Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְגוֹאֲלִין לְעוֹלָם, אֵימָא בְּמִצְוַת רֹאשׁ הַשָּׁנָה נָמֵי לָא לִיחַיְּיבוּ, קָמַשְׁמַע לַן: נְהִי דְּלֵיתַנְהוּ בְּהַשְׁמָטַת קַרְקַע בְּהַשְׁמָטַת כְּסָפִים — בְּשִׁילּוּחַ עֲבָדִים מִיהָא אִיתַנְהוּ.et rachètent à tout moment les terres qu'ils ont vendues, dis qu'ils ne soient pas non plus astreints à la mitsva (commandement) de Roch Hachana. Il nous enseigne donc : certes, ils ne sont pas concernés par la remise des terres ; mais par la remise des dettes et par l'affranchissement des esclaves, ils sont en tout cas concernés.
- הַכֹּל חַיָּיבִים בְּמִקְרָא מְגִילָּה, כֹּהֲנִים לְוִיִּם וְיִשְׂרְאֵלִים. פְּשִׁיטָא! לָא צְרִיכָא לִיבַטֵּיל עֲבוֹדָתָם, וְכִדְרַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל, דְּאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: כֹּהֲנִים בַּעֲבוֹדָתָם, וּלְוִיִּם בְּדוּכָנָן, וְיִשְׂרָאֵל בְּמַעֲמָדָן — מְבַטְּלִין עֲבוֹדָתָם וּבָאִין לִשְׁמוֹעַ מִקְרָא מְגִילָּה.Tous sont astreints à la lecture de la Méguila (le rouleau d'Esther) : Cohanim (prêtres), Léviim et Israélites. – C'est évident ! – Ce n'était nécessaire que pour enseigner qu'ils interrompent leur service, conformément à ce que Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel, car Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel : Les Cohanim à leur service, les Léviim sur leur estrade (doukhan, où ils chantaient), et les Israélites à leur poste (maamad, délégation assistant aux sacrifices publics) interrompent leur service et viennent écouter la lecture de la Méguila.
- הַכֹּל חַיָּיבִין בְּזִימּוּן, כֹּהֲנִים לְוִיִּם וְיִשְׂרְאֵלִים. פְּשִׁיטָא! לָא צְרִיכָא, דְּקָאָכְלִי קׇדָשִׁים. סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: ״וְאָכְלוּ אוֹתָם אֲשֶׁר כֻּפַּר בָּהֶם״ אָמַר רַחֲמָנָא, וְהָא כַּפָּרָה הִיא.Tous sont astreints au zimoun (invitation collective à la bénédiction après le repas) : Cohanim, Léviim et Israélites. – C'est évident ! – Ce n'était nécessaire que lorsqu'ils mangent des viandes saintes (kodachim). Il te serait venu à l'esprit de dire : le Miséricordieux a dit : « Ils mangeront ce par quoi l'expiation a été faite » (Exode 29, 33), et ceci est donc une expiation, non un repas ordinaire requérant le zimoun.
- קָא מַשְׁמַע לַן, ״וְאָכַלְתָּ וְשָׂבָעְתָּ״ אָמַר רַחֲמָנָא, וְהָא אִיתַנְהוּ.Il nous enseigne donc : le Miséricordieux a dit : « Tu mangeras et tu seras rassasié, et tu béniras Hachem ton D.ieu » (Deutéronome 8, 10), et ceux-ci sont dans ce cas : ils mangent et sont rassasiés.
- הַכֹּל מִצְטָרְפִין לְזִימּוּן, כֹּהֲנִים לְוִיִּם וְיִשְׂרְאֵלִים. פְּשִׁיטָא! לָא צְרִיכָא, דְּקָאָכְלִי כֹּהֲנִים תְּרוּמָה אוֹ קׇדָשִׁים, וְזָר קָאָכֵיל חוּלִּין.Tous se joignent au zimoun : Cohanim, Léviim et Israélites. – C'est évident ! – Ce n'était nécessaire que lorsque les Cohanim mangent de la terouma (prélèvement donné au Cohen) ou des viandes saintes, et que le non-Cohen (zar) mange de la nourriture profane ('houlin).
- סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: הוֹאִיל וְאִי בָּעֵי זָר לְמֵיכַל בַּהֲדֵי כֹּהֵן לָא מָצֵי אָכֵיל, אֵימָא לָא לִיצְטָרֵף, קָא מַשְׁמַע לַן: נְהִי דְּזָר בַּהֲדֵי כֹּהֵן לָא מָצֵי אָכֵיל, כֹּהֵן בַּהֲדֵי זָר מָצֵי אָכֵיל.Il te serait venu à l'esprit de dire : puisque, si le non-Cohen voulait manger avec le Cohen, il ne le pourrait pas, la terouma lui étant interdite, dis qu'il ne se joigne pas à eux. Il nous enseigne donc : certes, le non-Cohen ne peut pas manger avec le Cohen, mais le Cohen peut manger avec le non-Cohen ; ils se joignent donc.
- הַכֹּל מַעֲרִיכִין, כֹּהֲנִים לְוִיִּם וְיִשְׂרְאֵלִים. פְּשִׁיטָא! אָמַר רָבָא: לֹא נִצְרְכָא אֶלָּא לְבֶן בּוּכְרִי, דִּתְנַן: אָמַר רַבִּי יְהוּדָה, הֵעִיד בֶּן בּוּכְרִי בְּיַבְנֶה: כׇּל כֹּהֵן שֶׁשּׁוֹקֵל אֵינוֹ חוֹטֵא.Tous font des évaluations (arakhin, vœux de verser la valeur fixée par la Torah) : Cohanim, Léviim et Israélites. – C'est évident ! – Rava a dit : Ce n'était nécessaire que selon Ben Boukhri, qui exempte les Cohanim du demi-sicle, comme nous avons appris (Chekalim 1, 4) : Rabbi Yehouda a dit : Ben Boukhri a témoigné à Yavné : Tout Cohen qui verse le demi-sicle n'est pas fautif, bien qu'il n'y soit pas astreint.
- אָמַר לוֹ רַבָּן יוֹחָנָן בֶּן זַכַּאי: לֹא כֵּן, אֶלָּא כׇּל כֹּהֵן שֶׁאֵינוֹ שׁוֹקֵל חוֹטֵא, אֶלָּא שֶׁהַכֹּהֲנִים דּוֹרְשִׁין מִקְרָא זֶה לְעַצְמָן: ״וְכׇל מִנְחַת כֹּהֵן כָּלִיל תִּהְיֶה לֹא תֵאָכֵל״.Rabban Yo'hanan ben Zakaï lui dit : Il n'en est pas ainsi ; au contraire, tout Cohen qui ne verse pas le sicle est fautif ; seulement, les Cohanim interprètent ce verset à leur avantage : « Et toute offrande végétale (min'ha) de Cohen sera entièrement brûlée, elle ne sera pas mangée » (Lévitique 6, 16).
- הוֹאִיל וְעוֹמֶר וּשְׁתֵּי הַלֶּחֶם וְלֶחֶם הַפָּנִים שֶׁלָּנוּ הֵם, הֵיאַךְ הֵם נֶאֱכָלִין?Ils disent : Puisque l'omer (offrande d'orge du 16 Nissan), les deux pains de Chavouot et les pains de proposition seraient à nous – si nous versions le sicle, nous en serions co-propriétaires, car ils sont achetés avec les sicles –, comment pourraient-ils être mangés ? Ce seraient des offrandes de Cohen, qui doivent être entièrement brûlées.
- וּלְבֶן בּוּכְרִי נָמֵי, כֵּיוָן דִּלְכַתְּחִילָּה לָא מִיחַיְּיבִי לְאֵיתוֹיֵי, כִּי מַיְיתֵי נָמֵי — חוֹטֵא הוּא, דְּקָא מְעַיֵּיל חוּלִּין לָעֲזָרָה! דְּמַיְיתֵי לְהוּ וּמָסַר לַצִּבּוּר.Mais selon Ben Boukhri aussi, puisqu'a priori ils ne sont pas astreints à l'apporter, même lorsqu'il l'apporte, il est fautif, car il introduit du profane dans la Cour du Temple ! – Il s'agit d'un cas où il l'apporte et le remet à la collectivité, si bien qu'il fait partie des fonds publics.
- סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: הוֹאִיל וּכְתִיב ״וְכׇל עֶרְכְּךָ יִהְיֶה בְּשֶׁקֶל הַקֹּדֶשׁ״, כׇּל דְּאִיתֵיהּ בִּשְׁקָלִים — אִיתֵיהּ בַּעֲרָכִין, וְהָנֵי כֹּהֲנִים, הוֹאִיל וְלֵיתַנְהוּ בִּשְׁקָלִים — לֵיתַנְהוּ בַּעֲרָכִין, קָא מַשְׁמַע לַן.Il te serait venu à l'esprit de dire : puisqu'il est écrit : « Et toute ton évaluation sera selon le sicle du sanctuaire » (Lévitique 27, 25), quiconque est concerné par les sicles est concerné par les évaluations ; et ces Cohanim, puisqu'ils ne sont pas concernés par les sicles selon Ben Boukhri, ne sont pas concernés par les évaluations. Il nous enseigne donc que si.
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: הַאי ״וְכׇל עֶרְכְּךָ״, לְכׇל עֲרָכִין שֶׁאַתָּה מַעֲרִיךְ לֹא יְהוּ פְּחוּתִין מִסֶּלַע הוּא דַּאֲתָא!Abayé lui dit : Ce verset « Et toute ton évaluation » vient enseigner que toutes les évaluations que tu fais ne soient pas inférieures à un sela (pièce valant un sicle) : le pauvre, qui donne selon ses moyens, doit donner au moins un sela !
- אֶלָּא אָמַר אַבָּיֵי: אִיצְטְרִיךְ, סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: הוֹאִיל וּכְתִיב ״וּפְדוּיָו מִבֶּן חֹדֶשׁ תִּפְדֶּה בְּעֶרְכְּךָ״, כׇּל דְּאִיתֵיהּ בְּפִדְיוֹן הַבֵּן — אִיתֵיהּ בַּעֲרָכִין, וְהָנֵי כֹּהֲנִים הוֹאִיל וְלֵיתַנְהוּ בְּפִדְיוֹן הַבֵּן — לֵיתַנְהוּ בַּעֲרָכִין, קָא מַשְׁמַע לַן.Mais plutôt, Abayé a dit : C'était nécessaire. Il te serait venu à l'esprit de dire : puisqu'il est écrit au sujet du premier-né : « Et pour leur rachat, dès l'âge d'un mois, tu les rachèteras selon ton évaluation » (Nombres 18, 16), quiconque est concerné par le rachat du fils premier-né est concerné par les évaluations ; et ces Cohanim, puisqu'ils ne sont pas concernés par le rachat du fils, ne sont pas concernés par les évaluations. Il nous enseigne donc que si.
- אֲמַר לֵיהּ רָבָא: אֶלָּא מֵעַתָּה, גַּבֵּי אֵיל אָשָׁם, דִּכְתִיב: ״וְאֶת אֲשָׁמוֹ יָבִיא לַה׳ אַיִל תָּמִים מִן הַצֹּאן בְּעֶרְכְּךָ״, הָכִי נָמֵי דְּכׇל דְּאִיתֵיהּ בַּעֲרָכִין אִיתֵיהּ בְּאֵיל הָאָשָׁם, טוּמְטוּם וְאַנְדְּרוֹגִינוֹס דְּלֵיתַנְהוּ בַּעֲרָכִין לֵיתַנְהוּ בְּאֵיל הָאָשָׁם?Rava lui dit : Mais alors, au sujet du bélier de l'offrande de culpabilité (acham), dont il est écrit : « Et il apportera son acham à Hachem, un bélier sans défaut du troupeau, selon ton évaluation » (Lévitique 5, 25), dira-t-on aussi que quiconque est concerné par les évaluations est concerné par le bélier de culpabilité, et que le toumtoum (personne de sexe indéterminé) et l'androgyne, qui ne sont pas concernés par les évaluations, ne sont pas concernés par le bélier de culpabilité ? Personne ne le soutient !
- אֶלָּא אָמַר רָבָא, וְאִיתֵּימָא רַב אָשֵׁי: אִיצְטְרִיךְ, סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא, הוֹאִיל וּכְתִיב ״וְהֶעֱמִידוֹ לִפְנֵי הַכֹּהֵן״, וְלֹא כֹּהֵן לִפְנֵי כֹּהֵן, קָא מַשְׁמַע לַן.Mais plutôt, Rava a dit – et certains disent que c'est Rav Achi : C'était nécessaire. Il te serait venu à l'esprit de dire : puisqu'il est écrit : « Il le placera devant le Cohen » (Lévitique 27, 8), mais pas un Cohen devant un Cohen, le Cohen ne serait pas concerné par les évaluations. Il nous enseigne donc que si.
- ״נֶעֱרָכִין״ — לְאֵתוֹיֵי מְנוָּּול וּמוּכֵּה שְׁחִין. מְנָא הָנֵי מִילֵּי?« Sont évalués » – cela sert, a-t-on dit (2a), à inclure l'homme repoussant et celui qui est atteint d'ulcères, qui n'ont pas de valeur marchande. D'où savons-nous cela ?
- דְּתָנוּ רַבָּנַן: ״בְּעֶרְכְּךָ״ — לְהָבִיא עֵרֶךְ סָתוּם. דָּבָר אַחֵר: ״בְּעֶרְכְּךָ״ — עֵרֶךְ כּוּלּוֹ הוּא נוֹתֵן, וְלֹא עֵרֶךְ אֵבָרִים.Comme nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta, enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : « Selon ton évaluation » (Lévitique 27, 2) – pour inclure l'évaluation non précisée, expliquée plus loin. Autre explication : « Selon ton évaluation » – il donne l'évaluation de lui tout entier, et non l'évaluation des membres.
- יָכוֹל שֶׁאֲנִי מוֹצִיא אַף דָּבָר שֶׁהַנְּשָׁמָה תְּלוּיָה בּוֹ? תַּלְמוּד לוֹמַר ״נְפָשׁוֹת״, נְפָשׁוֹת — וְלֹא הַמֵּת.J'aurais pu penser que j'exclus même un membre dont dépend la vie ; le verset dit donc « des personnes » (nefachot) : si l'on a évalué un membre dont dépend la vie (néfech), on doit l'évaluation entière. « Des personnes » – et non le mort.
- אוֹצִיא אֶת הַמֵּת, וְלֹא אוֹצִיא אֶת הַגּוֹסֵס? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְהֶעֱמִיד... וְהֶעֱרִיךְ״ — כֹּל שֶׁיֶּשְׁנוֹ בְּהַעֲמָדָה, יֶשְׁנוֹ בְּהַעֲרָכָה, וְכֹל שֶׁאֵינוֹ בְּהַעֲמָדָה, אֵינוֹ בְּהַעֲרָכָה.J'exclurai le mort, mais n'exclurai-je pas l'agonisant (gossès) ? Le verset dit : « Il le placera… et le Cohen l'évaluera » (Lévitique 27, 8) : quiconque est susceptible d'être placé debout est susceptible d'être évalué, et quiconque n'est pas susceptible d'être placé n'est pas susceptible d'être évalué.
- דָּבָר אַחֵר: ״נְפָשֹׁת״, אֵין לִי אֶלָּא אֶחָד שֶׁהֶעֱרִיךְ אֶחָד, אֶחָד שֶׁהֶעֱרִיךְ מֵאָה מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר ״נְפָשֹׁת״. דָּבָר אַחֵר: ״נְפָשֹׁת״,Autre explication : « des personnes » – je n'aurais que le cas d'une personne qui a évalué une personne ; une personne qui en a évalué cent, d'où le sait-on ? Le verset dit : « des personnes », au pluriel. Autre explication : « des personnes » –
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