire de l'enseignement de Chmouel, car Chmouel a relevé une contradiction : il est écrit : « Tu ne convoiteras pas l'argent et l'or qui sont sur elles » (Deutéronome 7, 25), et il est écrit : dans le même verset, « et tu prendras pour toi » ! Il est permis de les prendre, semble-t-il. Comment cela se concilie-t-il ? S'il l'a sculptée (pisselo) comme dieu, on applique « tu ne convoiteras pas » ; s'il l'a invalidée (pessalo) comme dieu, on applique « et tu prendras pour toi ».
- וְרַבִּי עֲקִיבָא, אַשְׁכְּחַן עֲבוֹדָה זָרָה שֶׁל נׇכְרִי דַּאֲסוּרָה מִיָּד, דְּיִשְׂרָאֵל עַד שֶׁתֵּעָבֵד מְנָלַן? אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר קְרָא: ״וְשָׂם בַּסָּתֶר״, עַד שֶׁיַּעֲשֶׂה לָהּ דְּבָרִים שֶׁבַּסֵּתֶר.Et Rabbi Akiva : nous avons trouvé la source établissant que l'idole d'un non-Juif est interdite aussitôt ; que celle d'un Juif ne le soit que lorsqu'elle aura été adorée, d'où le savons-nous ? Rav Yehouda a dit : le verset dit : « et qu'il placera dans le secret » (Deutéronome 27, 15) : elle n'est interdite que lorsqu'il aura accompli pour elle les choses qui se font dans le secret, c'est-à-dire les rites de son culte.
- וְאִידַּךְ? הַהוּא מִיבַּעְיָא לֵיהּ לְכִדְרַבִּי יִצְחָק, דְּאָמַר רַבִּי יִצְחָק: מִנַּיִן לַעֲבוֹדָה זָרָה שֶׁל יִשְׂרָאֵל שֶׁטְּעוּנָה גְּנִיזָה? שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְשָׂם בַּסָּתֶר״.Et l'autre Tanna, Rabbi Ichmaël, comment comprend-il ce verset ? Il en a besoin pour l'enseignement de Rabbi Its'hak, car Rabbi Its'hak a dit : d'où savons-nous que l'idole d'un Juif requiert d'être enfouie ? Comme il est dit : « et qu'il placera dans le secret » (Deutéronome 27, 15).
- וְאִידַּךְ? נָפְקָא לֵיהּ מִדְּרַב חִסְדָּא אָמַר רַב, דְּאָמַר רַב חִסְדָּא אָמַר רַב: מִנַּיִן לַעֲבוֹדָה זָרָה שֶׁל יִשְׂרָאֵל שֶׁטְּעוּנָה גְּנִיזָה? שֶׁנֶּאֱמַר: ״לֹא תִטַּע לְךָ אֲשֵׁרָה כָּל עֵץ אֵצֶל מִזְבַּח״, מָה מִזְבֵּחַ טָעוּן גְּנִיזָה, אַף אֲשֵׁרָה טְעוּנָה גְּנִיזָה.Et l'autre Tanna, Rabbi Akiva, d'où tire-t-il cette règle ? Il la tire de ce que Rav 'Hisda a dit au nom de Rav, car Rav 'Hisda a dit au nom de Rav : d'où savons-nous que l'idole d'un Juif requiert d'être enfouie ? Comme il est dit : « Tu ne planteras pas pour toi d'achéra (arbre consacré au culte idolâtre) d'aucun arbre à côté de l'autel » (Deutéronome 16, 21) : de même que l'autel requiert d'être enfoui, de même l'achéra requiert d'être enfouie.
- וְאִידַּךְ? הָהוּא מִיבְּעֵי לֵיהּ לְכִדְרֵישׁ לָקִישׁ, דְּאָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: כׇּל הַמַּעֲמִיד דַּיָּין שֶׁאֵינוֹ הָגוּן — כְּאִילּוּ נוֹטֵעַ אֲשֵׁרָה בְּיִשְׂרָאֵל, שֶׁנֶּאֱמַר: ״שֹׁפְטִים וְשֹׁטְרִים תִּתֶּן לְךָ בְּכׇל שְׁעָרֶיךָ״, וּסְמִיךְ לֵיהּ: ״לֹא תִטַּע לְךָ אֲשֵׁרָה כָּל עֵץ״.Et l'autre Tanna, Rabbi Ichmaël, comment comprend-il ce verset ? Il en a besoin pour l'enseignement de Rech Lakich, car Rech Lakich a dit : quiconque institue un juge indigne sur la communauté, c'est comme s'il plantait une achéra en Israël, comme il est dit : « Tu établiras pour toi des juges et des magistrats dans toutes tes portes » (Deutéronome 16, 18), et juste à côté : « Tu ne planteras pas pour toi d'achéra d'aucun arbre » (Deutéronome 16, 21).
- אָמַר רַב אָשֵׁי: וּבִמְקוֹם תַּלְמִידֵי חֲכָמִים, כְּאִילּוּ נְטָעוֹ אֵצֶל מִזְבֵּחַ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״אֵצֶל מִזְבַּח״.Rav Achi a dit : et dans un lieu où se trouvent des érudits en Torah, celui qui institue un tel juge, c'est comme s'il la plantait à côté de l'autel, comme il est dit : « à côté de l'autel ».
- בָּעֵי רַב הַמְנוּנָא: רִיתֵּךְ כְּלִי לַעֲבוֹדָה זָרָה, מַהוּ? עֲבוֹדָה זָרָה דְּמַאן? אִילֵימָא עֲבוֹדָה זָרָה דְּנׇכְרִי, בֵּין לְרַבִּי יִשְׁמָעֵאל וּבֵין לְרַבִּי עֲקִיבָא מְשַׁמְּשֵׁי עֲבוֹדָה זָרָה הֵן, וּמְשַׁמְּשֵׁי עֲבוֹדָה זָרָה אֵין אֲסוּרִין עַד שֶׁיֵּעָבֵדוּ! אֶלָּא עֲבוֹדָה זָרָה דְּיִשְׂרָאֵל.Rav Hamnouna a posé la question : s'il a ressoudé un ustensile brisé pour une idole, qu'en est-il ? La Guemara demande : l'idole de qui ? Si l'on dit l'idole d'un non-Juif, c'est difficile, car tant selon Rabbi Ichmaël que selon Rabbi Akiva, ce sont des accessoires d'idole, et les accessoires d'idole ne sont interdits que lorsqu'ils auront été utilisés pour le culte ! Il s'agit donc de l'idole d'un Juif.
- אַלִּיבָּא דְּמַאן? אִילֵימָא אַלִּיבָּא דְּרַבִּי עֲקִיבָא, הַשְׁתָּא הִיא גּוּפַהּ לָא מִיתַּסְרָא עַד שֶׁתֵּעָבֵד, מְשַׁמְּשֶׁיהָ מִיבַּעְיָא? וְאֶלָּא אַלִּיבָּא דְּרַבִּי יִשְׁמָעֵאל, דְּאָמַר: ״אֲסוּרָה מִיָּד״.Selon qui ? Si l'on dit selon Rabbi Akiva, c'est difficile : maintenant que l'idole elle-même n'est interdite que lorsqu'elle aura été adorée, faudrait-il s'interroger sur ses accessoires ? Mais alors, selon Rabbi Ichmaël, qui dit : « elle est interdite aussitôt ».
- מַאי מְשַׁמְּשִׁין? מְמַשְׁמְשִׁין גָּמְרִינַן, מָה הָתָם עַד שֶׁיֵּעָבֵדוּ, אַף הָכָא עַד שֶׁיֵּעָבֵדוּ, אוֹ דִלְמָא מִינַּהּ גָּמַר, מָה הִיא אֲסוּרָה מִיָּד, אַף מְשַׁמְּשֶׁיהָ אֲסוּרִין מִיָּד?Qu'en est-il des accessoires de l'idole d'un Juif ? Les apprenons-nous des accessoires de l'idole d'un non-Juif : de même que là, ils ne sont interdits que lorsqu'ils auront été utilisés, de même ici, ils ne le sont que lorsqu'ils auront été utilisés ? Ou peut-être les apprend-on de l'idole elle-même : de même qu'elle est interdite aussitôt, de même ses accessoires sont interdits aussitôt ?
- מַאי אִירְיָא דְּקָא מִיבַּעְיָא לֵיהּ רִיתֵּךְ כְּלִי? תִּיבְּעֵי לֵיהּ עָשָׂה!La Guemara rejette cette explication : pourquoi s'interroge-t-il précisément sur celui qui a ressoudé un ustensile ? Qu'il s'interroge sur celui qui l'a fabriqué !
- רַב הַמְנוּנָא מִשּׁוּם טוּמְאָה יְשָׁנָה קָמִיבַּעְיָא לֵיהּ, דִּתְנַן: כְּלֵי מַתָּכוֹת, פְּשׁוּטֵיהֶן וּמְקַבְּלֵיהֶן טְמֵאִין, נִשְׁתַּבְּרוּ טָהֵרוּ, חָזַר וַעֲשָׂאָן כֵּלִים — יַחְזְרוּ לְטוּמְאָה יְשָׁנָה.Elle répond : Rav Hamnouna s'interroge au sujet de l'impureté ancienne d'un ustensile qui avait servi au culte avant de se briser, car nous avons appris dans une Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi ; Kélim 11, 1) : les ustensiles de métal, qu'ils soient plats ou qu'ils aient un réceptacle, sont susceptibles d'être impurs ; s'ils se sont brisés, ils sont devenus purs ; si on les a refaits en ustensiles, ils retournent à leur impureté ancienne.
- וְהָכִי קָמִיבַּעְיָא לֵיהּ: כִּי הָדְרָא טוּמְאָה — הָנֵי מִילֵּי לְטוּמְאָה דְּאוֹרָיְיתָא, אֲבָל טוּמְאָה דְּרַבָּנַן — לָא, אוֹ דִלְמָא לָא שְׁנָא? וְתִיבְּעֵי לֵיהּ שְׁאָר טוּמְאוֹת דְּרַבָּנַן.Et voici la question qu'il pose : lorsque l'impureté revient, cela vaut-il seulement pour une impureté de la Torah, mais pas pour une impureté rabbinique, comme celle de l'idole, ou peut-être n'y a-t-il pas de différence ? La Guemara objecte : qu'il s'interroge alors sur les autres impuretés rabbiniques !
- חֲדָא מִגּוֹ חֲדָא קָמִיבַּעְיָא לֵיהּ, טוּמְאָה דְּרַבָּנַן מִי הָדְרָא אוֹ לָא הָדְרָא? וְאִם תִּימְצֵי לוֹמַר לָא הָדְרָא, טוּמְאָה דַּעֲבוֹדָה זָרָה מִשּׁוּם חוּמְרָא דַּעֲבוֹדָה זָרָה מִי שַׁוְּיוּהָ רַבָּנַן כְּטוּמְאָה דְּאוֹרָיְיתָא אוֹ לָא? תֵּיקוּ.Elle répond : il pose une question à partir d'une autre : une impureté rabbinique revient-elle ou ne revient-elle pas ? Et si tu en viens à dire qu'elle ne revient pas, l'impureté de l'idole, à cause de la sévérité de l'idolâtrie, les Sages l'ont-ils assimilée à une impureté de la Torah ou non ? Conclusion : tékou : la question reste en suspens.
- בָּעֵי מִינֵּיהּ רַבִּי יוֹחָנָן מֵרַבִּי יַנַּאי: תִּקְרוֹבֶת עֲבוֹדָה זָרָה שֶׁל אוֹכָלִים, מַהוּ? מִי מַהֲנֵיא לְהוּ בִּיטּוּל לְטַהוֹרִינְהוּ מִטּוּמְאָה, אוֹ לָא?Rabbi Yo'hanan a posé la question à Rabbi Yanaï : une offrande d'idole consistant en aliments, qu'en est-il ? L'annulation par un non-Juif est-elle efficace pour les purifier de l'impureté, ou non ?
- וְתִיבְּעֵי לֵיהּ כֵּלִים! כֵּלִים לָא קָמִיבַּעְיָא לֵיהּ, כֵּיוָן דְּאִית לְהוּ טׇהֳרָה בְּמִקְוֶה — טוּמְאָה נָמֵי בָּטְלָה; כִּי קָמִיבַּעְיָא לֵיהּ — אֳוכָלִין.La Guemara demande : qu'il s'interroge sur les ustensiles ! Elle répond : sur les ustensiles, il ne se pose pas la question : puisqu'ils peuvent être purifiés au mikvé (bain rituel), leur impureté aussi s'annule à coup sûr. Là où il se pose la question, c'est pour les aliments, qu'on ne peut pas purifier au mikvé.
- וְתִיבְּעֵי לֵיהּ עֲבוֹדָה זָרָה גּוּפַהּ! עֲבוֹדָה זָרָה גּוּפַהּ לָא מִיבַּעְיָא לֵיהּ,La Guemara demande : qu'il s'interroge sur l'idole elle-même, lorsqu'elle consiste en un aliment ! Elle répond : sur l'idole elle-même, il ne se pose pas la question,
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