Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- תָּנוּ רַבָּנַן: שׁוּם הַיְּתוֹמִים שְׁלֹשִׁים יוֹם, וְשׁוּם הַהֶקְדֵּשׁ שִׁשִּׁים יוֹם, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: שׁוּם הַיְּתוֹמִים שִׁשִּׁים יוֹם, וְשׁוּם הַהֶקְדֵּשׁ תִּשְׁעִים יוֹם. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אֶחָד זֶה וְאֶחָד זֶה שִׁשִּׁים יוֹם. אָמַר רַב חִסְדָּא אָמַר אֲבִימִי: הֲלָכָה שׁוּם הַיְּתוֹמִים שִׁשִּׁים יוֹם.Nos Maîtres ont enseigné (baraïta, enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : L'estimation des biens des orphelins se proclame trente jours, et l'estimation du hekdech (bien consacré), soixante jours ; ce sont les paroles de Rabbi Méïr. Rabbi Yehouda dit : L'estimation des orphelins, soixante jours, et l'estimation du hekdech, quatre-vingt-dix jours. Et les Sages disent : L'un comme l'autre, soixante jours. Rav 'Hisda a dit au nom d'Avimi : La halakha (règle pratique) est que l'estimation des orphelins se proclame soixante jours.
- יָתֵיב רַבִּי חִיָּיא בַּר אָבִין וְקָאָמַר לְהָא שְׁמַעְתָּא. אֲמַר לֵיהּ רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק לְרַבִּי חִיָּיא בַּר אָבִין: שִׁשִּׁים קָאָמְרַתְּ אוֹ שְׁלֹשִׁים קָאָמְרַתְּ? אֲמַר לֵיהּ: שִׁשִּׁים. דִּיתוֹמִים אוֹ דְּהֶקְדֵּשׁ? אֲמַר לֵיהּ: דִּיתוֹמִים.Rabbi 'Hiya bar Avin était assis et disait cet enseignement. Rav Na'hman bar Its'hak dit à Rabbi 'Hiya bar Avin : As-tu dit soixante ou as-tu dit trente ? Il lui répondit : Soixante. Pour les orphelins ou pour le hekdech ? Il lui répondit : Pour les orphelins.
- כְּרַבִּי מֵאִיר אוֹ כְּרַבִּי יְהוּדָה? אֲמַר לֵיהּ: כְּרַבִּי מֵאִיר, וְהָא רַבִּי מֵאִיר שְׁלֹשִׁים קָאָמַר!Selon Rabbi Méïr ou selon Rabbi Yehouda ? Il lui répondit : Selon Rabbi Méïr. Rav Na'hman bar Its'hak objecta : Mais Rabbi Méïr dit trente !
- אֲמַר לֵיהּ: הָכִי אָמַר רַב חִסְדָּא: מֵאֲבִימִי קוּלְפֵי טָאבֵי בְּלַעִי עֲלַהּ דְּהָא שְׁמַעְתָּא, בָּא לְהַכְרִיז רְצוּפִים — שְׁלֹשִׁים.Il lui répondit : Ainsi a dit Rav 'Hisda : J'ai reçu d'Avimi de bons coups (koulfei) à cause de cet enseignement, car je lui objectais la baraïta ; et il m'expliqua : si le tribunal vient proclamer des jours consécutifs, c'est trente jours ;
- בְּשֵׁנִי וּבַחֲמִישִׁי, שִׁשִּׁים, וְאַף עַל גַּב דְּכִי חָשֵׁיב לְהוּ מָר לְיוֹמֵי הַכְרָזָה לָא הָווּ אֶלָּא תְּמָנֵיסַר יוֹמֵי, כֵּיוָן דְּמָשְׁכָא מִילְּתָא שָׁמְעִי אִינָשֵׁי.s'il proclame le lundi et le jeudi seulement, c'est soixante jours. Et bien que, si le Maître compte les jours de proclamation, il n'y ait que dix-huit jours, puisque l'affaire se prolonge, les gens en entendent parler.
- אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב אַסִּי: אֵין נִזְקָקִין לְנִכְסֵי יְתוֹמִים, אֶלָּא אִם כֵּן הָיְתָה רִבִּית אוֹכֶלֶת בָּהֶן. וְרַבִּי יוֹחָנָן אוֹמֵר: אוֹ לִשְׁטָר שֶׁיֵּשׁ בּוֹ רִבִּית, אוֹ לִכְתוּבַּת אִשָּׁה מִשּׁוּם מְזוֹנֵי.Rav Yehouda a dit au nom de Rav Assi : On ne s'occupe pas des biens des orphelins mineurs, pour les vendre afin de payer une dette, à moins qu'un intérêt ne les dévore. Et Rabbi Yo'hanan dit : On s'en occupe aussi soit pour une reconnaissance de dette comportant un intérêt, soit pour la ketouba (contrat de mariage) d'une femme, à cause de l'entretien que les orphelins doivent fournir à la veuve tant qu'elle n'a pas perçu sa ketouba.
- וְרַב אַסִּי מַאי טַעְמָא לָא אָמַר לִכְתוּבַּת אִשָּׁה? דְּהָא תַּקִּינוּ לֵיה רַבָּנַן מַעֲשֵׂה יָדֶיהָ, וְאִידַּךְ? זִימְנִין דְּלָא סָפְקָה.La Guemara demande : Et Rav Assi, pour quelle raison n'a-t-il pas dit aussi : pour la ketouba d'une femme ? La Guemara répond : Parce que les Sages lui (au défunt) ont attribué le produit de son travail, si bien que les orphelins ne perdent rien. Et l'autre (Rabbi Yo'hanan) ? Parfois le produit de son travail ne suffit pas à couvrir son entretien.
- תְּנַן: שׁוּם הַיְּתוֹמִים שְׁלֹשִׁים יוֹם, וְשׁוּם הַהֶקְדֵּשׁ שִׁשִּׁים יוֹם, וּמַכְרִיזִין בַּבֹּקֶר וּבָעֶרֶב. בְּמַאי עָסְקִינַן? אִילֵימָא בְּבַעַל חוֹב גּוֹי, מִי צָיֵית? אֶלָּא פְּשִׁיטָא בְּבַעַל חוֹב יִשְׂרָאֵל. אִי דְּקָאָכֵיל רִיבִּיתָא, מִי שָׁבְקִינַן לֵיהּ? וְאֶלָּא דְּלָא קָאָכֵיל רִיבִּיתָא, וְקָתָנֵי: נִזְקָקִין!Nous avons appris (dans la Michna) : L'estimation des orphelins, trente jours ; l'estimation du hekdech, soixante jours ; et on proclame matin et soir. De quoi traitons-nous ? Si l'on dit qu'il s'agit d'un créancier non juif, obéira-t-il et attendra-t-il trente jours ? C'est donc évidemment qu'il s'agit d'un créancier juif. Si c'est un cas où l'intérêt dévore les biens, le laissons-nous percevoir l'intérêt ? C'est donc un cas où l'intérêt ne dévore pas les biens, et pourtant la Michna enseigne qu'on s'en occupe !
- בִּשְׁלָמָא לְרַבִּי יוֹחָנָן, מוֹקֵי לַהּ בִּכְתוּבַּת אִשָּׁה, אֶלָּא לְרַב אַסִּי קַשְׁיָא. אָמַר לְךָ רַב אַסִּי: וּלְרַבִּי יוֹחָנָן מִי נִיחָא? מִי שָׁבְקִינַן מְזוֹנֵי דְּוַדַּאי קָא מַפְסְדָא, וְנָקְטִינַן הַכְרָזָה דְּלָא יָדְעִינַן אִי מַרְוְוחִינַן אִי לָא מַרְוְוחִינַן?Certes, selon Rabbi Yo'hanan, il l'établit dans le cas de la ketouba d'une femme ; mais selon Rav Assi, c'est difficile ! Rav Assi te dira : Et selon Rabbi Yo'hanan, est-ce satisfaisant ? Laissons-nous de côté l'entretien, qui fait certainement perdre les orphelins, pour adopter la proclamation, dont nous ne savons pas si les orphelins y gagneront ou n'y gagneront pas ?
- הָא לָא קַשְׁיָא, בְּתוֹבַעַת כְּתוּבָּתָהּ בְּבֵית דִּין, כִּדְרַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל, דְּאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: הַתּוֹבַעַת כְּתוּבָּתָהּ בְּבֵית דִּין אֵין לָהּ מְזוֹנוֹת.La Guemara répond : Ce n'est pas difficile : il s'agit d'une veuve qui réclame sa ketouba au tribunal, conformément à ce qu'a dit Rav Yehouda au nom de Chmouel, car Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel : Celle qui réclame sa ketouba au tribunal n'a plus droit à l'entretien.
- אִי הָכִי, אִיזְדְּקוֹקֵי לָא מִיזְדַּקְקִינַן לַהּ, אֶלָּא כֵּיוָן דְּאִיזְדַּקְקִינַן לַהּ מֵעִיקָּרָא, מִיזְדַּקְקִינַן לַהּ לְבַסּוֹף.La Guemara demande : S'il en est ainsi, nous ne devrions pas du tout nous occuper d'elle, puisque les orphelins ne perdent rien à attendre ! La Guemara répond : Mais puisque nous nous sommes occupés d'elle au début, lorsqu'elle a réclamé sa ketouba, nous nous occupons d'elle à la fin aussi.
- מִכׇּל מָקוֹם, לְרַב אַסִּי קַשְׁיָא! לְעוֹלָם בְּבַעַל חוֹב גּוֹי, שֶׁקִּיבֵּל עָלָיו לָדוּן בְּדִינֵי יִשְׂרָאֵל.De toute façon, selon Rav Assi, c'est difficile ! La Guemara répond : En réalité, il s'agit d'un créancier non juif qui a accepté d'être jugé selon les lois d'Israël, et consent donc à attendre trente jours.
- אִי הָכִי, רִבִּית נָמֵי לָא לִישְׁקוֹל! שֶׁקִּיבֵּל עָלָיו לָזוֹ, וְלֹא קִיבֵּל עָלָיו לָזוֹ.S'il en est ainsi, qu'il ne prenne pas non plus d'intérêt ! Il s'agit du cas où il a accepté pour ceci (attendre), et n'a pas accepté pour cela (renoncer à l'intérêt).
- תָּא שְׁמַע: ״אֵין נִפְרָעִין מִנִּכְסֵי יְתוֹמִים אֶלָּא מִן הַזִּיבּוּרִית״. בְּמַאי עָסְקִינַן? אִילֵימָא בְּבַעַל חוֹב גּוֹי — מִי צָאֵית? אֶלָּא פְּשִׁיטָא בְּבַעַל חוֹב יִשְׂרָאֵל. אִי אָכֵיל רִיבִּיתָא — מִי שָׁבְקִינַן לֵיהּ? אֶלָּא דְּלָא אָכֵיל רִיבִּיתָא, וְקָתָנֵי: נִזְקָקִין!Viens et entends (une preuve) : « On ne se fait payer sur les biens des orphelins que sur la terre de qualité inférieure (ziboourit) . » De quoi traitons-nous ? Si l'on dit qu'il s'agit d'un créancier non juif, obéira-t-il et acceptera-t-il une terre de qualité inférieure ? C'est donc évidemment qu'il s'agit d'un créancier juif. Si l'intérêt dévore les biens, le laissons-nous faire ? C'est donc un cas où l'intérêt ne dévore pas les biens, et pourtant elle enseigne qu'on s'en occupe !
- בִּשְׁלָמָא לְרַבִּי יוֹחָנָן, מוֹקֵי לַהּ בִּכְתוּבַּת אִשָּׁה, אֶלָּא לְרַב אַסִּי קַשְׁיָא. אָמַר לְךָ רַב אַסִּי: וּלְרַבִּי יוֹחָנָן מִי נִיחָא? אִי כְּתוּבָּה, מַאי אִירְיָא מִיַּתְמֵי? אֲפִילּוּ מִינֵּיהּ דִּידֵיהּ נָמֵי בְּזִיבּוּרִית!Certes, selon Rabbi Yo'hanan, il l'établit dans le cas de la ketouba d'une femme ; mais selon Rav Assi, c'est difficile ! Rav Assi te dira : Et selon Rabbi Yo'hanan, est-ce satisfaisant ? Si c'est pour une ketouba, pourquoi précisément parler des orphelins ? Même lorsqu'elle se fait payer par lui-même (le mari qui a divorcé), c'est aussi sur la terre de qualité inférieure !
- הָא לָא קַשְׁיָא, רַבִּי מֵאִיר הִיא, דְּאָמַר: כְּתוּבַּת אִשָּׁה בְּבֵינוֹנִית, וּמִיַּתְמֵי בְּזִיבּוּרִית.Ce n'est pas difficile : la Michna est de Rabbi Méïr, qui dit : La ketouba d'une femme se paie sur la terre de qualité moyenne, et sur les biens des orphelins, sur la terre de qualité inférieure.
- מִכׇּל מָקוֹם, לְרַב אַסִּי קַשְׁיָא! לְעוֹלָם בְּבַעַל חוֹב גּוֹי, שֶׁקִּיבֵּל עָלָיו לָדוּן בְּדִינֵי יִשְׂרָאֵל. אִי הָכִי, רִבִּית נָמֵי לָא נִישְׁקוֹל! שֶׁקִּיבֵּל לְזוֹ, וְלֹא קִיבֵּל עָלָיו לָזוֹ.De toute façon, selon Rav Assi, c'est difficile ! En réalité, il s'agit d'un créancier non juif qui a accepté d'être jugé selon les lois d'Israël. S'il en est ainsi, qu'il ne prenne pas non plus d'intérêt ! Il s'agit du cas où il a accepté pour ceci, et n'a pas accepté pour cela.
- תָּא שְׁמַע: עַל מְנָת לִיתֵּן לָאִשָּׁה כְּתוּבָּתָהּ וּלְבַעַל חוֹב חוֹבוֹ. בִּשְׁלָמָא בַּעַל חוֹב, בֵּין מָר וּבֵין מָר — כִּדְשַׁנִּין.Viens et entends (baraïta) : Le crieur annonce que le champ est vendu « à condition de donner à la femme sa ketouba et au créancier sa dette ». Certes, pour le créancier, que ce soit selon un Maître ou selon l'autre, c'est comme nous l'avons expliqué (un créancier non juif).
- אֶלָּא כְּתוּבָּתָהּ, בִּשְׁלָמָא לְרַבִּי יוֹחָנָן נִיחָא, אֶלָּא לְרַב אַסִּי קַשְׁיָא!Mais pour sa ketouba, certes selon Rabbi Yo'hanan c'est satisfaisant, mais selon Rav Assi c'est difficile !
- הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן — כְּשֶׁחַיָּיב מוֹדֶה. הַשְׁתָּא דְּאָתֵית לְהָכִי, כּוּלְּהוּ נָמֵי כְּשֶׁחַיָּיב מוֹדֶה.La Guemara répond : Ici, de quoi traitons-nous ? Du cas où le débiteur reconnaît la dette. La Guemara remarque : Maintenant que tu en es arrivé là, tous les cas précédents aussi traitent du cas où le débiteur reconnaît la dette.
- מָרִימָר אַגְבֵּי (כתובתה) [כְּתוּבָּה] לִגְרוּשָׁה מִנִּכְסֵי דְּיַתְמֵי. אֲמַר לֵיהּ רָבִינָא לְאַמֵּימָר: וְהָאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב אַסִּי: ״אֵין נִזְקָקִין לְנִכְסֵי יְתוֹמִין אֶלָּא אִם כֵּן הָיְתָה רִבִּית אוֹכֶלֶת בָּהֶן״. רַבִּי יוֹחָנָן אוֹמֵר: אוֹ לִשְׁטָר שֶׁיֵּשׁ בּוֹ רִבִּית, אוֹ לִכְתוּבַּת אִשָּׁה מִשּׁוּם מְזוֹנֵי!Marimar a fait percevoir une ketouba à une divorcée sur les biens d'orphelins. Ravina dit à Amémar : Mais Rav Yehouda n'a-t-il pas dit au nom de Rav Assi : « On ne s'occupe pas des biens des orphelins à moins qu'un intérêt ne les dévore » ; et Rabbi Yo'hanan dit : « soit pour une reconnaissance de dette comportant un intérêt, soit pour la ketouba d'une femme, à cause de l'entretien » !
- וַאֲפִילּוּ רַבִּי יוֹחָנָן לָא קָאָמַר אֶלָּא בְּאַלְמָנָה, דְּקָמַפְסְדָא מְזוֹנֵי, אֲבָל גְּרוּשָׁה לָא!Et même Rabbi Yo'hanan ne l'a dit que pour une veuve, qui fait perdre aux orphelins l'entretien ; mais pour une divorcée, non !
- אֲמַר לֵיהּ: הָא אֲנַן דְּרַבִּי יוֹחָנָן מִשּׁוּם חִינָּא מַתְנִינַן לַהּ.Il lui répondit : Ce propos de Rabbi Yo'hanan, nous l'enseignons, nous, pour une raison de grâce : afin que les femmes trouvent grâce aux yeux des hommes et puissent se remarier ; cela vaut donc aussi pour une divorcée.
- אָמַר רַב נַחְמָן: מֵרֵישָׁא לָא הֲוָה מִיזְדְּקִיקְנָא לְנִכְסֵי יַתְמֵי, כֵּיוָן דִּשְׁמַעְנָא לְהָא דְּרַב הוּנָא חַבְרִין מִשְּׁמֵיהּ דְּרַב: ״יַתְמֵי דְּאָכְלִי דְּלָא דִּידְהוּ לֵיזְלוּ בָּתַר שִׁיבְקַיְיהוּ״, מִכָּאן וְאֵילָךְ מִיזְדְּקִקְנָא.Rav Na'hman a dit : Au début, je ne m'occupais pas des biens des orphelins ; mais depuis que j'ai entendu ce qu'a dit Rav Houna, notre collègue, au nom de Rav : « Des orphelins qui mangent ce qui n'est pas à eux, qu'ils suivent ceux qui les ont laissés (leur père défunt) », à partir de là je m'en occupe.
- מֵעִיקָּרָא מַאי טַעְמָא לָא אָמַר רַב פָּפָּא: פְּרִיעַת בַּעַל חוֹב מִצְוָה, וְיַתְמֵי לָא בְּנֵי מֶיעְבַּד מִצְוָה נִינְהוּ. רַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוֹשֻׁעַ אָמַר: אֵימַר צְרָרֵי אַתְפְּסֵיהּ.La Guemara demande : Au début, pour quelle raison ne s'en occupait-il pas ? Rav Pappa a dit : Le remboursement d'un créancier est une mitsva (commandement), et les orphelins mineurs ne sont pas astreints à accomplir les mitsvot. Rav Houna, fils de Rav Yehochoua, a dit : Dis qu'on craint que le père ne lui ait remis des bourses d'argent en gage avant sa mort.
- מַאי בֵּינַיְיהוּ? אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ בְּשֶׁחַיָּיב מוֹדֶה, אִי נָמֵי שַׁמְּתוּהּ וּמִית בְּשַׁמְתֵּיהּ.Quelle différence entre eux ? Il y a une différence entre eux dans le cas où le débiteur reconnaît la dette, ou bien lorsque le tribunal l'a excommunié et qu'il est mort dans son excommunication : selon Rav Houna, il n'y a alors plus de doute et l'on se fait payer ; selon Rav Pappa, on attend malgré tout.
- שְׁלַחוּ מִתָּם, דְּשַׁמְּתוּהּ וּמִית בְּשַׁמְתֵּיהּ, וְהִלְכְתָא כְּרַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוֹשֻׁעַ.On a envoyé de là-bas (de la Terre d'Israël) : tous ces cas traitent du cas où on l'a excommunié et où il est mort dans son excommunication ; et la halakha est conforme à Rav Houna, fils de Rav Yehochoua.
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