Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מִכְּלָל דְּתַנָּא קַמָּא סָבַר: נִיתַּן לַחֲזָרַת עֲמִידַת בֵּית דִּין?!La Guemara demande : Faut-il en déduire que le premier Tanna pense qu'il est possible de le ramener comparaître devant le tribunal ?! C'est impossible, puisqu'on ne retarde pas son exécution.
- אָמַר רַב יוֹסֵף: בְּמִלְוָה עַל פֶּה גּוֹבֶה מִן הַיּוֹרְשִׁין קָמִיפַּלְגִי, תַּנָּא קַמָּא סָבַר: מִלְוָה עַל פֶּה גּוֹבֶה מִן הַיּוֹרְשִׁין, וְרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר סָבַר: אֵינוֹ גּוֹבֶה מִן הַיּוֹרְשִׁין.Rav Yossef a dit : Tous s'accordent qu'on ne retarde pas l'exécution ; mais ils divergent sur la question de savoir si, pour un prêt verbal, on recouvre auprès des héritiers. Le premier Tanna pense : pour un prêt verbal, on recouvre auprès des héritiers ; et Rabbi Chimon ben Elazar pense : on ne recouvre pas auprès des héritiers.
- רַבָּה אָמַר: דְּכוּלֵּי עָלְמָא מִלְוָה עַל פֶּה אֵינוֹ גּוֹבֶה מִן הַיּוֹרְשִׁין, וְהָכָא בְּמִלְוָה הַכְּתוּבָה בַּתּוֹרָה כִּכְתוּבָה בִּשְׁטָר קָמִיפַּלְגִי, תַּנָּא קַמָּא סָבַר: כִּכְתוּבָה בִּשְׁטָר דָּמְיָא, וְרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר סָבַר: לָאו כִּכְתוּבָה בִּשְׁטָר דָּמְיָא.Rabba a dit : Selon tout le monde, pour un prêt verbal, on ne recouvre pas auprès des héritiers ; et ici, ils divergent sur la question de savoir si un prêt écrit dans la Torah (comme l'obligation de payer un dommage) est comme un prêt écrit dans un acte. Le premier Tanna pense : il est semblable à un prêt écrit dans un acte ; et Rabbi Chimon ben Elazar pense : il n'est pas semblable à un prêt écrit dans un acte.
- מֵיתִיבִי: הַחוֹפֵר בּוֹר בִּרְשׁוּת הָרַבִּים, וְנָפַל עָלָיו שׁוֹר וַהֲרָגוֹ — פָּטוּר, וְלֹא עוֹד, אֶלָּא שֶׁאִם מֵת הַשּׁוֹר — יוֹרְשֵׁי בַּעַל הַבּוֹר חַיָּיבִין לְשַׁלֵּם דְּמֵי שׁוֹר לִבְעָלָיו!On a objecté à partir d'une baraïta : Celui qui creuse une fosse dans le domaine public, et un bœuf est tombé sur lui et l'a tué, est exempt – c'est-à-dire le propriétaire du bœuf. Et non seulement cela, mais si le bœuf est mort, les héritiers du propriétaire de la fosse sont passibles de payer la valeur du bœuf à son propriétaire ! On voit qu'une dette écrite dans la Torah se recouvre auprès des héritiers.
- אָמַר רַבִּי אִילָא אָמַר רַב: כְּשֶׁעָמַד בַּדִּין, וְהָא ״הֲרָגוֹ״ קָתָנֵי! אָמַר רַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה: כְּשֶׁעֲשָׂאוֹ טְרֵיפָה.Rabbi Ila a dit au nom de Rav : Il s'agit du cas où il a comparu en justice avant de mourir. La Guemara objecte : Mais voici qu'on enseigne : « il l'a tué » ! Rav Ada bar Ahava a dit : Il s'agit du cas où il l'a rendu terefa (atteint d'une blessure mortelle à terme), et il a eu le temps d'être jugé avant de mourir.
- וְהָאָמַר רַב נַחְמָן, תָּנֵי חַגָּא: מֵת וּקְבָרוֹ! וְהִילְכְתָא דְּיָיתְבִי דַּיָּינֵי אַפּוּמָּא דְבֵירָא.La Guemara objecte : Mais Rav Na'hman n'a-t-il pas dit : 'Haga enseigne cette baraïta ainsi : « il est mort et le bœuf l'a enterré » au fond de la fosse ! La Guemara répond : Et la règle de la baraïta concerne le cas où des juges siégeaient à l'ouverture de la fosse et l'ont condamné à payer avant sa mort.
- תָּנוּ רַבָּנַן: הַיּוֹצֵא לֵיהָרֵג — מַזִּין עָלָיו מִדַּם חַטָּאתוֹ וּמִדַּם אֲשָׁמוֹ, חָטָא בְּאוֹתָהּ שָׁעָה — אֵין נִזְקָקִין לוֹ. מַאי טַעְמָא? אָמַר רַב יוֹסֵף: מִפְּנֵי שֶׁאֵין מְעַנִּין אֶת דִּינוֹ.Nos Maîtres ont enseigné : Pour celui qui sort pour être exécuté, on asperge l'autel du sang de son sacrifice 'hatat (expiatoire) et du sang de son sacrifice acham (de culpabilité) apportés auparavant. S'il a fauté à ce moment-là, on ne s'occupe pas de lui pour lui faire apporter un sacrifice. Quelle en est la raison ? Rav Yossef a dit : Parce qu'on ne fait pas traîner son jugement (on ne le fait pas souffrir en retardant son exécution).
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: אִי הָכִי, אֲפִילּוּ רֵישָׁא נָמֵי! כְּגוֹן שֶׁהָיָה זִבְחוֹ זָבוּחַ בְּאוֹתָהּ שָׁעָה.Abayé lui a dit : S'il en est ainsi, même dans la première partie aussi, on ne devrait pas attendre l'aspersion ! Rav Yossef répond : Il s'agit du cas où son sacrifice était déjà égorgé à ce moment-là, et il ne reste que l'aspersion.
- אֲבָל אֵין זִבְחוֹ זָבוּחַ, מַאי? לָא? אַדְּתָנֵי ״חָטָא בְּאוֹתָהּ שָׁעָה אֵין נִזְקָקִין לוֹ״, לִיפְלוֹג וְלִיתְנֵי בְּדִידַהּ: בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים — שֶׁהָיָה זֶבַח זָבוּחַ בְּאוֹתָהּ שָׁעָה, אֲבָל אֵין זֶבַח זָבוּחַ — לֹא!La Guemara demande : Mais si son sacrifice n'était pas égorgé, qu'en est-il ? Non ? On n'attend pas ? Alors, au lieu d'enseigner : « S'il a fauté à ce moment-là, on ne s'occupe pas de lui », qu'elle distingue et enseigne dans le même cas : « De quoi parle-t-on ? Quand le sacrifice était égorgé à ce moment-là ; mais s'il n'était pas égorgé – non ! »
- הָכִי נָמֵי קָאָמַר: בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים — שֶׁהָיָה זֶבַח זָבוּחַ בְּאוֹתָהּ שָׁעָה, אֲבָל אֵין זֶבַח זָבוּחַ — נַעֲשָׂה כְּמִי שֶׁחָטָא בְּאוֹתָהּ שָׁעָה, וְאֵין נִזְקָקִין לוֹ.La Guemara répond : C'est bien ce qu'il veut dire : De quoi parle-t-on ? Quand le sacrifice était égorgé à ce moment-là ; mais s'il n'était pas égorgé, il devient comme celui qui a fauté à ce moment-là, et on ne s'occupe pas de lui.
- מַתְנִי׳ הָאִשָּׁה שֶׁיָּצְאָה לֵיהָרֵג, אֵין מַמְתִּינִין לָהּ עַד שֶׁתֵּלֵד. הָאִשָּׁה שֶׁיָּשְׁבָה עַל הַמַּשְׁבֵּר, מַמְתִּינִין לָהּ עַד שֶׁתֵּלֵד. הָאִשָּׁה שֶׁנֶּהֶרְגָה, נֶהֱנִין בִּשְׂעָרָהּ. בְּהֵמָה שֶׁנֶּהֶרְגָה, אֲסוּרָה בַּהֲנָאָה.MICHNA : La femme enceinte qui sort pour être exécutée, on n'attend pas qu'elle accouche. La femme qui s'est assise sur la chaise d'accouchement (machbère), en plein travail, on attend qu'elle accouche. La femme qui a été exécutée, on peut tirer profit de ses cheveux. L'animal qui a été mis à mort par le tribunal (par exemple un bœuf qui a tué), il est interdit d'en tirer profit.
- גְּמָ׳ פְּשִׁיטָא, גּוּפַהּ הִיא! אִיצְטְרִיךְ, סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: הוֹאִיל וּכְתִיב ״כַּאֲשֶׁר יָשִׁית עָלָיו בַּעַל הָאִשָּׁה״, מָמוֹנָא דְבַעַל הוּא, וְלָא לַיפְסְדֵיהּ מִינֵּיהּ, קָא מַשְׁמַע לַן.GUEMARA : La Guemara demande : C'est évident qu'on n'attend pas, c'est une partie de son corps ! La Guemara répond : C'était nécessaire ; il te serait venu à l'esprit de dire : puisqu'il est écrit : « selon ce que lui imposera le mari de la femme » (Exode 21, 22), le fœtus est un bien du mari, et qu'on ne le lui fasse pas perdre ; elle nous apprend donc qu'on n'en tient pas compte.
- וְאֵימָא הָכִי נָמֵי! אָמַר רַבִּי אֲבָהוּ אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: אָמַר קְרָא ״וּמֵתוּ גַּם שְׁנֵיהֶם״ — לְרַבּוֹת אֶת הַוָּולָד.La Guemara demande : Et dis qu'il en est bien ainsi et qu'on doit attendre ! Rabbi Abahou a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : Le verset dit : « Et ils mourront aussi tous les deux » (Deutéronome 22, 22), pour inclure l'enfant à naître, qui meurt avec elle.
- וְהַאי מִיבְּעֵי לֵיהּ, עַד שֶׁיְּהוּ שְׁנֵיהֶן שָׁוִין, דִּבְרֵי רַבִּי יֹאשִׁיָּה! כִּי קָאָמְרִינַן מִ״גַּם״.La Guemara objecte : Mais ce mot est nécessaire pour enseigner qu'on ne les punit pas tant qu'ils ne sont pas tous deux égaux (tous deux majeurs) : ce sont les paroles de Rabbi Yochiyahou ! La Guemara répond : Quand nous disons qu'on inclut le fœtus, c'est à partir du mot « aussi ».
- יָשְׁבָה עַל הַמַּשְׁבֵּר וְכוּ׳. מַאי טַעְמָא? כֵּיוָן דְּעָקַר, גּוּפָא אַחֲרִינָא הוּא.La Michna enseigne : Celle qui s'est assise sur la chaise d'accouchement, etc. Quelle en est la raison ? Puisque le fœtus s'est détaché de sa place, c'est un autre corps.
- אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: הָאִשָּׁה הַיּוֹצְאָה לֵיהָרֵג, מַכִּין אוֹתָהּ כְּנֶגֶד בֵּית הֵרָיוֹן, כְּדֵי שֶׁיָּמוּת הַוָּולָד תְּחִילָּה, כְּדֵי שֶׁלֹּא תָּבֹא לִידֵי נִיוּוּל. לְמֵימְרָא דְּהִיא קָדְמָה וּמֵתָה בְּרֵישָׁא? וְהָא קַיְימָא לַן דְּוָולָד מָיֵית בְּרֵישָׁא!Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel : La femme enceinte qui sort pour être exécutée, on la frappe en face de la matrice, afin que l'enfant meure d'abord, afin qu'elle n'en vienne pas à une humiliation (que l'enfant ne sorte après sa mort). La Guemara demande : Est-ce à dire qu'elle meurt d'abord, avant le fœtus ? Mais voici qu'il est établi pour nous que l'enfant meurt d'abord !
- דִּתְנַן: תִּינוֹק בֶּן יוֹמוֹ נוֹחֵל וּמַנְחִיל, וְאָמַר רַב שֵׁשֶׁת: נוֹחֵל בְּנִכְסֵי הָאֵם לְהַנְחִיל לָאַחִין מִן הָאָב.Car nous avons appris dans une Michna : Le nourrisson d'un jour hérite et transmet l'héritage ; et Rav Chéchèt a dit : cela signifie qu'il hérite des biens de sa mère pour les transmettre à ses frères issus du père.
- דַּוְוקָא בֶּן יוֹם אֶחָד, אֲבָל עוּבָּר — לָא, דְּהוּא מָיֵית בְּרֵישָׁא, וְאֵין הַבֵּן יוֹרֵשׁ אֶת אִמּוֹ בְּקֶבֶר לְהַנְחִיל לָאַחִין מִן הָאָב!La Guemara explique la difficulté : Précisément un nourrisson d'un jour ; mais un fœtus, non, car il meurt d'abord, et le fils n'hérite pas de sa mère dans la tombe pour transmettre l'héritage aux frères issus du père !
- הָנֵי מִילֵּי לְגַבֵּי מִיתָה, אַיְּידֵי דְּוָולָד זוּטְרָא חַיּוּתֵיהּ, עָיְילָא טִיפָּה דְּמַלְאַךְ הַמָּוֶת וּמְחַתֵּךְ לְהוּ לְסִימָנִין, אֲבָל נֶהֶרְגָה — הִיא מֵתָה בְּרֵישָׁא.La Guemara répond : Cela s'applique à une mort naturelle : comme la vitalité de l'enfant est faible, la goutte de l'ange de la mort entre et lui tranche les simanim (la trachée et l'œsophage) ; mais si elle a été tuée, c'est elle qui meurt d'abord.
- וְהָא הֲוָה עוֹבָדָא, וּפַרְכֵּיס עַד תְּלָת פִּרְכּוּסֵי! מִידֵּי דְּהָוֵי אַזְּנַב הַלְּטָאָה דִּמְפַרְכֶּסֶת.La Guemara objecte : Mais voici qu'il y a eu un cas où la mère est morte naturellement et le fœtus a eu jusqu'à trois soubresauts ! La Guemara répond : C'est comme la queue du lézard, qui a des soubresauts après avoir été coupée, sans être vivante.
- אָמַר רַב נַחְמָן אָמַר שְׁמוּאֵל: הָאִשָּׁה שֶׁיָּשְׁבָה עַל הַמַּשְׁבֵּר וּמֵתָה בְּשַׁבָּת, מְבִיאִין סַכִּין וּמְקָרְעִים אֶת כְּרֵיסָהּ, וּמוֹצִיאִין אֶת הַוָּולָד. פְּשִׁיטָא, מַאי עָבֵיד?Rav Na'hman a dit au nom de Chmouel : La femme qui s'est assise sur la chaise d'accouchement et est morte le Chabbat, on apporte un couteau, on lui ouvre le ventre et on fait sortir l'enfant. La Guemara demande : C'est évident ! Que fait-on de mal ?
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