Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- בִּמְקוֹרָבוֹת נָמֵי, דְּאִיכָּא לְמֵימַר מִינֵּיהּ נְפַל — דִּבְרֵי הַכֹּל אֲסוּרוֹת, כִּי פְּלִיגִי — בִּמְרוּחָקוֹת.Même pour les pierres proches du Markolis (tas de pierres voué au culte de Mercure), dont on peut dire qu'elles en sont tombées, tous s'accordent à dire qu'elles sont interdites ; là où ils divergent, c'est pour les pierres éloignées.
- וְהָא ״בְּצַד מַרְקוּלִיס״ קָתָנֵי, מַאי ״בְּצַד״? בְּצַד אַרְבַּע אַמּוֹת דִּידֵיהּ.Mais voici que la Michna enseigne : « à côté du Markolis », ce qui indique qu'elles sont proches ! La Guemara explique : que signifie « à côté » ? À côté, c'est-à-dire dans le périmètre de ses quatre coudées.
- רַבִּי יִשְׁמָעֵאל סָבַר: עוֹשִׂין מַרְקוּלִיס קָטָן בְּצַד מַרְקוּלִיס גָּדוֹל, שָׁלֹשׁ דְּדׇמְיָין לְמַרְקוּלִיס — אֲסוּרוֹת, שְׁתַּיִם — מוּתָּרוֹת. רַבָּנַן סָבְרִי: אֵין עוֹשִׂין מַרְקוּלִיס קָטָן בְּצַד מַרְקוּלִיס גָּדוֹל, לָא שְׁנָא שָׁלֹשׁ וְלָא שְׁנָא שְׁתַּיִם, נִרְאוֹת עִמּוֹ — אֲסוּרוֹת, שֶׁאֵין נִרְאוֹת עִמּוֹ — מוּתָּרוֹת.La Guemara précise la divergence : Rabbi Ichmaël pense que parfois on fait un petit Markolis à côté d'un grand Markolis ; c'est pourquoi trois pierres, qui ressemblent à un Markolis complet, sont interdites, tandis que deux pierres sont permises. Les Rabbanan pensent au contraire qu'on ne fait pas de petit Markolis à côté d'un grand Markolis ; il n'y a donc pas de différence entre trois et pas de différence avec deux : celles qui sont vues avec lui sont interdites, car elles en sont peut-être tombées, et celles qui ne sont pas vues avec lui sont permises.
- אָמַר מָר: בְּיָדוּעַ שֶׁנָּשְׁרוּ מִמֶּנּוּ — דִּבְרֵי הַכֹּל אֲסוּרוֹת. וּרְמִינְהִי: אֲבָנִים שֶׁנָּשְׁרוּ מִן הַמַּרְקוּלִיס, נִרְאוֹת עִמּוֹ — אֲסוּרוֹת, שֶׁאֵין נִרְאוֹת עִמּוֹ — מוּתָּרוֹת. וְרַבִּי יִשְׁמָעֵאל אוֹמֵר: שָׁלֹשׁ — אֲסוּרוֹת, שְׁתַּיִם — מוּתָּרוֹת. אָמַר רָבָא: לָא תֵּימָא ״שֶׁנָּשְׁרוּ״, אֶלָּא אֵימָא ״שֶׁנִּמְצְאוּ״.Le Maître a dit : quand on sait qu'elles en sont tombées, tous s'accordent à dire qu'elles sont interdites. Mais on oppose à cela la baraïta suivante : des pierres qui sont tombées du Markolis : celles qui sont vues avec lui sont interdites, celles qui ne sont pas vues avec lui sont permises. Et Rabbi Ichmaël dit : trois sont interdites, deux sont permises. Il en ressort qu'ils divergent même lorsqu'on sait qu'elles sont tombées du tas ! Rava a dit : ne dis pas dans la baraïta « qui sont tombées », mais dis plutôt « qui ont été trouvées » à côté du tas, sans certitude qu'elles en soient tombées.
- וְסָבַר רַבִּי יִשְׁמָעֵאל שְׁתַּיִם מוּתָּרוֹת? וְהָתַנְיָא: רַבִּי יִשְׁמָעֵאל אוֹמֵר: שְׁתַּיִם בִּתְפִיסָה לוֹ אֲסוּרוֹת, שָׁלֹשׁ, אֲפִילּוּ מְרוּחָקוֹת — אֲסוּרוֹת!La Guemara demande : Et Rabbi Ichmaël pense-t-il vraiment que deux pierres sont permises ? Mais voici qu'il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Ichmaël dit : deux pierres dans son emprise sont interdites ; trois, même éloignées, sont interdites !
- אָמַר רָבָא: לָא קַשְׁיָא, כָּאן בִּתְפִיסָה אַחַת, כָּאן בִּשְׁתֵּי תְּפִיסוֹת, וְהֵיכִי דָּמֵי? דְּאִיכָּא גּוּבְהָה בֵּינֵי וּבֵינֵי.Rava a dit : ce n'est pas difficile. Ici, dans la seconde baraïta, il s'agit d'un cas où les pierres et le tas sont dans une seule emprise : elles sont alors interdites ; là, dans la première, il s'agit d'un cas où ils sont dans deux emprises distinctes : elles sont alors permises. Et à quoi cela ressemble-t-il, deux emprises ? Au cas où il y a une élévation entre le tas et les pierres.
- וּמַרְקוּלִיס כְּהַאי גַּוְונָא מִי הָוֵי? וְהָא תַּנְיָא: אֵלּוּ הֵן אַבְנֵי בֵּית קוּלִיס — אַחַת מִכָּאן וְאַחַת מִכָּאן וְאַחַת עַל גַּבֵּיהֶן! אָמַר רָבָא: כִּי תַּנְיָא הָהִיא — בְּעִיקַּר מַרְקוּלִיס.La Guemara demande : Et un Markolis peut-il être de cette façon, avec des pierres simplement posées côte à côte ? Mais voici qu'il a été enseigné dans une baraïta : voici ce que sont les pierres d'un beit Kolis (lieu de culte de Mercure) : une de ce côté-ci, une de ce côté-là et une sur elles deux ! Rava a dit : lorsque cela a été enseigné, c'était à propos du Markolis principal, mais les pierres qu'on y ajoute n'ont pas besoin d'être ainsi disposées.
- בֵּי יַנַּאי מַלְכָּא חֲרוּב, אֲתוֹ גּוֹיִם אוֹקִימוּ בֵּיהּ מַרְקוּלִיס, אֲתוֹ גּוֹיִם אַחֲרִינֵי דְּלָא פָּלְחִי לְמַרְקוּלִיס שַׁקְלִינְהוּ, וְחִיפּוּ בָּהֶן דְּרָכִים וּסְטָרְטָאוֹת, אִיכָּא רַבָּנַן דְּפָרְשִׁי וְאִיכָּא רַבָּנַן דְּלָא פָּרְשִׁי.La Guemara rapporte : la maison du roi Yannaï fut détruite. Des non-Juifs vinrent et y dressèrent un Markolis. D'autres non-Juifs, qui ne servaient pas Markolis, vinrent, prirent ces pierres et en pavèrent des chemins et des grandes voies. Il y eut des Rabbanan qui s'en écartèrent, et il y eut des Rabbanan qui ne s'en écartèrent pas.
- אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: בְּנָן שֶׁל קְדוֹשִׁים מְהַלֵּךְ עֲלֵיהֶן, וַאֲנַן נִפְרוֹשׁ מֵהֶן? מַאן נִיהוּ ״בְּנָן שֶׁל קְדוֹשִׁים״? רַבִּי מְנַחֵם בְּרַבִּי סִימַאי, וְאַמַּאי קָרוּ לֵיהּ ״בְּנָן שֶׁל קְדוֹשִׁים״? דַּאֲפִילּוּ בְּצוּרְתָּא דְּזוּזָא לָא מִיסְתַּכַּל.Rabbi Yo'hanan a dit : le fils des saints marche sur elles, et nous, nous nous en écarterions ? La Guemara demande : qui est « le fils des saints » ? C'est Rabbi Mena'hem, fils de Rabbi Simaï. Et pourquoi l'appelait-on « le fils des saints » ? Parce qu'il ne regardait même pas la figure d'une pièce de monnaie, cette figure ayant parfois un caractère idolâtre.
- מַאי טַעְמָא דְּמַאן דְּפָרֵישׁ? סָבַר לַהּ כִּי הָא דְּאָמַר רַב גִּידֵּל אָמַר רַב חִיָּיא בַּר יוֹסֵף אָמַר רַב: מִנַּיִן לְתִקְרוֹבֶת עֲבוֹדָה זָרָה שֶׁאֵין לָהּ בְּטִילָה עוֹלָמִית? שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיִּצָּמְדוּ לְבַעַל פְּעוֹר וַיֹּאכְלוּ זִבְחֵי מֵתִים״, מָה מֵת אֵין לוֹ בְּטִילָה לְעוֹלָם, אַף תִּקְרוֹבֶת עֲבוֹדָה זָרָה אֵין לָהּ בְּטִילָה לְעוֹלָם.La Guemara demande : quelle est la raison de celui qui s'écarte de ces chemins ? Il pense comme ce qu'a dit Rav Guidel, au nom de Rav 'Hiya bar Yossef, au nom de Rav : d'où savons-nous qu'une offrande d'idolâtrie n'a jamais d'annulation de son interdit ? Comme il est dit : « Ils s'attachèrent à Baal Peor et mangèrent les sacrifices des morts » (Psaumes 106, 28) : de même qu'un mort n'a jamais d'annulation de son interdit, de même une offrande d'idolâtrie n'a jamais d'annulation.
- וּמַאן דְּלָא פָּרֵישׁ, אָמַר: בָּעֵינָא כְּעֵין פְּנִים, וְלֵיכָּא.Et celui qui ne s'écarte pas de ces chemins dit : pour que l'interdit d'offrande s'applique, j'exige qu'elle soit à l'image de ce qui se fait à l'intérieur du Temple, or ce n'est pas le cas ici, car on n'y offre pas de pierres.
- אָמַר רַב יוֹסֵף בַּר אַבָּא: אִיקְּלַע רַבָּה בַּר יִרְמְיָה לְאַתְרִין, וַאֲתָא וְאַיְיתִי מַתְנִיתָא בִּידֵיהּ: גּוֹי שֶׁהֵבִיא אֲבָנִים מִן הַמַּרְקוּלִיס וְחִיפָּה בָּהֶן דְּרָכִים וּסְרַטְיָאוֹת —Rav Yossef bar Abba a dit : Rabba bar Yirmeya vint dans notre localité, et il arriva en apportant avec lui une baraïta (enseignement tannaïtique) : un non-Juif qui a apporté des pierres d'un Markolis et en a pavé des chemins et des grandes voies —
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