Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְהָא שְׁבָרִים נִינְהוּ! תַּרְגְּמַהּ שְׁמוּאֵל: בְּעוֹמְדִין עַל בְּסִיסָן.Mais ce sont des fragments ! Or, selon Chmouel, les fragments sont permis. Chmouel l'a expliquée (la Michna) comme visant ceux qui se tiennent sur leur socle : ils ont été faits ainsi dès l'origine et ne sont pas de simples fragments.
- אִתְּמַר: עֲבוֹדָה זָרָה שֶׁנִּשְׁתַּבְּרָה מֵאֵילֶיהָ, רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: אֲסוּרָה, רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ אָמַר: מוּתֶּרֶת.Il a été dit (par les Amoraïm) : une idole qui s'est brisée d'elle-même, Rabbi Yo'hanan a dit : elle reste interdite ; Rabbi Chimon ben Lakich a dit : elle est permise.
- רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: אֲסוּרָה, דְּהָא לָא בָּטְלָה. רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ אָמַר: מוּתֶּרֶת, מִסְּתָמָא בַּטּוֹלֵי מְבַטֵּיל לַהּ, מֵימָר אָמַר: אִיהִי נַפְשַׁהּ לָא אַצְּלָה, לְהָהוּא גַּבְרָא מַצְּלָה לֵיהּ?Rabbi Yo'hanan a dit : elle est interdite, car elle n'a pas été annulée par son adorateur. Rabbi Chimon ben Lakich a dit : elle est permise, car, vraisemblablement, son adorateur l'a annulée, en se disant : elle ne s'est pas sauvée elle-même, sauverait-elle cet homme ?
- אֵיתִיבֵיהּ רַבִּי יוֹחָנָן לְרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ: ״וְרֹאשׁ דָּגוֹן וּשְׁתֵּי כַּפּוֹת יָדָיו כְּרֻתוֹת וְגוֹ׳״, וּכְתִיב: ״עַל כֵּן לֹא יִדְרְכוּ כֹהֲנֵי דָגוֹן וְגוֹ׳״!Rabbi Yo'hanan a objecté à Rabbi Chimon ben Lakich à partir de ce que rapporte le livre de Chemouel : « Et la tête de Dagon et ses deux paumes gisaient coupées, etc. » (I Samuel 5, 4), et il est écrit : « C'est pourquoi les prêtres de Dagon ne foulent pas, etc. » le seuil de Dagon (I Samuel 5, 5) ! Il apparaît donc qu'une idole brisée continue d'être honorée.
- אָמַר לוֹ: מִשָּׁם רְאָיָה? הָתָם שֶׁמַּנִּיחִין אֶת הַדָּגוֹן, וְעוֹבְדִין אֶת הַמִּפְתָּן, דְּאָמְרִי הָכִי: שַׁבְקֵיהּ אִיסָרֵיהּ לְדָגוֹן, וַאֲתָא אִיתֵּיב לֵיהּ עַל הַמִּפְתָּן.Rech Lakich lui dit : de là, une preuve ? Là-bas, ils ont délaissé Dagon et adoraient le seuil, car ils disaient ainsi : sa puissance a quitté Dagon, et elle est venue se poser sur le seuil.
- אֵיתִיבֵיהּ: הַמּוֹצֵא שִׁבְרֵי צְלָמִים — הֲרֵי אֵלּוּ מוּתָּרִין. הָא שִׁבְרֵי עֲבוֹדָה זָרָה — אֲסוּרִין!Rabbi Yo'hanan lui a objecté : la Michna enseigne : « Celui qui trouve des fragments de statues : ceux-ci sont permis. » Il en ressort que des fragments d'idoles sont interdits !
- לָא תֵּימָא שִׁבְרֵי עֲבוֹדָה זָרָה אֲסוּרִין, אֶלָּא אֵימָא: הָא צְלָמִים עַצְמָן אֲסוּרִין, וּסְתָמָא כְּרַבִּי מֵאִיר.Rech Lakich répond : ne dis pas que des fragments d'idoles sont interdits, mais dis : d'où il ressort que les statues elles-mêmes sont interdites, et la Michna anonyme est conforme à Rabbi Méïr, qui interdit toute statue.
- וְרַבִּי יוֹחָנָן, מִדְּרַבִּי מֵאִיר נִשְׁמַע לְהוּ לְרַבָּנַן, לָאו אָמַר רַבִּי מֵאִיר: צְלָמִים אֲסוּרִין, שִׁבְרֵי צְלָמִים מוּתָּרִין, לְרַבָּנַן עֲבוֹדָה זָרָה נָמֵי הִיא אֲסוּרָה וּשְׁבָרֶיהָ מוּתָּרִין!Et Rabbi Yo'hanan, que répond-il ? Rech Lakich pourrait dire : de Rabbi Méïr, on peut déduire pour les Sages. Rabbi Méïr n'a-t-il pas dit : les statues sont interdites, les fragments de statues sont permis ? Selon les Sages aussi, l'idole est interdite et ses fragments sont permis !
- הָכִי הַשְׁתָּא? הָתָם אֵימַר עֲבָדוּם אֵימַר לֹא עֲבָדוּם, וְאִם תִּמְצֵי לוֹמַר עֲבָדוּם — אֵימַר בִּטְּלוּם. עֲבוֹדָה זָרָה וַדַּאי עֲבָדוּהָ, מִי יֵימַר דְּבַטְּלֻהָ? הָוֵי סָפֵק וּוַדַּאי, וְאֵין סָפֵק מוֹצִיא מִידֵי וַדַּאי!Rabbi Yo'hanan rejette la comparaison : comment est-ce comparable ? Là-bas, pour les statues, disons qu'on les a adorées, disons qu'on ne les a pas adorées ; et même si tu en viens à dire qu'on les a adorées, disons qu'on les a annulées. Une idole, on l'a assurément adorée ; qui dit qu'on l'a annulée ? C'est un doute face à une certitude, et un doute ne fait pas sortir d'une certitude !
- וְאֵין סָפֵק מוֹצִיא מִידֵי וַדַּאי? וְהָתַנְיָא: חָבֵר שֶׁמֵּת, וְהִנִּיחַ מְגוּרָה מְלֵאָה פֵּירוֹת, אֲפִילּוּ הֵן בְּנֵי יוֹמָן — הֲרֵי הֵן בְּחֶזְקַת מְתוּקָּנִין.Et un doute ne fait-il pas sortir d'une certitude ? Mais n'a-t-il pas été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : « Un 'haver (érudit scrupuleux sur les lois de la pureté et des dîmes) qui est mort et a laissé un grenier plein de produits, même récoltés le jour même : ceux-ci sont présumés prélevés » !
- וְהָא הָכָא דְּוַדַּאי טְבִילִי, סָפֵק עַשְּׂרִינְהוּ, סָפֵק לָא עַשְּׂרִינְהוּ, וְקָאָתֵי סָפֵק וּמוֹצִיא מִידֵי וַדַּאי!Or voici qu'ici, les produits sont assurément tével (non prélevés), il y a doute s'il les a prélevés, doute s'il ne les a pas prélevés, et le doute vient faire sortir de la certitude !
- הָתָם וַדַּאי וּוַדַּאי הוּא, דְּוַדַּאי עַשְּׂרִינְהוּ, כִּדְרַבִּי חֲנִינָא חוֹזָאָה, דְּאָמַר רַבִּי חֲנִינָא חוֹזָאָה: חֲזָקָה עַל חָבֵר שֶׁאֵינוֹ מוֹצִיא דָּבָר שֶׁאֵינוֹ מְתוּקָּן מִתַּחַת יָדוֹ.Là-bas, c'est une certitude et une certitude, car il les a assurément prélevés, comme l'a dit Rabbi 'Hanina de Hoza ; car Rabbi 'Hanina de Hoza a dit : il y a présomption au sujet d'un 'haver qu'il ne laisse pas sortir de sa main une chose non prélevée.
- וְאִי בָּעֵית אֵימָא: מֵעִיקָּרָא לָא טְבִילִי, סָפֵק וְסָפֵק הוּא.Et si tu veux, dis : dès le départ, ils n'étaient pas tével, ou du moins on en doute, de sorte que c'est un doute face à un doute.
- אֶפְשָׁר דַּעֲבַד כִּדְרַבִּי אוֹשַׁעְיָא, דְּאָמַר: מַעֲרִים אָדָם עַל תְּבוּאָתוֹ וּמַכְנִיסָהּ בַּמּוֹץ שֶׁלָּהּ, כְּדֵי שֶׁתְּהֵא בְּהֶמְתּוֹ אוֹכֶלֶת וּפְטוּרָה מִן הַמַּעֲשֵׂר.Il est possible qu'il ait agi selon Rabbi Ochaya, qui a dit : un homme peut user d'un stratagème pour sa récolte, et la rentrer dans sa balle, afin que sa bête en mange, et elle est exempte de la dîme. Il se peut donc que les produits de ce 'haver n'aient jamais été soumis aux prélèvements.
- וְאֵין סָפֵק מוֹצִיא מִידֵי וַדַּאי? וְהָתַנְיָא, אָמַר רַבִּי יְהוּדָה: מַעֲשֶׂה בְּשִׁפְחָתוֹEt un doute ne fait-il pas sortir d'une certitude ? Mais n'a-t-il pas été enseigné : Rabbi Yehouda a dit : il arriva que la servante
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