Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֲבָל יוֹתֶרֶת וּשְׁתֵּי כְלָיוֹת – דְּלָא כְּתִיבָן בְּגוּפֵיהּ, אֵימָא לָא; קָא מַשְׁמַע לַן.mais pour la yotérèt (appendice du foie) et les deux reins, qui ne sont pas écrits pour lui-même, dis que non. Il nous enseigne donc, par « leur 'hatat pour leur erreur », que cela s'y applique aussi.
- אֲמַר לֵיהּ רַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב נָתָן לְרַב פָּפָּא: וְהָא תַּנָּא – פַּר יוֹם הַכִּפּוּרִים לְכׇל מַה שֶּׁאָמַר בְּעִנְיָן קָאָמַר! תַּנָּאֵי הִיא; תַּנָּא דְּבֵי רַב מְרַבֵּי הָכִי, תַּנָּא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל לָא מְרַבֵּי הָכִי.Rav Houna, fils de Rav Natan, a dit à Rav Pappa : mais le Tanna (Sage de l'époque de la Michna) parle du taureau de Yom Kippour (jour de fête du Grand Pardon) pour tout ce qui est dit dans le sujet ! Rav Pappa répond : c'est une controverse de Tannaïm : le Tanna de l'école de Rav inclut ainsi, le Tanna de l'école de Rabbi Ichmaël n'inclut pas ainsi.
- תָּנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: מִפְּנֵי מָה נֶאֶמְרוּ יוֹתֶרֶת וּשְׁתֵּי כְלָיוֹת בְּפַר כֹּהֵן מָשִׁיחַ, וְלֹא נֶאֶמְרוּ בְּפַר הֶעְלֵם דָּבָר שֶׁל צִבּוּר? מָשָׁל לְמֶלֶךְ בָּשָׂר וָדָם שֶׁזָּעַם עַל אוֹהֲבוֹ, וּמִיעֵט בְּסִרְחוֹנוֹ מִפְּנֵי חִיבָּתוֹ.Il a été enseigné à l'école de Rabbi Ichmaël : pourquoi la yotérèt et les deux reins ont-ils été dits pour le taureau du Cohen (prêtre) oint, et n'ont-ils pas été dits pour le taureau de l'erreur de la communauté ? Parabole d'un roi de chair et de sang qui s'est irrité contre celui qu'il aime, et qui a réduit les paroles sur sa faute à cause de son affection pour lui.
- וְתָנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: מִפְּנֵי מָה נֶאֶמְרָה ״פָּרֹכֶת הַקֹּדֶשׁ״ בְּפַר כֹּהֵן מָשִׁיחַ, וְלֹא נֶאֱמַר בְּפַר הֶעְלֵם דָּבָר שֶׁל צִבּוּר? מָשָׁל לְמֶלֶךְ בָּשָׂר וָדָם שֶׁסָּרְחָה עָלָיו מְדִינָה; אִם מִיעוּטָהּ סָרְחָה – פָּמַלְיָא שֶׁלּוֹ מִתְקַיֶּימֶת, אִם רוּבָּהּ סָרְחָה – אֵין פָּמַלְיָא שֶׁלּוֹ מִתְקַיֶּימֶת.Et il a été enseigné à l'école de Rabbi Ichmaël : pourquoi a-t-il été dit « le Rideau du sanctuaire » pour le taureau du Cohen oint, et n'a-t-il pas été dit pour le taureau de l'erreur de la communauté ? Parabole d'un roi de chair et de sang contre lequel une province a fauté : si une minorité a fauté, sa cour (pamalya) subsiste ; si la majorité a fauté, sa cour ne subsiste pas. De même, quand tout le peuple faute, c'est comme si la sainteté n'était plus là.
- לְפִיכָךְ אִם נָתַן כּוּלָּן כְּתִיקְנָן כּוּ׳. תְּנַן הָתָם: פִּיגֵּל בַּקּוֹמֶץ וְלֹא בַּלְּבוֹנָה; בַּלְּבוֹנָה וְלֹא בַּקּוֹמֶץ – רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: פִּיגּוּל, וְחַיָּיבִין עָלָיו כָּרֵת.« C'est pourquoi, s'il les a toutes mises comme il convient », etc. La Guemara rapporte : nous avons appris là-bas (Mena'hot 16a) : s'il a eu une intention de pigoul (intention de manger ou de brûler hors du temps fixé, qui rend l'offrande interdite) pour la poignée (komets) et non pour l'encens, ou pour l'encens et non pour la poignée, Rabbi Méïr dit : c'est pigoul, et on est passible à son sujet de karèt (retranchement).
- וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אֵין בּוֹ כָּרֵת עַד שֶׁיְּפַגֵּל בְּכׇל הַמַּתִּיר.Et les Sages disent : il n'y a pas de karèt tant qu'il n'a pas eu l'intention de pigoul pour tout ce qui permet l'offrande, à savoir la poignée et l'encens.
- אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ: לָא תֵּימָא טַעְמָא דְּרַבִּי מֵאִיר, דְּקָסָבַר מְפַגְּלִין בַּחֲצִי מַתִּיר; אֶלָּא הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן – כְּגוֹן שֶׁנָּתַן אֶת הַקּוֹמֶץ בְּמַחְשָׁבָה, וְהַלְּבוֹנָה בִּשְׁתִיקָה; קָסָבַר: כׇּל הָעוֹשֶׂה – עַל דַּעַת רִאשׁוֹנָה הוּא עוֹשֶׂה.Rabbi Chimon ben Lakich a dit : ne dis pas que la raison de Rabbi Méïr est qu'il estime qu'on rend pigoul par la moitié de ce qui permet. Mais de quoi s'agit-il ici ? D'un cas où il a mis la poignée avec une intention fautive, et l'encens en silence, sans intention explicite. Il estime : quiconque agit, agit selon sa première intention.
- מִמַּאי? מִדְּקָתָנֵי: לְפִיכָךְ אִם נָתַן כּוּלָּן כְּתִיקְנָן וְאַחַת שֶׁלֹּא כְּתִיקְנָהּ – פָּסוּל וְאֵין בּוֹ כָּרֵת. הָא אַחַת שֶׁלֹּא כְּתִיקְנָהּ וְכוּלָּן כְּתִיקְנָן – פִּיגּוּל;D'où Rabbi Chimon ben Lakich le tire-t-il ? De ce qui est enseigné dans la Michna : « C'est pourquoi, s'il les a toutes mises comme il convient et une comme il ne convient pas, c'est disqualifié, et il n'y a pas de karèt. » Il s'ensuit : si une a été mise comme il ne convient pas en premier et toutes comme il convient, c'est pigoul.
- מַנִּי? אִילֵּימָא רַבָּנַן – הָא אָמְרִי רַבָּנַן: אֵין מְפַגְּלִין בַּחֲצִי מַתִּיר! אֶלָּא רַבִּי מֵאִיר.De qui est cette opinion ? Si l'on dit : des Sages, les Sages ont pourtant dit qu'on ne rend pas pigoul par la moitié de ce qui permet ! C'est donc de Rabbi Méïr.
- וְאִי טַעְמָא דְּרַבִּי מֵאִיר מִשּׁוּם דִּמְפַגְּלִין בַּחֲצִי מַתִּיר הוּא – אֲפִילּוּ כִּדְקָתָנֵי נָמֵי! לָאו מִשּׁוּם דְּקָסָבַר: כׇּל הָעוֹשֶׂה – עַל דַּעַת רִאשׁוֹנָה הוּא עוֹשֶׂה?Et si la raison de Rabbi Méïr est qu'on rend pigoul par la moitié de ce qui permet, même dans le cas qu'elle enseigne, ce devrait être pigoul aussi ! N'est-ce pas parce qu'il estime : quiconque agit, agit selon sa première intention ?
- אָמַר רַבִּי שְׁמוּאֵל בַּר יִצְחָק: לְעוֹלָם רַבָּנַן הִיא; וּמַאי כְּתִיקְנָן – כְּתִיקְנָן לְפִיגּוּל.Rabbi Chmouel bar Yits'hak a dit : en réalité, c'est l'opinion des Sages ; et que signifie « comme il convient » ? Comme il convient pour le pigoul, c'est-à-dire avec une intention de pigoul.
- וְהָא מִדְּקָתָנֵי: לְפִיכָךְ אִם נָתַן כּוּלָּן כְּתִיקְנָן וְאַחַת שֶׁלֹּא כְּתִיקְנָן – פָּסוּל וְאֵין בּוֹ כָּרֵת; מִכְּלָל דְּתִיקְנָהּ – לְהֶכְשֵׁירָה הוּא דַּאֲתָא!La Guemara objecte : mais de ce qu'elle enseigne : « C'est pourquoi, s'il les a toutes mises comme il convient et une comme il ne convient pas, c'est disqualifié, et il n'y a pas de karèt », il ressort que « comme il convient » vient pour la validité !
- אָמַר רָבָא: מַאי שֶׁלֹּא כְּתִיקְנָהּ – חוּץ לִמְקוֹמוֹ. רַב אָשֵׁי אָמַר: שֶׁלֹּא לִשְׁמוֹ.Rava a dit : que signifie « comme il ne convient pas » ? Hors de son lieu : avec l'intention de la manger hors du lieu prévu. Rav Achi a dit : pas en son nom : avec une intention pour une autre offrande, ce qui disqualifie un 'hatat (sacrifice expiatoire).
- מִכְּלָל דְּכִי לָא עָבֵיד לַהּ חוּץ לִמְקוֹמוֹ וְשֶׁלֹּא לִשְׁמוֹ – מִחַיַּיב!La Guemara objecte : il s'ensuit que lorsqu'il n'agit pas hors de son lieu ou pas en son nom, mais en silence, il est passible de karèt ! Or cela ne saurait être selon les Sages.
- אַיְּידֵי דִּתְנָא רֵישָׁא פִּיגּוּל וְחַיָּיבִין עָלָיו כָּרֵת, תְּנָא נָמֵי סֵיפָא פָּסוּל וְאֵין בּוֹ כָּרֵת.La Guemara répond : puisqu'il a enseigné au début : « c'est pigoul et on est passible à son sujet de karèt », il a aussi enseigné à la fin : « c'est disqualifié, et il n'y a pas de karèt », sans qu'on puisse en déduire quoi que ce soit pour le cas du silence.
- מֵיתִיבִי: בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים – בְּדָמִים הַנִּיתָּנִין עַל מִזְבֵּחַ הַחִיצוֹן;On a objecté depuis une baraïta : dans quel cas ces paroles ont-elles été dites ? Pour les sangs mis sur l'autel extérieur ;
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