Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אִם אֶת שְׂדֵה מִקְנָתוֹ אֲשֶׁר לֹא מִשְּׂדֵה אֲחוּזָּתוֹ״ — שָׂדֶה שֶׁאֵינָהּ שְׂדֵה אֲחוּזָּה, יָצְתָה זוֹ שֶׁהִיא שְׂדֵה אֲחוּזָּה.Le verset dit à propos du champ acheté : « Si c'est un champ de son acquisition, qui n'est pas du champ de son patrimoine » (Lévitique 27, 22) – le verset vise un champ qui n'est pas un champ patrimonial au moment de la consécration ; est exclu celui-ci, qui est désormais, après la mort du père, un champ patrimonial.
- אִילּוּ לְרַבִּי יְהוּדָה וּלְרַבִּי שִׁמְעוֹן, אֲפִילּוּ הִקְדִּישָׁהּ וְאַחַר כָּךְ מֵת אָב — שְׂדֵה אֲחוּזָּה הָוְיָא. מַאי טַעְמָא? אִי מִשּׁוּם קְרָא — קְרָא לְכִדְרַבִּי מֵאִיר הוּא דַּאֲתָא!La Guemara analyse la baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : c'est l'avis de Rabbi Méïr, alors que selon Rabbi Yehouda et selon Rabbi Chimon, même s'il l'a consacré et qu'ensuite le père est mort, c'est un champ patrimonial. Quelle est la raison ? Si c'est à cause du verset, c'est impossible, car le verset vient enseigner la règle selon Rabbi Méïr, c'est-à-dire le cas où le père est mort avant la consécration !
- אֶלָּא לָאו מִשּׁוּם דְּאָזֵיל בָּתַר פִּדְיוֹן?N'est-ce pas plutôt parce qu'il suit le statut du champ au moment du rachat ? Puisque le père est mort avant que le fils ne rachète le champ, celui-ci est considéré comme patrimonial alors qu'il est entre les mains du Trésor du Temple. De même, si l'on consacre d'abord les arbres puis le champ, on devrait les racheter ensemble, puisqu'au moment du rachat tous deux sont consacrés ; la baraïta, qui dit qu'on les rachète séparément, ne peut donc pas être selon Rabbi Chimon.
- אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: רַבִּי יְהוּדָה וְרַבִּי שִׁמְעוֹן קְרָא אַשְׁכַּחוּ וּדְרוּשׁ.Rav Na'hman bar Its'hak a dit : il n'y a là aucune contradiction avec Rav Houna, car Rabbi Yehouda et Rabbi Chimon ne suivent pas le moment du rachat : ils ont trouvé un verset et l'ont interprété.
- אִם כֵּן, לִכְתּוֹב רַחֲמָנָא: ״אִם אֶת שְׂדֵה מִקְנָתוֹ אֲשֶׁר לֹא אֲחֻזָּתוֹ״, מַאי ״מִשְּׂדֵה״ — שָׂדֶה שֶׁאֵינָהּ רְאוּיָה לִהְיוֹת שְׂדֵה אֲחוּזָּה.S'il en était ainsi – si, lorsqu'on a consacré le champ et que le père est mort ensuite, ce n'était pas un champ patrimonial –, que le Miséricordieux écrive dans la Torah : « Si c'est un champ de son acquisition, qui n'est pas son patrimoine ». Que vient enseigner « du champ » de son patrimoine ? Qu'il s'agit d'un champ qui n'est pas apte à devenir un champ patrimonial ; mais si l'on a consacré un champ dont on héritera un jour, on le rachète comme un champ patrimonial.
- אָמַר רַב פָּפָּא: הִקְדִּישׁ טְרָשִׁין — פּוֹדָן בְּשׇׁוְויָן, מַאי טַעְמָא? ״בֵּית זֶרַע״ אָמַר רַחֲמָנָא, וְהָנֵי לָאו בְּנֵי זְרִיעָה נִינְהוּ.Rav Pappa a dit : si quelqu'un a consacré des terrains rocailleux (terachin), impropres aux semailles, il les rachète selon leur valeur, et non comme un champ patrimonial. Quelle en est la raison ? Le Miséricordieux a dit : « une surface d'ensemencement » d'un 'homer d'orge pour cinquante sicles d'argent (Lévitique 27, 16), et ceux-ci ne sont pas des terrains propres à l'ensemencement.
- לֹא גְּאָלָן — יוֹצְאִין [לַכֹּהֲנִים] בַּיּוֹבֵל, מַאי טַעְמָא? ״שָׂדֶה״ אָמַר רַחֲמָנָא, כֹּל דְּהוּ.S'il ne les a pas rachetés avant le Jubilé, ils reviennent aux Cohanim (prêtres) au Jubilé, comme un champ patrimonial. Quelle en est la raison ? Le Miséricordieux a dit : « le champ », c'est-à-dire n'importe lequel, quelle que soit sa qualité (Lévitique 27, 20-21).
- מָכַר טְרָשִׁין — נִגְאָלִין פָּחוֹת מִשְׁתֵּי שָׁנִים, מַאי טַעְמָא? ״מִסְפַּר שְׁנֵי תְבוּאוֹת״ אָמַר רַחֲמָנָא, וְהַאי לָאו בְּנֵי תְבוּאָה נִינְהוּ. לֹא גְּאָלָן — (חוֹזֶרֶת) [חוֹזְרִין] לַבְּעָלִים בַּיּוֹבֵל, מַאי טַעְמָא? ״וְשָׁב לַאֲחוּזָּתוֹ״ אָמַר רַחֲמָנָא, וְהַאי נָמֵי אֲחוּזָּה הִיא.S'il a vendu des terrains rocailleux, ils peuvent être rachetés à l'acheteur avant deux ans, alors qu'en règle générale la terre doit rester deux ans au moins chez l'acheteur. Quelle en est la raison ? Le Miséricordieux a dit : « selon le nombre des années de récoltes » (Lévitique 25, 15), et ceux-ci ne sont pas des terrains propres aux récoltes. S'il ne les a pas rachetés, ils reviennent au propriétaire au Jubilé, comme un champ patrimonial. Quelle en est la raison ? Le Miséricordieux a dit : « et il retournera à son patrimoine » (Lévitique 25, 27), et celui-ci aussi est son patrimoine.
- הִקְדִּישׁ אִילָנוֹת — (פּוֹדֶה) [פּוֹדָן] בְּשׇׁוְויֵהֶן, מַאי טַעְמָא? ״בֵּית זֶרַע״ אָמַר רַחֲמָנָא, וְלֹא אִילָנוֹת. לֹא גְּאָלָן — אֵין יוֹצְאִין לַכֹּהֲנִים בַּיּוֹבֵל, ״וְהָיָה הַשָּׂדֶה״ אָמַר רַחֲמָנָא, וְלֹא אִילָנוֹת.S'il a consacré des arbres de son champ patrimonial, il les rachète selon leur valeur. Quelle en est la raison ? Le Miséricordieux a dit : « une surface d'ensemencement », et non des arbres. S'il ne les a pas rachetés, ils ne reviennent pas aux Cohanim au Jubilé, car le Miséricordieux a dit : « et le champ sera… » (Lévitique 27, 21), et non des arbres.
- מָכַר אִילָנוֹת — אֵין נִגְאָלִין פָּחוֹת מִשְׁתֵּי שָׁנִים, מַאי טַעְמָא? ״שְׁנֵי תְבוּאוֹת״ אָמַר רַחֲמָנָא, וְהָנֵי בְּנֵי תְבוּאוֹת נִינְהוּ. לֹא גְּאָלָן — אֵין חוֹזֶרֶת לַבְּעָלִים בְּיוֹבֵל, מַאי טַעְמָא? ״וְשָׁב לַאֲחוּזָּתוֹ״ אָמַר רַחֲמָנָא, וְלֹא אִילָנוֹת.S'il a vendu des arbres de son champ patrimonial, ils ne peuvent être rachetés avant deux ans. Quelle en est la raison ? Le Miséricordieux a dit : « des années de récoltes » (Lévitique 25, 15), et ceux-ci sont propres aux récoltes, puisqu'ils donnent des fruits. S'il ne les a pas rachetés, ils ne reviennent pas au propriétaire au Jubilé. Quelle en est la raison ? Le Miséricordieux a dit : « et il retournera à son patrimoine » (Lévitique 25, 27) – la terre, qui demeure à jamais – et non des arbres, dont la durée de vie est limitée.
- אָמַר מָר: הִקְדִּישׁ אִילָנוֹת — (פּוֹדֶה) [פּוֹדָן] בְּשׇׁוְויָן. אַמַּאי? וְלִיקְדְּשׁוּ אַגַּב אַרְעַיְיהוּ, וְלִיפְרְקוּהָ אַגַּב אַרְעַיְיהוּ!Le Maître (Rav Pappa) a dit : s'il a consacré des arbres, il les rachète selon leur valeur. Pourquoi donc ? Qu'ils soient consacrés en même temps que leur terre, et qu'ils soient rachetés en même temps que leur terre, selon le tarif de cinquante sicles par surface d'ensemencement !
- וְכִי תֵּימָא: אִילָנוֹת אַקְדֵּישׁ, אַרְעָא לָא אַקְדֵּישׁ — וְהָאָמְרִי נְהַרְדָּעֵי: מַאן דִּמְזַבֵּן לֵיהּ דִּקְלָא לְחַבְרֵיהּ, קָנֵי לֵיהּ מִשִּׁיפּוּלָא וְעַד תְּהוֹמָא! לָאו מִי אִיתְּמַר עֲלַהּ: בְּבָא מֵחֲמַת טַעֲנָה!Et si tu dis qu'il a consacré les arbres mais n'a pas consacré la terre – les Sages de Néharde'a n'ont-ils pas dit : celui qui vend un palmier à son prochain, celui-ci l'acquiert depuis le pied de l'arbre jusqu'aux profondeurs de la terre, c'est-à-dire avec le sol ! N'a-t-il pas été dit à ce sujet que cela ne vaut que lorsque l'acheteur vient avec une revendication précise, affirmant avoir acheté le sol sous le palmier ? Sans cela, le vendeur ou celui qui consacre n'inclut pas le sol avec l'arbre.
- שְׂדֵה מִקְנָה נוֹתֵן שׇׁוְויוֹ. תָּנוּ רַבָּנַן: ״בְּמִכְסַת״ — מַה בָּא לִלְמוֹד? לְפִי שֶׁנֶּאֱמַר: ״זֶרַע חֹמֶר שְׂעוֹרִים בַּחֲמִשִּׁים שֶׁקֶל כָּסֶף״, יָכוֹל אַף שְׂדֵה מִקְנָה כֵּן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״מִכְסַת״.La Michna enseigne : pour un champ acheté que l'on consacre, on donne sa valeur. Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta) : « selon l'estimation » (Lévitique 27, 23) – que vient-il enseigner ? Puisqu'il est dit à propos du champ patrimonial : « la semence d'un 'homer d'orge pour cinquante sicles d'argent » (Lévitique 27, 16), on pourrait penser qu'il en est de même pour un champ acheté. Le verset dit donc : « l'estimation », c'est-à-dire la valeur marchande.
- רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: נֶאֱמַר כָּאן ״וְחִשַּׁב״, וְנֶאֱמַר לְהַלָּן ״וְחִשַּׁב״, מָה לְהַלָּן דָּבָר קָצוּב, אַף כָּאן דָּבָר קָצוּב.Rabbi Eliézer dit : il est dit ici, à propos du champ acheté, « et il comptera » (Lévitique 27, 23), et il est dit plus loin, à propos du champ patrimonial, « et il comptera » (Lévitique 27, 18) : de même que là il s'agit d'une somme fixe, de même ici il s'agit d'une somme fixe.
- אִיבַּעְיָא לְהוּ: רַבָּנַן אִית לְהוּ גְּזֵירָה שָׁוָה, וּמַפְּקִין לֵיהּ לְחוֹמֶשׁ, אוֹ דִלְמָא לֵית לְהוּ גְּזֵירָה שָׁוָה, וְלֵית לְהוּ לְחוֹמֶשׁ?Ils ont posé la question : les Rabbanane, qui s'opposent à Rabbi Eliézer, admettent-ils cette guezéra chava (analogie textuelle) de « et il comptera », mais l'emploient-ils pour apprendre que celui qui rachète un champ acheté ajoute le cinquième ('homech) ? Ou peut-être n'admettent-ils pas la guezéra chava, et n'imposent-ils pas le cinquième ?
- אָמַר רָבָא: מִסְתַּבְּרָא לֵית לְהוּ גְּזֵירָה שָׁוָה, מִדְּגַלִּי רַחֲמָנָא חוֹמֶשׁ גַּבֵּי שְׂדֵה אֲחוּזָּה וְגַבֵּי מַקְדִּישׁ בֵּיתוֹ, הָווּ לֵיהּ שְׁנֵי כְּתוּבִין הַבָּאִין כְּאֶחָד, וְכׇל שְׁנֵי כְּתוּבִין הַבָּאִין כְּאֶחָד אֵין מְלַמְּדִין.Rava a dit : il est raisonnable de penser qu'ils n'admettent pas la guezéra chava. En effet, puisque le Miséricordieux a révélé le cinquième pour le champ patrimonial et pour celui qui consacre sa maison, ce sont deux versets qui viennent comme un seul (qui enseignent la même chose), et deux versets qui viennent comme un seul n'enseignent pas pour d'autres cas. On peut donc supposer que, selon les Rabbanane, le rachat d'un champ acheté n'impose pas le cinquième.
- וּלְמַאן דְּאָמַר מְלַמְּדִין, מִדְּגַלִּי רַחֲמָנָא חוֹמֶשׁ בְּמַעֲשֵׂר, בִּבְהֵמָה טְהוֹרָה, וּבִבְהֵמָה טְמֵאָה — הָוֵה לֵיהּ טוּבָא, וְאֵין מְלַמְּדִין.Et même selon celui qui dit que deux versets qui viennent comme un seul enseignent, puisque le Miséricordieux a révélé le cinquième pour la dîme (seconde), pour l'animal pur consacré devenu impropre, et pour l'animal impur consacré, cela en fait beaucoup, et de tels versets multiples, tous en conviennent, n'enseignent pas.
- תַּנְיָא כְּוָותֵיהּ דְּרָבָא, וְלָא מִטַּעְמֵיהּ. תַּנְיָא: ״בְּמִכְסַת הָעֶרְכְּךָ״ — הִקִּישׁוֹ הַכָּתוּב לַעֲרָכִין, מָה עֲרָכִין אֵין מוֹסִיף חוֹמֶשׁ, אַף שְׂדֵה מִקְנָה אֵין מוֹסִיף חוֹמֶשׁ.Il a été enseigné (dans une baraïta) conformément à Rava, mais pas selon sa raison. Il a été enseigné : « selon l'estimation de ton évaluation » (Lévitique 27, 23) – le verset l'a rapproché (hékech) des évaluations (arakhin) : de même que pour les évaluations on n'ajoute pas le cinquième, de même pour le champ acheté on n'ajoute pas le cinquième.
- מַתְנִי׳ בְּשׁוֹר הַמּוּעָד שֶׁהֵמִית אֶת הָעֶבֶד לְהָקֵל וּלְהַחֲמִיר, כֵּיצַד? אֶחָד שֶׁהֵמִית אֶת הַנָּאֶה שֶׁבַּעֲבָדִים וְאֶת הַכָּעוּר שֶׁבָּעֲבָדִים — נוֹתֵן שְׁלֹשִׁים סֶלַע. הֵמִית בֶּן חוֹרִין — נוֹתֵן שׇׁוְויוֹ. חָבַל בָּזֶה וּבָזֶה — נוֹתֵן נֶזֶק שָׁלֵם.MICHNA. Concernant le bœuf averti (mouad, qui a déjà encorné à plusieurs reprises) qui a tué l'esclave cananéen, il y a des règles indulgentes et rigoureuses. Comment ? Qu'il ait tué le plus beau des esclaves ou le plus laid des esclaves, on donne trente séla'im, l'amende fixée par la Torah (Exode 21, 32). S'il a tué un homme libre, on donne sa valeur à ses héritiers. S'il a blessé l'un ou l'autre, on paie le dommage entier.
- גְּמָ׳ בְּמוּעָד — אִין, בְּתָם — לָא. לֵימָא מַתְנִיתִין דְּלָא כְּרַבִּי עֲקִיבָא, דִּתְנַן: רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: אַף תָּם שֶׁחָבַל בָּאָדָם מְשַׁלֵּם בַּמּוֹתָר נֶזֶק שָׁלֵם.GUEMARA. Pour le bœuf averti, oui, on paie le dommage entier ; pour le bœuf inoffensif (tam), non, on n'en paie que la moitié. Dirons-nous que notre Michna n'est pas conforme à Rabbi Akiva ? Car nous avons appris (Bava Kama 33a) : Rabbi Akiva dit : même le bœuf inoffensif qui a blessé un homme paie, sur l'excédent, le dommage entier.
- אֲפִילּוּ תֵּימָא רַבִּי עֲקִיבָא, הוּא הַדִּין דַּאֲפִילּוּ תָּם נָמֵי, וְאַיְּידֵי דְּקָא בָּעֵי לְמִתְנֵי סֵיפָא ״הֵמִית עֶבֶד״ ״הֵמִית בֶּן חוֹרִין״, דִּבְמוּעָד הוּא דְּמַשְׁכַּחַתְּ לַהּ, בְּתָם לָא מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ, מִשּׁוּם הָכִי קָתָנֵי מוּעָד.Tu peux même dire qu'elle est selon Rabbi Akiva : il en va de même même pour le bœuf inoffensif ; mais puisque le Tanna voulait enseigner dans la fin : « il a tué un esclave », « il a tué un homme libre », ce qui ne se trouve que pour le bœuf averti et ne se trouve pas pour le bœuf inoffensif, c'est pourquoi il enseigne le bœuf averti.
- מַתְנִי׳ בָּאוֹנֵס וּבַמְפַתֶּה לְהָקֵל וּלְהַחֲמִיר, כֵּיצַד? אֶחָד שֶׁאָנַס וּפִיתָּה אֶת גְּדוֹלָה שֶׁבַּכְּהוּנָּה וְאֶת הַקְּטַנָּה שֶׁבְּיִשְׂרָאֵל — נוֹתֵן חֲמִשִּׁים סְלָעִים, וְהַבּוֹשֶׁת וְהַפְּגָם — הַכֹּל לְפִי הַמְבַיֵּישׁ וְהַמִּתְבַּיֵּישׁ.MICHNA. Concernant le violeur et le séducteur, il y a des règles indulgentes et rigoureuses. Comment ? Qu'il ait violé ou séduit la plus importante jeune fille de la prêtrise ou la plus humble d'Israël, il donne cinquante séla'im, l'amende de la Torah (Deutéronome 22, 29). Mais la honte et la dépréciation s'évaluent au cas par cas : tout dépend de celui qui fait honte et de celle qui subit la honte.
- גְּמָ׳ אַמַּאי? אֵימָא: ״חֲמִשִּׁים סְלָעִים״ אָמַר רַחֲמָנָא מִכֹּל מִילֵּי!GUEMARA. Pourquoi paie-t-il aussi la honte et la dépréciation ? Dis plutôt que le Miséricordieux a dit « cinquante séla'im » pour toutes choses : l'amende, la dépréciation, la honte et la douleur !
- אָמַר רַב זְעֵירָא: יֹאמְרוּ, בָּעַל בַּת מְלָכִים חֲמִשִּׁים, בָּעַל בַּת הֶדְיוֹטוֹת חֲמִשִּׁים?Rav Zeïra a dit : c'est impossible, car on dirait : celui qui a eu des relations forcées avec une fille de rois paierait cinquante, et celui qui a eu des relations forcées avec une fille de gens du commun (hédyotot) paierait aussi cinquante ?
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: אִי הָכִי, גַּבֵּי עֶבֶד נָמֵי, יֹאמְרוּ: עֶבֶד נוֹקֵב מַרְגָּלִית — שְׁלֹשִׁים, עֶבֶד עוֹשֶׂה מַעֲשֵׂה מַחַט — שְׁלֹשִׁים? אֶלָּא אָמַר רַב זְעֵירָא:Abayé lui a dit : s'il en est ainsi, pour l'esclave aussi on dirait : un esclave qui perce des perles vaudrait trente, et un esclave qui fait des travaux d'aiguille vaudrait aussi trente ? Or la Michna ne fait pas de distinction, car la Torah fixe la somme. Rav Zeïra a donc dit plutôt une autre preuve :
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.