Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- חַיָּיב, בִּשְׁלָמָא עָבִיט שֶׁל מֵימֵי רַגְלַיִם — אִיכָּא זְרִיקָה מִשְׁתַּבֶּרֶת, אֶלָּא צוֹאָה, מַאי זְרִיקָה מִשְׁתַּבֶּרֶת אִיכָּא? בְּצוֹאָה לַחָה.on est 'hayav (passible), même si ces matières sont répugnantes. Certes, pour un pot d'urine, il y a une projection qui se disperse ; mais pour des excréments, quelle projection qui se disperse y a-t-il ? La Guemara répond : il s'agit d'excréments humides, qui se dispersent lorsqu'on les jette.
- לֵימָא כְּתַנָּאֵי: שָׁחַט לָהּ חָגָב — רַבִּי יְהוּדָה מְחַיֵּיב, וַחֲכָמִים פּוֹטְרִים.Disons que la question de briser un bâton est une divergence entre Tannaïm (Sages de l'époque de la Michna) : si l'on a abattu pour elle une sauterelle, Rabbi Yehouda rend passible et les Sages exemptent.
- מַאי לָאו בְּהָא קָמִיפַּלְגִי, דְּמָר סָבַר: אָמְרִינַן כְּעֵין זְבִיחָה, וּמָר סָבַר: לָא אָמְרִינַן כְּעֵין זְבִיחָה, אֶלָּא כְּעֵין פְּנִים?N'est-ce pas sur ce point qu'ils divergent : l'un, Rabbi Yehouda, pense que nous disons qu'il suffit que ce soit à l'image de l'abattage, et l'autre, les Sages, pense que nous ne disons pas à l'image de l'abattage, mais qu'il faut que ce soit à l'image de ce qui se fait à l'intérieur du Temple ?
- לָא, דְּכוּלֵּי עָלְמָא לָא אָמְרִינַן כְּעֵין זְבִיחָה, אֶלָּא כְּעֵין פְּנִים בָּעֵינַן, וְשָׁאנֵי חָגָב הוֹאִיל וְצַוָּארוֹ דּוֹמֶה לְצַוַּאר בְּהֵמָה.La Guemara rejette : non, tous s'accordent à dire que nous ne disons pas à l'image de l'abattage, mais que nous exigeons que ce soit à l'image de ce qui se fait à l'intérieur ; et la sauterelle est différente, puisque son cou ressemble au cou d'un animal, et c'est pourquoi Rabbi Yehouda rend passible.
- אָמַר רַב נַחְמָן אָמַר רַבָּה בַּר אֲבוּהּ אָמַר רַב: עֲבוֹדָה זָרָה שֶׁעוֹבְדִין אוֹתָהּ בְּמַקֵּל, שָׁבַר מַקֵּל בְּפָנֶיהָ — חַיָּיב וְנֶאֱסֶרֶת, זָרַק מַקֵּל לְפָנֶיהָ — חַיָּיב וְאֵינָהּ נֶאֱסֶרֶת.Rav Na'hman a dit au nom de Rabba bar Avouh, au nom de Rav : une idole qu'on sert avec un bâton : si l'on a brisé un bâton devant elle, on est passible et le bâton devient interdit ; si l'on a jeté un bâton devant elle, on est passible, car son culte se fait ainsi, mais le bâton ne devient pas interdit.
- אֲמַר לֵיהּ רָבָא לְרַב נַחְמָן: מַאי שְׁנָא שָׁבַר דְּהָוְיָא לֵיהּ כְּעֵין זְבִיחָה, זָרַק נָמֵי הָוְיָא לֵיהּ כְּעֵין זְרִיקָה! אֲמַר לֵיהּ: בָּעֵינַן זְרִיקָה מִשְׁתַּבֶּרֶת, וְלֵיכָּא.Rava dit à Rav Na'hman : en quoi est-ce différent lorsqu'on a brisé le bâton ? Parce que c'est à l'image de l'abattage ; si l'on a jeté, c'est aussi à l'image de la projection du sang ! Il lui dit : nous exigeons une projection qui se disperse, or ce n'est pas le cas ici.
- אֶלָּא מֵעַתָּה, אַבְנֵי בֵּית מַרְקוּלִיס בַּמֶּה יֵאָסְרוּ? אֲמַר לֵיהּ: אַף לְדִידִי קַשְׁיָא לִי, וּשְׁאֵלְתֵּיהּ לְרַבָּה בַּר אֲבוּהּ, וְרַבָּה בַּר אֲבוּהּ לְחִיָּיא בַּר רַב, וְחִיָּיא בַּר רַב לְרַב, וַאֲמַר לֵיהּ: נַעֲשָׂה כִּמְגַדֵּל עֲבוֹדָה זָרָה.Rava lui demanda : Mais alors, les pierres d'un lieu de Markolis (culte de Mercure), par quoi deviennent-elles interdites, puisqu'elles ne se dispersent pas quand on les jette ? Il lui dit : pour moi aussi c'était difficile, et j'ai posé la question à Rabba bar Avouh, et Rabba bar Avouh à 'Hiya bar Rav, et 'Hiya bar Rav à Rav, et il lui a dit : c'est devenu comme celui qui agrandit une idole : les pierres sont interdites en tant que partie de l'idole elle-même, non en tant qu'offrande.
- הָנִיחָא לְמַאן דְּאָמַר: עֲבוֹדָה זָרָה שֶׁל גּוֹי אֲסוּרָה מִיָּד, אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר עַד שֶׁתֵּעָבֵד, תִּישְׁתְּרֵי, דְּהָא לָא פַּלְחַהּ! אֲמַר לֵיהּ: כׇּל אַחַת וְאַחַת נַעֲשֵׂית עֲבוֹדָה זָרָה, וְתִקְרוֹבֶת לַחֲבֶרְתָּהּ.Rava objecta : Cela convient selon celui qui dit que l'idole d'un non-Juif est interdite immédiatement ; mais selon celui qui dit qu'elle n'est interdite que lorsqu'elle a été servie, qu'elle soit permise, car on ne l'a pas servie ! Il lui dit : chacune d'elles devient une idole et une offrande pour sa compagne.
- אִי הָכִי, בָּתְרָיְיתָא מִיהָא תִּשְׁתְּרֵי! אֲמַר לֵיהּ: אִי יָדְעַתְּ לַהּ, זִיל שִׁקְלַהּ. רַב אָשֵׁי אָמַר: כׇּל אַחַת וְאַחַת נַעֲשֵׂית תִּקְרוֹבֶת לְעַצְמָהּ וְתִקְרוֹבֶת לַחֲבֶרְתָּהּ.Rava répliqua : S'il en est ainsi, que la dernière au moins soit permise ! Il lui dit : si tu la connais, va la prendre. Rav Achi a dit : chacune d'elles devient une offrande pour elle-même et une offrande pour sa compagne.
- תְּנַן: מָצָא בְּרֹאשׁוֹ כְּסוּת וּמָעוֹת אוֹ כֵלִים — הֲרֵי אֵלּוּ מוּתָּרִין, פַּרְכִּילֵי עֲנָבִים וַעֲטָרוֹת שֶׁל שִׁבֳּלִים וְיֵינוֹת שְׁמָנִים וּסְלָתוֹת וְכׇל דָּבָר שֶׁכַּיּוֹצֵא בּוֹ קָרֵב לְגַבֵּי מִזְבֵּחַ — אָסוּר.Nous avons appris dans la Michna (51b) : si l'on a trouvé sur sa tête un vêtement, de l'argent ou des objets, ils sont permis ; des grappes de raisin, des couronnes d'épis, des vins, des huiles, des farines, et toute chose dont le semblable est offert sur l'autel, c'est interdit.
- בִּשְׁלָמָא יֵינוֹת שְׁמָנִים וּסְלָתוֹת — אִיכָּא כְּעֵין פְּנִים, וְאִיכָּא כְּעֵין זְרִיקָה מִשְׁתַּבֶּרֶת, אֶלָּא פַּרְכִּילֵי עֲנָבִים וַעֲטָרוֹת שֶׁל שִׁבֳּלִים — לָא כְּעֵין פְּנִים אִיכָּא, וְלָא כְּעֵין זְרִיקָה מִשְׁתַּבֶּרֶת אִיכָּא!Certes, pour les vins, les huiles et les farines, il y a l'image de ce qui se fait à l'intérieur, et il y a l'image d'une projection qui se disperse ; mais pour les grappes de raisin et les couronnes d'épis, il n'y a ni l'image de ce qui se fait à l'intérieur, ni l'image d'une projection qui se disperse !
- אָמַר רָבָא אָמַר עוּלָּא: כְּגוֹן שֶׁבְּצָרָן מִתְּחִלָּה לְכָךְ.Rava a dit au nom de Oula : il s'agit d'un cas où on les a vendangées dès le début à cette fin : la cueillette elle-même est comparable à l'abattage.
- אָמַר רַבִּי אֲבָהוּ אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: מִנַּיִן לַזּוֹבֵחַ בְּהֵמָה בַּעֲלַת מוּם לַעֲבוֹדָה זָרָה שֶׁהוּא פָּטוּר? שֶׁנֶּאֱמַר: ״זֹבֵחַ לָאֱלֹהִים יׇחֳרָם בִּלְתִּי לַה׳ לְבַדּוֹ״, לֹא אָסְרָה תּוֹרָה אֶלָּא כְּעֵין פְּנִים.Rabbi Abahou a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : d'où savons-nous que celui qui abat un animal ayant un défaut pour une idole est pétour (exempt) ? Comme il est dit : « Celui qui sacrifie aux dieux sera voué à la destruction, sauf à Hachem seul » (Exode 22, 19) : la Torah n'a interdit que ce qui est à l'image de ce qui se fait à l'intérieur du Temple.
- הָוֵי בֵּהּ רָבָא, בְּמַאי? אִילֵימָא בְּדוּקִּין שֶׁבָּעַיִן — הַשְׁתָּא לִבְנֵי נֹחַ חַזְיָא לְגָבוֹהַּ בְּבָמָה דִּידְהוּ, לַעֲבוֹדָה זָרָה מִיבַּעְיָא?Rava examina la question : de quel cas s'agit-il ? Si je dis qu'il s'agit d'un défaut comme une taie sur l'œil, alors que cet animal est apte pour les descendants de Noa'h à être offert au Très-Haut sur leur autel, est-il besoin de le dire pour une idole ?
- אֶלָּא בִּמְחוּסַּר אֵבֶר, וְכִדְרַבִּי אֶלְעָזָר, דְּאָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: מִנַּיִן לִמְחוּסַּר אֵבֶר שֶׁהוּא אָסוּר לִבְנֵי נֹחַ? שֶׁנֶּאֱמַר: ״וּמִכׇּל הָחַי מִכׇּל בָּשָׂר שְׁנַיִם מִכֹּל״, אָמְרָה תּוֹרָה: הָבֵא בְּהֵמָה שֶׁחַיִּין רָאשֵׁי אֵבָרִין שֶׁלָּהּ.Il s'agit plutôt d'un animal auquel il manque un membre, et selon l'enseignement de Rabbi Elazar, car Rabbi Elazar a dit : d'où savons-nous qu'un animal auquel il manque un membre est interdit aux descendants de Noa'h ? Comme il est dit : « Et de tout ce qui vit, de toute chair, deux de chaque espèce » (Genèse 6, 19) : la Torah a dit : amène un animal dont les extrémités des membres sont vivantes, car certains seraient offerts en sacrifice.
- הַאי ״וּמִכׇּל הַחַי״ מִיבְּעֵי לֵיהּ לְמַעוֹטֵי טְרֵיפָה! מִ״לְּהַחֲיוֹת זֶרַע״ נָפְקָא.La Guemara demande : ce « et de tout ce qui vit » n'est-il pas nécessaire pour exclure une terefa (animal atteint d'une lésion mortelle) ? La Guemara répond : cela se déduit de « pour conserver une semence » (Genèse 7, 3).
- הָנִיחָא לְמַאן דְּאָמַר: טְרֵיפָה אֵינָהּ יוֹלֶדֶת, אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר: טְרֵיפָה יוֹלֶדֶת, מַאי אִיכָּא לְמֵימַר?Cela convient selon celui qui dit qu'une terefa n'enfante pas ; mais selon celui qui dit qu'une terefa enfante, que peut-on dire ?
- אָמַר קְרָא: ״אִתָּךְ״, ״אִתָּךְ״ — בְּדוֹמִין לָךְ. וְדִלְמָא נֹחַ גּוּפֵיהּ טְרֵיפָה הֲוָה! ״תָּמִים״ כְּתִיב בֵּיהּ.Le verset dit : « avec toi » (Genèse 6, 19) : « avec toi », cela désigne ceux qui te ressemblent, ce qui exclut la terefa. Mais peut-être Noa'h lui-même était-il terefa ! Il est écrit à son sujet « intègre » (Genèse 6, 9).
- דִּלְמָא ״תָּמִים״ בִּדְרָכָיו! ״צַדִּיק״ כְּתִיב בֵּיהּ.Peut-être « intègre » dans ses voies ! Il est déjà écrit à son sujet « juste », ce qui concerne sa conduite ; « intègre » désigne donc son corps.
- דִּלְמָא ״תָּמִים״ בִּדְרָכָיו, וְ״צַדִּיק״ בְּמַעֲשָׂיו! לָא מָצֵית אָמְרַתְּ דְּנֹחַ גּוּפֵיהּ טְרֵיפָה הֲוָה, דְּאִי סָלְקָא דַּעְתָּךְ נֹחַ טְרֵיפָה הֲוָה, אֲמַר לֵיהּ רַחֲמָנָא: דִּכְוָותָךְ עַיֵּיל, שַׁלְמִין לָא תְּעַיֵּיל?Peut-être « intègre » dans ses voies et « juste » dans ses actes ! La Guemara répond : tu ne peux pas dire que Noa'h lui-même était terefa, car si tu pensais que Noa'h était terefa, le Miséricordieux lui aurait dit : fais entrer ceux qui sont semblables à toi, ne fais pas entrer ceux qui sont entiers ?
- הַשְׁתָּא דְּנָפְקָא מֵ״אִתָּךְ״, ״לְהַחֲיוֹת זֶרַע״ לְמָה לִי? אִי מֵ״אִתָּךְ״, הֲוָה אָמֵינָא לְצַוְותָּא בְּעָלְמָא, וַאֲפִילּוּ זָקֵן וַאֲפִילּוּ סָרִיס, קָא מַשְׁמַע לַן ״לְהַחֲיוֹת זֶרַע״.Maintenant que cela se déduit de « avec toi », pourquoi ai-je besoin de « pour conserver une semence » ? La Guemara répond : si c'était seulement d'après « avec toi », j'aurais dit que les animaux entraient simplement pour lui tenir compagnie, et même un vieil animal, même un animal castré pourrait entrer ; c'est pourquoi on nous enseigne « pour conserver une semence ».
- אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: מִנַּיִן לַשּׁוֹחֵט בְּהֵמָה לְמַרְקוּלִיס שֶׁהוּא חַיָּיב? שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְלֹא יִזְבְּחוּ עוֹד אֶת זִבְחֵיהֶם לַשְּׂעִירִם״, אִם אֵינוֹ עִנְיָן לִכְדַרְכָּהּ, דִּכְתִיב: ״אֵיכָה יַעַבְדוּ הַגּוֹיִם הָאֵלֶּה אֶת אֱלֹהֵיהֶם״, תְּנֵהוּ עִנְיָן לְשֶׁלֹּא כְּדַרְכָּהּ.Rabbi Elazar a dit : d'où savons-nous que celui qui abat un animal pour Markolis est passible, bien que son culte ne se fasse pas ainsi ? Comme il est dit : « Et ils n'offriront plus leurs sacrifices aux seïrim » (Lévitique 17, 7) : si cela ne s'applique pas au culte d'une idole selon sa manière, car il est écrit à ce propos : « Comment ces nations servent-elles leurs dieux ? » (Deutéronome 12, 30), applique-le au culte qui n'est pas selon sa manière.
- וְהָא לְהָכִי הוּא דַּאֲתָא? הַאי מִיבְּעֵי לֵיהּ לְכִדְתַנְיָא:La Guemara demande : Mais est-ce pour cela que ce verset vient ? Il est nécessaire pour ce qui a été enseigné dans une baraïta :
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