Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וּלְאִשָּׁה בְּעָלְמָא — אֵין גֵּט, מִפְּנֵי שֶׁאֵין בְּיָדוֹ לְגָרְשָׁהּ. בָּעֵי רָמֵי בַּר חָמָא: לִיבִמְתּוֹ, מַהוּ? כֵּיוָן דַּאֲגִידָא בֵּיהּ — כַּאֲרוּסָתוֹ דָּמְיָא, אוֹ דִלְמָא: כֵּיוָן דְּלָא עֲבַד בַּהּ מַאֲמָר — לָא? תֵּיקוּ.Mais pour une femme quelconque, sans lien avec lui, même s'il l'épouse ensuite, ce n'est pas un get (acte de divorce), parce qu'il n'est pas en son pouvoir de la divorcer au moment de la rédaction. Rami bar 'Hama a demandé : s'il l'a écrit pour sa yevama (veuve soumise au lévirat), qu'en est-il ? Puisqu'elle lui est liée, est-elle comparable à sa fiancée ; ou bien, puisqu'il ne lui a pas fait de maamar (consécration préalable d'ordre rabbinique), non ? Tékou (la question reste en suspens).
- בָּעֵי רַב חֲנַנְיָה: כָּתַב גֵּט לְזִיקָּתוֹ וְלֹא לְמַאֲמָרוֹ, לְמַאֲמָרוֹ וְלֹא לְזִיקָּתוֹ, מַהוּ? מַאֲמָר עִילָּוֵי זִיקָה קָא רְמֵי, וְהָוֵה לֵיהּ כִּמְגָרֵשׁ חֲצִי אִשָּׁה, וְהַמְגָרֵשׁ חֲצִי אִשָּׁה לֹא עָשָׂה וְלֹא כְלוּם, אוֹ דִּלְמָא: הַאי לְחוֹדֵיהּ קָאֵי וְהַאי לְחוֹדֵיהּ קָאֵי.Rav 'Hananya a demandé : S'il a écrit un get pour sa zika (lien lévirique) et non pour son maamar, ou pour son maamar et non pour sa zika, qu'en est-il ? Le maamar se pose-t-il sur la zika, et il est alors comme celui qui divorce une moitié de femme, et celui qui divorce une moitié de femme n'a rien fait du tout ; ou bien peut-être celui-ci tient-il seul et celle-là tient-elle seule, de sorte qu'il peut annuler l'un sans l'autre ?
- וְתִפְשׁוֹט לֵיהּ מִדְּרָבָא, דְּאָמַר רָבָא: נָתַן גֵּט לְמַאֲמָרוֹ — הוּתְּרָה צָרָתָהּ! לְרָבָא פְּשִׁיטָא לֵיהּ, לְרַב חֲנַנְיָה מִיבַּעְיָא לֵיהּ, מַאי — תֵּיקוּ.La Guemara demande : Et tranche donc d'après Rava, car Rava a dit : S'il a donné un get pour son maamar, sa coépouse est permise ! Cela montre que le maamar et la zika sont distincts. La Guemara répond : Pour Rava, c'est évident ; pour Rav 'Hananya, c'est une question. Qu'en est-il ? Tékou.
- חָלַץ וְעָשָׂה מַאֲמָר. אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: זוֹ דִּבְרֵי רַבִּי עֲקִיבָא, דְּאָמַר: אֵין קִדּוּשִׁין תּוֹפְסִין בְּחַיָּיבֵי לָאוִין. אֲבָל חֲכָמִים אוֹמְרִים: יֵשׁ אַחַר חֲלִיצָה כְּלוּם.La Michna enseigne : S'il a fait la 'halitsa (cérémonie qui libère la veuve du lévirat) et un maamar, rien n'a d'effet après la 'halitsa. Rav Yehouda a dit au nom de Rav : Ce sont les paroles de Rabbi Akiva, qui dit que les fiançailles ne prennent pas effet sur celles pour qui l'on est passible d'un interdit simple. Mais les Sages disent : il y a quelque chose après la 'halitsa.
- וּמִי מָצֵית מוֹקְמַתְּ לַהּ כְּרַבִּי עֲקִיבָא, וְהָא קָתָנֵי רֵישָׁא: נָתַן גֵּט וְעָשָׂה מַאֲמָר — צְרִיכָה גֵּט וַחֲלִיצָה. וְאִי רַבִּי עֲקִיבָא, כֵּיוָן דִּיהַב לָהּ גֵּט, מִי מַהֲנֵי בַּהּ מַאֲמָר?La Guemara demande : Et peux-tu l'établir selon Rabbi Akiva ? Or, voici qu'il est enseigné au début de la Michna : S'il a donné un get et a fait un maamar, elle a besoin d'un get et d'une 'halitsa. Et si c'est Rabbi Akiva, puisqu'il lui a donné un get, le maamar a-t-il un effet sur elle ?
- וְהָתַנְיָא, רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: מִנַּיִן לְנוֹתֵן גֵּט לִיבִמְתּוֹ שֶׁנֶּאֶסְרָה עָלָיו עוֹלָמִית — שֶׁנֶּאֱמַר: ״לֹא יוּכַל בַּעְלָהּ הָרִאשׁוֹן אֲשֶׁר שִׁלְּחָהּ״ — אַחַר שִׁילּוּחַ.Car il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Rabbi Akiva dit : D'où savons-nous que celui qui donne un get à sa yevama, elle lui devient interdite à jamais ? Comme il est dit : « Son premier mari, qui l'a renvoyée, ne pourra pas la reprendre pour épouse » (Deutéronome 24, 4) : après un renvoi. Elle lui est donc interdite, et aucun acte du yavam (le beau-frère soumis au lévirat) ne devrait plus avoir d'effet.
- אָמַר רַב אָשֵׁי: גֵּט יְבָמִין מִדְּרַבָּנַן, וּקְרָא אַסְמַכְתָּא בְּעָלְמָא.Rav Achi a dit : Le get des yevamin est d'ordre rabbinique, et le verset n'est qu'un simple appui. Il n'y a donc pas d'interdit de la Torah, et le maamar qui suit a un effet, même selon Rabbi Akiva.
- תַּנְיָא נָמֵי הָכִי, אָמַר רַבִּי: אֵין הַדְּבָרִים הַלָּלוּ אֲמוּרִים אֶלָּא לְדִבְרֵי רַבִּי עֲקִיבָא, שֶׁהָיָה עוֹשֶׂה חֲלוּצָה כְּעֶרְוָה. אֲבָל חֲכָמִים אוֹמְרִים: יֵשׁ אַחַר חֲלִיצָה כְּלוּם. וַאֲנִי אוֹמֵר: אֵימָתַי — בִּזְמַן שֶׁקִּדְּשָׁהּ לְשׁוּם אִישׁוּת, אֲבָל קִדְּשָׁהּ לְשׁוּם יַבְמוּת — אֵין אַחַר חֲלִיצָה כְּלוּם.Il a aussi été enseigné ainsi : Rabbi (Yehouda HaNassi) a dit : Ces paroles n'ont été dites que selon Rabbi Akiva, qui considérait la 'haloutsa (femme ayant fait la 'halitsa) comme une union interdite. Mais les Sages disent : il y a quelque chose après la 'halitsa. Et moi, je dis : quand ? Lorsqu'il l'a consacrée en vue d'un mariage ordinaire ; mais s'il l'a consacrée en vue du lévirat, il n'y a rien après la 'halitsa.
- תַּנְיָא אִידַּךְ: הַחוֹלֵץ לִיבִמְתּוֹ וְחָזַר וְקִדְּשָׁהּ, רַבִּי אוֹמֵר: אִם קִדְּשָׁהּ לְשׁוּם אִישׁוּת — צְרִיכָה הֵימֶנּוּ גֵּט, לְשׁוּם יַבְמוּת — אֵין צְרִיכָה הֵימֶנּוּ גֵּט. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: בֵּין שֶׁקִּדְּשָׁהּ לְשׁוּם אִישׁוּת, בִּין שֶׁקִּדְּשָׁהּ לְשׁוּם יַבְמוּת — צְרִיכָה הֵימֶנּוּ גֵּט.Il a été enseigné dans une autre baraïta : Celui qui fait la 'halitsa à sa yevama et la consacre ensuite, Rabbi dit : S'il l'a consacrée en vue d'un mariage ordinaire, elle a besoin de sa part d'un get ; en vue du lévirat, elle n'a pas besoin de sa part d'un get. Et les Sages disent : qu'il l'ait consacrée en vue d'un mariage ordinaire ou qu'il l'ait consacrée en vue du lévirat, elle a besoin de sa part d'un get.
- אָמַר רַב יוֹסֵף: מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי — עֲשָׂאוּהָ כְּעוֹדֵר בְּנִכְסֵי הַגֵּר וּכְסָבוּר שֶׁלּוֹ הֵן, דְּלָא קָנֵי.Rav Yossef a dit : Quelle est la raison de Rabbi ? Ils l'ont considéré comme celui qui bêche dans les biens du converti mort sans héritier, biens que chacun peut acquérir, en pensant qu'ils sont à lui, qui n'acquiert pas, faute d'intention d'acquérir. Ici aussi, il pensait la consacrer par le lien lévirique, qui n'existe plus.
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: מִי דָּמֵי? הָתָם לָא קָא מְכַוֵּין לְמִיקְנֵי, הָכָא קָא מְכַוֵּין לְמִיקְנֵי! הָא לָא דָּמְיָא אֶלָּא לְעוֹדֵר בְּנִכְסֵי גֵּר זֶה וּכְסָבוּר שֶׁל גֵּר אַחֵר הוּא, דְּקָנֵי.Abayé lui a dit : Est-ce comparable ? Là-bas, il n'a pas l'intention d'acquérir ; ici, il a l'intention d'acquérir ! Ce cas n'est comparable qu'à celui qui bêche dans les biens de ce converti en pensant qu'ils sont à un autre converti, qui acquiert.
- אֶלָּא אָמַר אַבָּיֵי: הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן, כְּגוֹן דַּאֲמַר לַהּ: הִתְקַדְּשִׁי לִי בְּמַאֲמָר יְבָמִין. רַבִּי סָבַר: מַאֲמָר עִילָּוֵי זִיקָה קָא רָמֵי, וַאֲתַאי חֲלִיצָה אַפְקַעְתַּהּ לְזִיקָּהּ. וְרַבָּנַן סָבְרִי: הַאי לְחוֹדֵיהּ קָאֵי וְהַאי לְחוֹדֵיהּ קָאֵי. מֵעִיקָּרָא אִילּוּ אֲמַר לַהּ ״הִתְקַדְּשִׁי לִי בְּמַאֲמַר יְבָמִין״, מִי לָא מַהֲנֵי? הַשְׁתָּא נָמֵי מַהֲנֵי.Abayé a donc dit plutôt : De quoi s'agit-il ici ? D'un cas où il lui a dit : « Sois consacrée à moi par le maamar des yevamin ». Rabbi pense : le maamar se pose sur la zika, et la 'halitsa est venue annuler la zika ; le maamar n'a donc plus d'effet. Et les Sages pensent : celui-ci tient seul et celle-là tient seule. Au départ, s'il lui avait dit : « Sois consacrée à moi par le maamar des yevamin », n'était-ce pas efficace ? Maintenant aussi, c'est efficace.
- רָבָא אָמַר: אִי דְּאָמַר לַהּ ״בְּמַאֲמַר יְבָמִין״, כּוּלֵּי עָלְמָא לָא פְּלִיגִי דְּמַהְנְיָא. וְהָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן — כְּגוֹן דְּאָמַר לַהּ ״הִתְקַדְּשִׁי לִי בְּזִיקַּת יְבָמִין״. רַבִּי סָבַר:Rava a dit : S'il lui a dit : « par le maamar des yevamin », tout le monde s'accorde que c'est efficace. De quoi s'agit-il donc ici ? D'un cas où il lui a dit : « Sois consacrée à moi par la zika des yevamin ». Rabbi pense :
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