Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- תָּנֵי חֲדָא: לֹוֶה וְגוֹאֵל וְגוֹאֵל לַחֲצָאִין, וְתַנְיָא אִידַּךְ: אֵינוֹ לֹוֶה וְגוֹאֵל וְאֵינוֹ גּוֹאֵל לַחֲצָאִין. לָא קַשְׁיָא, הָא רַבָּנַן וְהָא רַבִּי שִׁמְעוֹן.Il a été enseigné dans une baraïta : il emprunte pour racheter, et il rachète par moitiés ; et il a été enseigné dans une autre : il n'emprunte pas pour racheter, et il ne rachète pas par moitiés. Ce n'est pas difficile : celle-ci est selon les Rabbanan (les Sages), et celle-là selon Rabbi Chimon.
- מַתְנִי׳ הַמּוֹכֵר בֵּית בְּבָתֵּי עָרֵי חוֹמָה — הֲרֵי זֶה גּוֹאֵל מִיָּד, וְגוֹאֵל כׇּל שְׁנֵים עָשָׂר חֹדֶשׁ, הֲרֵי זֶה כְּמִין רִבִּית, וְאֵינוֹ רִבִּית.MICHNA. Celui qui vend une maison parmi les maisons des villes entourées de murailles peut la racheter aussitôt, même contre le gré de l'acheteur, et il peut la racheter pendant tous les douze mois qui suivent la vente. C'est comme une sorte d'intérêt (l'acheteur a habité gratuitement en échange de son argent), mais ce n'est pas de l'intérêt, car il était propriétaire.
- מֵת הַמּוֹכֵר — יִגְאַל בְּנוֹ, מֵת הַלּוֹקֵחַ — יִגְאַל מִיַּד בְּנוֹ. אֵין מוֹנִין שָׁנָה אֶלָּא מִשָּׁעָה שֶׁמָּכַר, שֶׁנֶּאֱמַר: ״עַד מְלֹאת לוֹ שָׁנָה״.Si le vendeur est mort, son fils rachètera ; si l'acheteur est mort, il rachètera de la main de son fils. On ne compte l'année qu'à partir du moment où il a vendu (la première vente), comme il est dit : « Jusqu'à ce que s'accomplisse pour lui une année » (Lévitique 25, 30).
- כְּשֶׁהוּא אוֹמֵר ״תְּמִימָה״, לְהָבִיא אֶת חֹדֶשׁ הָעִיבּוּר. רַבִּי אוֹמֵר: לִיתֵּן לוֹ שָׁנָה וְעִיבּוּרָהּ. הִגִּיעַ יוֹם שְׁנֵים עָשָׂר חֹדֶשׁ וְלֹא נִגְאֲלָה — הָיְתָה חֲלוּטָה לוֹ. אֶחָד הַלּוֹקֵחַ וְאֶחָד הַנִּיתָּן לוֹ בְּמַתָּנָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״לַצְּמִיתוּת״.Lorsqu'il dit « entière », c'est pour inclure le mois intercalaire (d'une année embolismique). Rabbi (Yehouda HaNassi) dit : pour lui donner une année et son complément (l'année solaire, soit onze jours de plus que l'année lunaire). Si le jour où s'achèvent les douze mois est arrivé et qu'elle n'a pas été rachetée, elle lui est acquise définitivement. Il en va de même pour l'acheteur et pour celui à qui elle a été donnée en cadeau, comme il est dit : « à perpétuité » (Lévitique 25, 30).
- גְּמָ׳ מַתְנִיתִין דְּלָא כְּרַבִּי, דְּתַנְיָא: רַבִּי אוֹמֵר: ״יָמִים״ — אֵין יָמִים פָּחוֹת מִשְּׁנַיִם.GUEMARA. Notre Michna n'est pas conforme à Rabbi, car il a été enseigné (dans une baraïta) : Rabbi dit : « des jours » (« pendant des jours sera son droit de rachat », Lévitique 25, 29) : « des jours », ce n'est pas moins de deux ; on ne peut donc pas la racheter avant deux jours.
- וְרַבָּנַן, הַאי ״יָמִים״ מַאי עָבְדִי לֵיהּ? מִיבְּעֵי לֵיהּ מִיּוֹם לְיוֹם. וְרַבִּי, מִיּוֹם לְיוֹם מְנָא לֵיהּ? נָפְקָא לֵיהּ מֵ״עַד תּוֹם שְׁנַת מִמְכָּרוֹ״.Et les Rabbanan, que font-ils de ce mot « des jours » ? Ils en ont besoin pour enseigner qu'on compte de jour à jour (jusqu'à la même date l'année suivante, et non jusqu'à Roch Hachana). Et Rabbi, d'où tire-t-il « de jour à jour » ? Il le tire de « jusqu'à l'achèvement de l'année de sa vente » (Lévitique 25, 29).
- וְרַבָּנַן? הַהוּא מִיבְּעֵי לֵיהּ שְׁנַת מִמְכָּרוֹ שֶׁלּוֹ, וְלֹא (שְׁנַת) [שָׁנָה] שֶׁל מִנְיַן עוֹלָם. וְיָמִים מִיבְּעֵי לְהוּ לְמֵעֵת לְעֵת, דְּאִי מֵ״עַד תּוֹם שְׁנַת מִמְכָּרוֹ״ הֲוָה אָמֵינָא: מִיּוֹם לְיוֹם — אִין, מֵעֵת לְעֵת — לָא, כְּתַב רַחֲמָנָא ״יָמִים״.Et les Rabbanan ? Ils ont besoin de ce verset pour enseigner : l'année de sa vente à lui, et non l'année du compte du monde (l'année civile). Et ils ont besoin de « des jours » pour enseigner d'heure à heure ; car si on le tirait de « jusqu'à l'achèvement de l'année de sa vente », j'aurais dit : de jour à jour, oui ; d'heure à heure, non. Le Miséricordieux a donc écrit « des jours ».
- וְרַבִּי, מֵעֵת לְעֵת מְנָא לֵיהּ? נָפְקָא לֵיהּ מִ״תְּמִימָה״. וְרַבָּנַן? הַהוּא מִיבְּעֵי לֵיהּ לְעִיבּוּרַהּ.Et Rabbi, d'où tire-t-il « d'heure à heure » ? Il le tire de « entière ». Et les Rabbanan ? Ils ont besoin de ce mot pour inclure son mois intercalaire.
- וְרַבִּי נָמֵי, הָא מִיבְּעֵי לֵיהּ לְעִיבּוּרַהּ! הָכִי נָמֵי, מִיּוֹם לְיוֹם וּמֵעֵת לְעֵת מֵ״עַד תּוֹם שְׁנַת מִמְכָּרוֹ״ נָפְקָא.Mais Rabbi aussi en a besoin pour son mois intercalaire ! En effet, c'est ainsi ; mais selon lui, « de jour à jour » et « d'heure à heure » se tirent ensemble de « jusqu'à l'achèvement de l'année de sa vente ».
- הֲרֵי זוֹ כְּמִין רִבִּית וְכוּ׳. וְהָתַנְיָא: הֲרֵי זוֹ רִבִּית גְּמוּרָה, אֶלָּא שֶׁהַתּוֹרָה הִתִּירַתּוּ!La Michna enseigne : « C'est comme une sorte d'intérêt, etc. » Mais il a été enseigné : c'est un intérêt pur et simple, seulement la Torah l'a permis !
- אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: לָא קַשְׁיָא, הָא רַבִּי יְהוּדָה וְהָא רַבָּנַן. דְּתַנְיָא: הֲרֵי שֶׁהָיָה נוֹשֶׁה בַּחֲבֵירוֹ מָנֶה, וְעָשָׂה לוֹ שָׂדֵהוּ מֶכֶר, בִּזְמַן שֶׁהַמּוֹכֵר אוֹכֵל פֵּירוֹת — מוּתָּר, לוֹקֵחַ אוֹכֵל פֵּירוֹת — אָסוּר.Rabbi Yo'hanan a dit : ce n'est pas difficile : celle-ci (la Michna) est selon Rabbi Yehouda, et celle-là (la baraïta) selon les Rabbanan. Car il a été enseigné : si quelqu'un avait une créance d'un mané (cent zouz) sur son prochain, et que celui-ci lui a fait de son champ une vente conditionnelle (définitive s'il ne rembourse pas à temps) : lorsque le vendeur (l'emprunteur) mange les fruits, c'est permis ; si l'acheteur (le prêteur) mange les fruits, c'est interdit.
- רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אַף בִּזְמַן שֶׁהַלּוֹקֵחַ אוֹכֵל פֵּירוֹת — מוּתָּר. אָמַר רַבִּי יְהוּדָה: מַעֲשֶׂה בְּבַיְתוֹס בֶּן זוֹנִין שֶׁעָשָׂה שָׂדֵהוּ מֶכֶר עַל פִּי רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן עֲזַרְיָה, וְלוֹקֵחַ אוֹכֵל פֵּירוֹת הָיָה. אָמְרוּ לוֹ: מִשָּׁם רְאָיָיה? מוֹכֵר אוֹכֵל פֵּירוֹת הָיָה, וְלֹא לוֹקֵחַ.Rabbi Yehouda dit : même lorsque l'acheteur mange les fruits, c'est permis. Rabbi Yehouda a dit : il arriva que Baïtos ben Zonin fit de son champ une vente de ce genre sur l'avis de Rabbi Elazar ben Azaria, et c'était l'acheteur qui mangeait les fruits. Ils lui dirent : de là une preuve ? C'était le vendeur qui mangeait les fruits, et non l'acheteur !
- מַאי בֵּינַיְיהוּ? צַד אֶחָד בְּרִבִּית אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ, תַּנָּא קַמָּא סָבַר: צַד אֶחָד בְּרִבִּית אָסוּר, וְרַבִּי יְהוּדָה סָבַר: צַד אֶחָד בְּרִבִּית מוּתָּר.Quelle est la différence entre eux ? Entre eux, il y a la question de l'intérêt possible d'un seul côté (tsad e'had beribit : qui n'est un intérêt que dans l'une des deux éventualités) : le premier Tanna pense que l'intérêt possible d'un seul côté est interdit, et Rabbi Yehouda pense que l'intérêt possible d'un seul côté est permis.
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