Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מַהוּ דְּתֵימָא, כֵּיוָן דְּלָא אֲמָדוּהוּ לָא אִישְׁתַּעְבּוּד נִכְסֵי, קָא מַשְׁמַע לַן: כֵּיוָן דְּעָמַד בַּדִּין אִישְׁתַּעְבּוֹדֵי אִישְׁתַּעְבּוּד נִכְסֵי, וְאוּמְדָּנָא גַּלּוֹיֵי מִילְּתָא בְעָלְמָא הוּא.Que dirais-tu sans cela ? Puisqu'on ne l'a pas évalué (l'objet du vœu n'a pas été estimé du vivant de celui qui a fait le vœu), les biens de ce dernier ne sont pas hypothéqués à la dette, et les héritiers ne devraient rien payer. Elle (la Michna) nous enseigne donc : puisqu'il s'est présenté en justice de son vivant, les biens ont bel et bien été hypothéqués, et l'évaluation n'est qu'un simple dévoilement de la chose, qui peut se faire après sa mort.
- מַתְנִי׳ ״שׁוֹר זֶה עוֹלָה״, וּ״בַיִת זֶה קׇרְבָּן״, וּמֵת הַשּׁוֹר וְנָפַל הַבַּיִת — פָּטוּר מִלְּשַׁלֵּם. ״שׁוֹר זֶה עָלַי עוֹלָה״, וּ״בַיִת זֶה עָלַי קׇרְבָּן״, מֵת הַשּׁוֹר וְנָפַל הַבַּיִת — חַיָּיב לְשַׁלֵּם.MICHNA (enseignement des Tannaïm) : Celui qui dit : « Ce bœuf est un ola (holocauste) », ou « Cette maison est un korban (offrande) », et le bœuf est mort ou la maison s'est effondrée, il est exempt de payer. S'il dit : « Ce bœuf est à ma charge comme ola », ou « Cette maison est à ma charge comme korban », et que le bœuf est mort ou la maison s'est effondrée, il est tenu de payer sa valeur.
- גְּמָ׳ אָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר רַב: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא דְּאָמַר ״דְּמֵי שׁוֹר זֶה עָלַי עוֹלָה״, אֲבָל אָמַר ״שׁוֹר זֶה עָלַי עוֹלָה״, כֵּיוָן דְּאָמַר ״זֶה״ וָמֵת — אֵינוֹ חַיָּיב בְּאַחְרָיוּתוֹ, ״עָלַי לַהֲבִיאוֹ״ קָאָמַר.GUEMARA (discussion des Amoraïm) : Rabbi 'Hiya bar Rav a dit : On n'a enseigné cela que lorsqu'il a dit : « La valeur de ce bœuf est à ma charge comme ola ». Mais s'il a dit : « Ce bœuf est à ma charge comme ola », puisqu'il a dit « ce », désignant précisément cet animal, et que celui-ci est mort, il ne répond pas de sa perte : par « à ma charge », il veut dire : « Il m'incombe de l'apporter », c'est-à-dire de me donner la peine de l'amener au Temple.
- מֵיתִיבִי: שׁוֹר זֶה עוֹלָה — הַשּׁוֹר הֶקְדֵּשׁ וּמוֹעֲלִין בּוֹ, מֵת אוֹ נִגְנַב — אֵינוֹ חַיָּיב בְּאַחְרָיוּתוֹ. ״שׁוֹר זֶה עָלַי עוֹלָה״ — הַשּׁוֹר הֶקְדֵּשׁ וּמוֹעֲלִין בּוֹ, מֵת אוֹ נִגְנַב — חַיָּיב בְּאַחְרָיוּתוֹ.On a objecté (baraïta, enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : « Ce bœuf est un ola » : le bœuf est hekdech (bien consacré) et on commet à son égard une meïla (détournement d'un bien sacré) ; s'il meurt ou est volé, il n'en répond pas. « Ce bœuf est à ma charge comme ola » : le bœuf est hekdech et on commet à son égard une meïla ; s'il meurt ou est volé, il en répond, bien qu'il n'ait pas dit « la valeur ». Voilà qui contredit Rabbi 'Hiya bar Rav.
- מִי אַלִּימָא מִמַּתְנִיתִין, דְּאוֹקֵימְנָא דְּקָאָמַר ״דְּמֵי״? הָכָא נָמֵי דְּקָאָמַר ״דְּמֵי״.La Guemara répond : La baraïta serait-elle plus forte que la Michna, que nous avons établie dans le cas où il dit « la valeur » ? Ici aussi, il s'agit du cas où il dit « la valeur ».
- וְהָא מִדְּסֵיפָא דְּקָאָמַר ״דְּמֵי״, רֵישָׁא דְּלָא קָאָמַר ״דְּמֵי״! דְּקָתָנֵי סֵיפָא: דְּמֵי שׁוֹר עוֹלָה — הַשּׁוֹר חוּלִּין וְאֵין מוֹעֲלִין בּוֹ, מֵת אוֹ נִגְנַב — אֵינוֹ חַיָּיב בְּאַחְרָיוּתוֹ, אָבֵל חַיָּיב בְּאַחְרָיוּת דָּמָיו!Mais voici que, du fait que la fin de la baraïta traite du cas où il dit « la valeur », il ressort que le début traite du cas où il ne dit pas « la valeur » ! Car la fin enseigne : « La valeur du bœuf est à ma charge comme ola » : le bœuf est profane ('houlin) et on ne commet pas de meïla à son égard ; s'il meurt ou est volé, il n'en répond pas, mais il répond de sa valeur, s'il l'a vendu et en a reçu le prix !
- רֵישָׁא וְסֵיפָא דְּקָאָמַר ״דְּמֵי״, רֵישָׁא דְּאָמַר: ״יִקְדַּישׁ הַשּׁוֹר לְדָמָיו״, וְסֵיפָא דְּקָאָמַר: ״לִכְשֶׁיָּבֹאוּ דָּמָיו יִקְדְּשׁוּ״.La Guemara explique : Le début et la fin traitent tous deux du cas où il dit « la valeur ». Le début, lorsqu'il a dit : « Que le bœuf soit consacré pour sa valeur » ; et la fin, lorsqu'il dit : « Quand sa valeur (le prix de sa vente) viendra, qu'elle soit consacrée ».
- וְהָא אֵין אָדָם מַקְדִּישׁ דָּבָר שֶׁלֹּא בָּא לָעוֹלָם? אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: הָא מַנִּי? רַבִּי מֵאִיר הִיא, דְּאָמַר: אָדָם מַקְדִּישׁ דָּבָר שֶׁלֹּא בָּא לָעוֹלָם.La Guemara demande : Mais un homme ne peut pas consacrer une chose qui n'est pas encore venue au monde ! Rav Yehouda a dit au nom de Rav : Selon qui est cette baraïta ? C'est celle de Rabbi Méïr, qui dit : Un homme peut consacrer une chose qui n'est pas encore venue au monde.
- אִיכָּא דְּאָמְרִי, אֲמַר לֵיהּ רַב פָּפָּא לְאַבָּיֵי, וְאָמְרִי לַהּ רָמֵי בַּר חָמָא לְרַב חִסְדָּא: כְּמַאן? כְּרַבִּי מֵאִיר, דְּאָמַר: אָדָם מַקְדִּישׁ דָּבָר שֶׁלֹּא בָּא לָעוֹלָם? אֲמַר לֵיהּ: וְאֶלָּא כְּמַאן?Certains disent autrement : Rav Pappa a dit à Abayé, et certains disent que c'est Rami bar 'Hama qui l'a dit à Rav 'Hisda : Selon qui est cette baraïta ? Selon Rabbi Méïr, qui dit : Un homme peut consacrer une chose qui n'est pas encore venue au monde ? Il lui a répondu : Et sinon, selon qui d'autre ?
- וְאִיכָּא דְּמַתְנֵי לַהּ אַהָא, הַמַּשְׂכִּיר בַּיִת לַחֲבֵרוֹ וְנִתְנַגֵּעַ, אַף עַל פִּי שֶׁחֲלָטוֹ כֹּהֵן, אוֹמֵר לוֹ: ״הֲרֵי שֶׁלְּךָ לְפָנֶיךָ״, נְתָצוֹ — חַיָּיב לְהַעֲמִיד לוֹ בַּיִת.Et certains enseignent cette discussion à propos de ceci (baraïta) : Celui qui loue une maison à son prochain, et qu'elle a été frappée de tsaraat (lèpre des maisons) : même si le Cohen l'a déclarée définitivement impure, tant qu'elle est debout, le propriétaire peut lui dire : « Voici ce qui est à toi devant toi ». Mais si le Cohen l'a démolie, le propriétaire est tenu de lui fournir une autre maison.
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