Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- גּוֹי וַחֲבֵירוֹ מֵחַד קְרָא נָפְקִי, אִיַּיתַּרִי לְהוּ תְּרֵי: חַד ״קׇרְבָּנוֹ״ וְלֹא קׇרְבַּן אָבִיו, וְאִידָּךְ לְרַבּוֹת כׇּל בַּעֲלֵי חוֹבְרִין לִסְמִיכָה.Selon Rabbi Yehouda, l'exclusion du non-Juif et celle de l'offrande de son prochain de l'obligation d'imposer les mains découlent d'un seul mot « son offrande » du verset. Il lui en reste donc deux mentions : l'une enseigne qu'il impose les mains sur « son offrande », mais non sur l'offrande de son père dont il a hérité, et l'autre sert à inclure tous les co-propriétaires d'une offrande commune dans l'obligation de l'imposition des mains (semikha).
- וְרַבִּי יְהוּדָה, הַאי ״הָמֵר יָמִיר״ מַאי עָבֵיד לֵיהּ? מִיבְּעֵי לֵיהּ לְרַבּוֹת אֶת הָאִשָּׁה, דְּתַנְיָא: לְפִי שֶׁכׇּל הָעִנְיָן אֵינוֹ מְדַבֵּר אֶלָּא בִּלְשׁוֹן זָכָר, מַה סּוֹפֵינוּ לְרַבּוֹת אֶת הָאִשָּׁה? תַּלְמוּד לוֹמַר ״וְאִם הָמֵר יָמִיר״.Et Rabbi Yehouda, ce redoublement « hamer yamir » (« s'il échange, il échangera »), qu'en fait-il ? – Il en a besoin pour inclure la femme parmi ceux dont l'échange (temoura) prend effet, comme il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Puisque tout le passage de l'échange ne parle qu'au masculin, comment en venons-nous finalement à inclure la femme ? Le verset dit : « Et s'il échange, il échangera » (Lévitique 27, 10), avec un verbe redoublé.
- וְרַבָּנַן? מִ״וְּאִם״, וְרַבִּי יְהוּדָה ״וְאִם״ לָא דָּרֵישׁ.Et les Rabbanan, d'où tirent-ils que la femme peut effectuer un échange ? – Du « et » de « Et si ». Et Rabbi Yehouda ne fait pas de drasha (interprétation) du « et » de « Et si ».
- ״הַכֹּל חַיָּיבִין בְּסוּכָּה״ — לְאֵיתוֹיֵי מַאי? לְאֵיתוֹיֵי קָטָן שֶׁאֵינוֹ צָרִיךְ לְאִמּוֹ, דִּתְנַן: קָטָן שֶׁאֵינוֹ צָרִיךְ לְאִמּוֹ חַיָּיב בְּסוּכָּה.« Tous sont astreints à la soukka » (cabane de la fête de Souccot) – pour inclure quoi ? – Pour inclure le petit enfant qui n'a plus besoin de sa mère, comme nous avons appris dans la Michna (Soukka 28a) : Le petit enfant qui n'a plus besoin de sa mère est astreint à la soukka.
- ״הַכֹּל חַיָּיבִין בְּלוּלָב״ — לְאֵיתוֹיֵי מַאי? לְאֵיתוֹיֵי קָטָן הַיּוֹדֵעַ לְנַעְנֵעַ, דִּתְנַן: קָטָן הַיּוֹדֵעַ לְנַעְנֵעַ חַיָּיב בְּלוּלָב.« Tous sont astreints au loulav » (branche de palmier de Souccot) – pour inclure quoi ? – Pour inclure le petit enfant qui sait agiter le loulav, comme nous avons appris (Soukka 42a) : Le petit enfant qui sait agiter le loulav est astreint au loulav.
- ״הַכֹּל חַיָּיבִין בְּצִיצִית״ — לְאֵיתוֹיֵי מַאי? לְאֵיתוֹיֵי קָטָן הַיּוֹדֵעַ לְהִתְעַטֵּף, דְּתַנְיָא: קָטָן הַיּוֹדֵעַ לְהִתְעַטֵּף — חַיָּיב בְּצִיצִית.« Tous sont astreints aux tsitsit » (franges rituelles) – pour inclure quoi ? – Pour inclure le petit enfant qui sait s'envelopper d'un vêtement, comme il a été enseigné dans une baraïta : Le petit enfant qui sait s'envelopper est astreint aux tsitsit.
- ״הַכֹּל חַיָּיבִין בִּתְפִילִּין״ — לְאֵיתוֹיֵי מַאי? לְאֵיתוֹיֵי קָטָן הַיּוֹדֵעַ לִשְׁמוֹר תְּפִלִּין, דְּתַנְיָא: קָטָן הַיּוֹדֵעַ לִשְׁמוֹר תְּפִלִּין — אָבִיו לוֹקֵחַ לוֹ תְּפִלִּין.« Tous sont astreints aux tefilin » (phylactères) – pour inclure quoi ? – Pour inclure le petit enfant qui sait garder la sainteté des tefilin en restant propre, comme il a été enseigné : Le petit enfant qui sait garder les tefilin, son père lui achète des tefilin.
- ״הַכֹּל חַיָּיבִין בִּרְאִיָּיה״ — לְאֵיתוֹיֵי מַאי? לְאֵיתוֹיֵי מִי שֶׁחֶצְיוֹ עֶבֶד וְחֶצְיוֹ בֶּן חוֹרִין.« Tous sont astreints à la reïya » (l'obligation de se présenter au Temple lors des trois fêtes de pèlerinage, 'Haguiga 2a) – pour inclure quoi ? – Pour inclure celui qui est à moitié esclave et à moitié libre, par exemple un esclave cananéen détenu par deux maîtres dont l'un seulement l'a affranchi.
- וּלְרָבִינָא דְּאָמַר: מִי שֶׁחֶצְיוֹ עֶבֶד וְחֶצְיוֹ בֶּן חוֹרִין פָּטוּר מִן הָרְאִיָּיה, לְאֵיתוֹיֵי חִיגֵּר בְּיוֹם רִאשׁוֹן וְנִתְפַּשֵּׁט בְּיוֹם שֵׁנִי.Et selon Ravina, qui a dit : celui qui est à moitié esclave et à moitié libre est exempté de la reïya, cela sert à inclure celui qui était boiteux le premier jour de la fête, et donc exempté à ce moment-là, et qui a guéri le deuxième jour : il est astreint à se présenter avant la fin de la fête.
- הָנִיחָא לְמַאן דְּאָמַר: כּוּלָּן תַּשְׁלוּמִין זֶה לָזֶה, אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר: כּוּלָּן תַּשְׁלוּמִין לָרִאשׁוֹן — לְאֵיתוֹיֵי מַאי?Cela va bien selon celui qui dit : tous les jours de la fête sont des compensations (tachloumin) l'un pour l'autre – chaque jour comporte sa propre obligation, si bien que celui qui était exempté le premier jour est astreint le deuxième. Mais selon celui qui dit : tous sont des compensations pour le premier jour – l'obligation principale étant le premier jour, celui qui en était exempté le reste toute la fête –, pour inclure quoi ?
- לְאֵיתוֹיֵי סוּמָא בְּאַחַת מֵעֵינָיו, וּדְלָא כִּי הַאי תַּנָּא.Cela sert à inclure celui qui est aveugle d'un œil : il est astreint à la reïya, tandis que l'aveugle complet en est exempté. Et cela n'est pas conforme à ce Tanna (Sage de l'époque de la Michna), Rabbi Yehouda.
- דְּתַנְיָא, יוֹחָנָן בֶּן דַּהֲבַאי אוֹמֵר מִשּׁוּם רַבִּי יְהוּדָה: סוּמָא בְּאַחַת מֵעֵינָיו פָּטוּר מִן הָרְאִיָּיה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״יִרְאֶה״ ״יֵרָאֶה״, כְּדֶרֶךְ שֶׁבָּא לִרְאוֹת כָּךְ בָּא לֵירָאוֹת, מַה לִּרְאוֹת בִּשְׁתֵּי עֵינָיו — אַף לֵירָאוֹת בִּשְׁתֵּי עֵינָיו.Comme il a été enseigné : Yo'hanan ben Dehavaï dit au nom de Rabbi Yehouda : Celui qui est aveugle d'un œil est exempté de la reïya, comme il est dit : « Trois fois par an, tous tes mâles se présenteront » (Exode 23, 17) – le mot s'écrit « yireh » (il verra) et se lit « yéraé » (il sera vu), pour enseigner que de même qu'il vient voir, ainsi il vient être vu : de même que voir se fait des deux yeux, de même être vu se fait des deux yeux.
- וְאִיבָּעֵית אֵימָא: לְעוֹלָם לְאֵיתוֹיֵי מִי שֶׁחֶצְיוֹ עֶבֶד וְחֶצְיוֹ בֶּן חוֹרִין, וּדְקָא קַשְׁיָא לָךְ דְּרָבִינָא — לָא קַשְׁיָא: כָּאן בְּמִשְׁנָה רִאשׁוֹנָה, כָּאן בְּמִשְׁנָה אַחֲרוֹנָה.Et si tu veux, dis : en réalité, cela sert à inclure celui qui est à moitié esclave et à moitié libre ; et quant à ce qui te faisait difficulté selon Ravina, qui l'exempte, ce n'est pas difficile : ici, chez Ravina, c'est selon la première version de la Michna ; là, c'est selon la dernière version de la Michna.
- דִּתְנַן: מִי שֶׁחֶצְיוֹ עֶבֶד וְחֶצְיוֹ בֶּן חוֹרִין, עוֹבֵד אֶת רַבּוֹ יוֹם אֶחָד, וְאֶת עַצְמוֹ יוֹם אֶחָד, דִּבְרֵי בֵּית הִלֵּל.Comme nous avons appris dans la Michna (Pessa'him 88a) : Celui qui est à moitié esclave et à moitié libre sert son maître un jour, et travaille pour lui-même un jour ; telles sont les paroles de Beit Hillel.
- אָמְרוּ לָהֶם בֵּית שַׁמַּאי: תִּיקַּנְתֶּם אֶת רַבּוֹ, וְאֶת עַצְמוֹ לֹא תִּיקַּנְתֶּם? לִישָּׂא שִׁפְחָה אֵינוֹ יָכוֹל, בַּת חוֹרִין אֵינוֹ יָכוֹל, יִבָּטֵל? וַהֲלֹא לֹא נִבְרָא הָעוֹלָם אֶלָּא לִפְרִיָּה וּרְבִיָּה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״לֹא תֹהוּ בְרָאָהּ לָשֶׁבֶת יְצָרָהּ״!Beit Chammaï leur dirent : Vous avez arrangé la situation de son maître, et la sienne propre, vous ne l'avez pas arrangée ? En effet, épouser une servante, il ne le peut pas, car il est à moitié libre ; une femme libre, il ne le peut pas, car il est à moitié esclave. Restera-t-il donc oisif, sans se marier ? Or le monde n'a été créé que pour la procréation, comme il est dit : « Il ne l'a pas créée pour le chaos, Il l'a formée pour être habitée » (Isaïe 45, 18) !
- אֶלָּא, מִפְּנֵי תִּיקּוּן הָעוֹלָם, כּוֹפִין אֶת רַבּוֹ וְעוֹשֶׂה אוֹתוֹ בֶּן חוֹרִין, וְכוֹתֵב שְׁטָר עַל חֲצִי דָּמָיו, וְחָזְרוּ בֵּית הִלֵּל לְהוֹרוֹת כְּדִבְרֵי בֵּית שַׁמַּאי.Mais plutôt, pour l'ordre du monde (tikoun haolam), afin qu'il puisse procréer, on contraint son maître à le rendre libre, et l'esclave écrit à son maître un acte de reconnaissance de dette pour la moitié de sa valeur. Et Beit Hillel revinrent sur leur position pour enseigner selon les paroles de Beit Chammaï. L'enseignement qui l'astreint à la reïya suit donc cette dernière version, tandis que Ravina suit la première, selon laquelle on ne contraint pas le maître à l'affranchir.
- ״הַכֹּל חַיָּיבִין בִּתְקִיעַת שׁוֹפָר״ — לְאֵיתוֹיֵי מַאי? לְאֵיתוֹיֵי קָטָן שֶׁהִגִּיעַ לְחִינּוּךְ, דִּתְנַן: אֵין מְעַכְּבִין אֶת הַקָּטָן מִלִּתְקוֹעַ בְּיוֹם טוֹב.« Tous sont astreints à la sonnerie du chofar » – pour inclure quoi ? – Pour inclure le petit enfant qui a atteint l'âge de l'éducation aux mitsvot (commandements), comme nous avons appris (Roch Hachana 32b) : On n'empêche pas le petit enfant de sonner du chofar le jour de fête (Yom Tov) de Roch Hachana, bien qu'il ne soit pas astreint aux mitsvot.
- ״הַכֹּל חַיָּיבִין בְּמִקְרָא מְגִילָּה״, ״הַכֹּל כְּשֵׁרִין לִקְרוֹת אֶת הַמְּגִילָּה״ — לְאֵיתוֹיֵי« Tous sont astreints à la lecture de la Méguila » (le rouleau d'Esther), et « tous sont aptes à lire la Méguila » (Méguila 19b) – cela sert à inclure
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.