Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- כּוֹי בְּרִיָּה בִּפְנֵי עַצְמָהּ הִיא. דְּאִי לָא תֵּימָא הָכִי, הָא דְּאָמַר רַב אִידִי בַּר אָבִין: אַף ״כׇּל״ לְאֵתוֹיֵי כּוֹי, כּוֹי סְפֵיקָא הוּא, אִיצְטְרִיךְ קְרָא לְרַבּוֹיֵי סְפֵיקָא? אֶלָּא בְּרִיָּה שָׁאנֵי, הָכָא נָמֵי בְּרִיָּה שָׁאנֵי.que le koï (animal dont on ignore s'il est sauvage ou domestique) est une créature à part : le doute n'est pas seulement de savoir à quelle catégorie il appartient, mais s'il appartient à l'une d'elles. Car si tu ne dis pas cela, ce qu'a dit Rav Idi bar Avin : « le mot “tout” vient aussi inclure le koï », à propos de l'interdit du sang (Lévitique 7, 26), comment le comprendre ? Le koï est un cas de doute : un verset a-t-il été nécessaire pour inclure un cas de doute ? Mais une créature à part, c'est différent, et il faut un verset pour l'inclure. Ici aussi, une créature à part, c'est différent : la baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) peut donc être de la Torah, et Rech Lakich n'a pas de preuve.
- תָּנוּ רַבָּנַן: ״תְּעַנּוּ אֶת נַפְשׁוֹתֵיכֶם״, יָכוֹל יֵשֵׁב בַּחַמָּה אוֹ בַּצִּנָּה כְּדֵי שֶׁיִּצְטַעֵר — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְכׇל מְלָאכָה לֹא תַעֲשׂוּ״. מָה מְלָאכָה שֵׁב וְאַל תַּעֲשֶׂה, אַף עִנּוּי נֶפֶשׁ שֵׁב וְאַל תַּעֲשֶׂה.Nos Maîtres ont enseigné : « Vous affligerez vos personnes » (Lévitique 16, 29). On pourrait croire qu'on doit s'asseoir au soleil ou au froid pour souffrir ; le verset dit : « Et vous ne ferez aucun travail » (Lévitique 16, 29). De même que le travail se respecte en restant assis sans agir, de même l'affliction de la personne se respecte en restant assis sans agir.
- וְאֵימָא: הֵיכָא דְּיָתֵיב בְּשִׁימְשָׁא וְחָיֵים לֵיהּ לָא נֵימָא לֵיהּ קוּם תּוּב בְּטוּלָּא, יָתֵיב בְּטוּלָּא וְקָרֵיר לֵיהּ לָא נֵימָא לֵיהּ קוּם תּוּב בְּשִׁימְשָׁא! דּוּמְיָא דִּמְלָאכָה: מָה מְלָאכָה לֹא חִלַּקְתָּ בָּהּ, אַף עִנּוּי לֹא תַּחְלוֹק בּוֹ.Mais dis alors : lorsqu'il est assis au soleil et qu'il a chaud, nous ne lui dirons pas : lève-toi, assieds-toi à l'ombre ; lorsqu'il est assis à l'ombre et qu'il a froid, nous ne lui dirons pas : lève-toi, assieds-toi au soleil ! Cela aussi reviendrait à rester assis sans agir. On répond : C'est semblable au travail : de même que pour le travail tu n'as pas fait de distinction, de même pour l'affliction tu n'en feras pas : l'interdit doit être valable en toute circonstance.
- תַּנְיָא אִידַּךְ: ״תְּעַנּוּ אֶת נַפְשׁוֹתֵיכֶם״, יָכוֹל יֵשֵׁב בַּחַמָּה וּבַצִּנָּה וְיִצְטַעֵר — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְכׇל מְלָאכָה לֹא תַעֲשׂוּ״, מָה מְלָאכָה דָּבָר שֶׁחַיָּיבִין עָלָיו בִּמְקוֹם אַחֵר, אַף עִנּוּי נֶפֶשׁ שֶׁחַיָּיבִין עָלָיו בִּמְקוֹם אַחֵר, וְאִי זֶה זֶה? זֶה פִּגּוּל וְנוֹתָר.Il a été enseigné dans une autre baraïta : « Vous affligerez vos personnes ». On pourrait croire qu'on doit s'asseoir au soleil ou au froid et souffrir ; le verset dit : « Et vous ne ferez aucun travail ». De même que le travail est une chose dont on est passible du karèt (retranchement) ailleurs, comme le Chabbat, de même l'affliction de la personne porte sur ce dont on est passible ailleurs. Et quel est-il ? C'est le pigoul (sacrifice rendu invalide par une intention fautive) et le notar (restes de sacrifice laissés au-delà du temps permis), dont la consommation entraîne le karèt.
- אָבִיא פִּגּוּל וְנוֹתָר שֶׁהֵן בְּכָרֵת, וְלֹא אָבִיא אֶת הַטֶּבֶל שֶׁאֵינוֹ בְּכָרֵת, תַּלְמוּד לוֹמַר: ״תְּעַנּוּ״, ״וְעִנִּיתֶם אֶת נַפְשׁוֹתֵיכֶם״ — רִיבָּה.J'inclurai le pigoul et le notar, qui sont passibles du karèt, et je n'inclurai pas le tével (produit non prélevé), qui n'est pas passible du karèt ; le verset dit : « Vous affligerez », « Et vous affligerez vos personnes » (Lévitique 16, 29 et 31) : il a amplifié.
- אָבִיא הַטֶּבֶל שֶׁהוּא בְּמִיתָה וְלֹא אָבִיא אֶת הַנְּבֵילָה שֶׁאֵינָהּ בְּמִיתָה — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״תְּעַנּוּ״, ״וְעִנִּיתֶם אֶת נַפְשׁוֹתֵיכֶם״ — רִיבָּה.J'inclurai le tével, qui est passible de mort par le Ciel, et je n'inclurai pas la bête morte sans abattage rituel, qui n'est pas passible de mort ; le verset dit : « Vous affligerez », « Et vous affligerez vos personnes » : il a amplifié.
- אָבִיא אֶת הַנְּבֵילָה שֶׁהוּא בְּלָאו, וְלֹא אָבִיא אֶת הַחוּלִּין שֶׁאֵינָן בְּלָאו? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״תְּעַנּוּ״, ״וְעִנִּיתֶם אֶת נַפְשׁוֹתֵיכֶם״ — רִיבָּה.J'inclurai la bête morte, qui fait l'objet d'une interdiction, et je n'inclurai pas les aliments profanes, qui ne font pas l'objet d'une interdiction ; le verset dit : « Vous affligerez », « Et vous affligerez vos personnes » : il a amplifié.
- אָבִיא הַחוּלִּין שֶׁאֵינָן בְּקוּם אֱכוֹל, וְלֹא אָבִיא אֶת הַתְּרוּמָה שֶׁהִיא בְּקוּם אֱכוֹל, תַּלְמוּד לוֹמַר: ״תְּעַנּוּ״, ״וְעִנִּיתֶם אֶת נַפְשׁוֹתֵיכֶם״ — רִיבָּה. אָבִיא אֶת הַתְּרוּמָה שֶׁאֵינָהּ בְּבַל תּוֹתִירוּ, וְלֹא אָבִיא אֶת הַקֳּדָשִׁים שֶׁהֵן בְּבַל תּוֹתִירוּ, תַּלְמוּד לוֹמַר: ״תְּעַנּוּ״, ״וְעִנִּיתֶם אֶת נַפְשׁוֹתֵיכֶם״ — רִיבָּה.J'inclurai les aliments profanes, qui ne relèvent pas de « lève-toi, mange », et je n'inclurai pas la terouma (prélèvement donné au Cohen), qui relève de « lève-toi, mange », car le Cohen a la mitsva d'en manger ; le verset dit : « Vous affligerez », « Et vous affligerez vos personnes » : il a amplifié. J'inclurai la terouma, qui n'est pas soumise à « vous n'en laisserez pas » (Lévitique 22, 30), et je n'inclurai pas les choses saintes, qui sont soumises à « vous n'en laisserez pas » ; le verset dit : « Vous affligerez », « Et vous affligerez vos personnes » : il a amplifié.
- וְאִם נַפְשְׁךָ לוֹמַר, הֲרֵי הוּא אוֹמֵר: ״וְהַאֲבַדְתִּי אֶת הַנֶּפֶשׁ הַהִיא״, עִנּוּי שֶׁהוּא אֲבֵידַת הַנֶּפֶשׁ, וְאֵי זֶה זֶה? זֶה אֲכִילָה וּשְׁתִיָּה.Et si tu tiens à dire une réplique à ce raisonnement, voici qu'il dit : « Et J'anéantirai cette personne » (Lévitique 23, 30) : il s'agit d'une affliction qui est une perte de la personne. Et quelle est-elle ? C'est le manger et le boire, car s'en priver entraîne la mort.
- מַאי ״וְאִם נַפְשְׁךָ לוֹמַר״? וְכִי תֵּימָא: בַּעֲרָיוֹת קָא מִישְׁתַּעֵי קְרָא, — הֲרֵי הוּא אוֹמֵר: ״וְהַאֲבַדְתִּי הַנֶּפֶשׁ״, עִנּוּי שֶׁיֵּשׁ בּוֹ אֲבֵידַת נֶפֶשׁ, וְאֵי זֶה זֶה? זֶה אֲכִילָה וּשְׁתִיָּה.Que signifie « Et si tu tiens à dire » ? Quelle faille y avait-il dans le premier raisonnement ? Et si tu dis : le verset parle des unions interdites, dont l'abstention est aussi appelée affliction, voici qu'il dit : « Et J'anéantirai la personne » : une affliction qui comporte une perte de la personne. Et quelle est-elle ? C'est le manger et le boire.
- דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל תָּנָא: נֶאֱמַר כָּאן עִנּוּי, וְנֶאֱמַר לְהַלָּן עִנּוּי. מָה לְהַלָּן עִנּוּי רְעָבוֹן, אַף כָּאן עִנּוּי רְעָבוֹן.L'école de Rabbi Ichmaël a enseigné : Il est dit ici « affliction », et il est dit plus loin « affliction » : « Il t'a affligé et t'a fait avoir faim » (Deutéronome 8, 3). De même que plus loin, c'est une affliction de faim, de même ici, c'est une affliction de faim.
- וְנֵילַף מֵ״אִם תְּעַנֶּה אֶת בְּנוֹתַי״? דָּנִין עִנּוּי דְּרַבִּים מֵעִנּוּי דְּרַבִּים, וְאֵין דָּנִין עִנּוּי דְּרַבִּים מֵעִנּוּי דְּיָחִיד.Et apprenons-le de : « Si tu affliges mes filles » (Genèse 31, 50), qui se rapporte aux relations conjugales ! On répond : on déduit l'affliction de la collectivité de l'affliction de la collectivité, et on ne déduit pas l'affliction de la collectivité de l'affliction d'un particulier.
- וְנֵילַף מֵעִנּוּי דְּמִצְרַיִם, דִּכְתִיב: ״וַיַּרְא אֶת עׇנְיֵנוּ״, וְאָמְרִינַן: זוֹ פְּרִישׁוּת דֶּרֶךְ אֶרֶץ! אֶלָּא: דָּנִין עִנּוּי בִּידֵי שָׁמַיִם מֵעִנּוּי בִּידֵי שָׁמַיִם, וְאֵין דָּנִין עִנּוּי בִּידֵי שָׁמַיִם מֵעִנּוּי בִּידֵי אָדָם.Et apprenons-le de l'affliction d'Égypte, dont il est écrit : « Et Il a vu notre affliction » (Deutéronome 26, 7), et nous avons dit : c'est la séparation conjugale ! Il s'agit bien là d'une affliction de la collectivité. Mais il faut dire : on déduit l'affliction par la main du Ciel de l'affliction par la main du Ciel, et on ne déduit pas l'affliction par la main du Ciel de l'affliction par la main de l'homme.
- ״הַמַּאֲכִילְךָ מָן בַּמִּדְבָּר ... לְמַעַן עַנּוֹתְךָ״? רַבִּי אַמֵּי וְרַבִּי אַסִּי, חַד אָמַר: אֵינוֹ דּוֹמֶה מִי שֶׁיֵּשׁ לוֹ פַּת בְּסַלּוֹ לְמִי שֶׁאֵין לוֹ פַּת בְּסַלּוֹ, וְחַד אָמַר: אֵינוֹ דּוֹמֶה מִי שֶׁרוֹאֶה וְאוֹכֵל לְמִי שֶׁאֵינוֹ רוֹאֶה וְאוֹכֵל.Il est écrit : « Qui te nourrit de manne dans le désert… afin de t'affliger » (Deutéronome 8, 16). En quoi manger la manne était-il une affliction ? Rabbi Ami et Rabbi Assi sont en désaccord. L'un a dit : On ne peut comparer celui qui a du pain dans son panier à celui qui n'a pas de pain dans son panier : chaque jour, on s'inquiétait du lendemain. Et l'autre a dit : On ne peut comparer celui qui voit et mange à celui qui ne voit pas et mange : la manne avait le goût de tous les aliments, mais on ne voyait que de la manne.
- אָמַר רַב יוֹסֵף: מִכָּאן רֶמֶז לְסוֹמִין, שֶׁאוֹכְלִין וְאֵין שְׂבֵעִין. אָמַר אַבָּיֵי: הִלְכָּךְ, מַאן דְּאִית לֵיהּ סְעוֹדְתָּא לָא לֵיכְלַהּ אֶלָּא בִּימָמָא. אֲמַר רַבִּי זֵירָא, מַאי קְרָא: ״טוֹב מַרְאֵה עֵינַיִם מֵהֲלׇךְ נָפֶשׁ״. אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: טוֹב מַרְאֵה עֵינַיִם בְּאִשָּׁה יוֹתֵר מִגּוּפוֹ שֶׁל מַעֲשֶׂה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״טוֹב מַרְאֵה עֵינַיִם מֵהֲלׇךְ נָפֶשׁ״.Rav Yossef a dit : D'ici, il y a une allusion pour les aveugles, qui mangent et ne sont pas rassasiés. Abayé a dit : C'est pourquoi, celui qui a un repas ne doit le manger que de jour. Rabbi Zeira a dit : Quel est le verset ? « Mieux vaut la vue des yeux que l'errance du désir » (Ecclésiaste 6, 9). Rech Lakich a dit : Mieux vaut la vue des yeux pour une femme que l'acte lui-même, comme il est dit : « Mieux vaut la vue des yeux que l'errance du désir ».
- ״כִּי יִתֵּן בַּכּוֹס עֵינוֹ יִתְהַלֵּךְ בְּמֵישָׁרִים״, רַבִּי אַמֵּי וְרַבִּי אַסִּי, חַד אָמַר: כׇּל הַנּוֹתֵן« Car il pose sur la coupe son œil, il s'avance avec droiture » (Proverbes 23, 31) : Rabbi Ami et Rabbi Assi sont en désaccord. L'un a dit : Quiconque pose
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