Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מְחַתֵּךְ בְּבָשָׂר הוּא! אָמַר רַבָּה: לֹא נִצְרְכָה לְהָבִיא סַכִּין דֶּרֶךְ רְשׁוּת הָרַבִּים.La Guemara répond : Il ne fait que couper de la chair morte, ce qui n'est pas interdit ! Rabba a dit : Ce n'était nécessaire que pour permettre d'apporter un couteau par le domaine public.
- וּמַאי קָמַשְׁמַע לַן, דְּמִסְּפֵיקָא מְחַלְּלִינַן שַׁבְּתָא? תְּנֵינָא: מִי שֶׁנָּפְלָה עָלָיו מַפּוֹלֶת, סָפֵק הוּא שָׁם, סָפֵק אֵינוֹ שָׁם, סָפֵק חַי, סָפֵק מֵת, סָפֵק נׇכְרִי, סָפֵק יִשְׂרָאֵל — מְפַקְּחִין עָלָיו אֶת הַגַּל!La Guemara demande : Et que nous apprend-il ? Que dans le doute on profane le Chabbat ? Nous l'avons déjà appris : Celui sur qui un éboulement est tombé, s'il y a doute s'il est là ou s'il n'est pas là, doute s'il est vivant ou mort, doute s'il est non-Juif ou Juif, on dégage pour lui le tas de décombres !
- מַהוּ דְּתֵימָא: הָתָם הוּא דַּהֲוָה לֵיהּ חֲזָקָה דְּחַיּוּתָא, אֲבָל הָכָא דְּלָא הֲוָה לֵיהּ חֲזָקָה דְּחַיּוּתָא מֵעִיקָּרָא — אֵימָא לָא, קָא מַשְׁמַע לַן.La Guemara répond : Tu aurais pu dire : c'est là qu'on profane le Chabbat, car il avait une présomption de vie ; mais ici, où l'enfant n'avait pas de présomption de vie dès le départ, dis que non ; il nous apprend donc qu'on la profane aussi.
- הָאִשָּׁה שֶׁנֶּהֶרְגָה וְכוּ׳. וְאַמַּאי? אִיסּוּרֵי הֲנָאָה נִינְהוּ! אָמַר רַב: בְּאוֹמֶרֶת ״תְּנוּ שְׂעָרִי לְבִתִּי״. אִילּוּ אָמְרָה ״תְּנוּ יָדִי לְבִתִּי״, מִי יָהֲבִינַן לַהּ?!La Michna enseigne : La femme qui a été exécutée, etc. on peut tirer profit de ses cheveux. Mais pourquoi ? Ce sont des choses dont le profit est interdit, comme tout cadavre ! Rav a dit : Il s'agit du cas où elle dit : « Donnez mes cheveux à ma fille. » La Guemara objecte : Si elle avait dit : « Donnez ma main à ma fille », la lui donnerait-on ?!
- אָמַר רַב: בְּפֵאָה נׇכְרִית, טַעְמָא דְּאָמְרָה ״תְּנוּ״, הָא לֹא אָמְרָה ״תְּנוּ״ — גּוּפַהּ הוּא וּמִיתְּסַר.Rav a dit plutôt : Il s'agit d'une perruque (péa nokhrit, cheveux étrangers attachés aux siens). La Guemara déduit : La raison est qu'elle a dit : « Donnez » ; mais si elle n'avait pas dit : « Donnez », c'est comme son corps et c'est interdit.
- וְהָא מִיבַּעְיָא לֵיהּ לְרַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי חֲנִינָא, דְּבָעֵי רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי חֲנִינָא: שְׂעַר נָשִׁים צִדְקָנִיּוֹת מַהוּ?La Guemara objecte : Mais Rabbi Yossé, fils de Rabbi 'Hanina, s'est posé la question ! Car Rabbi Yossé, fils de Rabbi 'Hanina, a demandé : Les cheveux des femmes justes d'une ville idolâtre (ir hanida'hat), dont tous les biens sont brûlés, qu'en est-il ?
- וְאָמַר רָבָא: בְּפֵאָה נׇכְרִית לָא קָמִיבַּעְיָא לֵיהּ, כִּי קָמִיבַּעְיָא לֵיהּ לְרַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי חֲנִינָא דִּתְלֵי בְּסִיכְּתָא.Et Rava a dit : C'est à propos d'une perruque qu'il s'est posé la question ; or selon Rav, c'est évident qu'elle est comme son corps ! La Guemara répond : Quand Rabbi Yossé, fils de Rabbi 'Hanina, s'est posé la question, c'est à propos d'une perruque suspendue à une cheville.
- הָכָא דִּמְחַבַּר בַּהּ, טַעְמָא דְּאָמְרָה ״תְּנוּ״, הָא לֹא אָמְרָה ״תְּנוּ״ — גּוּפַהּ הוּא וּמִיתְּסַר.Ici, chez Rav, il s'agit d'une perruque qui lui est attachée : la raison est qu'elle a dit : « Donnez » ; mais si elle n'avait pas dit : « Donnez », c'est comme son corps et c'est interdit.
- קַשְׁיָא לֵיהּ לְרַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק, וְהָא דּוּמְיָא דִּבְהֵמָה קָתָנֵי, מָה הָתָם גּוּפַיהּ — אַף הָכָא נָמֵי גּוּפַיהּ!Cela a fait difficulté à Rav Na'hman bar Its'hak : Mais voici que la Michna enseigne ce cas de façon semblable à celui de l'animal : de même que là il s'agit de son corps, de même ici aussi il s'agit de son corps !
- אֶלָּא אָמַר רַב נַחְמָן: זוֹ מִיתָתָהּ אוֹסַרְתָּהּ, וְזוֹ גְּמַר דִּינָה אוֹסַרְתָּהּ.Mais Rav Na'hman bar Its'hak a dit plutôt : il s'agit de ses vrais cheveux ; celle-ci (la femme), c'est sa mort qui la rend interdite, et les cheveux ne sont pas concernés par la mort ; et celui-là (l'animal), c'est le prononcé de son jugement qui le rend interdit, y compris ce qui lui est attaché.
- תָּנֵי לֵוִי כְּוָותֵיהּ דְּרַב, תָּנֵי לֵוִי כְּוָותֵיהּ דְּרַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק. תָּנֵי לֵוִי כְּוָותֵיהּ דְּרַב: הָאִשָּׁה שֶׁיּוֹצְאָה לֵיהָרֵג וְאָמְרָה: ״תְּנוּ שְׂעָרִי לְבִתִּי״ — נוֹתְנִין, מֵתָה — אֵין נוֹתְנִין, מִפְּנֵי שֶׁהַמֵּת אָסוּר בַּהֲנָאָה.Lévi a enseigné une baraïta conforme à Rav, et Lévi a enseigné une baraïta conforme à Rav Na'hman bar Its'hak. Lévi a enseigné conforme à Rav : La femme qui sort pour être exécutée et qui a dit : « Donnez mes cheveux à ma fille », on les donne ; si elle est morte sans l'avoir dit, on ne les donne pas, parce que d'un mort, il est interdit de tirer profit.
- פְּשִׁיטָא! אֶלָּא שֶׁנּוֹיֵי הַמֵּת אָסוּר בַּהֲנָאָה.La Guemara demande : C'est évident ! Mais l'enseignement est que des ornements du mort (comme une perruque) il est interdit de tirer profit.
- תַּנְיָא כְּוָותֵיהּ דְּרַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: הָאִשָּׁה שֶׁמֵּתָה — נֶהֱנִין בִּשְׂעָרָהּ, בְּהֵמָה שֶׁנֶּהֶרְגָה — אֲסוּרָה בַּהֲנָאָה; וּמָה הֶפְרֵשׁ בֵּין זֶה לָזֶה? זוֹ — מִיתָתָהּ אוֹסַרְתָּהּ, וְזוֹ — גָּמַר דִּינָה אוֹסַרְתָּהּ.Il a été enseigné une baraïta conforme à Rav Na'hman bar Its'hak : La femme qui est morte, on peut tirer profit de ses cheveux ; l'animal qui a été mis à mort, il est interdit d'en tirer profit. Et quelle est la différence entre l'un et l'autre ? Celle-ci, c'est sa mort qui la rend interdite ; et celui-là, c'est le prononcé de son jugement qui le rend interdit.
- הֲדַרַן עֲלָךְ הַכֹּל מַעֲרִיכִין.Nous reviendrons à toi, « Tous estiment » (fin du premier chapitre).
- מַתְנִי׳ אֵין נֶעֱרָכִין פָּחוֹת מִסֶּלַע, וְלֹא יָתֵר עַל חֲמִשִּׁים סֶלַע. כֵּיצַד? נָתַן סֶלַע וְהֶעֱשִׁיר — אֵינוֹ נוֹתֵן כְּלוּם, פָּחוֹת מִסֶּלַע וְהֶעֱשִׁיר — נוֹתֵן חֲמִשִּׁים סֶלַע.MICHNA : On n'est pas estimé à moins d'un sela (pièce d'argent valant un sicle), ni à plus de cinquante sela'im. Comment ? Si un pauvre a donné un sela pour son estimation et s'est enrichi ensuite, il ne donne rien de plus ; s'il a donné moins d'un sela et s'est enrichi, il donne cinquante sela'im.
- הָיוּ בְּיָדָיו חָמֵשׁ סְלָעִים, רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: אֵינוֹ נוֹתֵן אֶלָּא אַחַת, וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: נוֹתֵן אֶת כּוּלָּן. אֵין נֶעֱרָכִין פָּחוֹת מִסֶּלַע, וְלֹא יָתֵר עַל חֲמִשִּׁים סֶלַע.S'il avait en sa possession cinq sela'im : Rabbi Méïr dit : il ne donne qu'un seul sela ; et les Sages disent : il les donne tous. On n'est pas estimé à moins d'un sela, ni à plus de cinquante sela'im.
- גּמ׳ אֵין נֶעֱרָכִין פָּחוֹת מִסֶּלַע. מְנָלַן? דִּכְתִיב: ״וְכׇל עֶרְכְּךָ יִהְיֶה בְּשֶׁקֶל הַקֹּדֶשׁ״, כׇּל עֲרָכִין שֶׁאַתָּה מַעֲרִיךְ לֹא יְהוּ פְּחוּתִין מִשְׁקָל.GUEMARA : On n'est pas estimé à moins d'un sela. D'où le savons-nous ? Car il est écrit : « Et toute ton estimation sera selon le sicle du sanctuaire » (Lévitique 27, 25) : toutes les estimations que tu fais ne seront pas inférieures à un sicle.
- וְלֹא יָתֵר עַל חֲמִשִּׁים סְלָעִים. דִּכְתִיב: ״חֲמִשִּׁים״.Ni à plus de cinquante sela'im : car il est écrit : « cinquante » (Lévitique 27, 3), l'estimation la plus élevée de la Torah.
- הָיוּ בְּיָדָיו חֲמִשָּׁה כּוּ׳. מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי מֵאִיר? כְּתִיב ״חֲמִשִּׁים״ וּכְתִיב ״שֶׁקֶל״, אוֹ חֲמִשִּׁים אוֹ שֶׁקֶל.S'il avait en sa possession cinq, etc. Quelle est la raison de Rabbi Méïr ? Il est écrit « cinquante » et il est écrit « sicle » : ou bien cinquante, ou bien un sicle.
- וְרַבָּנַן? הַהוּא, לְכׇל עֲרָכִין שֶׁאַתָּה מַעֲרִיךְ לֹא יְהוּ פְּחוּתִים מִשְׁקָל הוּא דַּאֲתָא, הֵיכָא דְּאִית לֵיהּ — אָמַר קְרָא: ״אֲשֶׁר תַּשִּׂיג יַד הַנּוֹדֵר״, וַהֲרֵי יָדוֹ מַשֶּׂגֶת.Et les Sages ? Ce verset-là vient enseigner que toutes les estimations que tu fais ne seront pas inférieures à un sicle ; là où il a davantage, le verset dit : « selon ce que peut atteindre la main de celui qui fait le vœu » (Lévitique 27, 8), et voici que sa main peut atteindre davantage.
- וְרַבִּי מֵאִיר? הָהוּא ״יַד הַנּוֹדֵר וְלֹא יַד הַנִּידָּר״ הוּא דַּאֲתָא, וְרַבָּנַן, לָאו מִמֵּילָא שָׁמְעַתְּ מִינַּהּ דְּהֵיכָא דְּיָדוֹ מַשֶּׂגֶת שְׁקוֹל מִינֵּיהּ?Et Rabbi Méïr ? Ce verset-là vient enseigner : « la main de celui qui fait le vœu », et non la main de celui qui fait l'objet du vœu. Et les Sages répondent : N'en déduis-tu pas d'elle-même (de cette expression) que, là où sa main peut atteindre davantage, on lui prend le maximum ?
- אָמַר רַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה: הָיוּ בְּיָדָיו חָמֵשׁ סְלָעִים, וְאָמַר ״עֶרְכִּי עָלַי״, וְחָזַר וְאָמַר ״עֶרְכִּי עָלַי״, וְנָתַן אַרְבַּע לַשְּׁנִיָּה וְאֶחָד לָרִאשׁוֹנָה — יָצָא יְדֵי שְׁתֵּיהֶן.Rav Ada bar Ahava a dit : S'il avait en sa possession cinq sela'im, et a dit : « Mon estimation est à ma charge », puis a dit à nouveau : « Mon estimation est à ma charge », et a donné quatre sela'im pour la seconde et un pour la première, il est quitte des deux.
- מַאי טַעְמָא? בַּעַל חוֹב מְאוּחָר שֶׁקָּדַם וְגָבָה — מַה שֶּׁגָּבָה גָּבָה.Quelle en est la raison ? Un créancier dont la créance est postérieure, qui a devancé les autres et a recouvré sa dette, ce qu'il a recouvré, il l'a recouvré.
- בְּעִידָּנָא דְּיָהֵיב לַשְּׁנִיָּה, מְשַׁעְבַּד לְרִאשׁוֹנָה. בְּעִידָּנָא דְּיָהֵיב לָרִאשׁוֹנָה, תּוּ לֵית לֵיהּ.Au moment où il a donné pour la seconde, ses biens étaient engagés envers la première, si bien qu'il était comme sans ressources ; au moment où il a donné pour la première, il n'avait plus qu'un sela.
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