Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- חֲדָא אַמְּצוֹרָע עָנִי וּמַדִּירוֹ עָנִי, וַחֲדָא לְמַעוֹטֵי מְצוֹרָע עָשִׁיר וּמַדִּירוֹ עָנִי.La Guemara répond : la Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) énonce deux règles : l'une concerne le lépreux pauvre pour qui un pauvre fait le vœu (il apporte l'offrande d'un pauvre), et l'autre vient exclure le lépreux riche pour qui un pauvre fait le vœu (il apporte l'offrande d'un riche).
- סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: הוֹאִיל וְאִיתְרַבּוֹ, אִיתְרַבּוֹ, קָא מַשְׁמַע לַן.On aurait pu penser : puisqu'ils (les pauvres qui font le vœu) ont été inclus par « et ses moyens ne suffisent pas », ils sont inclus même pour un lépreux riche ; elle nous enseigne donc que non.
- לְפִי שֶׁמָּצִינוּ בַּעֲרָכִין, עָנִי שֶׁהֶעֱרִיךְ אֶת הֶעָשִׁיר נוֹתֵן עֵרֶךְ עָנִי, יָכוֹל אַף זֶה כֵּן, תַּלְמוּד לוֹמַר ״אִם דַּל הוּא״.De même il est enseigné : Puisque nous trouvons pour les évaluations qu'un pauvre qui a évalué un riche donne l'évaluation d'un pauvre, on pourrait penser qu'il en est de même ici (pour celui qui voue l'offrande d'un lépreux riche) ; le verset dit : « Et s'il est pauvre » (Lévitique 14, 21) : seul le lépreux lui-même pauvre apporte l'offrande du pauvre.
- וּלְרַבִּי, דְּאָמַר: ״אוֹמֵר אֲנִי אַף בַּעֲרָכִין כֵּן״ — אַלְמָא אָמַר: בָּתַר חִיּוּבָא דְּגַבְרָא אָזְלִינַן, וְהָא לָא צְרִיכָא קְרָא לְמַעוֹטֵי הוּא, לְמַעוֹטֵי מַאי?Mais selon Rabbi, qui dit : « Je dis que même pour les évaluations il en est ainsi », il ressort qu'il dit : nous suivons l'obligation de la personne (évaluée). Dès lors, le verset n'est pas nécessaire pour exclure ce cas ; « il » vient exclure quoi ?
- לְמַעוֹטֵי מְצוֹרָע עָנִי וּמַדִּירוֹ עָשִׁיר, סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: הוֹאִיל וְאָמַר רַבִּי: ״בָּתַר חִיּוּבָא דְּגַבְרָא אָזְלִינַן״, קָא מַשְׁמַע לַן.Il vient exclure le lépreux pauvre pour qui un riche fait le vœu. On aurait pu penser : puisque Rabbi dit : « Nous suivons l'obligation de la personne », le riche apporterait l'offrande d'un pauvre ; il nous enseigne qu'il apporte celle d'un riche.
- מַתְנִי׳ הָיָה עָנִי וְהֶעֱשִׁיר, עָשִׁיר וְהֶעֱנִי — נוֹתֵן עֵרֶךְ עָשִׁיר. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: עָנִי וְהֶעֱשִׁיר וְחָזַר וְהֶעֱנִי — נוֹתֵן עֵרֶךְ עָשִׁיר.MICHNA : S'il était pauvre au moment du vœu et s'est enrichi, ou riche et s'est appauvri, il donne l'évaluation d'un riche. Rabbi Yehouda dit : même s'il était pauvre, s'est enrichi, puis s'est de nouveau appauvri, il donne l'évaluation d'un riche.
- אֲבָל בַּקׇּרְבָּנוֹת אֵינוֹ כֵּן, אֲפִילּוּ מֵת אָבִיו וְהִנִּיחַ לוֹ רִיבּוֹא, אוֹ סְפִינָתוֹ בַּיָּם וּבָאָה לוֹ בְּרִבּוֹאוֹת — אֵין לַהֶקְדֵּשׁ בָּהּ כְּלוּם.Mais pour les offrandes (du lépreux) il n'en est pas ainsi : tout dépend de sa situation au moment où il les apporte. Même si son père est mort et lui a laissé dix mille dinars, ou que son navire est en mer et lui apporte des dizaines de milliers, le Sanctuaire n'y a aucune part.
- גְּמָ׳ עָנִי וְהֶעֱשִׁיר — ״אֲשֶׁר תַּשִּׂיג יַד הַנֹּדֵר״. עָשִׁיר וְהֶעֱנִי — ״עַל פִּי אֲשֶׁר תַּשִּׂיג״.GUEMARA : Pauvre et enrichi : on l'apprend de « selon ce que permettent les moyens du voueur » (Lévitique 27, 8), car au moment de payer il en avait les moyens. Riche et appauvri : on l'apprend de « selon (al pi, litt. « sur la bouche ») ce que permettent » : on suit le moment où il a prononcé le vœu de sa bouche, et alors il était riche.
- רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אֲפִילּוּ עָנִי וְהֶעֱשִׁיר וְחָזַר וְהֶעֱנִי — נוֹתֵן עֵרֶךְ עָשִׁיר. מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי יְהוּדָה? אָמַר קְרָא: ״וְאִם מָךְ הוּא מֵעֶרְכֶּךָ״ — עַד שֶׁיְּהֵא בְּמָכוּתוֹ מִתְּחִלָּתוֹ וְעַד סוֹפוֹ.« Rabbi Yehouda dit : même pauvre, enrichi, puis de nouveau appauvri, il donne l'évaluation d'un riche. » Quelle est la raison de Rabbi Yehouda ? Le verset dit : « Et s'il est trop pauvre pour ton évaluation » (Lévitique 27, 8) : il n'est considéré pauvre que s'il reste dans sa pauvreté du début jusqu'à la fin.
- אֶלָּא מֵעַתָּה, וְאִם ״דַּל הוּא״, הָכִי נָמֵי עַד שֶׁיְּהֵא בְּדַלּוּתוֹ מִתְּחִלָּתוֹ וְעַד סוֹפוֹ!Mais s'il en est ainsi, pour le lépreux : « Et s'il est pauvre » (Lévitique 14, 21), de même il ne devrait être considéré pauvre que s'il reste dans sa pauvreté du début jusqu'à la fin !
- וְכִי תֵּימָא הָכִי נָמֵי, וְהָתְנַן: מְצוֹרָע שֶׁהֵבִיא קׇרְבְּנוֹתָיו עָנִי וְהֶעֱשִׁיר, עָשִׁיר וְהֶעֱנִי — הַכֹּל הוֹלֵךְ אַחַר חַטָּאת, דִּבְרֵי רַבִּי שִׁמְעוֹן.Et si tu dis : en effet il en est ainsi, n'avons-nous pas appris (Néga'im 14, 11) : Un lépreux qui a apporté une partie de ses offrandes pauvre et s'est enrichi, ou riche et s'est appauvri, tout suit la (date de l'offrande) expiatoire ('hatat), selon les paroles de Rabbi Chimon.
- רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: הַכֹּל הוֹלֵךְ אַחַר אָשָׁם, וְתַנְיָא, רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב אוֹמֵר: הַכֹּל הוֹלֵךְ אַחַר צִפֳּרִים!Rabbi Yehouda dit : tout suit l'offrande de culpabilité (acham). Et il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Eliézer ben Yaakov dit : tout suit les oiseaux (apportés sept jours plus tôt) ! Tous admettent donc qu'il n'est pas nécessaire d'être pauvre du début à la fin.
- הָא אִתְּמַר עֲלַהּ, אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: וּשְׁלׇשְׁתָּן מִקְרָא אֶחָד דָּרְשׁוּ, ״אֲשֶׁר לֹא תַשִּׂיג יָדוֹ בְּטׇהֳרָתוֹ״. רַבִּי שִׁמְעוֹן סָבַר: דָּבָר הַמְכַפֵּר, מַאי נִיהוּ — חַטָּאת.Voici qu'il a été dit à ce sujet : Rav Yehouda a dit au nom de Rav : Tous trois ont interprété un même verset : « dont les moyens ne suffisent pas pour sa purification » (Lévitique 14, 32). Rabbi Chimon pense : on suit ce qui expie ; et qu'est-ce ? L'offrande expiatoire.
- וְרַבִּי יְהוּדָה סָבַר: דָּבָר הַמַּכְשִׁיר, וּמַאי נִיהוּ — אָשָׁם. רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב סָבַר: הַגּוֹרֵם לוֹ טׇהֳרָה, וּמַאי נִיהוּ — צִיפֳּרִים.Et Rabbi Yehouda pense : on suit ce qui le rend apte (à entrer au Sanctuaire et à manger des choses saintes) ; et qu'est-ce ? L'offrande de culpabilité. Rabbi Eliézer ben Yaakov pense : on suit ce qui lui procure la pureté ; et qu'est-ce ? Les oiseaux. C'est donc un décret du verset propre au lépreux.
- וְאֶלָּא ״הוּא״ לְמָה לִי? לְרַבִּי — כִּדְאִית לֵיהּ, וּלְרַבָּנַן — כִּדְאִית לְהוּ.Mais alors, « il », pourquoi en ai-je besoin ? Selon Rabbi, conformément à son opinion (exclure le riche qui voue pour un lépreux pauvre), et selon les Rabbanim, conformément à leur opinion (exclure le pauvre qui voue pour un lépreux riche).
- אֶלָּא מֵעַתָּה, ״וְהוּא עֵד״, עַד שֶׁיְּהֵא כָּשֵׁר מִתְּחִלָּתוֹ וְעַד סוֹפוֹ!On objecte : Mais s'il en est ainsi, « Et il est témoin » (Lévitique 5, 1) : il ne serait astreint que s'il est apte à témoigner du début (quand il a eu connaissance des faits) jusqu'à la fin (quand il témoigne) !
- וְכִי תֵּימָא הָכִי נָמֵי, וְהָא תַּנְיָא: הָיָה יוֹדֵעַ לוֹ בְּעֵדוּת עַד שֶׁלֹּא נַעֲשָׂה חֲתָנוֹ, וְנַעֲשָׂה חֲתָנוֹ, פִּקֵּחַ וְנִתְחָרֵשׁ, פָּתוּחַ וְנִסְתַּמֵּא, שָׁפוּי וְנִשְׁתַּטָּה — הֲרֵי זֶה פָּסוּל. אֲבָל הָיָה יוֹדֵעַ לוֹ עֵדוּת עַד שֶׁלֹּא נַעֲשָׂה חֲתָנוֹ, וְנַעֲשָׂה חֲתָנוֹ,Et si tu dis : en effet il en est ainsi, n'a-t-il pas été enseigné : S'il connaissait un témoignage concernant quelqu'un avant de devenir son gendre, et qu'il est devenu son gendre ; s'il entendait et est devenu sourd ; s'il voyait et est devenu aveugle ; s'il était sain d'esprit et est devenu dément, il est inapte. Mais s'il connaissait un témoignage le concernant avant de devenir son gendre, et qu'il est devenu son gendre,
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