Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הִקְדִּישׁוֹ הַדָּר בּוֹ — מַעֲלֶה שָׂכָר לַהֶקְדֵּשׁ. הִקְדִּישׁוֹ הַדָּר בּוֹ? הֵיכִי מָצֵי מַקְדֵּישׁ לֵהּ? ״אִישׁ כִּי יַקְדִּישׁ בֵּיתוֹ קֹדֶשׁ״ אָמַר רַחֲמָנָא, מָה בֵּיתוֹ בִּרְשׁוּתוֹ — אַף כֹּל בִּרְשׁוּתוֹ! הָכִי קָאָמַר: הִקְדִּישׁוֹ מַשְׂכִּיר — הַדָּר בּוֹ מַעֲלֶה שָׂכָר לַהֶקְדֵּשׁ.Si celui qui y habite la consacre, il verse le loyer au hekdech (trésor du Temple). La Guemara s'étonne : Celui qui y habite la consacre ? Comment peut-il la consacrer ? « Lorsqu'un homme consacrera sa maison comme sainte » (Lévitique 27, 14), a dit le Miséricordieux : de même que sa maison est en sa possession, de même tout ce qu'on consacre doit être en sa possession ! La Guemara répond : Voici ce qu'il veut dire : si le loueur la consacre, celui qui y habite verse le loyer au hekdech.
- הִקְדִּישׁוֹ מַשְׂכִּיר, הֵיכִי דָּיַיר בֵּיהּ? בִּמְעִילָה קָאֵי! וְתוּ מַעֲלֶה שָׂכָר לַהֶקְדֵּשׁ? כֵּיוָן דִּמְעַל בֵּיהּ, נָפֵיק לֵיהּ שָׂכָר לְחוּלִּין!La Guemara demande : Si le loueur l'a consacrée, comment le locataire peut-il y habiter ? Il se tient en situation de meïla (détournement d'un bien sacré) ! Et de plus, il verse le loyer au hekdech ? Puisqu'il a commis une meïla en l'habitant, le loyer sort de la consécration et devient profane !
- דְּאָמַר: ״לִכְשֶׁיָּבֹא שְׂכָרוֹ יִקְדַּשׁ״, וְהָא אֵין אָדָם מַקְדִּישׁ דָּבָר שֶׁלֹּא בָּא לָעוֹלָם!La Guemara répond : Il s'agit du cas où il a dit : « Quand son loyer viendra, qu'il soit consacré ». La Guemara demande : Mais un homme ne peut pas consacrer une chose qui n'est pas encore venue au monde !
- אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: הָא מַנִּי? רַבִּי מֵאִיר הִיא, דְּאָמַר: אָדָם מַקְדִּישׁ דָּבָר שֶׁלֹּא בָּא לָעוֹלָם. אִיכָּא דְּאָמְרִי: אֲמַר לֵיהּ רַב פָּפָּא לְאַבָּיֵי, וְאָמְרִי לַהּ רַב מָרִי בַּר חָמָא לְרַב חִסְדָּא: כְּמַאן? כְּרַבִּי מֵאִיר, דְּאָמַר: אָדָם מַקְדִּישׁ דָּבָר שֶׁלֹּא בָּא לָעוֹלָם? אֲמַר לֵיהּ: וְאֶלָּא כְּמַאן?!Rav Yehouda a dit au nom de Rav : Selon qui est cette baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) ? C'est celle de Rabbi Méïr, qui dit : Un homme peut consacrer une chose qui n'est pas encore venue au monde. Certains disent : Rav Pappa a dit à Abayé, et certains disent que c'est Rav Mari bar 'Hama qui l'a dit à Rav 'Hisda : Selon qui est-elle ? Selon Rabbi Méïr, qui dit : Un homme peut consacrer une chose qui n'est pas encore venue au monde ? Il lui a répondu : Et sinon, selon qui d'autre ?
- מַתְנִי׳ חַיָּיבֵי עֲרָכִין — מְמַשְׁכְּנִין אוֹתָן, חַיָּיבֵי חַטָּאוֹת וַאֲשָׁמוֹת — אֵין מְמַשְׁכְּנִין אוֹתָן, חַיָּיבֵי עוֹלוֹת וּשְׁלָמִים — מְמַשְׁכְּנִין אוֹתָן.MICHNA (enseignement des Tannaïm) : Ceux qui sont redevables d'arakhin (valeurs fixées par la Torah), on saisit leurs biens en gage. Ceux qui sont redevables de 'hatat (sacrifices expiatoires) et d'acham (sacrifices de culpabilité), on ne saisit pas leurs biens, car ils ne tarderont pas à les apporter pour obtenir l'expiation. Ceux qui sont redevables d'olot (holocaustes) et de chelamim (sacrifices de paix), on saisit leurs biens, car ils risquent de tarder.
- אַף עַל פִּי שֶׁאֵין מִתְכַּפֵּר לוֹ עַד שֶׁיִּתְרַצֶּה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״לִרְצוֹנוֹ״, כּוֹפִין אוֹתוֹ עַד שֶׁיֹּאמַר: ״רוֹצֶה אֲנִי״. וְכֵן אַתָּה אוֹמֵר בְּגִיטֵּי נָשִׁים, כּוֹפִין אוֹתוֹ עַד שֶׁיֹּאמַר: ״רוֹצֶה אֲנִי״.Bien qu'il n'obtienne l'expiation que lorsqu'il l'apporte de plein gré, comme il est dit : « de son plein gré » (Lévitique 1, 3), on le contraint jusqu'à ce qu'il dise : « Je veux. » Et de même, tu dis la même chose pour les actes de divorce des femmes : lorsque les Sages obligent le mari à divorcer, on le contraint jusqu'à ce qu'il dise : « Je veux. »
- גְּמָ׳ אָמַר רַב פָּפָּא: פְּעָמִים שֶׁחַיָּיבֵי חַטָּאוֹת מְמַשְׁכְּנִין אוֹתָן, חַיָּיבֵי עוֹלוֹת אֵין מְמַשְׁכְּנִין אוֹתָן.GUEMARA (discussion des Amoraïm) : Rav Pappa a dit : Parfois, ceux qui sont redevables de 'hatat, on saisit leurs biens ; et parfois ceux qui sont redevables d'olot, on ne saisit pas leurs biens.
- חַיָּיבֵי חַטָּאוֹת מְמַשְׁכְּנִין אוֹתָן בְּחַטַּאת נָזִיר, דְּכֵיוָן דְּאָמַר מָר: ״אִם גִּילַּח עַל אֶחָד מִשְּׁלׇשְׁתָּן יָצָא, וְאִם נִזְרַק עָלָיו אֶחָד מִן הַדָּמִים הוּתַּר הַנָּזִיר לִשְׁתּוֹת יַיִן וְלִיטַמֵּא לְמֵתִים״ — פָּשַׁע בַּהּ וְלָא מַיְיתֵי.Ceux qui sont redevables de 'hatat, on saisit leurs biens dans le cas de la 'hatat du nazir (celui qui a fait vœu de naziréat) : car puisque le Maître a dit : « S'il s'est rasé après l'offrande de l'un des trois sacrifices, il est quitte ; et si l'on a aspergé pour lui le sang de l'un d'eux, le nazir est autorisé à boire du vin et à se rendre impur pour les morts », il risque d'être négligent à son égard et de ne pas l'apporter.
- חַיָּיבֵי עוֹלוֹת — אֵין מְמַשְׁכְּנִין אוֹתָן בְּעוֹלַת יוֹלֶדֶת.Ceux qui sont redevables d'olot, on ne saisit pas leurs biens dans le cas de l'ola de l'accouchée : elle ne tardera pas, car elle en a besoin pour consommer des aliments consacrés.
- מַאי נִיהוּ דְּאַקְדְּמַיהּ קְרָא, וְהָאָמַר רָבָא: לְמִקְרָאָהּ הִקְדִּימָהּ הַכָּתוּב!La Guemara demande : Pourquoi cela ? Est-ce parce que le verset l'a mentionnée en premier, avant la 'hatat ? Mais Rava n'a-t-il pas dit : Le verset ne l'a mise en premier que pour la lecture, et non pour l'ordre des sacrifices ?
- אֶלָּא בְּעוֹלַת מְצוֹרָע, דְּתַנְיָא: רַבִּי יִשְׁמָעֵאל בְּנוֹ שֶׁל רַבִּי יְהוּדָה בֶּן בְּרוֹקָה אוֹמֵר: כְּשֵׁם שֶׁחַטָּאתוֹ וַאֲשָׁמוֹ עֹיכַבְתּוֹ, כָּךְ עוֹלָתוֹ עֹיכַבְתּוֹ.Plutôt, il s'agit de l'ola du metsora (lépreux), comme il a été enseigné (baraïta) : Rabbi Ichmaël, fils de Rabbi Yehouda ben Beroka, dit : De même que sa 'hatat et son acham le retiennent (l'empêchent d'atteindre la pureté complète), de même son ola le retient.
- וְאַף עַל פִּי שֶׁאֵין מִתְכַּפֵּר לוֹ עַד שֶׁיִּתְרַצֶּה, תָּנוּ רַבָּנַן: ״יַקְרִיב אוֹתוֹ״ — מְלַמֵּד שֶׁכּוֹפִין אוֹתוֹ, יָכוֹל בְּעַל כׇּרְחוֹ? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״לִרְצוֹנוֹ״, הָא כֵּיצַד? כּוֹפִין אוֹתוֹ עַד שֶׁיֹּאמַר ״רוֹצֶה אֲנִי״.« Bien qu'il n'obtienne l'expiation que lorsqu'il l'apporte de plein gré. » Nos Maîtres ont enseigné (baraïta) : « Il l'offrira » (Lévitique 1, 3) enseigne qu'on le contraint. Pourrait-on penser que c'est contre son gré ? Le verset dit : « de son plein gré ». Comment concilier cela ? On le contraint jusqu'à ce qu'il dise : « Je veux. »
- אָמַר שְׁמוּאֵל: עוֹלָה צְרִיכָה דַּעַת, שֶׁנֶּאֱמַר: ״לִרְצוֹנוֹ״. מַאי קָא מַשְׁמַע לַן? תְּנֵינָא: אַף עַל פִּי שֶׁאֵין מִתְכַּפֵּר לוֹ עַד שֶׁיִּתְרַצֶּה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״לִרְצוֹנוֹ״!Chmouel a dit : L'ola requiert le consentement de celui qui est expié, comme il est dit : « de son plein gré ». La Guemara demande : Que nous apprend-il ? Nous l'avons déjà appris dans la Michna : « Bien qu'il n'obtienne l'expiation que lorsqu'il l'apporte de plein gré, comme il est dit : “de son plein gré” » !
- לָא צְרִיכָא, דְּפָרֵישׁ לֵיהּ חַבְרֵיהּ. מַהוּ דְּתֵימָא: כִּי בָּעֵינַן דַּעַת מִדִּידֵיהּ, אֲבָל מִדְּחַבְרֵיהּ לָא? קָא מַשְׁמַע לַן, זִימְנִין דְּלָא נִיחָא לֵיהּ דְּלִיכַּפַּר בְּמִידֵּי דְּלָא דִּידֵיהּ.Ce n'est nécessaire que dans le cas où son prochain l'a mise à part pour lui. Que dirais-tu sans cela ? Lorsque nous exigeons le consentement, c'est quand l'animal provient de ses propres biens, mais s'il provient de ceux de son prochain, non. Il nous enseigne donc que le consentement est requis même alors, car parfois il ne lui convient pas d'être expié par une chose qui n'est pas à lui.
- מֵיתִיבִי: ״חַטָּאתוֹ וַאֲשָׁמוֹ שֶׁל פְּלוֹנִי עָלַי״On a objecté (baraïta) : Celui qui dit : « La 'hatat et l'acham d'untel sont à ma charge » :
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