Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מַהוּ? בָּתַר נִישּׂוּאִין אָזְלִינַן, אוֹ בָּתַר אֵירוּסִין אָזְלִינַן.qu'en est-il ? Suivons-nous le mariage, ou suivons-nous les irrousin (fiançailles consacrantes) ? Au mariage elle était inapte pour lui, aux irrousin elle était encore apte.
- אֲמַר לֵיהּ, תְּנֵיתוּהָ: נִתְאַרְמְלוּ אוֹ נִתְגָּרְשׁוּ, מִן הַנִּשּׂוּאִין — פְּסוּלוֹת, מִן הָאֵירוּסִין — כְּשֵׁרוֹת.Chmouel lui a dit : vous l'avez appris dans la Michna : si elles sont devenues veuves ou ont divorcé, après le mariage, elles sont inaptes ; après les irrousin, elles sont aptes à manger de la terouma (prélèvement donné au Cohen).
- אֲמַר לֵיהּ: לְשַׁוּוֹיֵהּ חֲלָלָה לָא קָמִיבַּעְיָא לִי, דְּבִיאָה הִיא דִּמְשַׁוְּויָה חֲלָלָה. כִּי קָמִיבַּעְיָא לִי: ״וְהוּא אִשָּׁה בִבְתוּלֶיהָ יִקָּח״, מַאי? קִיחָה דְקִדּוּשִׁין בָּעֵינַן, אוֹ קִיחָה דְנִישּׂוּאִין בָּעֵינַן.Rabbi 'Hiya bar Yossef lui a dit : la faire 'halala (femme disqualifiée de la prêtrise), je ne pose pas cette question, car c'est la bi'a (union conjugale) qui la rend 'halala. Ma question est celle-ci : « Et lui, il prendra une femme dans sa virginité » (Lévitique 21, 13) : qu'en est-il ? Exige-t-on la prise des kiddouchin (consécration) ou exige-t-on la prise du mariage ?
- אֲמַר לֵיהּ, הָא נָמֵי תְּנֵיתוּהָ: אֵירַס אֶת הָאַלְמָנָה וְנִתְמַנָּה לִהְיוֹת כֹּהֵן גָּדוֹל — יִכְנוֹס. שָׁאנֵי הָתָם, דִּכְתִיב: ״יִקַּח אִשָּׁה״.Chmouel lui a dit : cela aussi, vous l'avez appris (plus loin, 61a) : s'il a consacré une veuve et a été nommé Cohen Gadol (grand-prêtre), il peut l'épouser. Ainsi nous suivons les irrousin. La Guemara réfute : Là c'est différent, car il est écrit : « il prendra pour femme » (Lévitique 21, 14) ; le mot superflu inclut ce cas.
- הָכָא נָמֵי, כְּתִיב ״אִשָּׁה״! אַחַת וְלֹא שְׁתַּיִם.La Guemara objecte : Ici aussi, il est écrit « une femme » ! Elle répond : Le mot inclut un seul cas et non deux.
- וּמָה רָאִיתָ? הָא — אִישְׁתַּנִּי גּוּפַהּ, וְהָא — לָא אִישְׁתַּנִּי גּוּפַהּ.Et qu'as-tu vu pour inclure la veuve plutôt que la majeure ? Celle-ci (la majeure) : son corps a changé ; et celle-là (la veuve) : son corps n'a pas changé.
- מַתְנִי׳ כֹּהֵן גָּדוֹל לֹא יִשָּׂא אַלְמָנָה, בֵּין אַלְמָנָה מִן הָאֵירוּסִין, בֵּין אַלְמָנָה מִן הַנִּישּׂוּאִין. וְלֹא יִשָּׂא אֶת הַבּוֹגֶרֶת. רַבִּי אֶלְעָזָר וְרַבִּי שִׁמְעוֹן מַכְשִׁירִין בְּבוֹגֶרֶת [וְלֹא יִשָּׂא אֶת מוּכַּת עֵץ].Michna : Un Cohen Gadol n'épousera pas une veuve, qu'elle soit veuve après les irrousin ou veuve après le mariage. Et il n'épousera pas une majeure. Rabbi Elazar et Rabbi Chimon déclarent apte la majeure. [Et il n'épousera pas une femme moukat ets] (dont la virginité a été perdue par accident).
- גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: ״אַלְמָנָה ... לֹא יִקַּח״ — בֵּין אַלְמָנָה מִן הָאֵירוּסִין, בֵּין אַלְמָנָה מִן הַנִּישּׂוּאִין. פְּשִׁיטָא! מַהוּ דְּתֵימָא: לֵילַף ״אַלְמָנָה״ ״אַלְמָנָה״ מִתָּמָר, מָה לְהַלָּן מִן הַנִּישּׂוּאִין — אַף כָּאן מִן הַנִּישּׂוּאִין, קָא מַשְׁמַע לַן.Guemara : Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta) : « Une veuve… il ne prendra pas » (Lévitique 21, 14) : qu'elle soit veuve après les irrousin ou veuve après le mariage. La Guemara s'étonne : C'est évident ! Elle répond : Tu aurais pu dire : déduisons « veuve », « veuve » de Tamar : de même que là-bas elle était veuve après le mariage, de même ici après le mariage ; cela nous apprend que non.
- וְאֵימָא הָכִי נָמֵי?! דּוּמְיָא דִּגְרוּשָׁה: מָה גְּרוּשָׁה — בֵּין מִן הַנִּישּׂוּאִין בֵּין מִן הָאֵירוּסִין, אַף אַלְמָנָה — בֵּין מִן הָאֵירוּסִין בֵּין מִן הַנִּישּׂוּאִין.La Guemara demande : Et disons qu'il en est bien ainsi ! Elle répond : Le verset est semblable à la divorcée : de même que la divorcée est interdite aussi bien après le mariage qu'après les irrousin, de même la veuve, aussi bien après les irrousin qu'après le mariage.
- וְלֹא יִשָּׂא אֶת הַבּוֹגֶרֶת. תָּנוּ רַבָּנַן: ״וְהוּא אִשָּׁה בִבְתוּלֶיהָ יִקָּח״, פְּרָט לַבּוֹגֶרֶת — שֶׁכָּלוּ לָהּ בְּתוּלֶיהָ. דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. רַבִּי אֶלְעָזָר וְרַבִּי שִׁמְעוֹן מַכְשִׁירִין בְּבוֹגֶרֶת.« Et il n'épousera pas une majeure. » Nos Maîtres ont enseigné : « Et lui, il prendra une femme dans sa virginité » : à l'exclusion de la majeure, dont la virginité s'est achevée. Telles sont les paroles de Rabbi Méïr. Rabbi Elazar et Rabbi Chimon déclarent apte la majeure.
- בְּמַאי קָא מִיפַּלְגִי? רַבִּי מֵאִיר סָבַר: ״בְּתוּלָה״ — אֲפִילּוּ מִקְצָת בְּתוּלִים מַשְׁמַע. ״בְּתוּלֶיהָ״ — עַד דְּאִיכָּא כׇּל הַבְּתוּלִים. ״בִּבְתוּלֶיהָ״, בִּכְדַרְכָּהּ — אִין, שֶׁלֹּא כְּדַרְכָּהּ — לָא.Sur quoi divergent-ils ? Rabbi Méïr pense : « vierge » implique même une virginité partielle ; « sa virginité » : il faut toute la virginité ; « dans sa virginité » : selon la voie naturelle, oui, cela disqualifie ; hors de la voie naturelle, non.
- וְרַבִּי אֶלְעָזָר וְרַבִּי שִׁמְעוֹן סָבְרִי: ״בְּתוּלָה״ — בְּתוּלָה שְׁלֵימָה מַשְׁמַע. ״בְּתוּלֶיהָ״ — וַאֲפִילּוּ מִקְצָת בְּתוּלִים. ״בִּבְתוּלֶיהָ״ — עַד שֶׁיִּהְיוּ כׇּל בְּתוּלֶיהָ קַיָּימִין, בֵּין בִּכְדַרְכָּהּ, בֵּין שֶׁלֹּא כְּדַרְכָּהּ.Et Rabbi Elazar et Rabbi Chimon pensent : « vierge » implique une vierge complète ; « sa virginité » : même une virginité partielle ; « dans sa virginité » : il faut que toute sa virginité soit intacte, aussi bien selon la voie naturelle que hors de la voie naturelle.
- אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: נִבְעֲלָה שֶׁלֹּא כְּדַרְכָּהּ — פְּסוּלָה לַכְּהוּנָּה. מֵתִיב רָבָא: ״וְלוֹ תִהְיֶה לְאִשָּׁה״ — בְּאִשָּׁה הָרְאוּיָה לוֹ, פְּרָט לְאַלְמָנָה לְכֹהֵן גָּדוֹל, גְּרוּשָׁה וַחֲלוּצָה לְכֹהֵן הֶדְיוֹט.Rav Yehouda a dit au nom de Rav : si elle a eu une union hors de la voie naturelle, elle est inapte à la prêtrise, c'est-à-dire au Cohen Gadol. Rava a objecté : « Et elle sera sa femme » (Deutéronome 22, 19) : une femme qui lui convient, à l'exclusion d'une veuve pour un Cohen Gadol, d'une divorcée et d'une 'haloutsa (femme libérée du lévirat par la 'halitsa) pour un Cohen ordinaire.
- הֵיכִי דָּמֵי? אִלֵּימָא בִּכְדַרְכָּהּ, מַאי אִירְיָא מִשּׁוּם אַלְמָנָה? תִּיפּוֹק לֵיהּ מִשּׁוּם דְּהָוְיָא לַהּ בְּעוּלָה, אֶלָּא לָאו: שֶׁלֹּא כְּדַרְכָּהּ, וּמִשּׁוּם אַלְמָנָה — אִין, מִשּׁוּם בְּעוּלָה — לָא!De quoi s'agit-il ? Si l'on dit selon la voie naturelle, pourquoi parler de la veuve ? Tire-le plutôt du fait qu'elle est be'oula (non vierge) ! N'est-ce pas plutôt hors de la voie naturelle : au titre de veuve, oui, elle est interdite ; au titre de be'oula, non !
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