Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- דַּאֲבִיק בַּהּ, מִהְדָּר הָדַר אָזֵיל.puisqu'il s'y est attaché, il y retournera encore.
- וְהָתַנְיָא: יִשְׂרָאֵל הַהוֹלֵךְ לַתַּרְפּוּת, בֵּין בַּהֲלִיכָה בֵּין בַּחֲזָרָה — אָסוּר! אָמַר רַב אָשֵׁי: כִּי תַּנְיָא הָהִיא בְּיִשְׂרָאֵל מְשׁוּמָּד, דְּוַדַּאי אָזֵיל.Mais n'a-t-il pas été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique hors de la Michna) : un Juif qui va à la tarpout (fête idolâtre), aussi bien à l'aller qu'au retour, c'est interdit de commercer avec lui ! Rav Achi a dit : quand cela a été enseigné, c'est pour un Juif apostat, qui y va certainement.
- תָּנוּ רַבָּנַן: גּוֹי הַהוֹלֵךְ לְיָרִיד, בֵּין בַּהֲלִיכָה בֵּין בַּחֲזָרָה — מוּתָּר. יִשְׂרָאֵל הַהוֹלֵךְ לְיָרִיד, בַּהֲלִיכָה — מוּתָּר, בַּחֲזָרָה — אָסוּר.Nos Maîtres ont enseigné : un non-Juif qui va à la foire, aussi bien à l'aller qu'au retour, c'est permis de commercer avec lui. Un Juif qui va à la foire : à l'aller, c'est permis ; au retour, c'est interdit.
- מַאי שְׁנָא יִשְׂרָאֵל דְּבַחֲזָרָה אָסוּר? דְּאָמְרִי: עֲבוֹדָה זָרָה זַבֵּין, דְּמֵי עֲבוֹדָה זָרָה אִיכָּא בַּהֲדֵיהּ. גּוֹי נָמֵי נֵימָא: עֲבוֹדָה זָרָה זַבֵּין, דְּמֵי עֲבוֹדָה זָרָה אִיכָּא בַּהֲדֵיהּ!En quoi le Juif est-il différent, pour qu'au retour ce soit interdit ? C'est parce qu'on dit : il a vendu des idoles, et il a sur lui de l'argent d'idolâtrie. Du non-Juif aussi, disons : il a vendu des idoles, et il a sur lui de l'argent d'idolâtrie !
- אֶלָּא גּוֹי, אָמְרִינַן: גְּלִימָא זַבֵּין, חַמְרָא זַבֵּין; יִשְׂרָאֵל נָמֵי נֵימָא: אֵימוֹר גְּלִימָא זַבֵּין, חַמְרָא זַבֵּין! אִי אִיתָא דַּהֲוָה לֵיהּ הָכָא, הֲוָה מְזַבֵּין לֵיהּ.Mais le non-Juif, nous disons de lui : il a vendu un manteau, il a vendu du vin. Du Juif aussi, disons : dis qu'il a vendu un manteau, il a vendu du vin ! S'il en avait eu ici, il l'aurait vendu ici ; puisqu'il s'est déplacé jusqu'à la foire, c'est qu'il y vendait des idoles.
- וְהַבָּאִין מוּתָּרִין. אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא שֶׁאֵין קְשׁוּרִין זֶה בָּזֶה, אֲבָל קְשׁוּרִין זֶה בָּזֶה — אֲסוּרִין, אֵימָא דַּעְתּוֹ לַחְזוֹר.« Et ceux qui reviennent sont permis. » Rabbi Chimon ben Lakich a dit : on n'a enseigné cela que s'ils ne sont pas liés les uns aux autres (s'ils reviennent chacun de son côté) ; mais s'ils sont liés les uns aux autres (s'ils reviennent en groupes), ils sont interdits, car je dis : il a l'intention d'y retourner.
- נוֹדוֹת הַגּוֹיִם וְקַנְקַנֵּיהֶם. תָּנוּ רַבָּנַן: נוֹדוֹת הַגּוֹיִם, גְּרוּדִים חֲדָשִׁים — מוּתָּרִין, יְשָׁנִים וּמְזוּפָּפִין — אֲסוּרִין. גּוֹי רִיבְּבָן וְעִיבְּדָן וְנָתַן לְתוֹכָן יַיִן, וְיִשְׂרָאֵל עוֹמֵד עַל גַּבָּיו — אֵינוֹ חוֹשֵׁשׁ.« Les outres des non-Juifs et leurs cruches. » Nos Maîtres ont enseigné : les outres des non-Juifs : raclées et neuves, elles sont permises ; vieilles et poissées, elles sont interdites. Si un non-Juif les a enduites de poix fondue, les a apprêtées et y a mis du vin, et qu'un Juif se tient près de lui, il n'y a pas à s'inquiéter.
- וְכִי מֵאַחַר דְּגוֹי נוֹתֵן לְתוֹכָן יַיִן, כִּי יִשְׂרָאֵל עוֹמֵד עַל גַּבָּיו מַאי הָוֵי? אָמַר רַב פָּפָּא: הָכִי קָאָמַר — גּוֹי רִיבְּבָן וְעִיבְּדָן, וְיִשְׂרָאֵל נוֹתֵן לְתוֹכָן יַיִן, וְיִשְׂרָאֵל אַחֵר עוֹמֵד עַל גַּבָּיו וְאֵינוֹ חוֹשֵׁשׁ.Mais puisque c'est un non-Juif qui y met du vin, si un Juif se tient près de lui, qu'est-ce que cela change ? Rav Pappa a dit : voici ce qu'il veut dire : un non-Juif les a enduites de poix fondue et les a apprêtées, et un Juif y met du vin, et un autre Juif se tient près de lui, et il n'y a pas à s'inquiéter.
- וּמֵאַחַר דְּיִשְׂרָאֵל נוֹתֵן לְתוֹכָן יַיִן, יִשְׂרָאֵל אַחֵר עוֹמֵד עַל גַּבָּיו לְמָה לִי? דִּלְמָא אַגַּב טִירְדֵּיהּ מְנַסֵּךְ, וְלָאו אַדַּעְתֵּיהּ.Mais puisque c'est un Juif qui y met du vin, pourquoi faut-il qu'un autre Juif se tienne près de lui ? Parce que peut-être, à la faveur de son occupation à verser, le non-Juif fera une libation sans qu'il y prête attention.
- רַב זְבִיד אָמַר: לְעוֹלָם כִּדְקָאָמְרַתְּ מֵעִיקָּרָא, וְהָכָא בְּעִידָּנָא דְּקָא שָׁדֵי לֵיהּ נַעֲשֶׂה כְּזוֹרֵק מַיִם לְטִיט. אָמַר רַב פַּפֵּי: שְׁמַע מִינַּהּ מִדְּרַב זְבִיד, הַאי גּוֹי דִּשְׁדָא חַמְרָא לְבֵי מִילְחֵי דְּיִשְׂרָאֵל — שְׁרֵי.Rav Zevid a dit : en réalité, c'est comme tu l'as dit au début (c'est le non-Juif qui verse), et ici, au moment où il le verse sur la poix chaude, c'est comme s'il jetait de l'eau sur de l'argile : ce vin se perd. Rav Pappi a dit : déduis-en de ce qu'a dit Rav Zevid : ce non-Juif qui a jeté du vin dans le récipient à sel d'un Juif, c'est permis.
- מַתְקֵיף לַהּ רַב אָשֵׁי: מִי דָּמֵי? הָתָם קָאָזֵיל לְאִיבּוּד, הָכָא לָא קָאָזֵיל לְאִיבּוּד.Rav Achi a objecté : est-ce comparable ? Là-bas, il va à la perte ; ici, il ne va pas à la perte.
- בַּר עֲדִי טַיָּיעָא אֲנַס הָנְהוּ זִיקֵי מֵרַב יִצְחָק בַּר יוֹסֵף, רְמָא בְּהוּ חַמְרָא וְאַהְדְּרִינְהוּ נִיהֲלֵיהּ, אֲתָא שְׁאֵיל בֵּי מִדְרְשָׁא. אֲמַר לֵיהּ רַבִּי יִרְמְיָה: כָּךְ הוֹרָה רַבִּי אַמֵּי הֲלָכָה לְמַעֲשֶׂה — מְמַלְּאָן מַיִם שְׁלֹשָׁה יָמִים וּמְעָרָן. וְאָמַר רָבָא: צָרִיךְ לְעָרָן מֵעֵת לְעֵת.Bar Adi l'Arabe a saisi de force des outres à Rav Yits'hak bar Yossef, y a mis du vin et les lui a rendues. Il est venu poser la question à la maison d'étude. Rabbi Yirmeya lui a dit : ainsi Rabbi Ami a enseigné, comme halakha pratique : on les remplit d'eau pendant trois jours et on les vide. Et Rava a dit : il faut les vider de vingt-quatre heures en vingt-quatre heures.
- סְבוּר מִינַּהּ: הָנֵי מִילֵּי דִּידַן, אֲבָל דִּידְהוּ — לָא. כִּי אֲתָא רָבִין אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ: אֶחָד שֶׁלָּנוּ וְאֶחָד שֶׁלָּהֶם. סְבַר רַב אַחָא בְּרֵיהּ דְּרָבָא קַמֵּיהּ דְּרַב אָשֵׁי לְמֵימַר: הָנֵי מִילֵּי נוֹדוֹת, אֲבָל קַנְקַנִּים — לָא. אֲמַר לֵיהּ רַב אָשֵׁי: לָא שְׁנָא נוֹדוֹת וְלָא שְׁנָא קַנְקַנִּים.On a déduit de là : cela ne vaut que pour les nôtres, mais pas pour les leurs. Quand Ravin est venu, il a dit au nom de Rabbi Chimon ben Lakich : les nôtres comme les leurs. Rav A'ha fils de Rava a pensé dire devant Rav Achi : cela ne vaut que pour les outres, mais pas pour les cruches. Rav Achi lui a dit : il n'y a pas de différence entre outres et cruches.
- תָּנוּ רַבָּנַן: קַנְקַנִּים שֶׁל גּוֹיִם, חֲדָשִׁים גְּרוּדִים — מוּתָּרִין, יְשָׁנִים וּמְזוּפָּפִין — אֲסוּרִין. גּוֹי נוֹתֵן לְתוֹכָן יַיִן — יִשְׂרָאֵל נוֹתֵן לְתוֹכָן מַיִם, גּוֹי נוֹתֵן לְתוֹכָן יַיִן — יִשְׂרָאֵל נוֹתֵן לְתוֹכָן צִיר וּמוּרְיָיס, וְאֵינוֹ חוֹשֵׁשׁ.Nos Maîtres ont enseigné : les cruches des non-Juifs : neuves et raclées, elles sont permises ; vieilles et poissées, elles sont interdites. Si un non-Juif y met du vin, un Juif y met de l'eau trois jours durant ; si un non-Juif y met du vin, un Juif y met de la saumure et du mouryas (sauce de poisson), et il n'y a pas à s'inquiéter.
- אִיבַּעְיָא לְהוּ:Ils ont posé la question :
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