Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֲבָל עִיבְּרוּ וּלְבַסּוֹף נִרְבְּעוּ — דִּבְרֵי הַכֹּל אֲסוּרִין, וְהָכָא נָמֵי כְּעִיבְּרוּ וּלְבַסּוֹף נִרְבְּעוּ דָּמֵי.Mais si elles ont conçu et ont subi ensuite un accouplement, tous s'accordent à dire que leurs petits sont interdits, car le fœtus aussi a été concerné par cet acte. Et ici aussi, le blé devenu farine est assimilé au cas où elles ont conçu et ont subi ensuite un accouplement.
- אִיכָּא דְּאָמְרִי: מַחְלוֹקֶת כְּשֶׁנִּרְבְּעוּ וּלְבַסּוֹף עִיבְּרוּ, אֲבָל עִיבְּרוּ וּלְבַסּוֹף נִרְבְּעוּ — דִּבְרֵי הַכֹּל אָסוּר, וְהָנֵי נָמֵי כִּי עִיבְּרוּ וּלְבַסּוֹף נִרְבְּעוּ דָּמֵי.Certains disent que Mar Zoutra lui-même a tiré cette preuve : La machlokèt (divergence) porte sur le cas où elles ont subi un accouplement et ont conçu ensuite, mais si elles ont conçu et ont subi ensuite un accouplement, tous s'accordent à dire que c'est interdit ; et ceux-ci aussi, les épis de blé, sont assimilés au cas où elles ont conçu et ont subi ensuite un accouplement.
- הָכִי הַשְׁתָּא? הָתָם, מֵעִיקָּרָא בְּהֵמָה וְהַשְׁתָּא בְּהֵמָה, דַּשָּׁא הוּא דַּאֲחִידָא בְּאַנְפַּהּ. הָכָא, מֵעִיקָּרָא חִיטֵּי וְהַשְׁתָּא קִמְחָא.La Guemara rejette cette comparaison : Comment comparer ? Là, c'était à l'origine un animal et c'est maintenant un animal ; c'est seulement la porte de la matrice qui était fermée devant lui. Ici, c'était à l'origine du blé et c'est maintenant de la farine.
- בָּעֵי רֵישׁ לָקִישׁ: הַמִּשְׁתַּחֲוֶה לַדֶּקֶל, לוּלָבוֹ מַהוּ לְמִצְוָה?Rech Lakich a posé la question : Celui qui se prosterne devant un palmier, son loulav (branche de palmier des quatre espèces), qu'en est-il pour la mitsva ?
- בְּאִילָן שֶׁנְּטָעוֹ מִתְּחִלָּה לְכָךְ לָא תִּיבְּעֵי לָךְ, דַּאֲפִילּוּ לְהֶדְיוֹט נָמֵי אָסוּר. כִּי תִּיבְּעֵי לָךְ בְּאִילָן שֶׁנְּטָעוֹ וּלְבַסּוֹף עֲבָדוֹ.La Guemara précise : Au sujet d'un arbre que l'on a planté dès le début dans ce but, ne pose pas la question, car même pour l'usage profane il est interdit. Tu dois poser la question au sujet d'un arbre que l'on a planté et que l'on a adoré ensuite.
- וְאַלִּיבָּא דְּרַבִּי יוֹסֵי בַּר יְהוּדָה לָא תִּיבְּעֵי לָךְ, דַּאֲפִילּוּ לְהֶדְיוֹט נָמֵי אָסוּר. כִּי תִּיבְּעֵי לָךְ אַלִּיבָּא דְּרַבָּנַן, לְעִנְיַן מִצְוָה מַאי? מִי מְאִיס כְּלַפֵּי גָּבוֹהַּ אוֹ לָא?Et selon Rabbi Yossé bar Yehouda, ne pose pas la question, car même pour l'usage profane il est interdit. Tu dois poser la question selon les Sages : quant à la mitsva, qu'en est-il ? Est-il repoussant à l'égard du Très-Haut, ou non ?
- כִּי אֲתָא רַב דִּימִי אָמַר: בַּאֲשֵׁירָה שֶׁבִּיטְּלָהּ קָמִבַּעְיָא לֵיהּ, יֵשׁ דִּחוּי אֵצֶל מִצְוֹת אוֹ אֵין דִּחוּי אֵצֶל מִצְוֹת?Quand Rav Dimi est venu de la terre d'Israël, il a dit : Rech Lakich pose la question au sujet d'une achera (arbre voué à l'idolâtrie) dont on a annulé le statut d'idole : Y a-t-il disqualification définitive pour les mitsvot, ou n'y a-t-il pas de disqualification définitive pour les mitsvot ?
- תִּפְשׁוֹט לֵיהּ מִדִּתְנַן: כִּיסָּהוּ וְנִתְגַּלָּה — פָּטוּר מִלְּכַסּוֹת, כִּיסָּהוּ הָרוּחַ — חַיָּיב לְכַסּוֹת. וְאָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא שֶׁחָזַר וְנִתְגַּלָּה, אֲבָל לֹא חָזַר וְנִתְגַּלָּה — פָּטוּר מִלְּכַסּוֹת.La Guemara propose : Tranche-le à partir de ce que nous avons appris dans la Michna (Houlin 87a) : Celui qui doit couvrir le sang d'un animal abattu : s'il l'a couvert et qu'il s'est découvert, il est exempté de couvrir de nouveau ; si le vent l'a couvert, il est obligé de couvrir. Et Rabba bar bar 'Hana a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : Cela n'a été enseigné que lorsqu'il s'est de nouveau découvert, mais s'il ne s'est pas de nouveau découvert, il est exempté de couvrir.
- וְהָוֵינַן בָּהּ: כִּי חָזַר וְנִתְגַּלָּה מַאי הָוֵי? הוֹאִיל וְאִידְּחִי אִידְּחִי!Et nous nous sommes interrogés à ce sujet : Lorsqu'il s'est de nouveau découvert, qu'est-ce que cela change ? Puisqu'il a été écarté de la mitsva lorsque le vent l'a couvert, il est écarté définitivement !
- וְאָמַר רַב פָּפָּא, זֹאת אוֹמֶרֶת: אֵין דִּיחוּי אֵצֶל מִצְוֹת.Et Rav Pappa a dit : Cela veut dire qu'il n'y a pas de disqualification définitive pour les mitsvot. Ainsi serait tranchée la question de Rech Lakich.
- דְּרַב פָּפָּא גּוּפֵיהּ אִיבַּעְיָא לֵיהּ, מִפְשָׁט פְּשִׁיטָא לֵיהּ לְרַב פָּפָּא דְּאֵין דִּיחוּי אֵצֶל מִצְוֹת, לָא שְׁנָא לְקוּלָּא וְלָא שְׁנָא לְחוּמְרָא.La Guemara rejette cette preuve : C'est sur l'enseignement de Rav Pappa lui-même que la question se pose : Est-il évident pour Rav Pappa qu'il n'y a pas de disqualification définitive pour les mitsvot, sans différence entre la souplesse et la rigueur,
- אוֹ דִלְמָא סַפּוֹקֵי מְסַפְּקָא לֵיהּ, וּלְחוּמְרָא אָמְרִינַן, לְקוּלָּא לָא אָמְרִינַן? תֵּיקוּ.ou peut-être est-il dans le doute, et nous le disons pour la rigueur, mais nous ne le disons pas pour la souplesse ? La question reste en suspens (tékou).
- בָּעֵי רַב פָּפָּא: הַמִּשְׁתַּחֲוֶה לִבְהֵמָה, צַמְרָהּ מַהוּ לִתְכֵלֶת?Rav Pappa a posé la question : Celui qui se prosterne devant un animal, sa laine, qu'en est-il pour le tekhélèt (laine teinte en bleu azur) ?
- תְּכֵלֶת דְּמַאי? אִי תְּכֵלֶת לְכֹהֲנִים — הַיְינוּ בַּעְיָא דְּרָמֵי בַּר חָמָא, וְאִי תְּכֵלֶת לְצִיצִית — הַיְינוּ בַּעְיָא דְּרֵישׁ לָקִישׁ!La Guemara demande : Le tekhélèt de quoi ? Si c'est le tekhélèt pour les Cohanim (prêtres), c'est la question de Rami bar 'Hama ; et si c'est le tekhélèt pour les tsitsit (franges rituelles), c'est la question de Rech Lakich !
- אִין הָכִי נָמֵי דְּלָא הֲוָה לְמִיבְּעֵי לֵיהּ, וְהַאי דְּקָא בָעֵי לֵיהּ הָא מִשּׁוּם דְּאִיכָּא מִילֵּי אַחְרָנְיָיתָא: צַמְרָהּ מַהוּ לִתְכֵלֶת? קַרְנֶיהָ מַהוּ לַחֲצוֹצְרוֹת? שׁוֹקֶיהָ מַהוּ לַחֲלִילִין? בְּנֵי מֵעֶיהָ מַהוּ לְפֹארוֹת?La Guemara répond : Oui, il est vrai qu'il n'avait pas à poser cette question ; et s'il la pose, c'est à cause d'autres choses : Sa laine, qu'en est-il pour le tekhélèt ? Ses cornes, qu'en est-il pour les trompettes ? Ses os de cuisse, qu'en est-il pour les flûtes ? Ses entrailles, qu'en est-il pour les cordes de harpe ?
- אַלִּיבָּא דְּמַאן דְּאָמַר: עִיקַּר שִׁירָה בִּכְלִי, לָא תִּיבְּעֵי לָךְ — דְּוַדַּאי אֲסִיר.Selon celui qui dit que l'essentiel du chant au Temple est sur l'instrument, ne pose pas la question, car c'est certainement interdit.
- כִּי תִּיבְּעֵי לָךְ, אַלִּיבָּא דְּמַאן דְּאָמַר: עִיקַּר שִׁירָה בַּפֶּה, בַּסּוֹמֵי קָלָא בְּעָלְמָא הוּא וּמַיְיתִינַן, אוֹ דִלְמָא אֲפִילּוּ הָכִי אֲסִיר? תֵּיקוּ.Tu dois poser la question selon celui qui dit que l'essentiel du chant est par la bouche : ce n'est qu'un adoucissement du son, et nous l'apportons ; ou peut-être, même ainsi, est-ce interdit ? La question reste en suspens (tékou).
- בָּעֵי רַבָּה: הַמִּשְׁתַּחֲוֶה לְמַעְיָן, מֵימָיו מַהוּ לִנְסָכִים? מַאי קָא מִיבַּעְיָא לֵיהּ? אִילֵּימָא לְבָבוּאָה קָא סָגֵיד, אוֹ דִלְמָא לְמַיָּא קָא סָגֵיד? וְתִיבְּעֵי לֵיהּ סֵפֶל לְהֶדְיוֹט!Rabba a posé la question : Celui qui se prosterne devant une source, ses eaux, qu'en est-il pour les libations ? La Guemara demande : Quelle est sa question ? Si l'on dit : Est-ce devant son reflet qu'il se prosterne, ou peut-être devant l'eau qu'il se prosterne ? Qu'il pose donc la question pour un bassin à l'usage profane !
- לְעוֹלָם לְמַיָּא קָא סָגֵיד, וְהָכִי קָמִבַּעְיָא לֵיהּ: לְמַיָּא דְּקַמֵּיהּ קָא סָגֵיד, וְקַמָּאֵי קַמָּאֵי אֲזַדוּ, אוֹ דִּלְמָא לְדַבְרוּנָא דְּמַיָּא קָא סָגֵיד?La Guemara répond : En réalité, c'est devant l'eau qu'il se prosterne, et voici sa question : Se prosterne-t-il devant l'eau qui est devant lui, et les premières eaux s'en sont allées, ou peut-être se prosterne-t-il devant le courant de l'eau ?
- וּמִי מִיתַּסְרִי? וְהָא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן מִשּׁוּם רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יְהוֹצָדָק: מַיִם שֶׁל רַבִּים אֵין נֶאֱסָרִין! לָא צְרִיכָא, דְּקָא נָבְעִי מֵאַרְעָא.La Guemara demande : Et sont-elles interdites ? Rabbi Yo'hanan n'a-t-il pas dit au nom de Rabbi Chimon ben Yehotsadak : Les eaux du public ne sont pas interdites ! La Guemara répond : Ce n'est nécessaire que pour le cas d'eaux qui jaillissent de la terre d'un particulier et n'en sortent pas.
- מַתְנִי׳ מִי שֶׁהָיָה בֵּיתוֹ סָמוּךְ לַעֲבוֹדָה זָרָה, וְנָפַל — אָסוּר לִבְנוֹתוֹ. כֵּיצַד יַעֲשֶׂה? כּוֹנֵס בְּתוֹךְ שֶׁלּוֹ אַרְבַּע אַמּוֹת וּבוֹנֶה.MICHNA : Celui dont la maison était contiguë à un lieu d'idolâtrie, et dont le mur mitoyen est tombé : il lui est interdit de le reconstruire. Comment fera-t-il ? Il rentre de quatre coudées dans son propre terrain et il construit.
- שֶׁלּוֹ וְשֶׁל עֲבוֹדָה זָרָה —Si l'espace du mur appartenait à lui et au lieu d'idolâtrie,
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.