Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֲבַטָּא דְּטַיָּיעֵי, בָּתַר תְּרֵיסַר יַרְחֵי שַׁתָּא שְׁרֵי. אָמַר רַב אַחָא בְּרֵיהּ דְּרַב אִיקָא: הָנֵי פּוּרְצָנֵי דַּאֲרַמָּאֵי, בָּתַר תְּרֵיסַר יַרְחֵי שַׁתָּא שָׁרֵי. אָמַר רַב אַחָא בְּרֵיהּ דְּרָבָא: הָנֵי גּוּלְפֵי שְׁחִימֵי וְאוּכָּמֵי, בָּתַר תְּרֵיסַר יַרְחֵי שַׁתָּא שְׁרֵי.outres des marchands arabes, après douze mois de l'année, sont permises. Rav A'ha fils de Rav Ika a dit : ces pépins des Araméens, après douze mois de l'année, sont permis. Rav A'ha fils de Rava a dit : ces cruches brunes et noires, après douze mois de l'année, sont permises.
- וְהַמּוּרְיָיס. תָּנוּ רַבָּנַן: מוּרְיָיס אוּמָּן — מוּתָּר. רַבִּי יְהוּדָה בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר מִשּׁוּם רַבִּי חֲנִינָא בֶּן גַּמְלִיאֵל: אַף חִילָק אוּמָּן — מוּתָּר.Et le mouryas (saumure de poisson) : la Michna (enseignement des Tannaïm) l'a cité parmi les interdits. Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique hors de la Michna) : le mouryas préparé par un artisan est permis, car les professionnels n'y mêlent pas de vin. Rabbi Yehouda ben Gamliel dit au nom de Rabbi 'Hanina ben Gamliel : même le 'hilak (un petit poisson) d'un artisan est permis.
- תָּנֵי אֲבִימִי בְּרֵיהּ דְּרַבִּי אֲבָהוּ: מוּרְיָיס אוּמָּן מוּתָּר. הוּא תָּנֵי לַהּ וְהוּא אָמַר לַהּ: פַּעַם רִאשׁוֹן וְשֵׁנִי מוּתָּר, שְׁלִישִׁי אָסוּר. מַאי טַעְמָא? פַּעַם רִאשׁוֹן וְשֵׁנִי דִּנְפִישׁ שׁוּמְנַיְיהוּ — לָא צְרִיךְ לְמִירְמֵי בְּהוּ חַמְרָא, מִכָּאן וְאֵילָךְ רָמוּ בְּהוּ חַמְרָא.Avimi fils de Rabbi Abahou enseignait : le mouryas d'un artisan est permis. Lui-même l'enseignait et lui-même l'expliquait : la première et la deuxième fois qu'on tire la saumure du poisson, il est permis ; la troisième, il est interdit. Quelle en est la raison ? La première et la deuxième fois, comme leur huile est abondante, il n'est pas nécessaire d'y mettre du vin ; à partir de là, on y met du vin.
- הָהוּא אַרְבָּא דְּמוּרְיְיסָא דַּאֲתַי לִנְמֵילָא דְּעַכּוֹ, אוֹתֵיב רַבִּי אַבָּא דְּמִן עַכּוֹ נָטוֹרֵי בַּהֲדַהּ. אֲמַר לֵיהּ רָבָא: עַד הָאִידָּנָא מַאן נַטְרַהּ? אֲמַר לֵיהּ: עַד הָאִידָּנָא (לְמַאן) [לְמַאי] נֵיחוּשׁ לַהּ? אִי מִשּׁוּם דִּמְעָרְבִי בֵּיהּ חַמְרָא — קִיסְתָּא דְּמוּרְיָיס בְּלוּמָא, קִיסְתָּא דְּחַמְרָא בְּאַרְבְּעָה לוּמֵי.Un certain bateau de mouryas arriva au port d'Akko, et Rabbi Abba d'Akko plaça des gardiens auprès de lui, pour qu'on n'y ajoute pas de vin. Rava lui dit : jusqu'à présent, qui l'a gardé ? Il lui répondit : jusqu'à présent, que craindrions-nous à son sujet ? Si c'est parce qu'on y mêle du vin, au lieu où il a été produit un kista (mesure) de mouryas vaut un louma (pièce de monnaie), et un kista de vin quatre loumé ; on n'y aurait donc pas ajouté de vin, plus coûteux.
- אֲמַר לֵיהּ רַבִּי יִרְמְיָה לְרַבִּי זֵירָא: דִּלְמָא אַיְּידֵי דְּצוֹר אֲתוֹ דְּשָׁוֵי חַמְרָא? אֲמַר לֵיהּ: הָתָם עִיקּוּלֵי וּפָשׁוֹרֵי אִיכָּא.Rabbi Yirmeya dit à Rabbi Zeira : peut-être sont-ils venus par Tyr, où le vin est bon marché ? Il lui répondit : là-bas, il y a des méandres et des eaux de fonte, qui rendent ce trajet impraticable.
- וּגְבִינַת בֵּית אוּנְיָיקֵי. אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ: מִפְּנֵי מָה אָסְרוּ גְּבִינַת אוּנְיָיקֵי? מִפְּנֵי שֶׁרוֹב עֲגָלִים שֶׁל אוֹתָהּ עִיר נִשְׁחָטִין לַעֲבוֹדָה זָרָה. מַאי אִירְיָא רוֹב עֲגָלִים? אֲפִילּוּ מִיעוּט נָמֵי, דְּהָא רַבִּי מֵאִיר חָיֵישׁ לְמִיעוּטָא!Et le fromage de Beit Ounyaki, cité dans la Michna. Rabbi Chimon ben Lakich a dit : pour quelle raison ont-ils interdit le fromage d'Ounyaki ? Parce que la plupart des veaux de cette ville sont abattus pour l'idolâtrie, et l'on fait cailler le lait avec le contenu de leur caillette. Pourquoi préciser la plupart des veaux ? Même une minorité suffirait aussi, puisque Rabbi Méïr se soucie de la minorité !
- אִי אָמְרַתְּ רוֹב — אִיכָּא מִיעוּט.La Guemara répond : si tu dis la plupart des veaux, il y a bien une minorité de toutes les bêtes à présure, dont Rabbi Méïr se soucie.
- אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ מִיעוּט, כֵּיוָן דְּאִיכָּא רוֹב עֲגָלִים דְּאֵין נִשְׁחָטִין לַעֲבוֹדָה זָרָה, וְאִיכָּא נָמֵי שְׁאָר בְּהֵמוֹת דְּאֵין נִשְׁחָטִין לַעֲבוֹדָה זָרָה — הָוֵה לֵיהּ מִיעוּטָא דְּמִיעוּטָא, וּמִיעוּטָא דְּמִיעוּטָא לָא חָיֵישׁ רַבִּי מֵאִיר.Mais si tu dis une minorité des veaux, puisqu'il y a la plupart des veaux, qui ne sont pas abattus pour l'idolâtrie, et qu'il y a aussi les autres bêtes, qui ne sont pas abattues pour l'idolâtrie, c'est une minorité de minorité, et de la minorité de minorité Rabbi Méïr ne se soucie pas.
- אֲמַר לֵיהּ רַבִּי שִׁמְעוֹן בַּר אֶלְיָקִים לְרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ: כִּי נִשְׁחָטִין לַעֲבוֹדָה זָרָה מַאי הָוֵי? וְהָא אַתְּ הוּא דְּשָׁרֵי!Rabbi Chimon bar Elyakim dit à Rabbi Chimon ben Lakich : quand ils sont abattus pour l'idolâtrie, qu'importe ? Mais c'est toi qui permets de telles bêtes !
- דְּאִתְּמַר: הַשּׁוֹחֵט אֶת הַבְּהֵמָה לִזְרוֹק דָּמָהּ לַעֲבוֹדָה זָרָה, לְהַקְטִיר חֶלְבָּהּ לַעֲבוֹדָה זָרָה, רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: אֲסוּרָה, קָסָבַר מְחַשְּׁבִין מֵעֲבוֹדָה לַעֲבוֹדָה, וְיָלְפִינַן חוּץ מִפְּנִים.Car il a été dit par les Amoraïm (Sages de la Guemara) : celui qui abat une bête pour en asperger le sang en l'honneur de l'idolâtrie, ou pour en brûler le suif en l'honneur de l'idolâtrie : Rabbi Yo'hanan a dit : elle est interdite ; il estime qu'on peut avoir une intention d'un service pour un autre service, c'est-à-dire qu'une pensée idolâtre pendant l'abattage, même visant l'aspersion, rend la bête interdite ; et nous déduisons ce qui se fait à l'extérieur du Temple de ce qui se fait à l'intérieur.
- וְרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ אָמַר: מוּתֶּרֶת!Et Rabbi Chimon ben Lakich a dit : elle est permise ! Il contredit donc son enseignement sur les veaux.
- אֲמַר לֵיהּ: תִּרְמִינָךְ שַׁעְתָּךְ, בְּאוֹמֵר: בִּגְמַר זְבִיחָה הוּא עוֹבְדָהּ.Il lui répondit : puisse ton heure s'élever ! Il s'agit ici de celui qui dit : par l'achèvement de l'abattage, je l'adore ; l'abattage est alors lui-même un acte de culte.
- אָמַר רַבִּי יְהוּדָה: שָׁאַל רַבִּי יִשְׁמָעֵאל. אָמַר רַב אַחָדְבוּי אָמַר רַב: הַמְקַדֵּשׁ בְּפֶרֶשׁ שׁוֹר הַנִּסְקָל — מְקוּדֶּשֶׁת, בְּפֶרֶשׁ עֶגְלֵי עֲבוֹדָה זָרָה — אֵינָהּ מְקוּדֶּשֶׁת. אִיבָּעֵית אֵימָא סְבָרָא, וְאִיבָּעֵית אֵימָא קְרָא.Rabbi Yehouda a dit : Rabbi Ichmaël a demandé à Rabbi Yehochoua (citation de la Michna). Rav A'hadvoï a dit au nom de Rav : celui qui consacre une femme avec la bouse d'un bœuf condamné à la lapidation, elle est consacrée ; avec la bouse de veaux offerts à l'idolâtrie, elle n'est pas consacrée. Si tu veux, dis que c'est un raisonnement, et si tu veux, dis que c'est un verset.
- אִיבָּעֵית אֵימָא סְבָרָא: גַּבֵּי עֶגְלֵי עֲבוֹדָה זָרָה נִיחָא לֵיהּ בְּנִפְחֵיהּ, אֲבָל גַּבֵּי שׁוֹר הַנִּסְקָל לָא נִיחָא לֵיהּ בְּנִפְחֵיהּ.Si tu veux, dis un raisonnement : pour les veaux de l'idolâtrie, il (l'adorateur) se réjouit de leur embonpoint, dû au contenu de leur ventre, qui fait partie de l'offrande ; mais pour le bœuf lapidé, il ne se réjouit pas de son embonpoint.
- אִיבָּעֵית אֵימָא קְרָא: כְּתִיב הָכָא: ״לָא יִדְבַּק בְּיָדְךָ מְאוּמָה״, וּכְתִיב הָתָם: ״סָקוֹל יִסָּקֵל הַשּׁוֹר וְלֹא יֵאָכֵל אֶת בְּשָׂרוֹ״, בְּשָׂרוֹ אָסוּר, הָא פִּרְשׁוֹ מוּתֶּרֶת.Si tu veux, dis un verset : il est écrit ici : « Que rien ne s'attache à ta main » (Deutéronome 13, 18), et il est écrit là : « Le bœuf sera lapidé et sa chair ne sera pas mangée » (Exode 21, 28) : sa chair est interdite, mais sa bouse est permise.
- אָמַר רָבָא: תַּרְוַיְיהוּ תְּנַנְהִי, מִדְּקָאָמַר לֵיהּ: מִפְּנֵי שֶׁמַּעֲמִידִין בְּקֵיבַת נְבֵילָה, וְקָא מַהְדַּר לֵיהּ: וַהֲלֹא קֵיבַת עוֹלָה חֲמוּרָה מִקֵּיבַת נְבֵילָה.Rava a dit : nous avons appris les deux dans la Michna, puisqu'il (Rabbi Yehochoua) lui a dit que le fromage est interdit parce qu'on le fait cailler dans la caillette d'une nevela (bête morte sans abattage rituel), et qu'il (Rabbi Ichmaël) lui a répliqué : mais la caillette de l'holocauste n'est-elle pas plus sévère que la caillette de la nevela ?
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