Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- תָּא שְׁמַע, דְּתָנֵי רַבָּה בַּר שְׁמוּאֵל: עוּבָּרָה שֶׁהֵרִיחָה — מַאֲכִילִין אוֹתָהּ עַד שֶׁתָּשׁוּב נַפְשָׁהּ, וּמִי שֶׁנְּשָׁכוֹ כֶּלֶב שׁוֹטֶה — מַאֲכִילִין אוֹתוֹ מֵחֲצַר כָּבֵד שֶׁלּוֹ, וְהַחוֹשֵׁשׁ בְּפִיו — מְטִילִין לוֹ סַם בְּשַׁבָּת, דִּבְרֵי רַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי יוֹסֵי, שֶׁאָמַר מִשּׁוּם רַבִּי מַתְיָא בֶּן חָרָשׁ. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: בָּזוֹ וְלֹא בְּאַחֶרֶת. ״בְּזוֹ״ אַהֵיָיא? אִילֵּימָא אַעוּבָּרָה, פְּשִׁיטָא! עוּבָּרָה מִי אִיכָּא לְמַאן דְּאָמַר דְּלָא? אֶלָּא לָאו — אַסַּם. שְׁמַע מִינַּהּ.Viens et entends une preuve, car Rabba bar Chmouel a enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : une femme enceinte qui a senti l'odeur d'un mets et en a envie, on la fait manger jusqu'à ce que son âme se rétablisse ; celui qu'un chien enragé a mordu, on lui fait manger du lobe de son foie ; et celui qui souffre de la bouche, on lui met un remède à Chabbat : telles sont les paroles de Rabbi Elazar, fils de Rabbi Yossé, qui les a dites au nom de Rabbi Matia ben 'Harach. Et les Sages disent : pour celui-ci et non pour un autre. « Celui-ci » : sur lequel porte-t-il ? Si je dis sur la femme enceinte, c'est évident ! Y a-t-il quelqu'un pour dire qu'une femme enceinte, non ? Mais n'est-ce pas sur le remède ? Déduis-en que les Sages ne divergent pas sur ce point.
- רַב אָשֵׁי אָמַר: מַתְנִיתִין נָמֵי דַּיְקָא — וְעוֹד אָמַר רַבִּי מַתְיָא בֶּן חָרָשׁ: הַחוֹשֵׁשׁ בְּפִיו מְטִילִין לוֹ סַם בְּשַׁבָּת, וְלָא פְּלִיגִי רַבָּנַן עֲלֵיהּ. וְאִם אִיתָא דִּפְלִיגִי רַבָּנַן עֲלֵיהּ, לִיעָרְבִינְהוּ וְלִיתְנִינְהוּ, וְלִיפַּלְגוּ רַבָּנַן בְּסֵיפָא. שְׁמַע מִינַּהּ.Rav Achi a dit : notre Michna aussi est précise en ce sens : « Et Rabbi Matia ben 'Harach a dit encore : à celui qui souffre de la bouche, on met un remède à Chabbat », et les Rabbanan ne divergent pas avec lui. Et s'il était vrai que les Rabbanan divergent avec lui, qu'on les réunisse, qu'on les enseigne ensemble et que les Rabbanan divergent à la fin. Déduis-en qu'ils ne divergent pas sur le remède.
- מִפְּנֵי שֶׁסְּפֵק נְפָשׁוֹת הוּא וְכוּ׳. לְמָה לִי תּוּ לְמֵימַר: ״וְכׇל סְפֵק נְפָשׁוֹת דּוֹחֶה אֶת הַשַּׁבָּת״? אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: לֹא סָפֵק שַׁבָּת זוֹ בִּלְבַד אָמְרוּ, אֶלָּא אֲפִילּוּ סָפֵק שַׁבָּת אַחֶרֶת.« Parce que c'est un doute concernant la vie », etc. Pourquoi ai-je besoin de dire encore : « et tout doute concernant la vie repousse le Chabbat » ? Rav Yehouda a dit, au nom de Rav : on n'a pas parlé seulement du doute pour ce Chabbat-ci, mais même du doute pour un autre Chabbat.
- הֵיכִי דָּמֵי? כְּגוֹן דְּאַמְדוּהּ לִתְמָנְיָא יוֹמֵי, וְיוֹמָא קַמָּא שַׁבְּתָא. מַהוּ דְּתֵימָא: לִיעַכַּב עַד לְאוּרְתָּא כִּי הֵיכִי דְּלָא נֵיחוּל עֲלֵיהּ תְּרֵי שַׁבָּתָא, קָא מַשְׁמַע לַן.Quel est le cas ? Si l'on a estimé qu'il lui faut un traitement de huit jours, et que le premier jour est Chabbat. Tu aurais pu dire : qu'il attende jusqu'au soir, afin qu'on ne profane pas pour lui deux Chabbat ; elle nous enseigne donc qu'on commence aussitôt.
- תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: מְחַמִּין חַמִּין לַחוֹלֶה בְּשַׁבָּת, בֵּין לְהַשְׁקוֹתוֹ בֵּין לְהַבְרוֹתוֹ. וְלֹא שַׁבָּת זוֹ בִּלְבַד אָמְרוּ, אֶלָּא לְשַׁבָּת אַחֶרֶת. וְאֵין אוֹמְרִים: נַמְתִּין לוֹ שֶׁמָּא יַבְרִיא, אֶלָּא מְחַמִּין לוֹ מִיָּד, מִפְּנֵי שֶׁסְּפֵק נְפָשׁוֹת דּוֹחֶה אֶת הַשַּׁבָּת. וְלֹא סָפֵק שַׁבָּת זוֹ, אֶלָּא אֲפִילּוּ סָפֵק שַׁבָּת אַחֶרֶת.Il a été enseigné aussi ainsi : on chauffe de l'eau pour un malade à Chabbat, soit pour le faire boire, soit pour le laver afin de le rétablir. Et on n'a pas parlé seulement de ce Chabbat-ci, mais pour un autre Chabbat. Et on ne dit pas : attendons-le, peut-être guérira-t-il ; mais on chauffe pour lui aussitôt, parce qu'un doute concernant la vie repousse le Chabbat. Et non seulement le doute pour ce Chabbat-ci, mais même le doute pour un autre Chabbat.
- וְאֵין עוֹשִׂין דְּבָרִים הַלָּלוּ, לֹא עַל יְדֵי גּוֹיִם, וְלֹא עַל יְדֵי כּוּתִיִּים, אֶלָּא עַל יְדֵי גְּדוֹלֵי יִשְׂרָאֵל. וְאֵין אוֹמְרִין יֵעָשׂוּ דְּבָרִים הַלָּלוּ, לֹא עַל פִּי נָשִׁים, וְלֹא עַל פִּי כּוּתִיִּים, אֲבָל מִצְטָרְפִין לְדַעַת אַחֶרֶת.Et on ne fait pas ces choses par des non-Juifs ni par des Kouthim (Samaritains), mais par les grands d'Israël. Et on ne dit pas que ces choses soient faites sur l'avis de femmes ni sur l'avis de Kouthim, mais ils s'adjoignent à un autre avis.
- תָּנוּ רַבָּנַן: מְפַקְּחִין פִּקּוּחַ נֶפֶשׁ בְּשַׁבָּת, וְהַזָּרִיז הֲרֵי זֶה מְשׁוּבָּח, וְאֵין צָרִיךְ לִיטּוֹל רְשׁוּת מִבֵּית דִּין. הָא כֵּיצַד? רָאָה תִּינוֹק שֶׁנָּפַל לַיָּם — פּוֹרֵשׂ מְצוּדָה וּמַעֲלֵהוּ, וְהַזָּרִיז הֲרֵי זֶה מְשׁוּבָּח, וְאֵין צָרִיךְ לִיטּוֹל רְשׁוּת מִבֵּית דִּין. וְאַף עַל גַּב דְּקָא צָיֵיד כְּווֹרֵי. רָאָה תִּינוֹק שֶׁנָּפַל לְבוֹר — עוֹקֵר חוּלְיָא וּמַעֲלֵהוּ, וְהַזָּרִיז הֲרֵי זֶה מְשׁוּבָּח, וְאֵין צָרִיךְ לִיטּוֹל רְשׁוּת מִבֵּית דִּין. אַף עַל גַּב דִּמְתַקֵּן דַּרְגָּא.Nos Maîtres ont enseigné : on s'emploie à sauver une vie à Chabbat, celui qui s'empresse est digne d'éloge, et il n'a pas besoin de demander l'autorisation du tribunal. Comment cela ? S'il voit un enfant tombé à la mer, il étend un filet et le remonte ; celui qui s'empresse est digne d'éloge, et il n'a pas besoin de demander l'autorisation du tribunal, bien qu'il prenne des poissons. S'il voit un enfant tombé dans un puits, il arrache un bloc de terre et le remonte ; celui qui s'empresse est digne d'éloge, et il n'a pas besoin de demander l'autorisation du tribunal, bien qu'il aménage une marche.
- רָאָה שֶׁנִּנְעֲלָה דֶּלֶת בִּפְנֵי תִּינוֹק — שׁוֹבְרָהּ וּמוֹצִיאוֹ, וְהַזָּרִיז הֲרֵי זֶה מְשׁוּבָּח, וְאֵין צָרִיךְ לִיטּוֹל רְשׁוּת מִבֵּית דִּין. וְאַף עַל גַּב דְּקָא מִיכַּוֵּין לְמִיתְבַּר בְּשִׁיפֵי. מְכַבִּין וּמַפְסִיקִין מִפְּנֵי הַדְּלֵיקָה בְּשַׁבָּת, וְהַזָּרִיז הֲרֵי זֶה מְשׁוּבָּח, וְאֵין צָרִיךְ לִיטּוֹל רְשׁוּת מִבֵּית דִּין. וְאַף עַל גַּב דְּקָא מְמַכֵּיךְ מַכּוֹכֵי.S'il voit qu'une porte s'est fermée devant un enfant, il la brise et le fait sortir ; celui qui s'empresse est digne d'éloge, et il n'a pas besoin de demander l'autorisation du tribunal, bien qu'il ait l'intention de la briser en planches. On éteint et on coupe la route à un incendie à Chabbat ; celui qui s'empresse est digne d'éloge, et il n'a pas besoin de demander l'autorisation du tribunal, bien qu'il abaisse ainsi des braises.
- וּצְרִיכָא: דְּאִי אַשְׁמְעִינַן יָם — מִשּׁוּם דְּאַדְּהָכִי וְהָכִי אָזֵל לֵיהּ, אֲבָל בּוֹר, דְּקָא יָתֵיב — אֵימָא לָא, צְרִיכָא.Et il fallait enseigner chaque cas : car s'il nous avait appris la mer, c'est parce qu'entre-temps l'enfant serait emporté ; mais le puits, où il reste assis, je dirais non. Il fallait donc l'enseigner.
- וְאִי אַשְׁמְעִינַן בּוֹר — מִשּׁוּם דְּקָא מִיבְּעִית, אֲבָל נִנְעֲלָה דֶּלֶת, אֶפְשָׁר דְּיָתֵיב בְּהַאי גִּיסָא וּמְשַׁבֵּישׁ לֵיהּ בְּאַמְגּוֹזֵי. צְרִיכָא.Et s'il nous avait appris le puits, c'est parce qu'il est terrifié ; mais lorsqu'une porte s'est fermée, il est possible de s'asseoir de ce côté-ci et de le distraire avec des noix. Il fallait donc l'enseigner.
- מְכַבִּין וּמַפְסִיקִין. לְמָה לִי? דַּאֲפִילּוּ לְחָצֵר אַחֶרֶת.« On éteint et on coupe la route » : pourquoi en ai-je besoin ? Elle répond : pour enseigner que c'est même pour sauver des personnes dans une autre cour.
- אָמַר רַב יוֹסֵף אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: לֹא הָלְכוּ בְּפִקּוּחַ נֶפֶשׁ אַחַר הָרוֹב. הֵיכִי דָּמֵי? אִי נֵימָא דְּאִיכָּא תִּשְׁעָה יִשְׂרָאֵל וְגוֹי אֶחָד בֵּינַיְיהוּ — רוּבָּא יִשְׂרָאֵל נִינְהוּ, (אֶלָּא) פַּלְגָא וּפַלְגָא, סְפֵק נְפָשׁוֹת לְהָקֵל.Rav Yossef a dit, au nom de Rav Yehouda, au nom de Chmouel : on n'a pas suivi la majorité en matière de sauvetage d'une vie. Quel est le cas ? Si nous disons qu'il y a neuf Juifs et un non-Juif parmi eux, la majorité sont des Juifs ; (plutôt) à moitié-moitié, dans un doute concernant la vie, on tranche avec indulgence.
- אֶלָּא דְּאִיכָּא תִּשְׁעָה גּוֹיִם וְיִשְׂרָאֵל אֶחָד. הָא נָמֵי פְּשִׁיטָא — דְּהָוֵה לֵיהּ קָבוּעַ, וְכׇל קָבוּעַ כְּמֶחֱצָה עַל מֶחֱצָה דָּמֵי!Mais s'il y a neuf non-Juifs et un Juif, cela aussi est évident, car il s'agit d'un groupe fixe, et tout groupe fixe est considéré comme à moitié-moitié !
- לָא צְרִיכָא, דִּפְרוּשׁ לְחָצֵר אַחֶרֶת, מַהוּ דְּתֵימָא: כׇּל דְּפָרֵישׁ — מֵרוּבָּא פָּרֵישׁ, קָא מַשְׁמַע לַן דְּלָא הָלְכוּ בְּפִקּוּחַ נֶפֶשׁ אַחַר הָרוֹב.Non, il fallait le dire pour le cas où ils se sont séparés vers une autre cour. Tu aurais pu dire : tout ce qui se sépare, se sépare de la majorité ; elle nous enseigne donc qu'on n'a pas suivi la majorité en matière de sauvetage d'une vie.
- אִינִי?! וְהָאָמַר רַבִּי אַסִּי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: תִּשְׁעָה גּוֹיִם וְיִשְׂרָאֵל אֶחָד בְּאוֹתָהּ חָצֵר — מְפַקְּחִין, בְּחָצֵר אַחֶרֶת — אֵין מְפַקְּחִין! לָא קַשְׁיָא: הָא דִּפְרוּשׁ כּוּלְּהוּ, הָא דִּפְרוּשׁ מִקְצָתַיְיהוּ.Est-ce vrai ? Mais Rabbi Assi n'a-t-il pas dit, au nom de Rabbi Yo'hanan : neuf non-Juifs et un Juif, dans cette même cour, on déblaie ; dans une autre cour, on ne déblaie pas ! Ce n'est pas difficile : ici, ils se sont tous séparés ; là, une partie d'entre eux s'est séparée.
- וּמִי אָמַר שְׁמוּאֵל הָכִי? וְהָתְנַן: מָצָא בָהּ תִּינוֹק מוּשְׁלָךְ, אִם רוֹב גּוֹיִם — גּוֹי, וְאִם רוֹב יִשְׂרָאֵל — יִשְׂרָאֵל, מֶחֱצָה עַל מֶחֱצָה — יִשְׂרָאֵל. וְאָמַר רַב: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא לְהַחְיוֹתוֹ, אֲבָל לְיַיחֲסוֹ לֹא.Et Chmouel a-t-il dit cela ? Mais nous avons appris dans une Michna : si l'on y a trouvé un enfant abandonné, si la majorité sont des non-Juifs, il est non-Juif ; si la majorité sont des Juifs, il est Juif ; à moitié-moitié, il est Juif. Et Rav a dit : on ne l'a enseigné que pour le maintenir en vie, mais non pour établir sa filiation.
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