Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֵין לִי אֶלָּא אִישׁ שֶׁהֶעֱרִיךְ בֵּין אִישׁ בֵּין אִשָּׁה, אִשָּׁה שֶׁהֶעֱרִיכָה אִישׁ, אִשָּׁה שֶׁהֶעֱרִיכָה אִשָּׁה מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר ״נְפָשֹׁת״.Je n'ai appris que le cas d'un homme qui a fait l'érekh (le vœu de donner au Temple la valeur fixée par la Torah) d'une autre personne, que ce soit un homme ou une femme, puisque le passage commence par : « Lorsqu'un homme prononcera un vœu » (Lévitique 27, 2). Une femme qui a fait l'érekh d'un homme, une femme qui a fait l'érekh d'une femme, d'où le savons-nous ? Le verset dit : « des personnes » (nefachot), pour inclure les femmes.
- דָּבָר אַחֵר: ״נְפָשֹׁת״ — לְרַבּוֹת מְנוָּּול וּמוּכֵּה שְׁחִין.Autre explication : « des personnes » – pour inclure l'homme repoussant et celui qui est atteint d'ulcères : si l'on fait leur érekh, on doit donner la somme fixée selon l'âge et le sexe.
- שֶׁיָּכוֹל ״נֶדֶר בְּעֶרְכְּךָ״: כֹּל שֶׁיֶּשְׁנוֹ בְּדָמִים — יֶשְׁנוֹ בַּעֲרָכִין, וְכֹל שֶׁאֵינוֹ בְּדָמִים — אֵינוֹ בַּעֲרָכִין, תַּלְמוּד לוֹמַר ״נְפָשֹׁת״.Cette inclusion est nécessaire car on aurait pu penser, puisqu'il est écrit : « un vœu selon ton érekh », que le verset rapproche l'érekh du vœu d'estimation : quiconque est concerné par les damim (l'estimation de la valeur marchande) est concerné par les arakhin (les valeurs fixes), et quiconque n'est pas concerné par les damim, n'ayant pas de valeur marchande, n'est pas concerné par les arakhin. Le verset dit donc : « des personnes », pour enseigner que tout être vivant (néfech) est soumis à l'érekh.
- ״וְהָיָה עֶרְכְּךָ״ — לְרַבּוֹת טוּמְטוּם וְאַנְדְּרוֹגִינוֹס לְדָמִים, שֶׁיָּכוֹל: נֶדֶר ״בְּעֶרְכְּךָ״ — כֹּל שֶׁיֶּשְׁנוֹ בַּעֲרָכִין יֶשְׁנוֹ בְּדָמִים, וְכֹל שֶׁאֵינוֹ בַּעֲרָכִין אֵינוֹ בְּדָמִים, תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְהָיָה עֶרְכְּךָ״.La baraïta enseigne : « Ce sera ton érekh » (Lévitique 27, 3) – pour inclure le toumtoum (personne dont le sexe est caché) et l'androgynos (hermaphrodite) dans les damim, bien qu'ils ne soient pas soumis aux arakhin. Car on aurait pu penser, puisqu'il est écrit : « un vœu selon ton érekh », que quiconque est concerné par les arakhin est concerné par les damim, et quiconque n'est pas concerné par les arakhin n'est pas concerné par les damim. Le verset dit donc : « Ce sera ton érekh ».
- ״הַזָּכָר״ — זָכָר, וְלֹא טוּמְטוּם וְאַנְדְּרוֹגִינוֹס. יָכוֹל לֹא יְהוּ בְּעֵרֶךְ אִישׁ, אֲבָל יִהְיוּ בְּעֵרֶךְ אִשָּׁה? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְהָיָה עֶרְכְּךָ הַזָּכָר... וְאִם נְקֵבָה הִיא״ — זָכָר וַדַּאי, נְקֵבָה וַדָּאִית, וְלֹא טוּמְטוּם וְאַנְדְּרוֹגִינוֹס.La baraïta poursuit : Qu'ils ne soient pas soumis à l'érekh, on l'apprend de « le mâle » (Lévitique 27, 3) : un mâle, et non le toumtoum ni l'androgynos. On aurait pu penser qu'ils ne seraient pas évalués selon l'érekh d'un homme, mais qu'ils le seraient selon l'érekh d'une femme ? Le verset dit : « Ce sera ton érekh pour le mâle… et si c'est une femelle » (Lévitique 27, 3-4) : un mâle certain, une femelle certaine, et non le toumtoum ni l'androgynos, qui ne sont ni l'un ni l'autre.
- אָמַר מָר: ״בְּעֶרְכְּךָ״ — לְרַבּוֹת עֵרֶךְ סָתוּם. מַאי עֵרֶךְ סָתוּם?Le Maître a dit plus haut : « selon ton érekh » – pour inclure l'érekh non spécifié. Qu'est-ce que l'érekh non spécifié ?
- דְּתַנְיָא: הָאוֹמֵר ״עֵרֶךְ סָתוּם עָלַי״ נוֹתֵן כַּפָּחוֹת שֶׁבָּעֲרָכִין, וְכַמָּה פָּחוֹת שֶׁבָּעֲרָכִין? שְׁלֹשֶׁת שְׁקָלִים.Comme il a été enseigné dans une baraïta : Celui qui dit : « Un érekh non spécifié est à ma charge », sans désigner de personne, donne le montant du plus petit des arakhin. Et combien est le plus petit des arakhin ? Trois sicles, valeur d'une fille de moins de cinq ans (Lévitique 27, 6).
- וְאֵימָא חֲמִשִּׁים! תָּפַשְׂתָּה מְרוּבֶּה — לֹא תָּפַשְׂתָּה, תָּפַשְׂתָּה מוּעָט — תָּפַשְׂתָּה.La baraïta demande : Et dis plutôt : cinquante sicles, le plus grand des arakhin ! Elle répond : Si tu as saisi beaucoup, tu n'as pas saisi ; si tu as saisi peu, tu as saisi. Autrement dit, entre deux montants possibles, on retient le plus petit, qui est inclus dans le plus grand et donc certain.
- וְאֵימָא שֶׁקֶל, דִּכְתִיב: ״וְכׇל עֶרְכְּךָ יִהְיֶה בְּשֶׁקֶל הַקֹּדֶשׁ״! הָהוּא בְּהֶשֵּׂג יָד הוּא דִּכְתִיב.Et dis plutôt un sicle, comme il est écrit : « Et tout ton érekh sera selon le sicle du sanctuaire » (Lévitique 27, 25) ! Ce verset-là est écrit à propos du hessèg yad (les moyens de celui qui a fait le vœu) : s'il est pauvre, il donne au minimum un sicle.
- וְאֶלָּא קָרָא לְמָה לִי? אָמַר רַב נַחְמָן אָמַר רַבָּה בַּר אֲבוּהּ: לוֹמַר שֶׁאֵינוֹ נִידּוֹן בְּהֶשֵּׂג יָד. מַאי טַעְמָא? כִּמְפָרֵשׁ דָּמֵי.Mais alors, pourquoi ai-je besoin du verset « selon ton érekh », puisque les trois sicles se déduisent du principe « tu as saisi peu » ? Rav Na'hman a dit au nom de Rabba bar Avouh : Pour dire qu'il n'est pas jugé selon le hessèg yad : même pauvre, il doit donner trois sicles. Quelle en est la raison ? C'est comme s'il avait explicité qu'il s'engageait à trois sicles.
- אִיכָּא דְּאָמְרִי, אָמַר רַב נַחְמָן אָמַר רַבָּה בַּר אֲבוּהּ: נִידּוֹן בְּהֶשֵּׂג יָד. פְּשִׁיטָא! מַהוּ דְּתֵימָא כִּמְפָרֵשׁ דָּמֵי, קָמַשְׁמַע לַן.Certains disent : Rav Na'hman a dit au nom de Rabba bar Avouh : Le verset enseigne que l'érekh non spécifié est jugé selon le hessèg yad. La Guemara objecte : C'est évident ! En quoi diffère-t-il des autres arakhin ? Elle répond : On aurait pu dire que c'est comme s'il avait explicité trois sicles ; il nous enseigne donc que non.
- דָּבָר אַחֵר: ״בְּעֶרְכְּךָ״ — עֵרֶךְ כּוּלּוֹ הוּא נוֹתֵן, וְאֵינוֹ נוֹתֵן עֵרֶךְ דְּמֵי אֵבָרִים. וְהָא אַפֵּיקְתֵּיהּ לְעֵרֶךְ סְתָם? קְרִי בֵּיהּ ״עֵרֶךְ״ ״בְּעֶרְכְּךָ״.Autre explication : « selon ton érekh » – il donne l'érekh de toute sa personne, et il ne donne pas d'érekh pour la valeur de membres : celui qui fait le vœu de l'érekh d'un membre ne doit rien. La Guemara demande : Mais tu as déjà tiré de lui (de ce mot) l'érekh non spécifié ! Elle répond : Lis-y « érekh » et « selon ton érekh » : le verset aurait pu écrire « érekh », et la forme allongée permet une seconde drasha.
- יָכוֹל שֶׁאֲנִי מוֹצִיא דָּבָר שֶׁהַנְּשָׁמָה תְּלוּיָה בּוֹ, תַּלְמוּד לוֹמַר: ״נְפָשֹׁת״, ״נְפָשֹׁת״ — וְלֹא אֶת הַמֵּת.On aurait pu penser que j'exclus même une partie dont dépend la vie (comme la tête) ; le verset dit : « des personnes » (nefachot) : si l'on fait l'érekh d'une partie vitale, on doit l'érekh de toute la personne. Et l'on apprend aussi de « des personnes » – et non le mort : on ne fait pas l'érekh d'un mort.
- וְהָא אַפֵּיקְתֵּיהּ! קְרִי בֵּיהּ ״נֶפֶשׁ״, ״נְפָשֹׁת״.La Guemara demande : Mais tu as déjà tiré de lui (de ce mot) la partie vitale ! Elle répond : Lis-y « personne » et « des personnes » : le pluriel permet deux drashot.
- אוֹצִיא אֶת הַמֵּת, וְלֹא אוֹצִיא אֶת הַגּוֹסֵס? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְהָעֲמִיד וְהֶעֱרִיךְ״.La baraïta poursuit : J'exclurai le mort, mais n'exclurai-je pas le moribond, qui est encore vivant ? Le verset dit : « Il le placera devant le Cohen et le Cohen l'évaluera » (Lévitique 27, 8) : seul celui qui peut se tenir debout est soumis à l'érekh, non celui qui agonise.
- אִי הָכִי, מֵת נָמֵי תִּיפּוֹק לִי מִ״וְּהֶעֱמִיד וְהֶעֱרִיךְ״? הָכִי נָמֵי! וְאֶלָּא, ״נֶפֶשׁ״ ״נְפָשֹׁת״ לְמָה לִי? כִּדְבָעֵינַן לְמֵימַר קַמַּן.La Guemara demande : S'il en est ainsi, que j'apprenne aussi l'exclusion du mort de « Il le placera et l'évaluera », puisqu'un mort ne peut se tenir debout ! Elle répond : Effectivement ! On l'apprend de là. Mais alors, pourquoi ai-je besoin de la différence entre « personne » et « des personnes » ? Pour une autre halakha, comme nous allons le dire ci-après : inclure l'homme repoussant et celui qui est atteint d'ulcères.
- דָּבָר אַחֵר, ״נְפָשֹׁת״ — אֵין לִי אֶלָּא אֶחָד שֶׁהֶעֱרִיךְ אֶחָד, אֶחָד שֶׁהֶעֱרִיךְ מֵאָה מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר ״נְפָשֹׁת״.Autre explication : « des personnes » – je n'ai appris qu'un seul qui a fait l'érekh d'un seul ; un seul qui a fait l'érekh de cent, d'où le savons-nous ? Le verset dit : « des personnes », au pluriel.
- דָּבָר אַחֵר, ״נְפָשֹׁת״ — אֵין לִי אֶלָּא אִישׁ שֶׁהֶעֱרִיךְ, בֵּין אִישׁ בֵּין אִשָּׁה, אִשָּׁה שֶׁהֶעֱרִיכָה אִישׁ, וְאִשָּׁה שֶׁהֶעֱרִיכָה אִשָּׁה מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״נְפָשֹׁת״.Autre explication : « des personnes » – je n'ai appris qu'un homme qui a fait l'érekh d'autrui, que ce soit un homme ou une femme ; une femme qui a fait l'érekh d'un homme, et une femme qui a fait l'érekh d'une femme, d'où le savons-nous ? Le verset dit : « des personnes ».
- דָּבָר אַחֵר: ״נְפָשֹׁת״ — לְהָבִיא מְנוָּּול וּמוּכֵּה שְׁחִין. וְהָא אַפֵּיקְתֵּיהּ לְהָנָךְ!Autre explication : « des personnes » – pour inclure l'homme repoussant et celui qui est atteint d'ulcères. La Guemara demande : Mais tu en as déjà tiré ces cas-là (celui qui fait l'érekh de cent personnes, et la femme qui fait l'érekh) !
- הָנָךְ לָא צְרִיכִי קְרָא, מַאי טַעְמָא? כִּי שָׁקוּל הוּא, וְיָבוֹאוּ כּוּלָּם כִּי אִיצְטְרִיךְ קְרָא, לִמְנוָּּול וּמוּכֵּה שְׁחִין הוּא דְּאִצְטְרִיךְ.Elle répond : Ceux-là n'ont pas besoin d'un verset supplémentaire. Quelle en est la raison ? Parce que chacune de ces drashot est équivalente aux autres (toutes se tirent également du mot « personne »), et toutes viennent de ce même mot. Là où le verset (le pluriel « des personnes ») est nécessaire, c'est pour l'homme repoussant et celui qui est atteint d'ulcères qu'il est nécessaire.
- וְהָיָה עֶרְכְּךָ — לְרַבּוֹת טוּמְטוּם וְאַנְדְּרוֹגִינוֹס לְדָמִים. דָּמִים לְמָה לִי קְרָא? לֹא יְהֵא אֶלָּא דְּמֵי דִיקְלָא, אִילּוּ אָמַר ״דְּמֵי דִיקְלָא״ מִי לָא יָהֵיב?La baraïta enseigne : « Ce sera ton érekh » – pour inclure le toumtoum et l'androgynos dans les damim. La Guemara demande : Pour les damim, pourquoi ai-je besoin d'un verset ? Que ce ne soit pas plus que l'estimation d'un palmier : s'il avait dit : « La valeur de ce palmier est à ma charge », ne donnerait-il pas sa valeur ?
- אָמַר רָבָא: לוֹמַר שֶׁנִּידּוֹן בִּכְבוֹדוֹ.Rava a dit : Le verset sert à dire qu'il est jugé selon son importance : s'il a voué la valeur d'un organe vital du toumtoum, il doit la valeur de toute sa personne.
- סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: ״נֶדֶר בְּעֶרְכְּךָ״ כְּתִיב, כֹּל שֶׁיֶּשְׁנוֹ בַּעֲרָכִין — נִידּוֹן בִּכְבוֹדוֹ, וְכֹל שֶׁאֵינוֹ בַּעֲרָכִין — אֵינוֹ נִידּוֹן בִּכְבוֹדוֹ.On aurait pu penser que, puisqu'il est écrit : « un vœu selon ton érekh », quiconque est concerné par les arakhin est jugé selon son importance (celle de l'organe désigné), et quiconque n'est pas concerné par les arakhin, comme le toumtoum, n'est pas jugé selon son importance ; le verset enseigne donc qu'il l'est.
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: וּדְלָא אִיתֵיהּ בַּעֲרָכִין, מִי נִידּוֹן בִּכְבוֹדוֹ? וְהָתַנְיָא: ״רֹאשׁ עֶבֶד זֶה הֶקְדֵּשׁ״ הוּא וְהֶקְדֵּשׁ שׁוּתָּפִין בּוֹ, ״רֹאשׁ עֶבֶד מָכוּר לְךָ״ מְשַׁמְּנִין בֵּינֵיהֶם, ״רֹאשׁ חֲמוֹר זֶה הֶקְדֵּשׁ״ הוּא וְהֶקְדֵּשׁ שׁוּתָּפִין בּוֹ, ״רֹאשׁ חֲמוֹר מָכוּר לָךְ״ מְשַׁמְּנִין בֵּינֵיהֶם.Abayé lui dit (à Rava) : Et celui qui n'est pas concerné par les arakhin, est-il vraiment jugé selon son importance ? N'a-t-il pas été enseigné dans une baraïta : « La tête de cet esclave est hékdech » (consacrée au Temple) : lui et le hékdech sont associés en l'esclave tout entier ; « La tête de cet esclave t'est vendue » : on estime l'esclave et l'on partage la valeur entre eux ; « La tête de cet âne est hékdech » : lui et le hékdech sont associés en lui ; « La tête de cet âne t'est vendue » : on estime l'âne et l'on partage entre eux.
- ״רֹאשׁ פָּרָה מָכוּר לְךָ״ — לֹא מָכַר אֶלָּא רֹאשָׁהּ שֶׁל פָּרָה. וְלֹא עוֹד, אֶלָּא אֲפִילּוּ: ״רֹאשׁ פָּרָה הֶקְדֵּשׁ״ אֵין לַהֶקְדֵּשׁ אֶלָּא רֹאשָׁהּ. וְאָמַר רַב פָּפָּא: דְּהָא מִזְדַּבַּן רֵישָׁא דְתוֹרָא בְּבֵי טַבָּחָא.« La tête de cette vache t'est vendue » : il n'a vendu que la tête de la vache. Et non seulement cela, mais même s'il a dit : « La tête de cette vache est hékdech », le hékdech n'a que sa tête. Et Rav Pappa a dit : La différence vient de ce que la tête du bœuf se vend séparément chez le boucher.
- וְהָא חֲמוֹר וּפָרָה לֵיתַנְהוּ בַּעֲרָכִין, וְאֵין נִידּוֹן בִּכְבוֹדוֹ! וְלִיטַעְמָיךְ, תִּיקְשֵׁי לָךְ עֶבֶד, דְּאִיתֵיהּ בַּעֲרָכִין, וְאֵין נִידּוֹן בִּכְבוֹדוֹ!Abayé explique sa difficulté : Or voici que l'âne et la vache ne sont pas concernés par les arakhin, et on n'y juge pas selon l'importance de l'organe ! Rava lui répond : Et selon ton raisonnement, l'esclave devrait te poser difficulté : il est concerné par les arakhin (comme l'enseigne la Michna), et pourtant on ne le juge pas selon son importance !
- אֶלָּא לָא קַשְׁיָא: הָא בְּקׇדְשֵׁי מִזְבֵּחַ, הָא בְּקׇדְשֵׁי בֶּדֶק הַבַּיִת.Mais en fait, ce n'est pas difficile : celle-ci (la baraïta de l'esclave et de l'âne) traite des consécrations pour l'autel (pour acheter des sacrifices), celle-là (celle du toumtoum) des consécrations pour l'entretien du Temple (bédèk habayit), où l'on juge selon l'importance de l'organe, sur le modèle des arakhin qui vont eux aussi à l'entretien du Temple.
- בְּמַאי אוֹקֵימְתַּהּ, בְּקׇדְשֵׁי מִזְבַּח? אֵימָא סֵיפָא: וְלֹא עוֹד, אֶלָּא אֲפִילּוּ אָמַר ״רֹאשׁ פָּרָה זוֹ הֶקְדֵּשׁ״ — אֵין לַהֶקְדֵּשׁ אֶלָּא רֹאשָׁהּ. אַמַּאי? תִּפְשׁוֹט קְדוּשָּׁה בְּכוּלַּהּ! מִי לָא תַּנְיָא: הָאוֹמֵרLa Guemara objecte : Comment l'as-tu interprétée ? Comme traitant des consécrations pour l'autel ? Cite donc la fin : « Et non seulement cela, mais même s'il a dit : “La tête de cette vache est hékdech”, le hékdech n'a que sa tête. » S'il s'agit de l'autel, pourquoi ? Que la sainteté s'étende à toute la vache ! N'a-t-il pas été enseigné dans une baraïta : Celui qui dit :
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.