Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אַחְווֹתָא.étaient sœurs jumelles.
- וְלָא מִיפַּקְדִי? וְהָאָמַר רַב אַחָא בַּר רַב קַטִּינָא אָמַר רַבִּי יִצְחָק: מַעֲשֶׂה בְּאִשָּׁה אַחַת שֶׁחֶצְיָהּ שִׁפְחָה וְחֶצְיָהּ בַּת חוֹרִין, וְכָפוּ אֶת רַבָּהּ וַעֲשָׂאָהּ בַּת חוֹרִין! אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: מִנְהַג הֶפְקֵר נָהֲגוּ בָּהּ.La Guemara (discussion des Amoraïm sur la Michna) demande : Et les femmes n'ont-elles pas reçu l'ordre d'être fécondes ? Or Rav A'ha bar Rav Ketina n'a-t-il pas dit que Rabbi Yits'hak a dit : Il arriva qu'une femme fût à moitié servante et à moitié libre — elle ne pouvait donc se marier ni avec un esclave ni avec un Juif —, et ils ont contraint son maître, et il en a fait une femme libre ! C'était sans doute pour qu'elle puisse accomplir la mitsva (commandement) d'être féconde. Rav Na'hman bar Yits'hak a dit : Ce fut parce qu'on se conduisait envers elle de façon dévergondée : ne pouvant se marier, elle s'abandonnait, et le tribunal a contraint son maître pour mettre fin à la faute.
הֲדַרַן עֲלָךְ הַבָּא עַל יְבִמְתּוֹ
Nous reviendrons à toi, Haba al yevimto (fin du chapitre six).- אַלְמָנָה לְכֹהֵן גָּדוֹל, גְּרוּשָׁה וַחֲלוּצָה לְכֹהֵן הֶדְיוֹט, הִכְנִיסָה לוֹ עַבְדֵי מְלוֹג וְעַבְדֵי צֹאן בַּרְזֶל, עַבְדֵי מְלוֹג — לֹא יֹאכְלוּ בִּתְרוּמָה, עַבְדֵי צֹאן בַּרְזֶל — יֹאכֵלוּ.Une veuve mariée à un Cohen Gadol (grand prêtre), une divorcée ou une 'haloutsa (veuve libérée du lévirat par la 'halitsa) mariée à un Cohen ordinaire : ce sont des unions interdites par la Torah. Si l'une d'elles lui a apporté des esclaves de mélog (biens dont elle reste propriétaire, le mari n'en ayant que l'usufruit) et des esclaves de tson barzel (« troupeau de fer » : biens estimés dans la ketouba et garantis par le mari), les esclaves de mélog ne mangeront pas de terouma (prélèvement donné au Cohen), et les esclaves de tson barzel mangeront de la terouma.
- וְאֵלּוּ הֵן עַבְדֵי מְלוֹג: אִם מֵתוּ — מֵתוּ לָהּ, וְאִם הוֹתִירוּ — הוֹתִירוּ לָהּ, אַף עַל פִּי שֶׁהוּא חַיָּיב בִּמְזוֹנוֹתָן הֲרֵי אֵלּוּ לֹא יֹאכְלוּ בִּתְרוּמָה. וְאֵלּוּ הֵן עַבְדֵי צֹאן בַּרְזֶל: אִם מֵתוּ — מֵתוּ לוֹ, וְאִם הוֹתִירוּ — הוֹתִירוּ לוֹ, הוֹאִיל וְהוּא חַיָּיב בְּאַחְרָיוּתָן — הֲרֵי אֵלּוּ יֹאכְלוּ בִּתְרוּמָה.Et voici quels sont les esclaves de mélog : s'ils meurent, ils meurent pour elle, et s'ils prennent de la valeur, ils en prennent pour elle : perte et gain sont à sa charge à elle. Bien qu'il soit tenu à leur subsistance, ceux-ci ne mangeront pas de terouma, car ils lui appartiennent à elle. Et voici quels sont les esclaves de tson barzel : s'ils meurent, ils meurent pour lui, et s'ils prennent de la valeur, ils en prennent pour lui. Puisqu'il est responsable d'eux, ceux-ci mangeront de la terouma.
- בַּת יִשְׂרָאֵל שֶׁנִּיסֵּת לְכֹהֵן וְהִכְנִיסָה לוֹ עֲבָדִים, בֵּין עַבְדֵי מְלוֹג, בֵּין עַבְדֵי צֹאן בַּרְזֶל — הֲרֵי אֵלּוּ יֹאכְלוּ בִּתְרוּמָה. וּבַת כֹּהֵן שֶׁנִּיסֵּת לְיִשְׂרָאֵל וְהִכְנִיסָה לוֹ עֲבָדִים, בֵּין עַבְדֵי מְלוֹג, בֵּין עַבְדֵי צֹאן בַּרְזֶל — הֲרֵי אֵלּוּ לֹא יֹאכְלוּ בִּתְרוּמָה.Une fille d'Israël qui a épousé un Cohen et lui a apporté des esclaves, qu'ils soient esclaves de mélog ou esclaves de tson barzel, ceux-ci mangeront de la terouma. Et une fille de Cohen qui a épousé un Israélite et lui a apporté des esclaves, qu'ils soient esclaves de mélog ou esclaves de tson barzel, ceux-ci ne mangeront pas de terouma.
- גְּמָ׳ וְעַבְדֵי מְלוֹג לֹא יֹאכְלוּ בִּתְרוּמָה, אַמַּאי? לֶהֱוֵי כְּקִנְיָנוֹ שֶׁקָּנָה קִנְיָן! דְּתַנְיָא: מִנַּיִן לְכֹהֵן שֶׁנָּשָׂא אִשָּׁה וְקָנָה עֲבָדִים שֶׁיֹּאכְלוּ בִּתְרוּמָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְכֹהֵן כִּי יִקְנֶה נֶפֶשׁ קִנְיַן כַּסְפּוֹ הוּא יֹאכַל בּוֹ״.Guemara : La Michna enseigne : Et les esclaves de mélog ne mangeront pas de terouma. Pourquoi ? Que ce cas soit comme son acquis qui a fait une acquisition, car il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : D'où savons-nous, pour un Cohen qui a épousé une femme et qui a acquis des esclaves, qu'ils mangent de la terouma ? Comme il est dit : « Et si un Cohen acquiert une personne, acquisition de son argent, celle-ci en mangera » (Lévitique 22, 11).
- וּמִנַּיִן לְאִשָּׁה שֶׁקָּנְתָה עֲבָדִים, וַעֲבָדָיו שֶׁקָּנוּ עֲבָדִים, שֶׁיֹּאכְלוּ בִּתְרוּמָה — שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְכֹהֵן כִּי יִקְנֶה נֶפֶשׁ קִנְיַן כַּסְפּוֹ הוּא יֹאכַל בּוֹ״, קִנְיָנוֹ שֶׁקָּנָה קִנְיָן — אוֹכֵל.Et d'où savons-nous, pour une épouse qui a acquis des esclaves, et pour ses esclaves à lui qui ont acquis des esclaves, qu'ils mangent de la terouma ? Comme il est dit : « Et si un Cohen acquiert une personne, acquisition de son argent, celle-ci en mangera » : son acquis qui a fait une acquisition, celle-ci mange. Ici aussi, l'épouse devrait compter comme son acquis, et ses esclaves de mélog devraient manger !
- כׇּל הָאוֹכֵל — מַאֲכִיל, כֹּל שֶׁאֵין אוֹכֵל — אֵינוֹ מַאֲכִיל.La Guemara répond : Tout celui qui mange de la terouma fait manger les autres ; tout celui qui ne mange pas ne fait pas manger. Or cette femme, d'union interdite, n'en mange pas, et ne peut donc en faire manger ses esclaves.
- וְלָא? וַהֲרֵי עָרֵל, וְכׇל הַטְּמֵאִים שֶׁאֵינָן אוֹכְלִין, וּמַאֲכִילִין! הָתָם, פּוּמַּיְיהוּ כָּאֵיב לְהוּ.Et n'en est-il pas ainsi ? Or voici l'incirconcis — un Cohen dont la circoncision serait dangereuse — et tous les Cohanim impurs, qui ne mangent pas, et qui pourtant font manger leurs femmes et leurs esclaves ! Là-bas, leur bouche leur fait mal : ce n'est pas une inaptitude de fond, mais comme un empêchement passager susceptible de réparation.
- וַהֲרֵי מַמְזֵר, שֶׁאֵין אוֹכֵל, וּמַאֲכִיל!La Guemara objecte : Mais voici le mamzer (enfant né d'une union interdite), qui ne mange pas et qui fait manger ! Si une fille d'Israël a épousé un Cohen et que leur fille a enfanté d'un mamzer, la grand-mère veuve mange de la terouma grâce à ce descendant, qui lui-même n'en mange pas.
- אָמַר רָבִינָא: קִנְיָן אוֹכֵל קָאָמַר, קִנְיָן אוֹכֵל — מַאֲכִיל, שֶׁאֵינוֹ אוֹכֵל — אֵינוֹ מַאֲכִיל.Ravina a dit : Il parle d'un acquis qui mange : un acquis du Cohen qui mange fait manger ; un acquis qui ne mange pas, comme l'épouse interdite, ne fait pas manger.
- וְרָבָא אָמַר: מִדְּאוֹרָיְיתָא מֵיכָל אָכְלִי, וְרַבָּנַן הוּא דְּגָזְרִי בְּהוּ, כְּדֵי שֶׁתֹּאמַר: אֲנִי אֵינִי אוֹכֶלֶת, עֲבָדַי אֵינָן אוֹכְלִין — זוֹנָה הִיא אֶצְלוֹ?! הִלְכָּךְ אָתֵי לְאַפּוֹקַהּ.Et Rava a dit : D'après la Torah, ils mangent vraiment, et ce sont nos Maîtres qui ont décrété à leur sujet, afin qu'elle dise : Moi, je ne mange pas, mes esclaves ne mangent pas : suis-je donc une femme dévergondée auprès de lui ?! C'est pourquoi il en viendra à la renvoyer, ce qui est le but recherché.
- רַב אָשֵׁי אָמַר: גְּזֵירָה שֶׁמָּא תַּאֲכִיל לְאַחַר מִיתָה.Rav Achi a dit : C'est un décret, de peur qu'elle ne les fasse manger après la mort de son mari.
- אֶלָּא מֵעַתָּה, בַּת יִשְׂרָאֵל שֶׁנִּשֵּׂאת לְכֹהֵן לֹא תַּאֲכִיל, גְּזֵירָה שֶׁמָּא תַּאֲכִיל לְאַחַר מִיתָה!La Guemara demande : Mais alors, une fille d'Israël qui a épousé un Cohen ne devrait pas non plus faire manger ses esclaves de mélog, par décret, de peur qu'elle ne les fasse manger après la mort de son mari !
- אֶלָּא אָמַר רַב אָשֵׁי: בְּאַלְמָנָה כֹּהֶנֶת, דְּאָתְיָא לְאוֹרוֹיֵי: מֵעִיקָּרָא אֲכַלִי בִּתְרוּמָה דְּבֵי נָשָׁא, אִינְּסֵבִי לֵיהּ לְהַאי — אֲכַלִי בִּתְרוּמָה דְגַבְרַאי, וְהַשְׁתָּא הֲדַרִי לִי לְמִילְּתַאי קַמַּיְיתָא. וְלָא יָדְעָה דְּמֵעִיקָּרָא לָא שַׁוֵּיתַהּ לְנַפְשַׁהּ חֲלָלָה, הַשְׁתָּא שַׁוֵּיתַהּ לְנַפְשַׁהּ חֲלָלָה.Mais alors Rav Achi a dit : Le décret vise une veuve fille de Cohen remariée à un Cohen Gadol, qui en viendrait à enseigner ainsi : Au début, ils mangeaient de la terouma de la maison de mon père ; j'ai épousé cet homme, ils ont mangé de la terouma de mon mari ; et maintenant, je suis revenue à ma situation première. Et elle ne sait pas qu'au début elle ne s'était pas rendue 'halala (disqualifiée de la prêtrise), alors que maintenant elle s'est rendue 'halala.
- תִּינַח אַלְמָנָה כֹּהֶנֶת, אַלְמָנָה בַּת יִשְׂרָאֵל מַאי אִיכָּא לְמֵימַר? בְּאַלְמְנוּתַהּ לָא פְּלִיגִי רַבָּנַן.La Guemara demande : Cela va pour une veuve fille de Cohen ; pour une veuve fille d'Israël, que peut-on dire ? Elle n'a pas de maison paternelle où revenir ! Pour ce qui est de la condition de veuve, nos Maîtres n'ont pas fait de distinction entre une veuve et une autre.
- אִיתְּמַר: הַמַּכְנֶסֶת שׁוּם לְבַעְלָהּ, הִיא אוֹמֶרֶת: כֵּלַי אֲנִי נוֹטֶלֶת, וְהוּא אוֹמֵר: דָּמִים אֲנִי נוֹתֵן, הַדִּין עִם מִי? רַב יְהוּדָה אָמַר:Il a été dit (par les Amoraïm) : Celle qui apporte à son mari un bien estimé : au moment de recouvrer sa ketouba, si elle dit : Je prends mes objets, et s'il dit : Je donne l'argent, avec qui est le droit ? Rav Yehouda a dit :
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