Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: מְטַמֵּא.Rabbi Yehouda dit : son statut est celui de toute névéla (charogne) d'oiseau pur, et elle rend tamé (impur) celui qui l'avale.
- אָמַר רַבִּי מֵאִיר: קַל וָחוֹמֶר; אִם נִבְלַת בְּהֵמָה, שֶׁמְּטַמְּאָה בְּמַגָּע וּבְמַשָּׂא – שְׁחִיטָתָהּ מְטַהֶרֶת טְרֵיפָתָהּ מִטּוּמְאָתָהּ; נִבְלַת הָעוֹף, שֶׁאֵינוֹ מְטַמֵּא בְּמַגָּע וּבְמַשָּׂא – אֵינוֹ דִּין שֶׁתְּהֵא שְׁחִיטָתוֹ מְטַהֶרֶת טְרֵיפָתוֹ מִטּוּמְאָתוֹ?!Rabbi Méïr a dit : on l'apprend par un kal va'homer (raisonnement a fortiori) : si la névéla d'un animal, qui rend tamé par contact et par port – et pourtant son abattage purifie sa tereifa (bête atteinte d'une lésion mortelle) de son impureté – la névéla d'un oiseau, qui ne rend pas tamé par contact et par port, mais seulement quand on l'avale, n'est-il pas logique que son abattage purifie sa tereifa de son impureté ?!
- מָה מָצִינוּ בִּשְׁחִיטָתוֹ – שֶׁהִיא מַכְשַׁרְתָּהּ לַאֲכִילָה, וּמְטַהֶרֶת טְרֵיפָתוֹ מִטּוּמְאָתוֹ; אַף מְלִיקָתוֹ, שֶׁהִיא מַכְשַׁרְתּוֹ בַּאֲכִילָה – תְּטַהֵר טְרֵיפָתוֹ מִידֵי טוּמְאָתוֹ!Une fois établi cela, on déduit : de même que nous avons trouvé pour son abattage qu'il le rend apte à la consommation, et qu'il purifie sa tereifa de son impureté, de même sa mélika (incision de la nuque à l'ongle du Cohen), qui le rend apte à la consommation, purifiera sa tereifa de son impureté !
- רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: דַּיָּהּ כְּנִבְלַת בְּהֵמָה – שְׁחִיטָתָהּ מְטַהַרְתָּהּ, וְלֹא מְלִיקָתָהּ.Rabbi Yossé dit : si l'on peut déduire de l'animal que l'abattage purifie même un oiseau tereifa, cette déduction ne s'étend pas à la mélika, car ce qu'on apprend par un kal va'homer ne dépasse pas sa source : il suffit qu'elle soit comme la névéla d'un animal : son abattage la purifie, mais non sa mélika.
- גְּמָ׳ וְרַבִּי מֵאִיר לָא דָּרֵישׁ ״דַּיּוֹ״?! וְהָא ״דַּיּוֹ״ דְּאוֹרָיְיתָא הוּא!GUEMARA : Rabbi Yossé oppose à Rabbi Méïr le principe de dayo. La Guemara demande : et Rabbi Méïr n'interprète-t-il pas « dayo » (il suffit que la conclusion soit comme la source) ?! Mais « dayo » est de la Torah !
- דְּתַנְיָא: מִדִּין קַל וְחוֹמֶר כֵּיצַד? ״וַיֹּאמֶר ה׳ אֶל מֹשֶׁה: וְאָבִיהָ יָרֹק יָרַק בְּפָנֶיהָ וְגוֹ׳״ – קַל וְחוֹמֶר לַשְּׁכִינָה אַרְבָּעָה עָשָׂר יוֹם; אֶלָּא דַּיּוֹ לַבָּא מִן הַדִּין לִהְיוֹת כַּנִּדּוֹן.Car il a été enseigné dans une baraïta : comment le raisonnement par kal va'homer est-il établi par la Torah ? « Hachem dit à Moché : si son père lui avait craché au visage, etc. » (Nombres 12, 14) – Myriam n'aurait-elle pas été confuse sept jours ? Par kal va'homer, pour la Chekhina (Présence divine), ce devrait être quatorze jours ; mais il suffit à ce qui vient du raisonnement d'être comme ce dont on le tire.
- אָמַר רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי אָבִין: רַבִּי מֵאִיר קְרָא אַשְׁכַּח וְקָדָרֵשׁ –Rabbi Yossé, fils de Rabbi Avin, a dit : Rabbi Méïr admet ce principe, mais il ne déduit pas son opinion par un kal va'homer : Rabbi Méïr a trouvé un verset et l'interprète :
- ״זֹאת תּוֹרַת הַבְּהֵמָה וְהָעוֹף״ – וְכִי בְּאֵיזוֹ תּוֹרָה שָׁוְותָה בְּהֵמָה לְעוֹף וְעוֹף לִבְהֵמָה? בְּהֵמָה מְטַמְּאָה בְּמַגָּע וּבְמַשָּׂא, עוֹף אֵינוֹ מְטַמֵּא בְּמַגָּע וּבְמַשָּׂא! עוֹף מְטַמֵּא בְּגָדִים אַבֵּית הַבְּלִיעָה, בְּהֵמָה אֵינָהּ מְטַמְּאָה בְּגָדִים אַבֵּית הַבְּלִיעָה!« Voici la loi de l'animal et de l'oiseau » (Lévitique 11, 46), ce qui les met sur le même plan. Mais en quelle loi l'animal est-il égal à l'oiseau et l'oiseau à l'animal ? L'animal rend tamé par contact et par port ; l'oiseau ne rend pas tamé par contact et par port ! L'oiseau rend tamé les vêtements dans le gosier ; l'animal ne rend pas tamé les vêtements dans le gosier !
- אֶלָּא לוֹמַר לָךְ: מָה בְּהֵמָה – דָּבָר שֶׁמַּכְשִׁירָהּ לַאֲכִילָה, מְטַהֵר טְרֵיפָתָהּ מִטּוּמְאָתָהּ; אַף עוֹף – דָּבָר שֶׁמַּכְשִׁירוֹ בַּאֲכִילָה, מְטַהֵר טְרֵיפָתוֹ מִטּוּמְאָתוֹ.Mais c'est pour te dire : de même que pour l'animal, ce qui le rend apte à la consommation, c'est-à-dire l'abattage, purifie sa tereifa de son impureté, de même pour l'oiseau, ce qui le rend apte à la consommation, l'abattage d'un oiseau non consacré comme la mélika d'une offrande d'oiseau, purifie sa tereifa de son impureté.
- וְרַבִּי יְהוּדָה מַאי טַעְמָא? קְרָא אַשְׁכַּח וְקָדָרֵשׁ: ״נְבֵלָה טְרֵפָה״. אָמַר רַבִּי יְהוּדָה: טְרֵפָה לָמָּה נֶאֶמְרָה? אִם טְרֵיפָה חַיָּה – הֲרֵי נְבֵילָה אֲמוּרָה! אִם טְרֵיפָה אֵינָהּ חַיָּה – הֲרֵי הִיא בִּכְלַל נְבֵילָה! אֶלָּא לְהָבִיא טְרֵיפָה שֶׁשְּׁחָטָהּ, שֶׁמְּטַמְּאָה.Et Rabbi Yehouda, quelle est sa raison ? Lui aussi a trouvé un verset et l'interprète : « névéla, tereifa » (Lévitique 17, 15). Rabbi Yehouda a dit : pourquoi « tereifa » a-t-il été dit ? Si la tereifa peut vivre, « névéla » a été dit, et elle ne rendra tamé qu'après sa mort ! Si la tereifa ne peut vivre, elle est incluse dans névéla ! Mais c'est pour inclure une tereifa qu'on a abattue, qu'elle rend tamé.
- אֲמַר לֵיהּ רַב שֵׁיזְבִי: אֶלָּא מֵעַתָּה, דִּכְתִיב: ״וְחֵלֶב נְבֵלָה וְחֵלֶב טְרֵפָה״ –Rav Chézvi lui a dit : mais alors, puisqu'il est écrit : « Le suif d'une névéla et le suif d'une tereifa » (Lévitique 7, 24) pourra servir à tout usage, ce qui signifie que ce suif ne rend pas tamé –
- הָתָם נָמֵי נֵימָא: אִם טְרֵיפָה חַיָּה – הֲרֵי נְבֵילָה אֲמוּרָה, אִם טְרֵיפָה אֵינָהּ חַיָּה – הֲרֵי הִיא בִּכְלַל נְבֵילָה! אֶלָּא לְהָבִיא טְרֵיפָה שֶׁשְּׁחָטָהּ, שֶׁחֶלְבָּהּ טָהוֹר. מִכְּלָל דְּהִיא מְטַמְּאָה?là aussi disons : si la tereifa peut vivre, « névéla » a été dit ; si la tereifa ne peut vivre, elle est incluse dans névéla ! Mais c'est pour inclure une tereifa qu'on a abattue, dont le suif est tahor (pur). On en déduirait qu'elle, c'est-à-dire sa chair, rend tamé ?
- וְהָאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב, וְאָמְרִי לַהּ בְּמַתְנִיתָא תָּנָא: ״וְכִי יָמוּת מִן הַבְּהֵמָה״ – מִקְצָת בְּהֵמָה מְטַמְּאָה, מִקְצָת בְּהֵמָה אֵינָהּ מְטַמְּאָה. וְאֵיזוֹ זוֹ? זוֹ טְרֵיפָה שֶׁשְּׁחָטָהּ!Or Rav Yehouda n'a-t-il pas dit au nom de Rav, et certains disent qu'un Tanna l'a enseigné dans une baraïta : « Et si meurt de l'animal » (Lévitique 11, 39) : une partie des animaux rend tamé, une partie des animaux ne rend pas tamé. Et laquelle est-ce ? C'est la tereifa qu'on a abattue ! Si même sa chair ne rend pas tamé, le mot tereifa n'est pas nécessaire pour le suif.
- אֶלָּא טְרֵיפָה מִיבְּעֵי לֵיהּ – לְמַעוֹטֵי טְמֵאָה; מִי שֶׁיֵּשׁ בְּמִינָהּ טְרֵיפָה, יָצְתָה זוֹ שֶׁאֵין בְּמִינָהּ טְרֵיפָה.Mais plutôt, « tereifa », dans le verset sur le suif, est nécessaire pour exclure un animal impur : celui dont l'espèce connaît la tereifa, c'est-à-dire un animal pur, a un suif tahor ; est exclu celui-ci, dont l'espèce ne connaît pas la tereifa.
- הָכָא נָמֵי – לְמַעוֹטֵי עוֹף טָמֵא, שֶׁאֵין בְּמִינוֹ טְרֵיפָה!Ici aussi, le mot tereifa du verset sur la névéla d'oiseau serait pour exclure l'oiseau impur, dont l'espèce ne connaît pas la tereifa ! Il ne pourrait donc pas servir de source à Rabbi Yehouda.
- עוֹף טָמֵא לְרַבִּי יְהוּדָה – מִנְּבֵילָה נָפְקָא לֵיהּ.La Guemara répond : l'oiseau impur, selon Rabbi Yehouda, se déduit de l'expression « névéla ».
- דְּתַנְיָא, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: יָכוֹל תְּהֵא נִבְלַת עוֹף טָמֵא מְטַמְּאָה בְּגָדִים אַבֵּית הַבְּלִיעָה? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״נְבֵלָה וּטְרֵפָה לֹא יֹאכַל״ – מִי שֶׁאִיסּוּרוֹ מִשּׁוּם בַּל תֹּאכַל נְבֵילָה; יָצָא זֶה, שֶׁאֵין אִיסּוּרוֹ מִשּׁוּם בַּל תֹּאכַל נְבֵילָה אֶלָּא מִשּׁוּם בַּל תֹּאכַל טָמֵא.Car il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Yehouda dit : on pourrait croire que la névéla d'un oiseau impur rende tamé les vêtements dans le gosier ? Le verset dit : « Une névéla et une tereifa, il n'en mangera pas » (Lévitique 22, 8) : cela concerne celui dont l'interdit est dû à « tu ne mangeras pas de névéla » ; est exclu celui-ci, dont l'interdit n'est pas dû à « tu ne mangeras pas de névéla », mais à « tu ne mangeras pas d'impur ». Le mot tereifa de Lévitique 17, 15 enseigne donc bien qu'une tereifa abattue rend tamé.
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