Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- דִּכְתִיב: ״בַּמִּדְבָּר״. וּמַאן דְּאָמַר אֲסוּרִין, דִּכְתִיב: ״גְּזֵירָה״.se fonde sur un verset, car il est écrit : « Et il renverra le bouc dans le désert » (Lévitique 16, 22) : cette précision superflue enseigne que le bouc reste à la disposition de tous, comme ce qui est au désert. Et celui qui a dit qu'ils sont interdits se fonde sur le même verset, car il est écrit : « guezéra » (terre coupée), terme qui évoque une interdiction.
- וּמַאן דְּאָמַר אֲסוּרִין, הַאי ״מִדְבָּר״ מַאי עָבֵיד לֵיהּ? מִיבְּעֵי לֵיהּ לְכִדְתַנְיָא: ״הַמִּדְבָּרָה״, ״הַמִּדְבָּרָה״, ״בַּמִּדְבָּר״ — לְרַבּוֹת נוֹב וְגִבְעוֹן, שִׁילֹה, וּבֵית עוֹלָמִים.La Guemara demande : Et celui qui a dit qu'ils sont interdits, ce « désert », qu'en fait-il ? Elle répond : Il en a besoin pour ce qui a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : « vers le désert » (Lévitique 16, 10), « vers le désert » (Lévitique 16, 21), « dans le désert » (Lévitique 16, 22) : ces trois expressions viennent inclure Nov et Guivon, Chilo et la Maison éternelle (le Temple) : la mitsva du bouc s'applique à toutes ces époques.
- וְאִידַּךְ, הַאי ״גְּזֵירָה״ מַאי עָבֵיד לֵיהּ? מִיבְּעֵי לֵיהּ לְכִדְתַנְיָא: ״גְּזֵירָה״ — אֵין גְּזֵירָה אֶלָּא חֲתוּכָה. דָּבָר אַחֵר: אֵין גְּזֵירָה אֶלָּא דָּבָר הַמִּתְגַּזֵּר וְיוֹרֵד.La Guemara demande : Et l'autre, ce « guezéra », qu'en fait-il ? Elle répond : Il en a besoin pour ce qui a été enseigné dans une baraïta : « Guezéra » : guezéra ne signifie que « coupée » : un lieu aux rochers abrupts. Autre explication : guezéra ne désigne qu'une chose qui se coupe en morceaux et qui descend, c'est-à-dire le bouc mis en pièces.
- דָּבָר אַחֵר: ״גְּזֵירָה״, שֶׁמָּא תֹּאמַר מַעֲשֵׂה תֹהוּ הוּא, תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אֲנִי ה׳״, אֲנִי ה׳ גְּזַרְתִּיו, וְאֵין לְךָ רְשׁוּת לְהַרְהֵר בָּהֶן.Autre explication : « guezéra » est écrit pour le cas où tu dirais que c'est un acte vain : quelle sainteté et quelle expiation peut-il y avoir à précipiter un bouc ? Le verset enseigne : « Je suis Hachem » (Lévitique 18, 5) : Moi, Hachem, Je l'ai décrété (guezartiv), et tu n'as pas le droit de t'interroger à leur sujet.
- אָמַר רָבָא: מִסְתַּבְּרָא כְּמַאן דְּאָמַר מוּתָּרִין, לֹא אָמְרָה תּוֹרָה ״שַׁלַּח״ לְתַקָּלָה.Rava a dit : Il est raisonnable de penser comme celui qui a dit qu'ils sont permis : la Torah n'a pas dit « renvoie » le bouc pour causer un écueil : si les membres étaient interdits, quiconque les trouverait pourrait en tirer profit sans le savoir.
- תָּנוּ רַבָּנַן: ״עֲזָאזֵל״ — שֶׁיְּהֵא עַז וְקָשֶׁה. יָכוֹל בַּיִּשּׁוּב, תַּלְמוּד לוֹמַר: ״בַּמִּדְבָּר״, וּמִנַּיִן שֶׁבְּצוּק? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״גְּזֵירָה״. תַּנְיָא אִידַּךְ: ״עֲזָאזֵל״ — קָשֶׁה שֶׁבֶּהָרִים, וְכֵן הוּא אוֹמֵר: ״וְאֶת אֵילֵי הָאָרֶץ לָקָח״.Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta : « Azazel » : il faut que le lieu soit rude et dur. On pourrait croire que ce peut être en un lieu habité ; le verset enseigne : « dans le désert ». Et d'où savons-nous que c'est sur un précipice ? Le verset enseigne : « guezéra ». Il a été enseigné dans une autre baraïta : « Azazel » : la plus dure des montagnes, et de même, il est dit : « Et il a pris les puissants (eilei) du pays » (Ézéchiel 17, 13) : le mot el évoque ce qui est dur et puissant.
- תָּנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: ״עֲזָאזֵל״ — שֶׁמְּכַפֵּר עַל מַעֲשֵׂה עוּזָּא וְעַזָּאֵל.L'école de Rabbi Ichmaël a enseigné : « Azazel » : car ce bouc expie les actes de Ouza et Azaël, ces anges qui fautèrent avec les filles des hommes (Genèse 6, 2).
- תָּנוּ רַבָּנַן, ״אֶת מִשְׁפָּטַי תַּעֲשׂוּ״ — דְּבָרִים שֶׁאִלְמָלֵא (לֹא) נִכְתְּבוּ דִּין הוּא שֶׁיִּכָּתְבוּ, וְאֵלּוּ הֵן: עֲבוֹדָה זָרָה, וְגִלּוּי עֲרָיוֹת, וּשְׁפִיכוּת דָּמִים, וְגָזֵל, וּבִרְכַּת הַשֵּׁם.Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta à propos du verset : « Vous accomplirez Mes lois » (Lévitique 18, 4) : il s'agit de choses qui, si elles n'avaient pas été écrites, il serait logique qu'elles le soient. Les voici : l'idolâtrie, les relations interdites, le meurtre, le vol et la bénédiction du Nom, euphémisme pour la malédiction de D.ieu.
- ״אֶת חוּקּוֹתַי תִּשְׁמְרוּ״ — דְּבָרִים שֶׁהַשָּׂטָן מֵשִׁיב עֲלֵיהֶן, וְאֵלּוּ הֵן: אֲכִילַת חֲזִיר, וּלְבִישַׁת שַׁעַטְנֵז, וַחֲלִיצַת יְבָמָה, וְטׇהֳרַת מְצוֹרָע, וְשָׂעִיר הַמִּשְׁתַּלֵּחַ. וְשֶׁמָּא תֹּאמַר מַעֲשֵׂה תוֹהוּ הֵם, תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אֲנִי ה׳״, אֲנִי ה׳ חֲקַקְתִּיו, וְאֵין לְךָ רְשׁוּת לְהַרְהֵר בָּהֶן.« Vous garderez Mes décrets » : il s'agit de choses que le Satan conteste. Les voici : manger du porc, porter du chaatnez (tissu mêlé de laine et de lin), la 'halitsa (cérémonie de déchaussement) de la yevama (veuve sans enfant soumise au lévirat), la purification du lépreux et le bouc émissaire. Et de peur que tu ne dises que ce sont des actes vains, le verset enseigne : « Je suis Hachem » : Moi, Hachem, Je les ai décrétés, et tu n'as pas le droit de t'interroger à leur sujet.
- אֵימָתַי מְטַמֵּא בְּגָדִים. תָּנוּ רַבָּנַן: הַמְשַׁלֵּחַ מְטַמֵּא בְּגָדִים, וְאֵין הַשּׁוֹלֵחַ אֶת הַמְשַׁלֵּחַ מְטַמֵּא בְּגָדִים.Nous avons appris dans la Michna : À partir de quand rend-il ses vêtements tamé (rituellement impurs) ? Nos Maîtres ont enseigné : Celui qui renvoie le bouc rend ses vêtements tamé, mais celui qui envoie celui qui renvoie, à savoir ceux qui l'escortent, ne rend pas ses vêtements tamé.
- יָכוֹל מִשֶּׁיֵּצֵא חוּץ לְחוֹמַת עֲזָרָה — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״הַמְשַׁלֵּחַ״. אִי ״הַמְשַׁלֵּחַ״, יָכוֹל עַד שֶׁיַּגִּיעַ לַצּוּק — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְהַמְשַׁלֵּחַ״. הָא כֵּיצַד: מִשֶּׁיֵּצֵא חוּץ לְחוֹמַת יְרוּשָׁלַיִם, דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה.On pourrait croire que c'est dès qu'il sort hors de la muraille de la cour du Temple ; le verset enseigne : « Celui qui renvoie » : il faut que l'envoi ait commencé. Si c'est « celui qui renvoie », on pourrait croire que ce n'est qu'une fois arrivé au précipice ; le verset enseigne : « Et celui qui renvoie. » Comment concilier cela ? Dès qu'il sort hors de la muraille de Jérusalem. Telles sont les paroles de Rabbi Yehouda.
- רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: ״עֲזָאזֵל וְכִבֶּס״ — עַד שֶׁהִגִּיעַ לַצּוּק. רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: ״וְהַמְשַׁלֵּחַ אֶת הַשָּׂעִיר לַעֲזָאזֵל יְכַבֵּס בְּגָדָיו״, זוֹרְקוֹ בְּבַת רֹאשׁ וּמְטַמֵּא בְּגָדִים.Rabbi Yossé dit : « à Azazel… lavera » (Lévitique 16, 26) : ses vêtements ne sont pas impurs tant qu'il n'est pas arrivé au précipice. Rabbi Chimon dit : « Et celui qui renvoie le bouc à Azazel lavera ses vêtements » : il le jette la tête la première et alors seulement il rend ses vêtements tamé.
- מַתְנִי׳ בָּא לוֹ אֵצֶל פַּר וְשָׂעִיר הַנִּשְׂרָפִין, קְרָעָן, וְהוֹצִיא אֶת אֵימוּרֵיהֶן, נְתָנָן בְּמָגֵיס וְהִקְטִירָן עַל גַּבֵּי הַמִּזְבֵּחַ.MICHNA : Après avoir remis le bouc à celui qui devait le conduire, le Cohen Gadol venait auprès du taureau et du bouc destinés à être brûlés, il les déchirait, et il en sortait les émourim (parties destinées à l'autel), les plaçait dans un maguis (grand plat) et les faisait fumer sur l'autel.
- קְלָעָן בְּמִקְלָעוֹת וְהוֹצִיאָן לְבֵית הַשְּׂרֵיפָה. וּמֵאֵימָתַי מְטַמְּאִין בְּגָדִים — מִשֶּׁיֵּצְאוּ חוּץ לְחוֹמַת הָעֲזָרָה. רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: מִשֶּׁיַּצִּית הָאוּר בְּרוּבָּן.Il les entrelaçait en tresses sur deux perches portées par quatre hommes, et on les sortait vers le lieu de la combustion, hors de Jérusalem. Et à partir de quand rendent-ils les vêtements tamé de ceux qui les portent ? Dès qu'ils sortent hors de la muraille de la cour du Temple. Rabbi Chimon dit : Dès que le feu a pris dans leur majeure partie.
- גְּמָ׳ ״וְהִקְטִירָן״ סָלְקָא דַּעְתָּךְ? אֶלָּא אֵימָא: לְהַקְטִירָן עַל גַּבֵּי מִזְבֵּחַ.GUEMARA : La Michna dit qu'il « les faisait fumer » ? Te viendrait-il à l'esprit qu'il le faisait aussitôt ? Il lui reste d'autres services à accomplir avant cela. Dis plutôt : il les plaçait dans le plat pour les faire fumer sur l'autel plus tard.
- ״קְלָעָן בְּמִקְלָעוֹת״. אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: כְּמִין קְלִיעָה. תָּנָא: לֹא הָיָה מְנַתְּחָן נִיתּוּחַ בְּשַׂר עוֹלָה, אֶלָּא עוֹר עַל גַּבֵּי בָּשָׂר. מְנָא הָנֵי מִילֵּי? דְּתַנְיָא: רַבִּי אוֹמֵר: נֶאֱמַר כָּאן עוֹר וּבָשָׂר וָפֶרֶשׁ, וְנֶאֱמַר לְהַלָּן עוֹר וּבָשָׂר וָפֶרֶשׁ,Nous avons appris dans la Michna : « Il les entrelaçait en tresses. » Rabbi Yo'hanan a dit : il les disposait en forme de tresse. Il a été enseigné : Il ne les découpait pas à la manière de la découpe de la chair de l'ola (holocauste), où l'animal est d'abord dépouillé, mais il laissait la peau sur la chair. D'où savons-nous cela ? Car il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Yehouda HaNassi dit : Il est dit ici à propos du taureau et du bouc de Yom Kippour « peau, chair et excréments » (Lévitique 16, 27), et il est dit plus loin à propos du taureau du Cohen oint « peau, chair et excréments » (Lévitique 4, 11).
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