Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- שֶׁל מֵצִיק אֶחָד בְּרִימּוֹן, שֶׁהֵטִילָה נֵפֶל לְבוֹר, וּבָא כֹּהֵן וְהֵצִיץ לֵידַע אִם זָכָר אִם נְקֵבָה, וּבָא מַעֲשֶׂה לִפְנֵי חֲכָמִים וְטִיהֲרוּהוּ, מִפְּנֵי שֶׁחוּלְדָּה וּבַרְדְּלָס מְצוּיִן שָׁם.d'un homme violent (metsik) à Rimon, qui jeta un fœtus non viable (néfel) dans un puits ; un Cohen (prêtre) vint et y jeta un regard, pour savoir si c'était un mâle ou une femelle – car la durée d'impureté de l'accouchée en dépend (Lévitique 12). L'affaire vint devant les Sages, pour décider si le Cohen était devenu impur en se tenant au-dessus du cadavre, et ils le déclarèrent tahor (rituellement pur), parce que la martre et le putois (bardelas) sont fréquents à cet endroit et ont sans doute emporté le corps avant l'arrivée du Cohen.
- וְהָא הָכָא, דְּוַדַּאי הֵטִילָה נֵפֶל, סָפֵק גֵּרְרוּהוּ, סָפֵק לֹא גֵּרְרוּהוּ, וְקָאָתֵי סָפֵק וּמוֹצִיא מִידֵי וַדַּאי!La Guemara conclut son objection : Or ici, où il est certain qu'elle a jeté un néfel, et où il y a doute si un animal l'a traîné au loin ou doute s'il ne l'a pas traîné, voici qu'un doute vient et l'emporte sur une certitude !
- לָא תֵּימָא הֵטִילָה נֵפֶל לְבוֹר, אֶלָּא אֵימָא: הֵטִילָה כְּמִין נֵפֶל לְבוֹר.La Guemara rejette cette lecture : Ne dis pas « elle a jeté un néfel dans un puits », mais dis plutôt : « elle a jeté une sorte de néfel dans un puits » – c'était peut-être autre chose qu'un enfant, si bien qu'il s'agit d'un doute face à un doute.
- וְהָא ״לֵידַע אִם זָכָר אִם נְקֵבָה הוּא״ קָתָנֵי!Mais voici qu'on enseigne : « pour savoir si c'était un mâle ou une femelle » ! Le seul doute portait donc sur le sexe, et il s'agissait assurément d'un néfel.
- הָכִי קָאָמַר: לֵידַע אִם רוּחַ הִפִּילָה, אִם נֵפֶל הֵטִילָה, וְאִם תִּמְצֵי לוֹמַר נֵפֶל הֵטִילָה — לֵידַע אִם זָכָר אִם נְקֵבָה.Voici ce qu'il veut dire : pour savoir si elle avait expulsé un vent – une masse informe – ou si elle avait jeté un néfel ; et si tu en viens à dire qu'elle avait jeté un néfel, pour savoir si c'était un mâle ou une femelle.
- וְאִיבָּעֵית אֵימָא: כֵּיוָן שֶׁחוּלְדָּה וּבַרְדְּלָס מְצוּיִן שָׁם — וַדַּאי גֵּרְרוּהוּ.Et si tu veux, dis : ce n'est pas un doute face à une certitude, car puisque la martre et le putois sont fréquents à cet endroit, ils l'ont certainement traîné au loin.
- אֵיתִיבֵיהּ: מָצָא תַּבְנִית יָד, תַּבְנִית רֶגֶל — הֲרֵי אֵלּוּ אֲסוּרִין, מִפְּנֵי שֶׁכַּיּוֹצֵא בָּהֶן נֶעֱבָד. אַמַּאי? הָא שְׁבָרִים נִינְהוּ!Revenant à la discussion sur l'idole qui s'est brisée, Rabbi Yo'hanan lui objecta, à Rech Lakich, depuis la Michna : « S'il a trouvé la forme d'une main, la forme d'un pied, ceux-ci sont interdits, parce que ce qui leur ressemble est adoré. » Pourquoi ? Ce sont des fragments !
- הָא תַּרְגְּמַהּ שְׁמוּאֵל: בְּעוֹמְדִין עַל בְּסִיסָן.La Guemara répond : Chmouel ne l'a-t-il pas expliquée : quand ils se tiennent sur leur socle ? Ce n'étaient donc pas des fragments, ils ont été faits ainsi dès l'origine.
- אֵיתִיבֵיהּ: גּוֹי מְבַטֵּל עֲבוֹדָה זָרָה שֶׁלּוֹ וְשֶׁל חֲבֵרוֹ, וְיִשְׂרָאֵל אֵינוֹ מְבַטֵּל עֲבוֹדָה זָרָה שֶׁל גּוֹי. אַמַּאי? תֶּיהְוֵי כַּעֲבוֹדָה זָרָה שֶׁנִּשְׁתַּבְּרָה מֵאֵלֶיהָ!Il lui objecta encore, depuis une Michna (plus loin, 52b) : « Un non-Juif peut annuler son idole et celle de son compagnon, mais un Juif ne peut pas annuler l'idole d'un non-Juif. » Pourquoi ? Selon Rech Lakich, qu'elle soit comme une idole qui s'est brisée d'elle-même, laquelle est permise !
- אָמַר אַבָּיֵי: שֶׁפְּחָסָהּ. וְכִי פְּחָסָהּ מַאי הָוֵי? וְהָא תְּנַן: פְּחָסָהּ אַף עַל פִּי שֶׁלֹּא חִסְּרָהּ — בִּטְּלָהּ!Abayé dit : il s'agit d'un cas où le Juif l'a écrasée, déformée sans la briser. La Guemara demande : Et s'il l'a écrasée, qu'importe ? N'avons-nous pas appris dans une Michna (plus loin, 53a) : « S'il l'a écrasée, même s'il n'en a rien retiré, il l'a annulée » !
- הָנֵי מִילֵּי דְּפַחֲסַהּ גּוֹי, אֲבָל פַּחֲסַהּ יִשְׂרָאֵל לָא בַּטְּלַהּ.La Guemara répond : Ces paroles valent lorsqu'un non-Juif l'a écrasée ; mais si un Juif l'a écrasée, il ne l'a pas annulée.
- וְרָבָא אָמַר: לְעוֹלָם כִּי פַחֲסַהּ יִשְׂרָאֵל נָמֵי בַּטְּלַהּ, אֶלָּא גְּזֵרָה דִּלְמָא מַגְבַּהּ לַהּ וַהֲדַר מְבַטֵּיל לַהּ, וְהָוֵי עֲבוֹדָה זָרָה בְּיַד יִשְׂרָאֵל, וְכׇל עֲבוֹדָה זָרָה בְּיַד יִשְׂרָאֵל אֵינָהּ בְּטֵלָה לְעוֹלָם.Et Rava dit : en réalité, lorsqu'un Juif l'a écrasée, il l'a aussi annulée ; mais c'est une guezéra (décret des Sages) de crainte qu'il ne la soulève d'abord – et ne l'acquière ainsi – puis ne l'annule ensuite ; ce serait alors une idole aux mains d'un Juif, et toute idole aux mains d'un Juif n'est jamais annulée.
- אֵיתִיבֵיהּ: גּוֹי שֶׁהֵבִיא אֲבָנִים מִן הַמַּרְקוּלִיס, וְחִיפָּה בָּהֶן דְּרָכִים וּטְרַטְיָאוֹת — מוּתָּרוֹת, וְיִשְׂרָאֵל שֶׁהֵבִיא אֲבָנִים מִן הַמַּרְקוּלִיס וְחִיפָּה בָּהֶן דְּרָכִים וּטְרַטְיָאוֹת — אֲסוּרוֹת. אַמַּאי? תֶּיהְוֵי כַּעֲבוֹדָה זָרָה שֶׁנִּשְׁתַּבְּרָה מֵאֵלֶיהָ!Il lui objecta, depuis une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : « Un non-Juif qui a apporté des pierres du Markolis (Mercure, adoré sous forme de tas de pierres) et en a pavé des routes et des théâtres : elles sont permises. Un Juif qui a apporté des pierres du Markolis et en a pavé des routes et des théâtres : elles sont interdites. » Pourquoi ? Selon Rech Lakich, qu'elle soit comme une idole qui s'est brisée d'elle-même !
- הָכָא נָמֵי, כִּדְרָבָא.La Guemara répond : Ici aussi, comme Rava : c'est un décret, de crainte qu'il ne la soulève d'abord.
- אֵיתִיבֵיהּ: גּוֹי שֶׁשִּׁיפָּה עֲבוֹדָה זָרָה לְצׇרְכּוֹ — הִיא וְשִׁיפּוּיֶיהָ מוּתָּרִין, לְצׇרְכָּהּ — הִיא אֲסוּרָה וְשִׁיפּוּיֶיהָ מוּתָּרִין, וְיִשְׂרָאֵל שֶׁשִּׁיפָּה עֲבוֹדָה זָרָה, בֵּין לְצׇרְכּוֹ בֵּין לְצׇרְכָּהּ — הִיא וְשִׁיפּוּיֶיהָ אֲסוּרִין. אַמַּאי? תֶּיהְוֵי כַּעֲבוֹדָה זָרָה שֶׁנִּשְׁתַּבְּרָה מֵאֵלֶיהָ!Il lui objecta, depuis une baraïta : « Un non-Juif qui a raboté une idole pour son propre besoin des copeaux : elle et ses copeaux sont permis. Pour son besoin à elle, pour l'embellir, elle est interdite et ses copeaux sont permis. Un Juif qui a raboté une idole, que ce soit pour son propre besoin ou pour son besoin à elle : elle et ses copeaux sont interdits. » Pourquoi ? Selon Rech Lakich, qu'elle soit comme une idole qui s'est brisée d'elle-même !
- הָכָא נָמֵי, כִּדְרָבָא.La Guemara répond : Ici aussi, comme Rava.
- אֵיתִיבֵיהּ: רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: שׁוֹחֵק וְזוֹרֶה לָרוּחַ אוֹ מֵטִיל לַיָּם. אָמְרוּ לוֹ: אַף הִיא נַעֲשֵׂית זֶבֶל, וּכְתִיב: ״לֹא יִדְבַּק בְּיָדְךָ מְאוּמָה מִן הַחֵרֶם״. אַמַּאי? תֶּיהְוֵי כַּעֲבוֹדָה זָרָה שֶׁנִּשְׁתַּבְּרָה מֵאֵלֶיהָ!Il lui objecta, depuis une Michna (plus loin, 43b) : « Rabbi Yossé dit : celui qui trouve une idole la broie et la disperse au vent, ou la jette à la mer. Ils lui dirent : Elle aussi devient de l'engrais, or il est écrit : « Rien de ce qui est voué à l'interdit ne s'attachera à ta main » (Deutéronome 13, 18). » Pourquoi ? Selon Rech Lakich, qu'elle soit comme une idole qui s'est brisée d'elle-même !
- הָכָא נָמֵי, כִּדְרָבָא.La Guemara répond : Ici aussi, comme Rava.
- אֵיתִיבֵיהּ: רַבִּי יוֹסֵי בֶּן יָסְיָאן אוֹמֵר: מָצָא צוּרַת דְּרָקוֹן וְרֹאשׁוֹ חָתוּךְ, סָפֵק גּוֹי חֲתָכוֹ סָפֵק יִשְׂרָאֵל חֲתָכוֹ — מוּתָּר, וַדַּאי יִשְׂרָאֵל חֲתָכוֹ — אָסוּר. אַמַּאי? תֶּיהְוֵי כַּעֲבוֹדָה זָרָה שֶׁנִּשְׁתַּבְּרָה מֵאֵלֶיהָ!Il lui objecta, depuis une baraïta : « Rabbi Yossé ben Yassian dit : S'il a trouvé une figure de dragon dont la tête est coupée, et qu'il y a doute si un non-Juif l'a coupée ou doute si un Juif l'a coupée : elle est permise. S'il est certain qu'un Juif l'a coupée : elle est interdite. » Pourquoi ? Selon Rech Lakich, qu'elle soit comme une idole qui s'est brisée d'elle-même !
- הָכָא נָמֵי, כִּדְרָבָא.La Guemara répond : Ici aussi, comme Rava.
- אֵיתִיבֵיהּ: רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר, אַף לֹא יְרָקוֹת בִּימוֹת הַגְּשָׁמִים, מִפְּנֵי שֶׁהַנְּבִיָּיה נוֹשֶׁרֶת עֲלֵיהֶן. אַמַּאי? תֶּיהְוֵי כַּעֲבוֹדָה זָרָה שֶׁנִּשְׁתַּבְּרָה מֵאֵלֶיהָ!Il lui objecta, depuis une baraïta : « Rabbi Yossé dit : on ne sème pas même des légumes en saison des pluies sous un arbre adoré, car le feuillage tombe sur eux et leur sert d'engrais. » Pourquoi ? Selon Rech Lakich, qu'elle soit comme une idole qui s'est brisée d'elle-même !
- שָׁאנֵי הָתָם, דְּעִיקַּר עֲבוֹדָה זָרָה קַיֶּימֶת.La Guemara répond : Là c'est différent, car l'essentiel de l'idole, l'arbre, subsiste.
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