Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- בְּאֶמְצַע יוֹבֵל, דְּכֹל כַּמָּה דְּלָא מָלְיָא לֵיהּ שָׁנָה לָא מְגָרַע לֵיהּ.Il s'agit de n'importe quelle année au milieu du cycle du Jubilé (Yovel) ; la Michna veut dire qu'après le Jubilé on ne rachète pas pour moins d'une année, c'est-à-dire que tant qu'une année n'est pas complète, on ne la lui déduit pas du prix de rachat.
- מַאי קָא מַשְׁמַע לַן, דְּאֵין מְחַשְּׁבִין חֳדָשִׁים עִם הַהֶקְדֵּשׁ? הָא בְּהֶדְיָא קָתָנֵי: ״אֵין מְחַשְּׁבִין חֳדָשִׁים עִם הַהֶקְדֵּשׁ!״ מָה טַעַם קָאָמַר: מָה טַעַם לֹא גּוֹאֲלִין לְאַחַר יוֹבֵל פָּחוֹת מִשָּׁנָה — מִשּׁוּם דְּאֵין מְחַשְּׁבִין חֳדָשִׁים עִם הַהֶקְדֵּשׁ.Qu'est-ce que le Tanna (Sage de la Michna) nous apprend ? Serait-ce qu'on ne compte pas les mois pour diminuer le prix dû au Sanctuaire (hekdèch) ? Mais cela est enseigné explicitement plus loin : « On ne compte pas les mois pour diminuer le prix dû au Sanctuaire » ! La Guemara répond : il dit sous forme de « quelle est la raison », ainsi : quelle est la raison pour laquelle on ne rachète pas après le Jubilé pour moins d'une année ? Parce qu'on ne compte pas les mois pour diminuer le prix dû au Sanctuaire.
- אֵין מְחַשְּׁבִין חֳדָשִׁים וְכוּ׳. תָּנוּ רַבָּנַן: מִנַּיִן שֶׁאֵין מְחַשְּׁבִין חֳדָשִׁים עִם הַהֶקְדֵּשׁ? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְחִשַּׁב לוֹ הַכֹּהֵן אֶת הַכֶּסֶף עַל פִּי הַשָּׁנִים הַנּוֹתָרוֹת״ — שָׁנִים אַתָּה מְחַשֵּׁב, וְאִי אַתָּה מְחַשֵּׁב חֳדָשִׁים.La Michna enseigne : « On ne compte pas les mois, etc. » Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta, enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : d'où savons-nous qu'on ne compte pas les mois pour diminuer le prix dû au Sanctuaire ? Le verset dit : « Le Cohen lui comptera l'argent selon les années restantes » (Lévitique 27, 18) : tu comptes des années, mais tu ne comptes pas des mois.
- מִנַּיִין שֶׁאִם אַתָּה רוֹצֶה לַעֲשׂוֹת חֳדָשִׁים לַשָּׁנָה עוֹשֶׂה? הֵיכִי דָּמֵי — כְּגוֹן דְּאַקְדְּשֵׁיהּ בְּפַלְגָא דְּאַרְבְּעִין וְתַמְנֵי.Et d'où savons-nous que si tu veux, toi, le Cohen qui représente le Sanctuaire, compter des mois comme une année, tu le fais ? Quel est le cas ? Par exemple, s'il l'a consacré le champ au milieu de la quarante-huitième année du cycle : en comptant les mois écoulés comme une année entière, il ne reste qu'un an avant le Jubilé, et il doit racheter au prix plein de cinquante séla'im par beit kor, sans déduction.
- תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְחִשַּׁב לוֹ הַכֹּהֵן״, מִכׇּל מָקוֹם.Le verset dit : « Le Cohen lui comptera » : de toute façon, c'est-à-dire selon le calcul du Cohen.
- מַתְנִי׳ הַמַּקְדִּישׁ שָׂדֵהוּ בִּשְׁעַת הַיּוֹבֵל, נוֹתֵן בְּזֶרַע חוֹמֶר שְׂעוֹרִים ״חֲמִשִּׁים שֶׁקֶל כָּסֶף״. הָיוּ שָׁם נְקָעִים עֲמוּקִּים עֲשָׂרָה טְפָחִים, אוֹ סְלָעִים גְּבוֹהִים עֲשָׂרָה טְפָחִים — אֵינָן נִמְדָּדִין עִמָּהּ, פָּחוֹת מִכָּאן — נִמְדָּדִין עִמָּהּ.MICHNA. Celui qui consacre son champ patrimonial à l'époque où le Jubilé est en vigueur, et veut le racheter, donne, pour une surface où l'on sème un 'homer d'orge (un kor), « cinquante sicles d'argent » (Lévitique 27, 16). S'il y avait là des crevasses profondes de dix tefa'him (palmes) ou des rochers hauts de dix tefa'him, ils ne sont pas mesurés avec le champ ; s'ils sont de moins que cela, ils sont mesurés avec lui.
- הִקְדִּישָׁהּ שְׁתַּיִם וְשָׁלֹשׁ שָׁנִים לִפְנֵי הַיּוֹבֵל — נוֹתֵן סֶלַע וּפוּנְדְּיוֹן לְשָׁנָה, וְאִם אָמַר: ״הֲרֵינִי נוֹתֵן דְּבַר שָׁנָה בְּשָׁנָה״ — אֵין שׁוֹמְעִין לוֹ, אֶלָּא נוֹתֵן אֶת כּוּלּוֹ כְּאֶחָד. אֶחָד בְּעָלִים וְאֶחָד כׇּל הָאָדָם, מָה בֵּין בְּעָלִים לְכׇל אָדָם? אֶלָּא שֶׁבְּעָלִים נוֹתְנִין חוֹמֶשׁ, וְכׇל אָדָם אֵין נוֹתְנִין חוֹמֶשׁ.S'il l'a consacré deux ou trois ans avant le Jubilé et veut le racheter, il donne un séla et un poundyon (un quarante-huitième de séla) par année restante. Et s'il dit : « Je donnerai le montant de chaque année dans l'année même », on ne l'écoute pas, mais il donne le tout en une seule fois. Il en va de même pour le propriétaire comme pour n'importe qui. Quelle différence y a-t-il entre le propriétaire et n'importe qui ? Seulement que le propriétaire donne en plus un cinquième, et que n'importe qui d'autre ne donne pas de cinquième.
- גְּמָ׳ תָּנָא: כּוֹר זֶרַע, וְלֹא כּוֹר תְּבוּאָה, מַפּוֹלֶת יָד, וְלֹא מַפּוֹלֶת שְׁוָורִים. תָּנֵי לֵוִי: לֹא מְעֻבֶּה וְלָא מֵידֵק, אֶלָּא בֵּינוֹנִי.GUEMARA. Un Sage a enseigné : il s'agit d'une surface de un kor de semence, et non d'une surface produisant un kor de récolte, qui est bien plus petite ; mesurée selon un semis à la main, et non selon un semis par des bœufs, qui répand la semence plus densément. Lévi a enseigné : on ne mesure ni selon un semis dense, ni selon un semis clairsemé, mais selon un semis moyen.
- הָיוּ שָׁם נְקָעִים עֲמוּקִּים כּוּ׳. וְלִיקְדְּשׁוּ בְּאַנְפֵּי נַפְשַׁיְיהוּ!La Michna enseigne : « S'il y avait là des crevasses profondes, etc. » La Guemara objecte : qu'elles soient donc consacrées par elles-mêmes, puisqu'elles sont propres à l'ensemencement, et rachetées au même tarif que le champ ; quelle différence y a-t-il alors à ne pas les mesurer avec lui ?
- וְכִי תֵּימָא, כֵּיוָן דְּלָא הָווּ בֵּית כּוֹר, לָא (הֲווֹ) קָדְשִׁי, וְהָתַנְיָא: שְׂדֵה, מָה תַּלְמוּד לוֹמַר? לְפִי שֶׁנֶּאֱמַר ״זֶרַע חוֹמֶר שְׂעוֹרִים בַּחֲמִשִּׁים שֶׁקֶל כָּסֶף״, אֵין לִי אֶלָּא שֶׁהִקְדִּישׁ כָּעִנְיָן הַזֶּה, מִנַּיִן לְרַבּוֹת לֶתֶךְ וַחֲצִי לֶתֶךְ, סְאָה וְתַרְקַב וַחֲצִי תַרְקַב? תַּלְמוּד לוֹמַר ״שָׂדֶה״, מִכׇּל מָקוֹם!Et si tu dis : puisqu'elles ne font pas un beit kor (surface d'un kor de semence), elles ne sont pas consacrées selon ce tarif, mais il a été enseigné (dans une baraïta) : « Champ » : pourquoi le verset le dit-il ? Puisqu'il est dit : « Un semis d'un 'homer d'orge à cinquante sicles d'argent », je n'aurais su cela que s'il a consacré de cette manière, un beit kor entier ; d'où savons-nous qu'il faut inclure un létèkh (un demi-kor) et un demi-létèkh, une séa, un tarkav (une demi-séa) et un demi-tarkav ? Le verset dit : « Champ », de toute façon, quelle que soit sa taille !
- אָמַר מָר עוּקְבָא בַּר חָמָא: הָכָא בִּנְקָעִים מְלֵאִים מַיִם, דְּלָאו בְּנֵי זְרִיעָה נִינְהוּ. דַּיְקָא נָמֵי, דְּקָתָנֵי דּוּמְיָא דִסְלָעִים, שְׁמַע מִינַּהּ.Mar Oukva bar 'Hama a dit : ici, il s'agit de crevasses pleines d'eau, qui ne sont pas propres à l'ensemencement. C'est d'ailleurs précis dans le texte, car le Tanna les enseigne de la même manière que les rochers, qui eux non plus ne sont pas propres à l'ensemencement. Déduis-en cela.
- אִי הָכִי, פָּחוֹת מִכָּאן נָמֵי! הָנְהוּ נְגָאנֵי דְאַרְעָא מִיקְּרוּ, שִׁידְרֵי דְּאַרְעָא מִיקְּרוּ.Si c'est ainsi, lorsqu'elles sont de moins que cela, aussi ne devrait-on pas les mesurer avec le champ ! La Guemara répond : celles-là sont appelées « sillons de la terre », et ces rochers bas sont appelés « échines de la terre » : ils font partie du champ.
- הִקְדִּישָׁהּ שְׁתַּיִם וְשָׁלֹשׁ וְכוּ׳. תָּנוּ רַבָּנַן:La Michna enseigne : « S'il l'a consacré deux ou trois ans avant le Jubilé, etc. » Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta) :
- ״וְנִגְרַע מֵעֶרְכֶּךָ״, אַף מִן הַהֶקְדֵּשׁ, שֶׁאִם אֲכָלָהּ הֶקְדֵּשׁ שָׁנָה אוֹ שְׁתַּיִם, אִי נָמֵי לֹא אֲכָלָהּ, אֶלָּא שֶׁהָיְתָה לְפָנָיו — נוֹתֵן סֶלַע וּפוּנְדְּיוֹן לְשָׁנָה.« Et il sera déduit de ton estimation » (Lévitique 27, 18) : on déduit même les années écoulées depuis la consécration ; de sorte que si le Sanctuaire en a profité des récoltes un an ou deux, ou bien même s'il n'en a pas profité, mais que le champ était devant lui, en sa possession, il donne un séla et un poundyon par année restante.
- וְאִם אָמַר ״הֲרֵינִי נוֹתֵן״ כּוּ׳. תָּנוּ רַבָּנַן: מִנַּיִן שֶׁאִם אָמְרוּ בְּעָלִים ״הֲרֵינוּ נוֹתְנִין דְּבַר שָׁנָה בְּשָׁנָה״, שֶׁאֵין שׁוֹמְעִין לָהֶם? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְחִשַּׁב לוֹ הַכֹּהֵן אֶת הַכֶּסֶף״, עַד שֶׁיְּהֵא כֶּסֶף כּוּלּוֹ כְּאֶחָד. אֶחָד בְּעָלִים וְאֶחָד כׇּל אָדָם, מָה בֵּין בְּעָלִים לְכׇל אָדָם? שֶׁהַבְּעָלִים נוֹתְנִין חוֹמֶשׁ, וְכׇל אָדָם אֵין נוֹתְנִין חוֹמֶשׁ.La Michna enseigne : « Et s'il dit : Je donnerai, etc. » Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta) : d'où savons-nous que si les propriétaires disent : « Nous donnerons le montant de chaque année dans l'année même », on ne les écoute pas ? Le verset dit : « Le Cohen lui comptera l'argent » (Lévitique 27, 18) : il ne le compte pas à moins que tout l'argent soit payé en une seule fois. Il en va de même pour le propriétaire comme pour n'importe qui. Quelle différence y a-t-il entre le propriétaire et n'importe qui ? Que le propriétaire donne en plus un cinquième, et que n'importe qui ne donne pas de cinquième.
- מַתְנִי׳ הִקְדִּישָׁהּ וּגְאָלָהּ — אֵינָהּ יוֹצְאָה מִיָּדוֹ בַּיּוֹבֵל, גְּאָלָהּ בְּנוֹ — יוֹצְאָה לְאָבִיו בְּיוֹבֵל, גְּאָלָהּ אַחֵר אוֹ אֶחָד מֵהַקְּרוֹבִים, וּגְאָלָהּ מִיָּדוֹ — יוֹצְאָה לַכֹּהֲנִים בַּיּוֹבֵל.MICHNA. Si quelqu'un l'a consacré et lui-même l'a racheté, il ne sort pas de sa possession au Jubilé pour être partagé entre les Cohanim (prêtres). Si son fils l'a racheté, il retourne à son père au Jubilé. Si un autre ou l'un des proches l'a racheté, et qu'il (le propriétaire) l'a racheté de sa main, le champ sort de la possession du propriétaire pour les Cohanim au Jubilé.
- גְּאָלָהּ אֶחָד מִן הַכֹּהֲנִים, וַהֲרֵי הִיא תַּחַת יָדוֹ, לֹא יֹאמַר: הוֹאִיל וְהִיא יוֹצְאָה לַכֹּהֲנִים בַּיּוֹבֵל וַהֲרֵי הִיא תַּחַת יְדֵי — הֲרֵי הִיא שֶׁלִּי, אֶלָּא יוֹצְאָה מִתַּחַת יָדוֹ וּמִתְחַלֶּקֶת לְכׇל אֶחָיו הַכֹּהֲנִים.Si l'un des Cohanim l'a racheté, et qu'il est en sa possession à l'arrivée du Jubilé, il ne dira pas : « Puisqu'il sort pour les Cohanim au Jubilé, et qu'il est en ma possession, il est à moi » ; mais il sort de sa possession et est partagé entre tous ses frères les Cohanim.
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