Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מִלְּתָא אַגַּב אוֹרְחֵיהּ קָמַשְׁמַע לַן, כִּדְרַב יְהוּדָה אָמַר רַב, דְּאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: אָסוּר לָאָדָם שֶׁיֹּאמַר ״כַּמָּה נָאֶה גּוֹי זֶה״.en ne mentionnant pas les non-Juifs, la Michna nous enseigne une chose en passant, conformément à l'enseignement de Rav Yehouda au nom de Rav ; car Rav Yehouda a dit au nom de Rav : il est interdit à l'homme de dire : « Comme ce non-Juif est beau ! »
- וְלִיתְנֵי ״אֶת הַנָּאֶה שֶׁבְּיִשְׂרָאֵל וְאֶת הַכָּעוּר שֶׁבַּגּוֹיִם״! בְּחַד אוּמָּה קָמַיְירֵי, בִּתְרֵי אוּמֵּי לָא מַיְירֵי.Qu'elle enseigne donc : « le plus beau d'Israël et le plus laid des non-Juifs » ! Elle parle d'une seule nation ; elle ne parle pas de deux nations.
- וְלָא? וְהָא קָתָנֵי: הַגְּדוֹלָה שֶׁבַּכְּהוּנָּה וְאֶת הַקְּטַנָּה שֶׁבְּיִשְׂרָאֵל! הָתָם חַד אוּמָּה הוּא, אֶלָּא מִקְדָּישׁ הוּא דְּקַדִּישִׁי כֹּהֲנִים טְפֵי.Et non ? Mais elle enseigne bien (plus loin, 14b), à propos du violeur et du séducteur : la plus éminente de la prêtrise et la plus humble d'Israël ! Là, c'est une seule nation ; seulement, les Cohanim (prêtres) ont une sainteté supérieure.
- וְאִיבָּעֵית אֵימָא, אַיְּידֵי דְּקָא בָּעֵי לְמִתְנֵי סֵיפָא ״שְׂדֵה אֲחוּזָּה״, דִּבְיִשְׂרָאֵל הוּא דְּמַשְׁכַּחַתְּ לַהּ, בְּגוֹי לָא מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ, דְּלָאו בְּנֵי אֲחוּזָּה נִינְהוּ, מִשּׁוּם הָכִי קָתָנֵי לַהּ בְּיִשְׂרָאֵל.Et si tu veux, dis : puisqu'elle veut enseigner dans la fin de la Michna le cas du « champ héréditaire », que l'on trouve chez Israël et que l'on ne trouve pas chez le non-Juif, car les non-Juifs n'ont pas de patrimoine en terre d'Israël, c'est pourquoi elle l'enseigne à propos d'Israël.
- מַתְנִי׳ בִּשְׂדֵה אֲחוּזָּה לְהָקֵל וּלְהַחֲמִיר, כֵּיצַד? אֶחָד הַמַּקְדִּישׁ בְּחוֹלַת הַמָּחוֹז, וְאֶחָד הַמַּקְדִּישׁ בַּפַּרְדֵּיסוֹת סְבַסְטֵי, נוֹתֵן זֶרַע חוֹמֶר שְׂעוֹרִים בַּחֲמִשִּׁים שֶׁקֶל כָּסֶף, וּבִשְׂדֵה מִקְנָה נוֹתֵן אֶת שׇׁוְויוֹ.MICHNA. Dans le champ héréditaire (sedé a'houza), il y a des règles pour alléger et pour aggraver : comment ? Que l'on consacre un champ dans les sables des abords de la ville, de peu de valeur, ou que l'on consacre dans les vergers de Sebasté, excellents, on donne, pour la surface de semence d'un 'homer d'orge, cinquante sicles d'argent (Lévitique 27, 16). Et pour un champ acquis (sedé miknè), on donne sa valeur.
- רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: אֶחָד שְׂדֵה מִקְנָה וְאֶחָד שְׂדֵה אֲחוּזָּה, מָה בֵּין שְׂדֵה אֲחוּזָּה לִשְׂדֵה מִקְנָה? שֶׁבִּשְׂדֵה אֲחוּזָּה הוּא נוֹתֵן חוֹמֶשׁ, וּבִשְׂדֵה מִקְנָה אֵינוֹ נוֹתֵן חוֹמֶשׁ.Rabbi Eliézer dit : c'est la même chose pour le champ acquis et le champ héréditaire : cinquante sicles. Quelle différence y a-t-il alors entre le champ héréditaire et le champ acquis ? Pour le champ héréditaire on donne le cinquième ('homech) en sus, et pour le champ acquis on ne donne pas le cinquième.
- גְּמָ׳ אָמַר רַב הוּנָא: הִקְדִּישׁ שָׂדֶה מְלֵיאָה אִילָנוֹת, כְּשֶׁהוּא פּוֹדָן — פּוֹדֶה אִילָנוֹת בְּשׇׁוְויָן, וְחוֹזֵר וּפוֹדֶה קַרְקַע בֵּית זֶרַע חוֹמֶר שְׂעוֹרִים בַּחֲמִשִּׁים שֶׁקֶל כָּסֶף. אַלְמָא קָסָבַר רַב הוּנָא: אָדָם מַקְדִּישׁ — בְּעַיִן יָפָה מַקְדִּישׁ.GUEMARA. Rav Houna dit : s'il a consacré un champ plein d'arbres, quand il les rachète, il rachète les arbres selon leur valeur, puis rachète le terrain au tarif fixe : la surface de semence d'un 'homer d'orge pour cinquante sicles d'argent. Il apparaît que Rav Houna estime qu'un homme qui consacre consacre d'un œil généreux : il a consacré les arbres et le terrain séparément.
- אֵיתִיבֵיהּ רַב נַחְמָן לְרַב הוּנָא: אֶחָד הַמַּקְדִּישׁ בְּחוֹלַת הַמָּחוֹז, וְאֶחָד הַמַּקְדִּישׁ בְּפַרְדֵּיסוֹת סְבַסְטֵי, נוֹתֵן בֵּית זֶרַע חוֹמֶר שְׂעוֹרִים בַּחֲמִשִּׁים שֶׁקֶל כָּסֶף! אֲמַר לֵיהּ: רְאוּיָה לְפַרְדֵּיסוֹת קָאָמֵינָא.Rav Na'hman objecta à Rav Houna : « Que l'on consacre dans les sables des abords ou que l'on consacre dans les vergers de Sebasté, on donne, pour la surface de semence d'un 'homer d'orge, cinquante sicles d'argent » : les arbres ne sont donc pas rachetés à part ! Il lui dit : je parle (la Michna parle) d'un terrain apte à des vergers, mais non planté.
- אֵיתִיבֵיהּ: ״בֵּית זֶרַע״ — אֵין לִי אֶלָּא בֵּית זֶרַע, שְׂדֵה גְּפָנִים וּשְׂדֵה קָנִים וּשְׂדֵה אִילָנוֹת מִנַּיִן?Il lui objecta encore : « Surface de semence » : je n'ai que la surface de semence ; un champ de vignes, un champ de roseaux et un champ d'arbres, d'où les inclut-on ?
- תַּלְמוּד לוֹמַר ״שָׂדֶה״ מִכׇּל מָקוֹם, אֲמַר לֵיהּ: הָכָא נָמֵי פּוֹדֶה וְחוֹזֵר וּפוֹדֶה.Le verset dit « champ » (Lévitique 27, 16) : en tout cas, quel qu'il soit. Il lui dit : ici aussi, il rachète les arbres, puis rachète le terrain selon le tarif de la Torah.
- אֵיתִיבֵיהּ: הִקְדִּישׁ שְׁלֹשָׁה אִילָנוֹת מִמַּטַּע עֲשָׂרָה לְבֵית סְאָה — הֲרֵי זֶה הִקְדִּישׁ אֶת הַקַּרְקַע וְאֶת הָאִילָנוֹת שֶׁבֵּינֵיהֶם, כְּשֶׁהוּא פּוֹדֶה — פּוֹדֶה בֵּית זֶרַע חוֹמֶר שְׂעוֹרִים בַּחֲמִשִּׁים שֶׁקֶל כָּסֶף.Il lui objecta : s'il a consacré trois arbres plantés selon la densité d'une plantation de dix par beit séa (surface de semence d'un séa), il a consacré le terrain et les jeunes arbres qui sont entre eux ; quand il rachète, il rachète la surface de semence d'un 'homer d'orge pour cinquante sicles d'argent.
- פָּחוֹת מִיכֵּן, אוֹ יָתֵר עַל כֵּן, אוֹ שֶׁהִקְדִּישָׁן בְּזֶה אַחַר זֶה — הֲרֵי זֶה לֹא הִקְדִּישׁ לֹא אֶת הַקַּרְקַע וְלֹא אֶת הָאִילָנוֹת שֶׁבֵּינֵיהֶם.Si les arbres sont plantés moins densément que cela, ou plus que cela, ou s'il les a consacrés l'un après l'autre, il n'a consacré ni le terrain ni les arbres qui sont entre eux ; il rachète alors les arbres selon leur valeur.
- וְלֹא עוֹד, אֶלָּא אֲפִילּוּ הִקְדִּישׁ אִילָנוֹתָיו, וְאַחַר כָּךְ הִקְדִּישׁ קַרְקַע, כְּשֶׁהוּא פּוֹדֶה — פּוֹדֶה אֶת הָאִילָנוֹת בְּשׇׁוְויֵהֶן, וְחוֹזֵר וּפוֹדֶה קַרְקַע: בֵּית זֶרַע חוֹמֶר שְׂעוֹרִים בַּחֲמִשִּׁים שֶׁקֶל כָּסֶף!Et non seulement cela, mais même s'il a consacré ses arbres et ensuite consacré le terrain, quand il rachète, il rachète les arbres selon leur valeur, puis rachète le terrain : la surface de semence d'un 'homer d'orge pour cinquante sicles d'argent !
- וְכִי תֵּימָא: הָכָא נָמֵי פּוֹדֶה וְחוֹזֵר וּפוֹדֶה, הָא מִדְּסֵיפָא פּוֹדֶה וְחוֹזֵר וּפוֹדֶה, מִכְּלָל דְּרֵישָׁא לָא!Et si tu dis : ici aussi, dans la première partie, il rachète puis rachète à nouveau, du fait que la fin précise « il rachète puis rachète », on déduit que la première partie, non : les arbres y sont rachetés avec le terrain, ce qui contredit Rav Houna !
- אֶלָּא, הָא מַנִּי? רַבִּי שִׁמְעוֹן הִיא, דְּאָמַר: מַקְדִּישׁ בְּעַיִן רָעָה מַקְדִּישׁ. דְּתַנְיָא: הַמַּקְדִּישׁ אֶת הַשָּׂדֶה — הִקְדִּישׁ אֶת כּוּלָּהּ. רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: לֹא הִקְדִּישׁ אֶלָּא חָרוּב הַמּוּרְכָּב וְסַדַּן הַשִּׁקְמָה.Mais plutôt, selon qui est cette baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) ? C'est Rabbi Chimon, qui dit : celui qui consacre consacre d'un œil mauvais (avec parcimonie). Comme il a été enseigné : celui qui consacre un champ a consacré tout ce qu'il contient. Rabbi Chimon dit : il n'a consacré parmi les arbres que le caroubier greffé et la souche de sycomore.
- אִי רַבִּי שִׁמְעוֹן, אֵימָא סֵיפָא: וְלֹא עוֹד, אֶלָּא אֲפִילּוּ הִקְדִּישׁ אִילָנוֹתָיו וְאַחַר כָּךְ הִקְדִּישׁ קַרְקַע, כְּשֶׁהוּא פּוֹדֶה — פּוֹדֶה אֶת הָאִילָנוֹת בְּשׇׁוְויֵהֶן, וְחוֹזֵר וּפוֹדֶה בֵּית זֶרַע חוֹמֶר שְׂעוֹרִים בַּחֲמִשִּׁים שֶׁקֶל כָּסֶף.Si c'est Rabbi Chimon, dis la fin de la baraïta : « Et non seulement cela, mais même s'il a consacré ses arbres et ensuite consacré le terrain, quand il rachète, il rachète les arbres selon leur valeur, puis rachète la surface de semence d'un 'homer d'orge pour cinquante sicles d'argent. »
- וְאִי רַבִּי שִׁמְעוֹן — לֵיזִיל בָּתַר פִּדְיוֹן, וְלִיפְרְקוּ אַגַּב אַרְעַיְיהוּ, דְּהָא שָׁמְעִינַן לֵיהּ לְרַבִּי שִׁמְעוֹן דְּאָזֵיל בָּתַר פִּדְיוֹן!Or si c'est Rabbi Chimon, qu'on suive le moment du rachat, où arbres et terrain sont tous deux consacrés, et qu'ils soient rachetés avec leur terrain, car nous avons entendu que Rabbi Chimon suit le moment du rachat !
- דְּתַנְיָא: מִנַּיִן לְלוֹקֵחַ שָׂדֶה מֵאָבִיו וְהִקְדִּישָׁהּ, וְאַחַר כָּךְ מֵת אָבִיו, מִנַּיִן שֶׁתְּהֵא לְפָנָיו כִּשְׂדֵה אֲחוּזָּה? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אִם אֶת שְׂדֵה מִקְנָתוֹ אֲשֶׁר לֹא מִשְּׂדֵה אֲחֻזָּתוֹ״.Comme il a été enseigné : d'où savons-nous, pour celui qui achète un champ à son père et le consacre, et qu'ensuite son père meurt, d'où savons-nous qu'il soit considéré pour lui comme un champ héréditaire ? Le verset dit : « Et si c'est le champ qu'il a acquis, qui n'est pas de son champ héréditaire » (Lévitique 27, 22) :
- שָׂדֶה שֶׁאֵינָהּ רְאוּיָה לִהְיוֹת שְׂדֵה אֲחוּזָּה, יָצְתָה זוֹ שֶׁרְאוּיָה לִהְיוֹת שְׂדֵה אֲחוּזָּה, דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה וְרַבִּי שִׁמְעוֹן.un champ qui n'est pas apte à être un champ héréditaire ; cela exclut celui-ci, qui est apte à être un champ héréditaire, puisqu'il en aurait hérité de toute façon. Ce sont les paroles de Rabbi Yehouda et de Rabbi Chimon.
- רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: מִנַּיִן לַלּוֹקֵחַ שָׂדֶה מֵאָבִיו, וּמֵת אָבִיו, וְאַחַר כָּךְ הִקְדִּישָׁהּ, מִנַּיִן שֶׁתְּהֵא לְפָנָיו כִּשְׂדֵה אֲחוּזָּה?Rabbi Méïr dit : d'où savons-nous, pour celui qui achète un champ à son père, que son père meurt et qu'ensuite il le consacre, d'où savons-nous qu'il soit considéré pour lui comme un champ héréditaire ?
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