Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- בְּפִיקְעָא, אוֹרִי לֵיהּ רַבִּי אַמֵּי, וְאָמְרִי לַהּ רַבִּי אַסִּי אוֹרִי לֵיהּ: לַיְתֵי שַׁב בִּינֵי אַהֲלָא תּוֹלָנָא, וְצָיַיר לֵיהּ בַּחֲלָלָא דְבֵי צַוְּארָא, וְלִיכְרִיךְ עִילָּוֵיהּ נִירָא בַּרְקָא, וְטָמֵישׁ לֵיהּ בְּנִטְפָא חִיוָּרָא, וְלִיקְלְיֵהּ וּבָדַר לֵיהּ עִילָּוֵיהּ. אַדְּהָכִי וְהָכִי, לַיְתֵי קַשְׁיָתָא דַּאֲסַנָּא, לַינַּח פִּיקְעָא לַהֲדֵי פִּיקְעָא.d'hémorroïdes (pik'a). Rabbi Ami lui donna une instruction, et certains disent que c'est Rabbi Assi qui lui donna l'instruction : qu'il apporte sept graines d'ahala (plante à lessive), rouges comme le ver écarlate, qu'il les noue dans le morceau découpé de l'encolure d'une chemise, qu'il enroule dessus un fil de poil, qu'il trempe le tout dans du naphte blanc, qu'il le brûle et qu'il en répande la cendre dessus. Entre-temps, pendant qu'il cherche ces ingrédients, qu'il apporte un noyau du fruit de buisson d'épines et qu'il pose la fente du noyau contre la fente de sa chair.
- וְהָנֵי מִילֵּי פִּיקְעָא עִילָּאָה, פִּיקְעָא תַּתָּאָה מַאי? לַיְיתֵי תַּרְבָּא דִּצְפִירְתָּא דְּלָא אִפְּתַח, וְלִיפַשַּׁר וְלִישְׁדֵּי בֵּיהּ.Et cela vaut pour la fente supérieure, visible à l'extérieur. Pour la fente inférieure, que faire ? Qu'il apporte de la graisse d'une chèvre qui n'a pas ouvert, c'est-à-dire qui n'a pas mis bas, qu'il la fasse fondre et qu'il l'y applique.
- וְאִי לָא, לַיְיתֵי תְּלָת טַרְפֵא קָרָא דִּמְיַיבְּשִׁי בְּטוּלָּא, וְלִיקְלֵי וְלִיבַדַּר עִילָּוֵיהּ. וְאִי לָא, לַיְיתֵי מְשַׁקְּדֵי חֶלְזוֹנֵי. וְאִי לָא, מַיְיתֵי מְשַׁח קִירָא, וְלִינְקוֹט בְּשַׁחְקֵי דְכִיתָּנָא בְּקַיְיטָא, וְדַעֲמַר גּוּפְנָא בְּסִיתְוָוא.Et sinon, qu'il apporte trois feuilles de courge séchées à l'ombre, qu'il les brûle et qu'il en répande la cendre dessus. Et sinon, qu'il apporte des coquilles d'escargots. Et sinon, qu'il apporte de l'huile mêlée de cire, et qu'il s'enveloppe de chiffons de lin en été et de coton en hiver.
- רַבִּי אֲבָהוּ חַשׁ בְּאוּדְנֵיהּ, אוֹרִי לֵיהּ רַבִּי יוֹחָנָן, וְאָמְרִי לַיהּ בֵּי מִדְרְשָׁא. מַאי אוֹרִי לֵיהּ? כִּי הָא דְּאָמַר אַבָּיֵי: אֲמַרָה לִי אֵם — לָא אִיבְּרַי כּוּלְיְיתָא אֶלָּא לְאוּדְנָא. וְאָמַר רָבָא: אֲמַר לִי מִנְיוֹמֵי אָסְיָא — כּוּלְּהוּ (שַׁקְיָינוּ) [שַׁקְיָינֵי] קָשׁוּ לְאוּדְנָא, לְבַר מִמַּיָּא דְּכוּלְיְיתָא. לַיְיתֵי כּוּלְיְיתָא דְּבַרְחָא קַרְחָא, וְלִיקְרְעַיהּ שְׁתִי וָעֵרֶב, וְלַינַּח אַמִּלְּלָא דְּנוּרָא, וְהָנְהוּ מַיָּא דְּנָפְקִי מִינֵּיהּ לִישְׁדִּינְהוּ בְּאוּדְנֵיהּ — לָא קָרִירֵי וְלָא חַמִּימֵי, אֶלָּא פָּשׁוֹרֵי.Rabbi Abbahou souffrait de son oreille. Rabbi Yo'hanan lui donna une instruction, et certains disent que ce furent les Sages de la maison d'étude. Quelle instruction lui donna-t-il ? Celle-ci, comme l'a dit Abayé : ma mère m'a dit : le rein n'a été créé que pour l'oreille. Et Rava a dit : Minyomé le médecin m'a dit : tous les liquides sont nuisibles à l'oreille, sauf l'eau des reins. Voici donc le remède : qu'il apporte le rein d'un bar'ha (chèvre) chauve, qu'il l'incise en long et en large, qu'il le pose sur des braises ardentes, et cette eau qui en sort, qu'il la verse dans son oreille, ni froide ni chaude, mais tiède.
- וְאִי לָא, לַיְיתֵי תַּרְבָּא דְּחִיפּוּשְׁתָּא גַּמְלָנִיתָא, וְלִיפַשַּׁר וְלִישְׁדֵּי בֵּיהּ. וְאִי לָא, לְמַלְּיֵיהּ לְאוּדְנֵיהּ מִישְׁחָא, וְלֶיעְבֵּד שַׁב פְּתִילָתָא דְּאַסְפַּסְתָּא, וְלַיְתֵי שׁוּפְתָּא דְּתוּמָא, וְלֹיתֵוב בַּרְקָא בְּחַד רֵישָׁא, וְלִיתְלֵי בְּהוּ נוּרָא, וְאִידַּךְ רֵישָׁא מוֹתֵבא בְּאוּדְנָא, וְלֹיתֵוב אוּדְנֵיהּ לְהָדָא נוּרָא, וְיִזְדְּהַר מִזִּיקָא, וְנִישְׁקוֹל חֲדָא וְנַנַּח חֲדָא.Et sinon, qu'il apporte de la graisse d'un gros scarabée, qu'il la fasse fondre et qu'il l'y verse. Et sinon, qu'il remplisse son oreille d'huile, qu'il fasse sept mèches de feuilles de luzerne, qu'il apporte un brin de tige d'ail, qu'il les attache par un fil de poil à une extrémité, qu'il y mette le feu, qu'il place l'autre extrémité dans l'oreille, qu'il tienne son oreille face à ce feu, qu'il prenne garde au vent, et qu'il en retire une et en mette une autre, jusqu'à ce qu'elles soient toutes consumées.
- לִישָּׁנָא אַחֲרִינָא: וְאִי לָא, לַיְיתֵי שַׁב פְּתִילָתָא בִּיקְרָא, וְשָׁיֵיף לֵיהּ מִישְׁחָא דְּאַסְפַּסְתָּא, וְנַיְיתֵי חַד רֵישָׁא בְּנוּרָא וְחַד רֵישָׁא בְּאוּדְנֵיהּ, וְנִשְׁקוֹל חֲדָא וְנַנַּח חֲדָא, וְיִזְדְּהַר מִזִּיקָא.Une autre version : Et sinon, qu'il apporte sept mèches de cire, qu'il les enduise d'huile de luzerne, qu'il mette une extrémité dans le feu et une extrémité dans son oreille, qu'il en retire une et en mette une autre, et qu'il prenne garde au vent.
- וְאִי לָא, לַיְיתֵי אוּדְרָא דְּנָדָא דְּלָא מְשַׁקֵּף וְנַנַּח בַּהּ, וְלִתְלְיַּיהּ לְאוּדְנֵיהּ לַהֲדֵי נוּרָא, וּמִזְדְּהַר מִזִּיקָא. וְאִי לָא, לַיְיתֵי גּוּבְתָּא דְּקַנְיָא עַתִּיקָא בַּר מְאָה שְׁנִין, וְלִימְלְחֵיהּ מִילְחָא גְּלָלְנִיתָא, וְלִקְלֵי וְלִידַבֵּק. וְסִימָנָךְ: רַטִּיבָא לְיַבִּשְׁתָּא וְיַבִּשְׁתָּא לְרַטִּיבָא.Et sinon, qu'il apporte de la bourre teinte de nada, non battue, qu'il la pose dans son oreille, qu'il tienne son oreille face au feu, et qu'il prenne garde au vent. Et sinon, qu'il apporte un tube de vieux roseau âgé de cent ans, qu'il le sale de sel gemme, qu'il le brûle et qu'il l'y colle. Et ton moyen mnémotechnique : l'humide pour la maladie sèche, et le sec pour la maladie humide.
- אָמַר רַבָּה בַּר זוּטְרָא אָמַר רַבִּי חֲנִינָא: מַעֲלִין אׇזְנַיִם בְּשַׁבָּת. תָּנֵי רַב שְׁמוּאֵל בַּר יְהוּדָה: בַּיָּד אֲבָל לֹא בְּסַם. אִיכָּא דְּאָמְרִי: בְּסַם אֲבָל לֹא בַּיָּד. מַאי טַעְמָא? מִזְרָיף זָרֵיף.Rabba bar Zoutra a dit que Rabbi 'Hanina a dit : on remet en place les « oreilles », c'est-à-dire les tendons de la mâchoire, le Chabbat. Rav Chmouel bar Yehouda a enseigné : cela s'entend à la main, mais non au moyen d'un remède. Certains disent : au moyen d'un remède, mais non à la main. Pour quelle raison ? Car il risque de blesser et de transgresser ainsi un interdit de la Torah.
- אָמַר רַב זוּטְרָא בַּר טוֹבִיָּה אָמַר רַב: עַיִן שֶׁמָּרְדָה מוּתָּר לְכוֹחְלָהּ בְּשַׁבָּת. סְבוּר מִינֵּיהּ: הָנֵי מִילֵּי הוּא דִּשְׁחִקִי סַמָּנִין מֵאֶתְמוֹל, אֲבָל מִשְׁחָק בְּשַׁבָּת וְאֵתוֹיֵי דֶּרֶךְ רְשׁוּת הָרַבִּים — לָא. אֲמַר לֵיהּ הָהוּא מֵרַבָּנַן וְרַבִּי יַעֲקֹב שְׁמֵיהּ: לְדִידִי מִיפָּרְשָׁא מִינֵּיהּ דְּרַב יְהוּדָה, אֲפִילּוּ מִישְׁחָק בְּשַׁבָּת וְאֵתוֹיֵי דֶּרֶךְ רְשׁוּת הָרַבִּים — מוּתָּר.Rav Zoutra bar Toviya a dit que Rav a dit : un œil qui s'est révolté, qui menace de sortir de son orbite, il est permis de le farder de collyre le Chabbat. Les Sages en conclurent : cela vaut quand on a broyé les ingrédients la veille, mais les broyer le Chabbat et les apporter par le domaine public, non. Un certain Sage, nommé Rabbi Ya'akov, leur dit : cela m'a été expliqué par Rav Yehouda : même les broyer le Chabbat et les apporter par le domaine public est permis.
- רַב יְהוּדָה שְׁרָא לְמִיכְחַל עֵינָא בְּשַׁבָּת. אֲמַר לְהוּ רַב שְׁמוּאֵל בַּר יְהוּדָה: מַאן צָיֵית לִיהוּדָה מַחֵיל שַׁבֵּי? לְסוֹף חַשׁ בְּעֵינֵיהּ, שְׁלַח לֵיהּ: שְׁרֵי אוֹ אֲסִיר? שְׁלַח לֵיהּ: לְכוּלֵּי עָלְמָא שְׁרֵי, לְדִידָךְ אֲסִיר.Rav Yehouda permit de farder un œil le Chabbat. Rav Chmouel bar Yehouda leur dit : celui qui écoute Yehouda profane le Chabbat. Plus tard, il eut lui-même mal à l'œil. Il lui envoya demander : est-ce permis ou interdit ? Il lui envoya répondre : pour tout le monde c'est permis, pour toi c'est interdit, car tu as méprisé ma décision.
- וְכִי מִדִּידִי הוּא? דְּמָר שְׁמוּאֵל הִיא! הָהִיא אַמְתָּא דַּהֲוַאי בֵּי מָר שְׁמוּאֵל, דִּקְדַחָא לַהּ עֵינָא בְּשַׁבְּתָא, צְוַוחָא, וְלֵיכָּא דְּאַשְׁגַּח בַּהּ. פְּקַעָא עֵינַאּ. לִמְחַר נְפַק מָר שְׁמוּאֵל וּדְרַשׁ: עַיִן שֶׁמָּרְדָה — מוּתָּר לְכוֹחְלָהּ בְּשַׁבָּת. מַאי טַעְמָא? דְּשׁוּרְיָינֵי דְּעֵינָא בְּאוֹבַנְתָּא דְּלִיבָּא תְּלוּ.Rav Yehouda poursuivit : Est-ce donc de moi que cela vient ? C'est de Mar Chmouel ! En effet, une certaine servante qui était dans la maison de Mar Chmouel eut un œil enflammé un Chabbat. Elle cria, mais personne ne s'occupa d'elle, et son œil éclata. Le lendemain, Mar Chmouel sortit et enseigna : un œil qui s'est révolté, il est permis de le farder le Chabbat. Pour quelle raison ? Car les fibres de l'œil sont suspendues aux valves du cœur.
- כְּגוֹן מַאי? אָמַר רַב יְהוּדָה: כְּגוֹן רִירָא, דִּיצָא, דְּמָא, דִּימְעֲתָא, וְקִידְחָא, וּתְחִלַּת אוּכְלָא, לְאַפּוֹקֵי סוֹף אוּכְלָא וּפַצּוֹחֵי עֵינָא — דְּלָא.Comme quoi ? Pour quelles affections de l'œil profane-t-on le Chabbat ? Rav Yehouda a dit : comme un écoulement, une sensation de piqûre, du sang, des larmes, une inflammation, et le début de la maladie ; à l'exclusion de la fin de la maladie et de l'ouverture des yeux, c'est-à-dire d'un soin pour éclaircir la vue, pour lesquelles ce n'est pas permis.
- אָמַר רַב יְהוּדָה: זִיבּוּרָא, וּדְחַרְזֵיהּ סִילְוָא, וְסִמְטָא, וּדְכָאֵיב לֵיהּ עֵינָא, וְאָתֵי עִילָּוֵיהּ אִישָּׁתָא — כּוּלְּהוּ בֵּי בָנֵי סַכַּנְתָּא. חַמָּה לְחַמָּה, וְסִילְקָא לְצִינָּא, וְחִילּוּפָא סַכַּנְתָּא. חַמִּימֵי לְעַקְרַבָּא וְקָרִירֵי לְזִיבּוּרָא, וְחִילּוּפָא סַכַּנְתָּא. חַמִּימֵי לְסִילְוָא וְקָרִירֵיRav Yehouda a dit : la piqûre de guêpe, celui qu'une épine a transpercé, l'enflure, celui dont l'œil le fait souffrir, et celui que la fièvre a saisi : pour tous, la maison de bains est un danger. Le radis ('hama) est bon pour la fièvre ('hama) et la bette pour le froid (tsina), et l'inverse est un danger. Le chaud pour le scorpion et le froid pour la guêpe, et l'inverse est un danger. Le chaud pour l'épine et le froid
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.