Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אִי אֶפְשָׁר, הָכִי נָמֵי.S'il était possible de s'abstenir de leur vendre des denrées sans s'attirer leur hostilité, en effet, ce serait interdit ; mais comme c'est impossible, seuls les boucliers sont interdits.
- אִיכָּא דְּאָמְרִי: תְּרִיסִין הַיְינוּ טַעְמָא דְּלָא, דְּכִי שְׁלִים זֵינַיְיהוּ קָטְלִי בְּגַוַּיְיהוּ. וְיֵשׁ אוֹמְרִים: מוֹכְרִים לָהֶם תְּרִיסִין, דְּכִי שְׁלִים זֵינַיְיהוּ מִעְרָק עׇרְקִי. אָמַר רַב נַחְמָן אָמַר רַבָּה בַּר אֲבוּהּ: הֲלָכָה כְּיֵשׁ אוֹמְרִים.Certains disent : les boucliers, voici la raison pour laquelle on ne doit pas leur en vendre : car lorsque leurs armes sont épuisées au combat, ils tuent avec eux. Et certains disent : on leur vend des boucliers, car lorsque leurs armes sont épuisées, ils prennent la fuite au lieu de se servir du bouclier comme d'une arme. Rav Na'hman a dit au nom de Rabba bar Avouh : la halakha (règle pratique) est conforme à l'avis introduit par « certains disent ».
- אָמַר רַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה: אֵין מוֹכְרִין לָהֶן עֲשָׁשִׁיּוֹת שֶׁל בַּרְזֶל, מַאי טַעְמָא? מִשּׁוּם דְּחָלְשִׁי מִינַּיְיהוּ כְּלֵי זַיִין. אִי הָכִי, אֲפִילּוּ מָרֵי וַחֲצִינֵי נָמֵי! אָמַר רַב זְבִיד: בְּפַרְזְלָא הִינְדּוּאָה. וְהָאִידָּנָא דְּקָא מְזַבְּנִינַן, אָמַר רַב אָשֵׁי: לְפָרְסָאֵי דְּמַגְּנוּ עִילָּוַון.Rav Adda bar Ahava a dit : on ne leur vend pas de blocs de fer. Pourquoi ? Parce qu'ils en forgent des armes. S'il en est ainsi, même les houes et les haches devraient être interdites à la vente, puisqu'on peut aussi les transformer en armes ! Rav Zevid a dit : il s'agit du fer indien, de qualité supérieure, qui ne sert qu'à fabriquer des armes. Et aujourd'hui, si nous leur vendons des armes, Rav Achi a dit : c'est aux Perses, qui nous protègent.
- עֲגָלִים וּסְיָיחִים. תַּנְיָא: רַבִּי יְהוּדָה מַתִּיר בִּשְׁבוּרָה, מִפְּנֵי שֶׁאֵינָהּ יְכוֹלָה לְהִתְרַפְּאוֹת וְלִחְיוֹת. אָמְרוּ לוֹ: וַהֲלֹא מַרְבִּיעִין עָלֶיהָ וְיוֹלֶדֶת, וְכֵיוָן דְּמַרְבִּיעִין עָלֶיהָ וְיוֹלֶדֶת אָתוּ לְשַׁהוֹיַהּ. אָמַר לָהֶן: לִכְשֶׁתֵּלֵד. אַלְמָא לָא (מְקַבֶּלֶת) [מְקַבְּלָא] זָכָר.« Des veaux et des poulains. » Il est enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Rabbi Yehouda permet de vendre une bête brisée, car elle ne peut ni guérir ni vivre longtemps. Ils lui dirent : mais ne la fait-on pas saillir, et elle met bas ? Et puisqu'on la fait saillir et qu'elle met bas, les non-Juifs en viendront à la garder, et un Juif qui la verrait chez eux croirait qu'il est permis de leur vendre du gros bétail. Il leur dit : lorsqu'elle aura mis bas, vous l'interdirez ; or elle ne mettra jamais bas. Il ressort donc que, selon Rabbi Yehouda, une telle bête n'accepte pas le mâle.
- בֶּן בְּתִירָא מַתִּיר בַּסּוּס. תַּנְיָא: בֶּן בְּתִירָא מַתִּיר בַּסּוּס, מִפְּנֵי שֶׁהוּא עוֹשֶׂה בּוֹ מְלָאכָה שֶׁאֵין חַיָּיבִין עָלֶיהָ חַטָּאת. וְרַבִּי אוֹסֵר מִפְּנֵי שְׁנֵי דְבָרִים: אֶחָד מִשּׁוּם תּוֹרַת כְּלֵי זַיִין, וְאֶחָד מִשּׁוּם תּוֹרַת בְּהֵמָה גַּסָּה.« Ben Betéra permet le cheval. » Il est enseigné dans une baraïta : Ben Betéra permet de vendre le cheval, parce qu'on accomplit avec lui seulement un travail pour lequel on n'est pas passible d'un sacrifice expiatoire, car monter à cheval n'est pas interdit par la Torah. Et Rabbi (Rabbi Yehouda HaNassi) l'interdit pour deux raisons : l'une à cause du statut d'arme, puisque le cheval sert à la guerre, et l'autre à cause du statut de gros bétail.
- בִּשְׁלָמָא תּוֹרַת כְּלֵי זַיִין אִיכָּא, דְּקָטֵיל בְּסִחוּפֵיהּ, אֶלָּא תּוֹרַת בְּהֵמָה גַּסָּה מַאי הִיא? אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: לִכְשֶׁיַּזְקִין מַטְחִינוֹ בְּרֵחַיִים בְּשַׁבָּת. אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הֲלָכָה כְּבֶן בְּתִירָא.On comprend qu'il y ait le statut d'arme, car le cheval tue en frappant de ses sabots les ennemis tombés à terre ; mais le statut de gros bétail, qu'est-ce que c'est ? Le cheval sert seulement de monture, ce qui n'est pas un travail interdit par la Torah ! Rabbi Yo'hanan a dit : quand il vieillit, n'étant plus bon pour la guerre, on le fait tourner la meule le Chabbat. Rabbi Yo'hanan a dit : néanmoins, la halakha est conforme à Ben Betéra.
- אִיבַּעְיָא לְהוּ: שׁוֹר שֶׁל פַּטָּם מַהוּ? תִּיבְּעֵי לְרַבִּי יְהוּדָה, תִּיבְּעֵי לְרַבָּנַן.Ils ont posé la question : un bœuf d'engraisseur, engraissé pour l'abattage et devenu impropre au travail, qu'en est-il ? Peut-on le vendre à un non-Juif ? Que la question se pose selon Rabbi Yehouda, et qu'elle se pose selon les Sages.
- תִּיבְּעֵי לְרַבִּי יְהוּדָה: עַד כָּאן לָא קָא שָׁרֵי רַבִּי יְהוּדָה אֶלָּא בִּשְׁבוּרָה, דְּלָא אָתֵי לִכְלַל מְלָאכָה, אֲבָל הַאי דְּכִי מְשַׁהֵי לֵיהּ אָתֵי לִכְלַל מְלָאכָה — אָסוּר.Que la question se pose selon Rabbi Yehouda : peut-être Rabbi Yehouda n'a-t-il permis que la bête brisée, qui ne reviendra pas à l'état de travailler ; mais celui-ci, qui, si on le garde, reviendra à l'état de travailler, est interdit.
- אוֹ דִלְמָא, אֲפִילּוּ לְרַבָּנַן לָא קָא אָסְרִי הָתָם אֶלָּא דִּסְתָמֵיהּ לָאו לִשְׁחִיטָה קָאֵי, אֲבָל הַאי דִּסְתָמֵיהּ לִשְׁחִיטָה קָאֵי — אֲפִילּוּ רַבָּנַן שָׁרוּ?Ou peut-être, même selon les Sages, ils n'ont interdit là-bas, pour la bête brisée, que celle qui, d'ordinaire, n'est pas destinée à l'abattage ; mais celui-ci, qui, d'ordinaire, est destiné à l'abattage, même les Sages le permettent ?
- תָּא שְׁמַע, דְּאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: שֶׁל בֵּית רַבִּי הָיוּ מַקְרִיבִין שׁוֹר שֶׁל פַּטָּם בְּיוֹם אֵידָם, חָסֵר אַרְבַּע רִיבְבָן שֶׁאֵין מַקְרִיבִין אוֹתוֹ הַיּוֹם אֶלָּא לְמָחָר, חָסֵר אַרְבַּע רִיבְבָן שֶׁאֵין מַקְרִיבִין אוֹתוֹ חַי אֶלָּא שָׁחוּט, חָסֵר אַרְבַּע רִיבְבָן שֶׁאֵין מַקְרִיבִין אוֹתוֹ כׇּל עִיקָּר.Viens et entends une preuve : Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel : ceux de la maison de Rabbi devaient offrir aux autorités un bœuf d'engraisseur le jour de leur fête. Ils déboursèrent quarante mille pièces afin de ne pas l'offrir ce jour-là, mais le lendemain ; ils déboursèrent quarante mille pièces afin de ne pas l'offrir vivant, mais abattu ; ils déboursèrent quarante mille pièces afin de ne pas l'offrir du tout.
- מַאי טַעְמָא, לָאו מִשּׁוּם דִּלְמָא אָתֵי לְשַׁהוֹיֵי? וְלִיטַעְמָיךְ, שֶׁאֵין מַקְרִיבִין אוֹתוֹ הַיּוֹם אֶלָּא לְמָחָר — מַאי טַעְמָא? אֶלָּא, רַבִּי מִיעְקָר מִילְּתָא בָּעֵי, וְסָבַר: יִעֲקַר וְאָתֵי פּוּרְתָּא פּוּרְתָּא.Pourquoi ? N'est-ce pas par crainte que peut-être les non-Juifs n'en viennent à le garder jusqu'à ce qu'il soit apte au travail ? Et selon ton raisonnement, la démarche pour ne pas l'offrir ce jour-là, mais le lendemain, pourquoi l'a-t-on faite ? Mais plutôt, Rabbi voulait abolir la chose, et il pensait : je l'abolirai en procédant peu à peu. On ne peut donc rien en déduire.
- וְכִי מְשַׁהֵי לֵיהּ בָּרֵיא וְעָבֵיד מְלָאכָה? אָמַר רַב אָשֵׁי: אָמַר לִי זְבִידָא בַּר תּוֹרָא, מְשַׁהֵינַן לֵיהּ וְעָבֵיד עַל חַד תְּרֵין.Mais si on le garde, redevient-il sain et capable de travailler ? Rav Achi a dit : Zevida m'a dit, lui qui était engraisseur : le jeune bœuf engraissé, nous le gardons jusqu'à ce qu'il maigrisse, et il fait le double du travail d'un autre bœuf.
- מַתְנִי׳ אֵין מוֹכְרִין לָהֶם דּוּבִּין וַאֲרָיוֹת וְכׇל דָּבָר שֶׁיֵּשׁ בּוֹ נֶזֶק לָרַבִּים. אֵין בּוֹנִין עִמָּהֶם בָּסִילְקֵי, גַּרְדּוֹם, אִיצְטַדְיָיא, וּבִימָה, אֲבָל בּוֹנִין עִמָּהֶם בִּימוֹסְיָאוֹת וּבֵית מֶרְחֲצָאוֹת. הִגִּיעַ לְכִיפָּה שֶׁמַּעֲמִידִין בָּהּ עֲבוֹדָה זָרָה — אָסוּר לִבְנוֹת.MICHNA : On ne leur vend pas d'ours, de lions, ni rien qui comporte un danger pour le public. On ne construit pas avec eux de basilique, d'estrade d'exécution, de stade ni de tribune ; mais on construit avec eux des bimossiot (édifices dont le sens est discuté par les commentaires) et des bains publics. Lorsqu'on parvient à la voûte où l'on dresse une idole, il est interdit de construire.
- גְּמָ׳ אָמַר רַב חָנִין בַּר רַב חִסְדָּא, וְאָמְרִי לַהּ אָמַר רַב חָנָן בַּר רָבָא אָמַר רַב: חַיָּה גַּסָּה הֲרֵי הִיא כִּבְהֵמָה דַּקָּה לְפִירְכּוּס, אֲבָל לֹא לִמְכִירָה.GUEMARA : Rav 'Hanin bar Rav 'Hisda a dit, et certains disent : Rav 'Hanan bar Rava a dit au nom de Rav : le gros gibier est comme le petit bétail pour le pirkous (le soubresaut qui atteste la vie de la bête lors de l'abattage), mais pas pour la vente : pour celle-ci, il est comme le gros bétail, interdit partout.
- וַאֲנִי אוֹמֵר: אַף לִמְכִירָה, מָקוֹם שֶׁנָּהֲגוּ לִמְכּוֹר — מוֹכְרִין, שֶׁלֹּא לִמְכּוֹר — אֵין מוֹכְרִין.Rav 'Hanan bar Rava ajouta : Et moi je dis : même pour la vente, il est comme le petit bétail : là où l'on a coutume de vendre, on vend ; là où l'on a coutume de ne pas vendre, on ne vend pas.
- תְּנַן: אֵין מוֹכְרִין לָהֶן דּוּבִּין וַאֲרָיוֹת וְלֹא כׇּל דָּבָר שֶׁיֵּשׁ בּוֹ נֶזֶק לָרַבִּים. טַעְמָא דְּאִית בֵּיהּ נֶזֶק לָרַבִּים, הָא לֵית בֵּיהּ נֶזֶק לָרַבִּים — שְׁרֵי! אָמַר רַבָּה בַּר עוּלָּא: בַּאֲרִי שָׁבוּר,Nous avons appris dans la Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) : « On ne leur vend pas d'ours, de lions, ni rien qui comporte un danger pour le public. » La raison est donc qu'il comporte un danger pour le public ; s'il ne comporte pas de danger pour le public, c'est permis ! Or le lion apprivoisé est un gros gibier : cela contredit Rav. Rabba bar Oulla a dit : il s'agit d'un lion brisé,
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.