Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֶלָּא מִדְּרַבָּנַן, וּקְרָא אַסְמַכְתָּא בְּעָלְמָא.Mais plutôt, l'interdit de la cuisson des non-Juifs n'est que d'ordre rabbinique, et le verset cité n'est qu'un simple appui (asmakhta).
- אָמַר רַב שְׁמוּאֵל בַּר רַב יִצְחָק אָמַר רַב: כָּל הַנֶּאֱכָל כְּמוֹת שֶׁהוּא חַי — אֵין בּוֹ מִשּׁוּם בִּישּׁוּלֵי גוֹיִם. בְּסוּרָא מַתְנוּ הָכִי, בְּפוּמְבְּדִיתָא מַתְנוּ הָכִי: אָמַר רַב שְׁמוּאֵל בַּר רַב יִצְחָק אָמַר רַב: כׇּל שֶׁאֵינוֹ נֶאֱכָל עַל שׁוּלְחַן מְלָכִים לְלַפֵּת בּוֹ אֶת הַפַּת — אֵין בּוֹ מִשּׁוּם בִּישּׁוּלֵי גוֹיִם.Rav Chmouel bar Rav Its'hak a dit au nom de Rav : Tout aliment qui se mange tel quel, cru, n'est pas soumis à l'interdit de la cuisson des non-Juifs (bichoulé goyim). À Soura, on enseignait ainsi. À Poumbedita, on enseignait ainsi : Rav Chmouel bar Rav Its'hak a dit au nom de Rav : Tout aliment qui n'est pas mangé à la table des rois pour accompagner le pain n'est pas soumis à l'interdit de la cuisson des non-Juifs.
- מַאי בֵּינַיְיהוּ? אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ: דָּגִים קְטַנִּים, וְאַרְדֵי, וְדַיְיסָא.Quelle est la différence pratique entre eux ? Il y a entre eux le cas des petits poissons, des champignons et de la bouillie : ces aliments ne se mangent pas crus, mais ne sont pas servis à la table des rois ; ils sont donc interdits selon la version de Soura et permis selon celle de Poumbedita.
- אָמַר רַב אַסִּי אָמַר רַב: דָּגִים קְטַנִּים מְלוּחִים אֵין בָּהֶן מִשּׁוּם בִּישּׁוּלֵי גוֹיִם. אָמַר רַב יוֹסֵף: אִם צְלָאָן גּוֹי סוֹמֵךְ יִשְׂרָאֵל עֲלֵיהֶם מִשּׁוּם עֵירוּבֵי תַבְשִׁילִין, וְאִי עַבְדִינְהוּ גּוֹי כָּסָא דְּהַרְסָנָא — אָסוּר.Rav Assi a dit au nom de Rav : Les petits poissons salés ne sont pas soumis à l'interdit de la cuisson des non-Juifs, car ils se mangent tels quels. Rav Yossef a dit : Si un non-Juif les a rôtis, un Juif peut s'appuyer sur eux pour la mitsva de l'érouv tavchilin (le plat préparé la veille d'un Yom Tov pour permettre de cuisiner en vue du Chabbat). Mais si un non-Juif en a fait un kassa deharsena (mets de poissons frits dans l'huile avec de la farine), c'est interdit.
- פְּשִׁיטָא! מַהוּ דְּתֵימָא: הַרְסָנָא עִיקָּר, קָא מַשְׁמַע לַן: קִימְחָא עִיקָּר.N'est-ce pas évident ? La Guemara répond : Tu aurais pu dire que le poisson frit (harsena), qui se mange tel quel, est l'essentiel du plat, et que celui-ci est donc permis ; il nous enseigne donc que la farine est l'essentiel, et que le plat relève de la cuisson des non-Juifs.
- אָמַר רַב בְּרוֹנָא אָמַר רַב: גּוֹי שֶׁהִצִּית אֶת הָאוּר בַּאֲגַם — כָּל הַחֲגָבִים שֶׁבָּאֲגַם אֲסוּרִין. הֵיכִי דָמֵי? אִילֵּימָא דְּלָא יָדַע הֵי טָהוֹר וְהֵי טָמֵא, מַאי אִירְיָא גּוֹי? אֲפִילּוּ יִשְׂרָאֵל נָמֵי! אֶלָּא מִשּׁוּם בִּישּׁוּלֵי גוֹיִם.Rav Brouna a dit au nom de Rav : Un non-Juif qui a mis le feu à un marais : toutes les sauterelles qui se trouvaient dans le marais et ont été brûlées sont interdites. De quel cas s'agit-il ? Si l'on dit qu'elles sont interdites parce qu'on ne sait plus lesquelles sont pures et lesquelles sont impures, pourquoi parler précisément d'un non-Juif ? Même si c'était un Juif, elles seraient interdites aussi ! C'est donc plutôt que toutes étaient pures, et qu'elles sont interdites à cause de la cuisson des non-Juifs.
- כִּי הַאי גַּוְונָא מִי אֲסִיר? וְהָאָמַר רַב חָנָן בַּר אַמֵּי אָמַר רַבִּי פְּדָת אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הַאי גּוֹי דְּחָרֵיךְ רֵישָׁא שְׁרֵי לְמֵיכַל מִינֵּיהּ, אֲפִילּוּ מֵרֵישׁ אוּנֵּיהּ. אַלְמָא לְעַבּוֹרֵי שֵׂעָר קָמִיכַּוֵּין, הָכָא נָמֵי לְגַלּוֹיֵי אַגְמָא קָא מִיכַּוֵּין!La Guemara objecte : Dans un cas pareil, est-ce donc interdit ? Rav 'Hanan bar Ami n'a-t-il pas dit au nom de Rabbi Pedat, au nom de Rabbi Yo'hanan : Ce non-Juif qui a roussi une tête d'animal, il est permis d'en manger, même du bout de l'oreille, qui a cuit ? Il en ressort qu'on le permet parce que c'est à ôter les poils qu'il vise, et non à cuire. Ici aussi, c'est à dégager le marais qu'il vise, et non à cuire les sauterelles !
- לְעוֹלָם, דְּלָא יָדַע הֵי טָהוֹר וְהֵי טָמֵא, וּמַעֲשֶׂה שֶׁהָיָה בְּגוֹי הָיָה.La Guemara répond : En réalité, il s'agit bien du cas où l'on ne sait pas lesquelles sont pures et lesquelles sont impures, et si Rav Brouna a parlé d'un non-Juif, c'est que l'événement qui s'est produit a eu lieu avec un non-Juif.
- גּוּפָא, אָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הַאי גּוֹי דְּחָרֵיךְ רֵישָׁא — שְׁרֵי לְמֵיכַל מִינֵּיהּ, אֲפִילּוּ מֵרֵישׁ אוּנֵּיה. אָמַר רָבִינָא: הִלְכָּךְ, הַאי גּוֹי דִּשְׁדָא סִיכְּתָא לְאַתּוּנָא, וּקְבַר בָּהּ יִשְׂרָאֵל קָרָא מֵעִיקָּרָא — שַׁפִּיר דָּמֵי. פְּשִׁיטָא! מַהוּ דְּתֵימָא: לְבַשּׁוֹלֵי מָנָא קָא מִיכַּוֵּין, קָא מַשְׁמַע לַן: לְשָׁרוֹרֵי מָנָא קָא מִיכַּוֵּין.Revenons au sujet lui-même. Rabba bar bar 'Hana a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : Ce non-Juif qui a roussi une tête d'animal, il est permis d'en manger, même du bout de l'oreille. Ravina a dit : Par conséquent, ce non-Juif qui a jeté un pieu dans un four pour le faire sécher, alors qu'un Juif y avait enfoui une courge dès le début, c'est-à-dire avant que le four ne soit chauffé, c'est tout à fait permis. C'est évident ! La Guemara répond : Tu aurais pu dire que c'est à cuire l'objet (le pieu) qu'il vise, et qu'il y a donc une intention de cuisson ; il nous enseigne donc que c'est à durcir l'objet qu'il vise.
- אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: הִנִּיחַ יִשְׂרָאֵל בָּשָׂר עַל גַּבֵּי גֶּחָלִים, וּבָא גּוֹי וְהִפֵּךְ בּוֹ — מוּתָּר. הֵיכִי דָמֵי? אִילֵּימָא דְּאִי לָא הַפֵּךְ בֵּיהּ הֲוָה בְּשִׁיל — פְּשִׁיטָא! אֶלָּא לָאו דְּאִי לָא הַפֵּךְ לָא הֲוָה בְּשִׁיל, אַמַּאי מוּתָּר? בִּישּׁוּלֵי שֶׁל גּוֹיִם נִינְהוּ!Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel : Si un Juif a posé de la viande sur des braises, et qu'un non-Juif est venu la retourner, c'est permis. De quel cas s'agit-il ? Si l'on dit que, s'il ne l'avait pas retournée, elle aurait cuit quand même, c'est évident ! N'est-ce pas plutôt le cas où, s'il ne l'avait pas retournée, elle n'aurait pas cuit ? Mais alors, pourquoi est-ce permis ? C'est de la cuisson des non-Juifs !
- לָא צְרִיכָא, דְּאִי לָא הַפֵּךְ הֲוָה בְּשִׁיל בְּתַרְתֵּי שָׁעֵי, וְהַשְׁתָּא קָא בְשִׁיל בַּחֲדָא שַׁעְתָּא, מַהוּ דְּתֵימָא: קָרוֹבֵי בִּישּׁוּלָא מִילְּתָא הִיא, קָא מַשְׁמַע לַן.La Guemara répond : Ce n'est nécessaire que dans le cas où, s'il ne l'avait pas retournée, elle aurait cuit en deux heures, et maintenant elle cuit en une heure. Tu aurais pu dire que hâter la cuisson est une chose significative ; il nous enseigne donc que non.
- וְהָאָמַר רַבִּי אַסִּי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: כׇּל שֶׁהוּא כְּמַאֲכַל בֶּן דְּרוֹסַאי — אֵין בּוֹ מִשּׁוּם בִּישּׁוּלֵי גוֹיִם, הָא אֵינוֹ כְּמַאֲכַל בֶּן דְּרוֹסַאי — יֵשׁ בּוֹ מִשּׁוּם בִּשּׁוּלֵי גוֹיִם!La Guemara objecte : Mais Rabbi Assi n'a-t-il pas dit au nom de Rabbi Yo'hanan : Tout ce qui a déjà cuit comme le mets de Ben Drossaï (à peine cuit, tout juste comestible) n'est pas soumis à l'interdit de la cuisson des non-Juifs ; mais ce qui n'est pas encore cuit comme le mets de Ben Drossaï y est soumis ! La viande dont le non-Juif a hâté la cuisson devrait donc être interdite.
- הָתָם, כְּגוֹן דְּאוֹתְבֵיהּ בְּסִילְתָּא, וְשַׁקְלֵיהּ גּוֹי וְאוֹתְבֵיהּ בְּתַנּוּרָא.La Guemara répond : Là-bas, il s'agit du cas où le Juif l'avait posée dans un panier, où elle n'aurait pas cuit du tout, et où un non-Juif l'a prise et l'a mise au four. Ici, en revanche, elle aurait cuit de toute façon sur les braises.
- תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: מַנִּיחַ יִשְׂרָאֵל בָּשָׂר עַל גַּבֵּי גֶּחָלִים, וּבָא גּוֹי וּמְהַפֵּךְ בּוֹ עַד שֶׁיָּבֹא יִשְׂרָאֵל מִבֵּית הַכְּנֶסֶת אוֹ מִבֵּית הַמִּדְרָשׁ, וְאֵינוֹ חוֹשֵׁשׁ. שׁוֹפֶתֶת אִשָּׁה קְדֵירָה עַל גַּבֵּי כִּירָה, וּבָאת גּוֹיָהIl a été enseigné aussi ainsi dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Un Juif peut poser de la viande sur des braises, et un non-Juif vient et la retourne jusqu'à ce que le Juif revienne de la synagogue ou de la maison d'étude, et il n'a pas à s'inquiéter. Une femme juive peut poser une marmite sur un réchaud, et une non-Juive vient
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