Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- עַל עִסְקֵי קוֹל. רַב אָשֵׁי אָמַר, מֵהָכָא: ״וַיְהִי כְאֶחָד לַמְחַצְּצרִים וְלַמְשֹׁרְרִים לְהַשְׁמִיעַ קוֹל אֶחָד״.D.ieu lui répondait au sujet de la voix : Il ordonnait à Moché, qui était Lévi (lévite), que les Léviim chantent. Rav Achi a dit : on l'apprend d'ici : « Et il arriva, quand les sonneurs de trompettes et les chanteurs furent comme un seul pour faire entendre une seule voix » (II Chroniques 5, 13).
- רַבִּי יוֹנָתָן אָמַר מֵהָכָא: ״וְלֹא יָמוּתוּ גַם הֵם גַּם אַתֶּם״ — מָה אַתֶּם בַּעֲבוֹדַת מִזְבֵּחַ, אַף הֵם בַּעֲבוֹדַת מִזְבֵּחַ.Rabbi Yonathan a dit : on l'apprend d'ici : « afin qu'ils ne meurent pas, eux aussi bien que vous » (Nombres 18, 3) : de même que vous, les Cohanim (prêtres), êtes chargés du service de l'autel, de même eux, les Léviim, sont chargés d'un service de l'autel — le chant.
- תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: ״וְלֹא יָמוּתוּ גַם הֵם גַּם אַתֶּם״ — אַתֶּם בְּשֶׁלָּהֶם וְהֵם בְּשֶׁלָּכֶם בְּמִיתָה, הֵם בְּשֶׁלָּהֶם אֵינָן בְּמִיתָה אֶלָּא בְּאַזְהָרָה.On a également enseigné ainsi dans une baraïta (enseignement tannaïtique hors de la Michna) : « afin qu'ils ne meurent pas, eux aussi bien que vous » : vous dans leur fonction, et eux dans la vôtre, vous êtes passibles de mort (par le Ciel) ; eux dans leur propre domaine (un Lévi faisant la tâche d'un autre groupe de Léviim), ils ne sont pas passibles de mort, mais transgressent seulement un avertissement (un interdit).
- אָמַר אַבָּיֵי: נְקִיטִינַן, מְשׁוֹרֵר שֶׁשִּׁיעֵר בְּשֶׁל חֲבֵירוֹ בְּמִיתָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְהַחֹנִים לִפְנֵי הַמִּשְׁכָּן קֵדְמָה לִפְנֵי אֹהֶל מוֹעֵד וְגוֹ׳ וְהַזָּר הַקָּרֵב יוּמָת״. מַאי זָר? אִילֵּימָא זָר מַמָּשׁ — הָכְתִיב חֲדָא זִימְנָא! אֶלָּא לָאו זָר דְּאוֹתָהּ עֲבוֹדָה.Abayé a dit : Nous tenons pour acquis qu'un chanteur qui a fait le portier à la place de son compagnon est passible de mort, comme il est dit : « Et ceux qui campaient devant le Tabernacle, à l'est, devant la Tente d'assignation, etc., et l'étranger qui s'approchera sera mis à mort » (Nombres 3, 38). Qu'est-ce que « l'étranger » ? Si l'on dit qu'il s'agit d'un véritable étranger (un non-Lévi), c'est déjà écrit une fois (Nombres 3, 10) ! Mais n'est-ce pas plutôt un étranger à ce service-là ?
- מֵיתִיבִי: מְשׁוֹרֵר שֶׁשִּׁיעֵר וּמְשׁוֹעֵר שֶׁשּׁוֹרֵר, אֵינָן בְּמִיתָה אֶלָּא בְּאַזְהָרָה!On objecta : un chanteur qui a fait le portier, ou un portier qui a chanté, ne sont pas passibles de mort, mais transgressent seulement un avertissement !
- תַּנָּאֵי הִיא, דְּתַנְיָא: מַעֲשֶׂה בְּרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בַּר חֲנַנְיָה שֶׁהָלַךְ לְסַיֵּיעַ בְּהַגָּפַת דְּלָתוֹת אֵצֶל רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן גּוּדְגְּדָא, אָמַר לוֹ: בְּנִי, חֲזוֹר לַאֲחוֹרֶיךָ, שֶׁאַתָּה מִן הַמְשׁוֹרְרִים וְלֹא מִן הַמְשׁוֹעֲרִים.C'est une divergence de Tannaïm (Sages de l'époque de la Michna), comme il a été enseigné : Il arriva que Rabbi Yehochoua bar 'Hanania alla aider à fermer les portes du Temple auprès de Rabbi Yo'hanan ben Goudgueda. Celui-ci lui dit : Mon fils, retourne en arrière, car tu fais partie des chanteurs et non des portiers.
- מַאי לָאו בְּהָא קָמִיפַּלְגִי, דְּמָר סָבַר: מִיתָה הִיא, וּגְזַרוּ בַּהּ רַבָּנַן, וּמָר סָבַר: אַזְהָרָה הִיא, וְלָא גְּזַרוּ בַּהּ?N'est-ce pas qu'ils divergent sur ceci : l'un pense que la transgression est passible de mort, et les Sages ont donc décrété l'interdiction même d'aider ; et l'autre pense que c'est seulement un avertissement, et les Sages n'ont pas décrété pour l'aide ?
- דְּכוּלֵּי עָלְמָא אַזְהָרָה הִיא, מָר סָבַר: מְסַיֵּיעַ גְּזַרוּ בֵּיהּ רַבָּנַן, וּמָר סָבַר: לָא גְּזַרוּ בֵּיהּ רַבָּנַן.Non : pour tout le monde, c'est seulement un avertissement ; l'un pense que les Sages ont décrété l'interdiction même pour celui qui aide, et l'autre pense que les Sages n'ont pas décrété pour lui.
- בָּעֵי רַבִּי אָבִין: עוֹלַת נִדְבַת צִיבּוּר טְעוּנָה שִׁירָה אוֹ אֵינָהּ טְעוּנָה שִׁירָה? ״עֹלֹתֵיכֶם״ אָמַר רַחֲמָנָא, אַחַת עוֹלַת חוֹבָה וְאַחַת עוֹלַת נְדָבָה, אוֹ דִלְמָא ״עוֹלוֹתֵיכֶם״ דְּכוּלְּהוּ יִשְׂרָאֵל קָאָמַר רַחֲמָנָא?Rabbi Avin demanda : L'holocauste offert volontairement par la communauté requiert-il le chant, ou ne requiert-il pas le chant ? D'un côté, le Miséricordieux a dit : « vos holocaustes » (Nombres 10, 10), aussi bien l'holocauste obligatoire que l'holocauste volontaire ; ou peut-être le Miséricordieux dit-Il « vos holocaustes » au sens de ceux de tout Israël, c'est-à-dire les holocaustes obligatoires de la communauté ?
- תָּא שְׁמַע, וַיֹּאמֶר: ״חִזְקִיָּהוּ לְהַעֲלוֹת הָעוֹלָה עַל הַמִּזְבֵּחַ, וּבְעֵת הֵחֵל הָעוֹלָה הֵחֵל שִׁיר ה׳ וְהַחֲצוֹצְרוֹת עַל יְדֵי כְּלֵי שִׁיר דָּוִד מֶלֶךְ יִשְׂרָאֵל״. הַאי שִׁירָה מַאי עֲבִידְתַּהּ? אִילֵּימָא דְּעוֹלַת חוֹבָה, לְמָה לֵיהּ אִימְּלוֹכֵי? אֶלָּא לָאו דְּעוֹלַת נְדָבָה.Viens et entends une preuve : « Et 'Hizkiyahou ordonna d'offrir l'holocauste sur l'autel ; et au moment où commença l'holocauste, commença le chant de Hachem, avec les trompettes, accompagnés des instruments de David, roi d'Israël » (II Chroniques 29, 27). Ce chant, à quoi servait-il ? Si l'on dit qu'il accompagnait un holocauste obligatoire, pourquoi fallait-il lui demander son avis ? N'est-ce pas plutôt qu'il accompagnait un holocauste volontaire ?
- אָמַר רַב יוֹסֵף: לֹא, עוֹלַת רֹאשׁ חוֹדֶשׁ הֲוָה, וְקָא מִיבַּעְיָא לְהוּ מִי הוּקְבַּע רֹאשׁ חֹדֶשׁ בִּזְמַנּוֹ דְּלִיקְרַב אוֹ לָא.Rav Yossef a dit : Non, c'était l'holocauste de Roch 'Hodech, et ils se demandaient si Roch 'Hodech avait été fixé en son temps (ce jour-là), de sorte qu'on devait l'offrir, ou non.
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: וּמִי מָצֵית אָמְרַתְּ הָכִי? וְהָכְתִיב ״בַּיּוֹם שִׁשָּׁה עָשָׂר לַחֹדֶשׁ הָרִאשׁוֹן וְגוֹ׳״, ״וַיֹּאמֶר חִזְקִיָּהוּ לְהַעֲלוֹת הָעוֹלָה עַל הַמִּזְבֵּחַ״!Abayé lui dit : Et peux-tu dire cela ? Mais il est écrit : « Le seizième jour du premier mois, etc. » (II Chroniques 29, 17), et ensuite : « Et 'Hizkiyahou ordonna d'offrir l'holocauste sur l'autel » !
- אֶלָּא אָמַר רָמֵי בְּרֵיהּ דְּרַב יֵיבָא: כֶּבֶשׂ הַבָּא עִם הָעוֹמֶר קָמִיבַּעְיָא לְהוּ, מִי קָבַע רֹאשׁ חֹדֶשׁ בִּזְמַנּוֹ דְּלִיקְרַיב אוֹ לָא?Mais Rami, fils de Rav Yeiva, a dit : C'est au sujet de l'agneau qui accompagne l'omer (l'offrande d'orge du 16 Nissan) qu'ils se posaient la question : Roch 'Hodech Nissan avait-il été fixé en son temps, de sorte qu'on devait l'offrir ce jour-là, ou non ?
- מַתְקֵיף לַהּ רַב אַוְיָא: וְלִיחְזֵי פֶּסַח הֵיכִי עָבֵיד, מַצָּה הֵיכִי אָכֵיל!Rav Avya objecta : Qu'on regarde donc comment on a fait le sacrifice de Pessa'h (le 14) et comment on a mangé la matsa (le soir du 15) !
- אֶלָּא אָמַר רַב אָשֵׁי: מִידֵּי דְּהָוֵה אַשְּׁלִיחָא דְצִיבּוּרָא דְּמִמְּלִיךְ. הַשְׁתָּא דְּאָתֵית לְהָכִי, אֲפִילּוּ תֵּימָא עוֹלַת חוֹבָה, מִידֵּי דְּהָוֵה אַשְּׁלִיחָא דְצִיבּוּרָא דְּמִמְּלִיךְ.Mais Rav Achi a dit : c'est comme pour l'officiant de la communauté, qui demande la permission avant de prier — une simple marque de respect. Maintenant que tu en es arrivé là, dis même que c'était un holocauste obligatoire : c'est comme pour l'officiant de la communauté, qui demande la permission.
- תָּא שְׁמַע: רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: מְגַלְגְּלִין זְכוּת לְיוֹם זַכַּאי, וְחוֹבָה לְיוֹם חַיָּיב.Viens et entends une preuve : Rabbi Yossé dit : On fait advenir le mérite (un événement heureux) en un jour méritant, et la culpabilité (un malheur) en un jour coupable.
- אָמְרוּ: כְּשֶׁחָרַב הַבַּיִת בָּרִאשׁוֹנָה, אוֹתוֹ הַיּוֹם תִּשְׁעָה בְּאָב הָיָה, וּמוֹצָאֵי שַׁבָּת הָיָה, וּמוֹצָאֵי שְׁבִיעִית הָיְתָה, וּמִשְׁמַרְתּוֹ שֶׁל יְהוֹיָרִיב הָיְתָה, וְהָיוּ כֹּהֲנִים וּלְוִיִּם עוֹמְדִים עַל דּוּכָנָן וְאוֹמְרִים שִׁירָה, וּמָה שִׁירָה אָמְרוּ? ״וַיָּשֶׁב עֲלֵיהֶם אֶת אוֹנָם וּבְרָעָתָם יַצְמִיתֵם״, וְלֹא הִסְפִּיקוּ לוֹמַר ״יַצְמִיתֵם ה׳ אֱלֹהֵינוּ״ עַד שֶׁבָּאוּ גּוֹיִם וּכְבָשׁוּם, וְכֵן בַּשְּׁנִיָּה.Ils ont dit : Lorsque le Temple fut détruit la première fois, ce jour-là était le 9 Av, c'était à l'issue de Chabbat (un dimanche), c'était l'année qui suivait la septième année (la chemita), c'était la semaine de la garde sacerdotale de Yehoyariv ; et les Cohanim et les Léviim se tenaient sur leur estrade et disaient le chant. Et quel chant disaient-ils ? « Il a fait retomber sur eux leur iniquité, et par leur méchanceté Il les anéantira » (Psaumes 94, 23) ; et ils n'eurent pas le temps de dire la fin du verset, « Hachem notre D.ieu les anéantira », que des nations vinrent et les conquirent. Et de même lors de la seconde destruction.
- הַאי שִׁירָה מַאי עֲבִידְתַּיהּ? אִילֵּימָא דְּעוֹלַת חוֹבָה, מִי הֲוַאי? בְּשִׁבְעָה עָשָׂר בְּתַמּוּז בָּטַל הַתָּמִיד! אֶלָּא לָאו דְּעוֹלַת נְדָבָה.Ce chant, à quoi servait-il ? Si l'on dit qu'il accompagnait un holocauste obligatoire, y en avait-il ? Le 17 Tamouz, le sacrifice perpétuel (tamid) avait cessé ! N'est-ce pas plutôt qu'il accompagnait un holocauste volontaire ?
- וְתִסְבְּרַאּ?! מַאי שְׁנָא דְּעוֹלַת חוֹבָה דְּלָא הֲוַאי, וּמַאי שְׁנָא דְּעוֹלַת נְדָבָה דַּהֲוַאי? הָא לָא קַשְׁיָא: בֶּן בָּקָר אַקְרַאי בְּעָלְמָא הוּא דְּאִיתְרְמִיא לְהוּ.Et peux-tu le comprendre ainsi ? En quoi l'holocauste obligatoire diffère-t-il, pour qu'il n'ait pas eu lieu, et en quoi l'holocauste volontaire diffère-t-il, pour qu'il ait eu lieu ? Réponse : cela ne fait pas difficulté : un jeune taureau leur est échu par simple hasard (impropre au tamid, qui exige un agneau, mais propre à un holocauste volontaire).
- אָמַר רָבָא, וְאִיתֵּימָא רַב אָשֵׁי: וְתִסְבְּרָא, שִׁירָה דְּיוֹמֵיהּ ״לַה׳ הָאָרֶץ וּמְלוֹאָהּ״, וַיָּשֶׁב עֲלֵיהֶם אֶת אוֹנָם — בְּשִׁיר דְּאַרְבְּעָה בְּשַׁבָּת הוּא! אֶלָּא אִילְיָיא בְּעָלְמָא הוּא דִּנְפַל לְהוּ בְּפוּמַּיְיהוּ.Rava a dit, et certains disent que c'est Rav Achi : Et peux-tu le comprendre ainsi ? Le chant de ce jour-là (dimanche) est « À Hachem est la terre et sa plénitude » (Psaumes 24, 1), alors que « Il a fait retomber sur eux leur iniquité » fait partie du chant du quatrième jour de la semaine (mercredi) ! C'était plutôt une simple lamentation (iliya) qui leur est venue à la bouche.
- וְהָא ״עוֹמְדִין עַל דּוּכָנָן״ קָתָנֵי! כִּדְרֵישׁ לָקִישׁ, דְּאָמַר: אוֹמֵר שֶׁלֹּא עַל הַקׇּרְבָּן. אִי הָכִי, בְּעוֹלַת נְדָבָה נָמֵי לֵימָא? נָפֵיק מִינַּהּ חוּרְבָּא.Mais il est enseigné : « ils se tenaient sur leur estrade » ! Réponse : comme l'enseigne Rech Lakich, qui a dit : on dit le chant même sans sacrifice. Objection : s'il en est ainsi, qu'on le dise aussi pour l'holocauste volontaire ! Réponse : il en résulterait un dommage (on en viendrait à penser que le chant de l'holocauste obligatoire est également facultatif).
- מַאי הֲוָה עֲלַהּ? תָּא שְׁמַע, דְּתָנֵי רַב מָרִי בְּרֵיהּ דְּרַב כָּהֲנָא: ״עַל עֹלֹתֵיכֶם וְעַל זִבְחֵי שַׁלְמֵיכֶם״.Qu'en est-il advenu (de la question de Rabbi Avin) ? Viens et entends, car Rav Mari, fils de Rav Kahana, a enseigné : « sur vos holocaustes et sur vos sacrifices de paix » (Nombres 10, 10) — le verset rapproche holocaustes et sacrifices de paix (chelamim).
- מָה עוֹלָה קוֹדֶשׁ קָדָשִׁים — אַף שְׁלָמִים קוֹדֶשׁ קֳדָשִׁים, וּמָה שְׁלָמִים קָבוּעַ לָהֶם זְמַן — אַף עוֹלָה קָבוּעַ לָהּ זְמַן.De même que l'holocauste est un sacrifice très saint, de même les sacrifices de paix visés ici sont très saints (les agneaux de Chavouot) ; et de même que ces sacrifices de paix ont un temps fixé, de même l'holocauste visé ici a un temps fixé — ce qui exclut l'holocauste volontaire.
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