Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הוֹאִיל וְרָאוּי לְבִיאָה, מְטַמֵּא נָמֵי בְּזִיבָה. אָמַר רָבִינָא: הִלְכָּךְ, הָא תִּינוֹקֶת גּוֹיָה בַּת שָׁלֹשׁ שָׁנִים וְיוֹם אֶחָד, הוֹאִיל וּרְאוּיָה לְבִיאָה, מְטַמְּאָה נָמֵי בְּזִיבָה.Puisqu'il relève à cet âge de la catégorie légale de la bia (l'âge auquel la halakha, loi, attache des effets juridiques à l'union, et d'où part le décret), il rend aussi impur comme un zav (atteint d'écoulement impur). Ravina a dit : Par conséquent, la fillette non-juive de trois ans et un jour, puisqu'elle relève de la catégorie légale de la bia, rend aussi impure comme une zava.
- פְּשִׁיטָא! מַהוּ דְּתֵימָא: הַאי יָדַע לְאַרְגּוֹלֵי, וְהָא לָא יָדְעָה לְאַרְגּוֹלֵי? קָא מַשְׁמַע לַן.La Guemara (discussion des Amoraïm) demande : C'est évident ! Elle répond : On aurait pu dire que la règle diffère, car celui-ci sait entraîner autrui à la faute et celle-là ne sait pas entraîner. Il nous enseigne que la règle s'applique à l'un comme à l'autre.
- מִיסְתְּמִיךְ וְאָזֵיל רַבִּי יְהוּדָה נְשִׂיאָה אַכַּתְפֵּיהּ דְּרַבִּי שִׂמְלַאי שַׁמָּעֵיהּ, אָמַר לוֹ: שִׂמְלַאי, לֹא הָיִיתָ אֶמֶשׁ בְּבֵית הַמִּדְרָשׁ כְּשֶׁהִתַּרְנוּ אֶת הַשֶּׁמֶן. אָמַר לוֹ: בְּיָמֵינוּ תַּתִּיר אַף אֶת הַפַּת! אָמַר לוֹ: אִם כֵּן קָרוּ לַן ״בֵּית דִּינָא שָׁרְיָא״! דִּתְנַן: הֵעִיד רַבִּי יוֹסֵי בֶּן יוֹעֶזֶר אִישׁ צְרֵידָה עַל אַיַּיל קַמְצָא דְּכַן, וְעַל מַשְׁקֵה בֵּית מַטְבְּחַיָּא דְּכַן, וְעַל דְּיִקְרַב לְמִיתָא מְסָאַב, וְקָרוּ לֵיהּ ״יוֹסֵף שָׁרְיָא״.Rabbi Yehouda Nessia marchait en s'appuyant sur l'épaule de Rabbi Simlaï, son serviteur. Il lui a dit : Simlaï, tu n'étais pas hier soir à la maison d'étude quand nous avons permis l'huile des non-juifs. Il lui a dit : De nos jours, tu permettras aussi le pain ! Il lui a dit : S'il en est ainsi, on nous appellera « le tribunal permissif » ! Car nous avons appris (dans la Michna, Édouyot 8, 4) : Rabbi Yossé ben Yoézer de Tseréda a témoigné au sujet de l'ayal kamtsa (une sorte de sauterelle) qu'il est pur, au sujet des liquides de l'abattoir du Temple qu'ils sont purs, et au sujet de celui qui a touché un mort qu'il est impur ; et on l'a appelé « Yossef le Permissif ».
- אֲמַר לֵיהּ: הָתָם שְׁרָא תְּלָת, וּמַר שְׁרָא חֲדָא, וְאִי שָׁרֵי מָר חֲדָא אַחֲרִיתִי, אַכַּתִּי תַּרְתֵּין הוּא דְּהָוְיָין! אֲמַר לֵיהּ: אֲנָא [נָמֵי] שְׁרַאי אַחֲרִיתִי. מַאי הִיא?Rabbi Simlaï lui a dit : Là, il a permis trois choses, et le Maître en a permis une ; et si le Maître en permet une autre, cela n'en fera encore que deux ! Il lui a dit : Moi [aussi], j'en ai permis une autre. Quelle est-elle ?
- דִּתְנַן: זֶה גִּיטִּיךְ אִם לֹא בָּאתִי מִכָּאן עַד שְׁנֵים עָשָׂר חוֹדֶשׁ, וּמֵת בְּתוֹךְ שְׁנֵים עָשָׂר חוֹדֶשׁ — אֵינוֹ גֵּט, וְתָנֵי עֲלַהּ: וְרַבּוֹתֵינוּ הִתִּירוּהָ לִינָּשֵׂא, וְאָמְרִינַן: מַאן ״רַבּוֹתֵינוּ״? אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: בֵּית דִּינָא דִּשְׁרוֹ מִשְׁחָא.Car nous avons appris (Guittin 76b) : « Voici ton acte de divorce si je ne suis pas revenu d'ici douze mois », et il est mort au cours des douze mois : ce n'est pas un get (acte de divorce). Et on a enseigné à ce sujet : Mais nos Maîtres lui ont permis de se remarier. Et nous avons dit : Qui sont « nos Maîtres » ? Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel : Le tribunal qui a permis l'huile.
- סָבְרִי לַהּ כְּרַבִּי יוֹסֵי, דְּאָמַר: זְמַנּוֹ שֶׁל שְׁטָר מוֹכִיחַ עָלָיו. וְאָמַר רַבִּי אַבָּא בְּרֵיהּ דְּרַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא: רַבִּי יְהוּדָה הַנָּשִׂיא הוֹרָה, וְלֹא הוֹדוּ לוֹ כׇּל שְׁעָתוֹ, וְאָמְרִי לָהּ: כׇּל סִיעָתוֹ.Ils s'accordent avec Rabbi Yossé, qui a dit : La date d'un document fait preuve à son sujet : le get prend effet dès la date qui y est inscrite, donc avant le décès du mari. Et Rabbi Abba fils de Rabbi 'Hiya bar Abba a dit : Rabbi Yehouda HaNassi a statué ainsi, et on ne lui a pas donné raison durant toute sa vie ; et certains disent : tout son groupe ne lui a pas donné raison.
- אֲמַר לֵיהּ רַבִּי (אֱלִיעֶזֶר) [אֶלְעָזָר] לְהָהוּא סָבָא: כִּי שְׁרִיתוּהָ — לְאַלְתַּר שְׁרִיתוּהָ, דְּלָא אָתֵי, אוֹ דִלְמָא לְאַחַר שְׁנֵים עָשָׂר חוֹדֶשׁ, דְּהָא אִיקַּיַּים לֵיהּ תְּנָאֵיהּ?Rabbi Elazar a dit à un certain vieillard, qui siégeait dans ce tribunal : Quand vous l'avez permise à se remarier, l'avez-vous permise aussitôt après la mort du mari, puisqu'il ne reviendra pas, ou bien seulement après douze mois, quand sa condition s'est réalisée ?
- וְתִיבְּעֵי לָךְ אַמַּתְנִיתִין, דִּתְנַן: ״הֲרֵי זֶה גִּיטִּיךְ מֵעַכְשָׁיו אִם לֹא בָּאתִי מִכָּאן עַד שְׁנֵים עָשָׂר חוֹדֶשׁ״, וּמֵת בְּתוֹךְ שְׁנֵים עָשָׂר חוֹדֶשׁ — הָוֵי גֵּט, דְּהָא אִיקַּיַּים לֵיהּ תְּנַאי.Le vieillard lui a répondu : Pose donc la question sur la Michna, car nous avons appris : « Voici ton acte de divorce à partir de maintenant si je ne suis pas revenu d'ici douze mois », et il est mort au cours des douze mois : c'est un get, puisque la condition s'est réalisée.
- וְתִיבְּעֵי לָךְ: לְאַלְתַּר הָוֵי גִּיטָּא, דְּהָא לָא אֲתָא, אוֹ דִּלְמָא לְאַחַר שְׁנֵים עָשָׂר חוֹדֶשׁ, דְּהָא אִיקַּיַּים לֵיהּ תְּנָאֵיהּ? אִין הָכִי נָמֵי, אֶלָּא מִשּׁוּם דַּהֲוֵית בְּהָהוּא מִנְיָינָא.Pose donc la question : Est-ce un get aussitôt, puisqu'il ne revient pas, ou bien seulement après douze mois, quand sa condition s'est réalisée ? Rabbi Elazar a répondu : Oui, c'est bien le cas, on peut poser la question sur la Michna ; mais je te l'ai posée parce que tu étais de cette assemblée et que tu sais ce qui s'est passé.
- אָמַר אַבָּיֵי: הַכֹּל מוֹדִים ״לִכְשֶׁתֵּצֵא חַמָּה מִנַּרְתִּיקָהּ״ — לְכִי נָפְקָא קָאָמַר לַהּ, וְכִי מָיֵית בְּלֵילְיָא — גֵּט לְאַחַר מִיתָה הוּא.Abayé a dit : Tous s'accordent que s'il dit : « Ceci sera un get lorsque le soleil sortira de son fourreau », il lui dit que ce sera valable quand il sera sorti ; et s'il meurt dans la nuit, c'est un get après la mort, donc nul.
- ״עַל מְנָת שֶׁתֵּצֵא חַמָּה מִנַּרְתִּיקָהּ״ — מֵעַכְשָׁיו קָאָמַר לָהּ, וְכִי מָיֵית בְּלֵילְיָא — הָא וַדַּאי תְּנָאָה הָוֵי, וְגֵט מֵחַיִּים הוּא, כִּדְרַב הוּנָא, דְּאָמַר רַב הוּנָא: כׇּל הָאוֹמֵר ״עַל מְנָת״ כְּאוֹמֵר ״מֵעַכְשָׁיו״ דָּמֵי.S'il dit : « À condition que le soleil sorte de son fourreau », il lui dit que cela vaut dès maintenant ; et s'il meurt dans la nuit, c'est certainement une condition qui s'est réalisée, et c'est un get de son vivant, selon Rav Houna, car Rav Houna a dit : Quiconque dit « à condition » est comme s'il disait « dès maintenant ».
- לֹא נֶחְלְקוּ אֶלָּא בְּ״אִם תֵּצֵא״, רַבִּי יְהוּדָה הַנָּשִׂיא סָבַר לַהּ כְּרַבִּי יוֹסֵי, דְּאָמַר: זְמַנּוֹ שֶׁל שְׁטָר מוֹכִיחַ עָלָיו, וְהָוֵה לֵיהּ כְּ״מֵהַיּוֹם אִם מַתִּי״, כְּ״מֵעַכְשָׁיו אִם מַתִּי״, וְרַבָּנַן לֵית לְהוּ דְּרַבִּי יוֹסֵי, וְהָוֵה לֵיהּ כְּ״זֶה גִּיטִּיךְ אִם מַתִּי״ גְּרֵידָא.Ils n'ont divergé que sur « si le soleil sort » : Rabbi Yehouda HaNassi s'accorde avec Rabbi Yossé, qui a dit : La date d'un document fait preuve à son sujet ; c'est donc comme « à partir d'aujourd'hui si je meurs », comme « à partir de maintenant si je meurs ». Et les Sages n'admettent pas l'avis de Rabbi Yossé, et c'est donc comme le simple « voici ton acte de divorce si je meurs », qui serait nul.
- גּוּפָא: הֵעִיד יוֹסֵי בֶּן יוֹעֶזֶר אִישׁ צְרֵידָה עַל אַיַּיל קַמְצָא דְּכַן, וְעַל מַשְׁקֵה בֵּי מַטְבְּחַיָּא דְּכַן, וְעַל דְּיִקְרַב לְמִיתָא מְסָאַב, וְקָרוּ לֵיהּ ״יוֹסֵף שָׁרְיָא״. מַאי אַיַּיל קַמְצָא? רַב פָּפָּא אָמַר: שׁוֹשִׁיבָא, וְרַב חִיָּיא בַּר אַמֵּי מִשְּׁמֵיהּ דְּעוּלָּא אָמַר: סוּסְבִּיל.Revenons au sujet même : Yossé ben Yoézer de Tseréda a témoigné au sujet de l'ayal kamtsa qu'il est pur, au sujet des liquides de l'abattoir qu'ils sont purs, et au sujet de celui qui a touché un mort qu'il est impur ; et on l'a appelé « Yossef le Permissif ». Qu'est-ce que l'ayal kamtsa ? Rav Pappa a dit : le chochiva (sauterelle à longue tête) ; et Rav 'Hiya bar Ami a dit au nom d'Oula : le soussbil.
- רַב פָּפָּא אָמַר: שׁוֹשִׁיבָא, וְקָמִיפַּלְגִי בְּרֹאשׁוֹ אָרוֹךְ. מָר סָבַר: רֹאשׁוֹ אָרוֹךְ אָסוּר, וּמָר סָבַר: רֹאשׁוֹ אָרוֹךְ מוּתָּר. רַב חִיָּיא בַּר אַמֵּי מִשְּׁמֵיהּ דְּעוּלָּא אָמַר:Rav Pappa a dit : le chochiva ; et ils divergent sur la sauterelle à longue tête. L'un (les Sages) estime que celle à longue tête est interdite, et l'autre (Yossé ben Yoézer) estime que celle à longue tête est permise. Rav 'Hiya bar Ami a dit au nom d'Oula :
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