Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְהָתַנְיָא: כְּסִימָנֵי בֵיצִים כָּךְ סִימָנֵי עוּבְּרֵי דָגִים! לָאו תָּרוֹצֵי מְתָרְצַתְּ לַהּ? כָּךְ סִימָנֵי קִירְבֵי דָגִים.la difficulté demeure : mais n'a-t-il pas été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : « Tels sont les signes des œufs d'oiseaux, tels sont les signes des œufs de poissons » ! La Guemara (discussion des Amoraïm sur la Michna) répond : ne l'as-tu pas toi-même corrigée ? Rabbi Dostaï la corrigera lui aussi : « tels sont les signes des entrailles de poissons ».
- וְהֵיכִי מַשְׁכַּחַתְּ בְּסִימָנֵי קִירְבֵי דָגִים שֶׁיְּהֵא כַּד וְחַד? מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ בְּשִׁילְפּוּחָא.Et où trouves-tu, parmi les signes des entrailles de poissons, qu'elles soient à un bout larges et à l'autre pointues ? Tu le trouves pour la vessie natatoire du poisson.
- אִם אֵין שָׁם מוּמְחֶה, מַאי? אָמַר רַב יְהוּדָה: כֵּיוָן דְּאָמַר ״אֲנִי מְלַחְתִּים״ — מוּתָּרִין. רַב נַחְמָן אָמַר: עַד שֶׁיֹּאמַר ״אֵלּוּ דָגִים וְאֵלּוּ קִירְבֵיהֶן״. אוֹרִי לֵיהּ רַב יְהוּדָה לַאֲדָא דַּיָּילָא: כֵּיוָן דְּאָמַר ״אֲנִי מְלַחְתִּים״ — מוּתָּרִין.S'il n'y a pas là d'expert, qu'en est-il ? Rav Yehouda a dit : dès lors que le vendeur a dit : « Je les ai salés », les œufs sont permis. Rav Na'hman a dit : ils ne sont permis que s'il dit : « Voici les poissons et voici leurs entrailles », en montrant les poissons eux-mêmes. Rav Yehouda a enseigné à Ada, le serviteur : dès lors qu'il a dit : « Je les ai salés », ils sont permis.
- וְעָלֶה שֶׁל חִילְתִּית. פְּשִׁיטָא! לֹא נִצְרְכָה אֶלָּא לִקְרָטִין שֶׁבּוֹ. מַהוּ דְּתֵימָא: נֵיחוּשׁ דִּלְמָא מַיְיתֵי וּמְעָרֵב בֵּיהּ, קָא מַשְׁמַע לַן דְּהָא אִישְׁתְּרוֹקֵי הִיא דְּאִישְׁתְּרוּק וַאֲתָא בַּהֲדַהּ.La Michna enseigne : « Et la feuille de 'hiltit » (plante aromatique, l'ase fétide) est permise. C'est évident ! Elle n'a pas été tranchée au couteau. Cela n'est nécessaire que pour les parcelles qui s'y trouvent. Tu aurais pu dire : craignons que le non-Juif n'en apporte et n'y mélange des parcelles tranchées avec un couteau gras ; elle nous enseigne que celles-ci se sont simplement détachées et sont venues avec elle.
- וְזֵיתֵי גְלוּסְקָאוֹת הַמְגוּלְגָּלִין. פְּשִׁיטָא! לֹא נִצְרְכָא אַף עַל גַּב דְּרָפֵי טוּבָא. מַהוּ דְּתֵימָא: חַמְרָא רְמָא בְּהוּ, קָא מַשְׁמַע לַן: הָנֵי מֵחֲמַת מִישְׁחָא הוּא דִּרְפוּ.La Michna enseigne : « Et les olives gloskaot roulées » (olives grasses de belle qualité, conservées et ramollies) sont permises. C'est évident ! Cela n'est nécessaire que pour le cas où elles sont très molles. Tu aurais pu dire : on y a mis du vin ; elle nous enseigne que celles-ci sont devenues molles à cause de l'huile.
- וְרַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: שְׁלָחִין אֲסוּרִין. הֵיכִי דָּמֵי שְׁלָחִין? אָמַר רַבִּי יוֹסֵי בַּר חֲנִינָא: כֹּל שֶׁאוֹחֲזוֹ בְּיָדוֹ וְגַרְעִינָתוֹ נִשְׁמֶטֶת.La Michna enseigne : « Et Rabbi Yossé dit : les chela'hin sont interdites. » De quoi s'agit-il, les chela'hin ? Rabbi Yossé bar 'Hanina a dit : toute olive que l'on tient en main et dont le noyau s'échappe, tant elle est molle.
- הַחֲגָבִין הַבָּאִין כּוּ׳. תָּנוּ רַבָּנַן: הַחֲגָבִין, וְהַקַּפְרֵיסִין, וְהַקַּפְלוֹטוֹת הַבָּאִין מִן הָאוֹצָר וּמִן הַהֶפְתֵּק וּמִן הַסְּפִינָה — מוּתָּרִין, הַנִּמְכָּרִין בְּקַטְלוּזָא לִפְנֵי חֶנְוָנִי — אֲסוּרִין, מִפְּנֵי שֶׁמְּזַלֵּף יַיִן עֲלֵיהֶן. וְכֵן יֵין תַּפּוּחִים שֶׁל גּוֹיִם הַבָּאִין מִן הָאוֹצָר וּמִן הַהֶפְתֵּק וּמִן הַסְּלוּלָה — מוּתָּרִין, הַנִּמְכָּר בְּקַטְלוּזָא — אָסוּר, מִפְּנֵי שֶׁמְּעָרְבִין בּוֹ יַיִן.La Michna enseigne : « Les sauterelles qui viennent, etc. » Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta : « Les sauterelles, les câpres et les poireaux qui viennent de l'entrepôt, du lieu d'entassement et du bateau sont permis ; ceux qui sont vendus au marché, devant le boutiquier, sont interdits, parce qu'il les asperge de vin. De même, le vin de pomme des non-Juifs qui vient de l'entrepôt, du lieu d'entassement et du panier de vente est permis ; celui qui est vendu au marché est interdit, parce qu'on y mélange du vin. »
- תָּנוּ רַבָּנַן: פַּעַם אַחַת חָשׁ רַבִּי בְּמֵעָיו, אָמַר: כְּלוּם יֵשׁ אָדָם שֶׁיּוֹדֵעַ יֵין תַּפּוּחִים שֶׁל גּוֹיִם אָסוּר אוֹ מוּתָּר? אָמַר לְפָנָיו רַבִּי יִשְׁמָעֵאל בֶּן רַבִּי יוֹסֵי: פַּעַם אַחַת חָשׁ אַבָּא בְּמֵעָיו, וְהֵבִיאוּ לוֹ יֵין תַּפּוּחִים שֶׁל גּוֹיִם שֶׁל שִׁבְעִים שָׁנָה, וְשָׁתָה וְנִתְרַפֵּא. אָמַר לוֹ: כׇּל כָּךְ הָיָה בְּיָדְךָ וְאַתָּה מְצַעֲרֵנִי!Nos Maîtres ont enseigné : « Une fois, Rabbi (Yehouda HaNassi) souffrit des intestins. Il dit : y a-t-il quelqu'un qui sache si le vin de pomme des non-Juifs est interdit ou permis ? Rabbi Ichmaël fils de Rabbi Yossé dit devant lui : une fois, mon père souffrit des intestins, et on lui apporta du vin de pomme de non-Juifs vieux de soixante-dix ans ; il en but et guérit. Il lui dit : tu avais tant de choses en main, et tu me faisais souffrir !
- בָּדְקוּ וּמָצְאוּ גּוֹי אֶחָד שֶׁהָיָה לוֹ שְׁלֹשׁ מֵאוֹת גַּרְבֵי יַיִן שֶׁל תַּפּוּחִים שֶׁל שִׁבְעִים שָׁנָה, וְשָׁתָה וְנִתְרַפֵּא, אָמַר: בָּרוּךְ הַמָּקוֹם שֶׁמָּסַר עוֹלָמוֹ לְשׁוֹמְרִים!On chercha et l'on trouva un non-Juif qui avait trois cents jarres de vin de pomme vieux de soixante-dix ans ; il en but et guérit. Il dit : béni soit l'Omniprésent, qui a remis Son monde à des gardiens ! »
- וְכֵן לִתְרוּמָה. מַאי ״וְכֵן לִתְרוּמָה״? אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: וְכֵן לְכֹהֵן הֶחָשׁוּד לִמְכּוֹר תְּרוּמָה לְשֵׁם חוּלִּין, לְפָנָיו הוּא דְּאָסוּר, אֲבָל הַבָּא מִן הָאוֹצָר וּמִן הַהֶפְתֵּק וּמִן הַסְּלוּלָה מוּתָּר, אִירְתוֹתֵי מִירְתַת, סָבַר: שָׁמְעִי בִּי רַבָּנַן (וּמַפְסְדוּ) [וּמַפְסְדִי] לֵיהּ מִינַּאי.La Michna enseigne : « Et de même pour la terouma » (prélèvement donné au Cohen). Que signifie « et de même pour la terouma » ? Rav Chéchèt a dit : et de même pour un Cohen soupçonné de vendre de la terouma pour du profane : c'est seulement ce qui se trouve devant lui qui est interdit, mais ce qui vient de l'entrepôt, du lieu d'entassement et du panier de vente est permis. Il a peur, car il pense : les Maîtres entendront parler de moi et me le feront perdre.
- הֲדַרַן עֲלָךְ אֵין מַעֲמִידִין.Nous reviendrons sur toi, chapitre « Eïn Ma'amidin ».
- מַתְנִי׳ כׇּל הַצְּלָמִים אֲסוּרִין, מִפְּנֵי שֶׁהֵן נֶעֱבָדִין פַּעַם אַחַת בְּשָׁנָה, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אֵינוֹ אָסוּר אֶלָּא כֹּל שֶׁיֵּשׁ בְּיָדוֹ מַקֵּל אוֹ צִפּוֹר אוֹ כַדּוּר. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: אַף כֹּל שֶׁיֵּשׁ בְּיָדוֹ כׇּל דָּבָר.MICHNA : « Toutes les statues sont interdites (à tout profit), parce qu'elles sont adorées une fois par an », telles sont les paroles de Rabbi Méïr. Et les Sages disent : n'est interdite que celle qui tient en main un bâton, un oiseau ou une boule. Rabban Chimon ben Gamliel dit : également toute statue qui tient en main quelque objet que ce soit.
- גְּמָ׳ אִי דְּנֶעֱבָדִין פַּעַם אַחַת בַּשָּׁנָה, מַאי טַעְמָא דְּרַבָּנַן? אָמַר רַבִּי יִצְחָק בַּר יוֹסֵף אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: בִּמְקוֹמוֹ שֶׁל רַבִּי מֵאִיר הָיוּ עוֹבְדִין אוֹתָהּ פַּעַם אַחַת בַּשָּׁנָה, וְרַבִּי מֵאִיר דְּחָיֵישׁ לְמִיעוּטָא — גָּזַר שְׁאָר מְקוֹמוֹת אַטּוּ אוֹתוֹ מָקוֹם, וְרַבָּנַן דְּלָא חָיְישִׁי לְמִיעוּטָא — לָא גָּזְרוּ שְׁאָר מְקוֹמוֹת אַטּוּ אוֹתוֹ מָקוֹם.GUEMARA : S'il est vrai qu'elles sont adorées une fois par an, quelle est la raison des Sages qui les permettent ? Rabbi Its'hak bar Yossef a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : dans le lieu de Rabbi Méïr, on les adorait une fois par an. Et Rabbi Méïr, qui se préoccupe de la minorité, a décrété pour les autres lieux à cause de ce lieu-là ; et les Sages, qui ne se préoccupent pas de la minorité, n'ont pas décrété pour les autres lieux à cause de ce lieu-là.
- אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: בְּאִנְדְּרָטִי שֶׁל מְלָכִים שָׁנִינוּ. אָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: וּבְעוֹמְדִין עַל פֶּתַח מְדִינָה שָׁנִינוּ.Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel : c'est au sujet des statues de rois que nous avons appris la divergence entre Rabbi Méïr et les Sages. Rabba bar bar 'Hana a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : et c'est au sujet de celles qui se dressent à l'entrée d'une ville que nous l'avons apprise.
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.